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Influences, incidences et ingérences (2)

Á l’heure même où la contre-offensive ukrainienne s’achemine vers le triomphe, il est étrange que nous soyons si chichement informés de ses progrès. Bien sûr, cela fait chaud au cœur d’apprendre que les frappes ukrainiennes continuent de décimer avec succès les populations civiles, mais qu’en est-il de la percée victorieuse de nos forces sur la ligne de front ? Comment se fait-il que nos médias, qui jusqu’ici nous briefaient au quotidien sur la débandade des troupes de Poutine, aient basculé depuis début juin dans une sorte d’apathie, voire de mutisme ?

Sans la perspicacité suraiguë de Catherine Colonna, nous n’aurions jamais compris la vraie raison de ce changement : « la France a déjoué une campagne numérique russe de désinformation » visant à « saper les conditions d’un débat démocratique », révèle France 24 le 13/06/2023. Heureusement qu’en France il n’y a de débat sur rien, sinon le pire aurait pu être à craindre.

Une campagne de manipulation complexe et persistante

« Au moins quatre quotidiens français ont été victimes de l’opération. (...) Les hackers produisaient de faux articles sur une page en tout point identique à celles du site officiel de ces médias » : en clair et aussi incroyable que cela puisse paraître, nous pourrions ouvrir Le Parisien ou Le Monde, et nous retrouver face à un torrent d’affabulations plus absurdes les unes que les autres.

Sur les réseaux sociaux, ces faux articles sont partagés par des vrais utilisateurs abusés par cette propagande, nous prévenait déjà L’Echo au mois de février. Bref, chacun.e de nous pourrait malgré ellui, voire malgré luille, faire le jeu des autocrates en propageant sans le savoir, tel un.e perroquet.te, leurs mensonges délirants... Le pire, c’est qu’il n’existe même pas de test nasopharyngé pour déterminer si oui ou non, nous nous sommes transformé.e.s en apologistes de Poutine.

Pour discréditer le soutien occidental à l’Ukraine, explique le SGDSN (Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale), Moscou table sur un ensemble de narratifs inauthentiques, aussi peu crédibles que « la prétendue russophobie des États occidentaux », ou plus saugrenu encore, « l’inefficacité supposée des sanctions visant la Russie, qui pèseraient avant tout sur les États européens ».

Il est vrai qu’en dépit de son inauthenticité manifeste, ce narratif démobilisateur envahit depuis des mois la presse du Monde Libre : « jusqu’à présent, la guerre des sanctions ne se déroule pas aussi bien que prévu », note The Economist dès le 25/08/2022.

« Sous le coup des sanctions, l’économie russe était censée « s’effondrer ». Un an plus tard, il n’en est rien », selon La Tribune du 23/02/2023.

« Pourquoi la guerre économique contre la Russie a échoué », titre The Spectator le 13/05/2023.

« La zone euro s’enfonce dans la récession alors que la crise du coût de la vie fait des ravages » (The Guardian, 08/06/2023).

Bien que dépourvue de tout fondement, cette désinformation grossière finit par impacter psychologiquement les plus solides défenseurs de nos valeurs, comme l’inusable Guy Verhofstadt : « 9 paquets de sanctions et l’effet est inférieur à 0 ! Nous récompensons la Russie pour sa guerre contre nous ! », tweete-t-il le 02/01/2023, au comble de la détresse.

Pour échapper à cette contamination qui se répand sur le Net comme un virus respiratoire, il ne reste plus que la télé de nos grands-mères, où l’inégalable David Pujadas et son quarteron de généraux en retraite nous redonnent espoir, en annonçant à intervalles réguliers l’assassinat imminent de Vladimir Poutine.

Mais que faut-il penser lorsque le 2 février, notre présentateur préféré nous parle subitement de « miracle économique russe » en invoquant de soi-disant chiffres chocs du FMI ? Peut-on sérieusement imaginer un outil d’émancipation des peuples tel que le FMI, faisant l’éloge d’un régime totalitaire ?

Il n’est pas incongru de se demander si nous sommes réellement en présence de David Pujadas, tant il est avéré que pour miner notre démocratie, le Kremlin ne recule devant aucune contrefaçon. « Et si Vladimir Poutine utilisait des doublures ? » s’interroge TF1 le 21 avril 2023. Volodymyr Zelensky évoque même la possibilité « qu’il soit mort, et qu’un double l’ait remplacé ». Et nous le savons, Zelensky n’est pas quelqu’un qui a l’habitude de dire n’importe quoi.

Agresseurs et agressés

Le 23 février 2022, un message poignant nous parvenait de la Maison-Blanche : « Le monde entier prie pour le peuple ukrainien qui subit une attaque non provoquée et injustifiée par les forces militaires russes. (...) Jill et moi prions pour le peuple courageux et fier d’Ukraine ». « La Russie a brisé la paix en Europe », s’alarmait dans la foulée Jens Stoltenberg, l’adjudant-chef du Monde Libre. « Le peuple ukrainien se bat pour sa liberté face à l’invasion non provoquée de la Russie » .

Comment un pays comme l’Ukraine, qui n’a jamais bombardé autre chose que sa propre population, a-t-il pu se retrouver, sans crier gare, la proie d’une attaque non provoquée ? D’entrée de jeu, les Ukrainiens ont conquis la première place dans notre top ten victimaire, et leur vertu outragée est devenue la nôtre : le viol d’une frontière n’est-il pas le comble de la masculinité toxique ?

Pour Raphaël Glucksmann, il n’y a pas de doute : nous assistons à l’anéantissement d’un peuple dont le seul crime est d’avoir voulu vivre libre, diagnostique avec pudeur ce spécialiste chevronné du monde qui nous entoure.

C’est plus que nous n’en pouvons supporter : de mémoire d’écran plat, nous n’avions jamais vu un peuple qui mérite aussi peu ce qui lui arrive, et le droit de l’Ukraine à disposer de sa résilience est désormais notre nouvelle bannière de ralliement, pour ne pas dire notre nouveau QR code.

Mais les Russes, contrairement à nous, préfèrent s’enfoncer dans le déni plutôt que de reconnaître les faits : « les propagandistes du Kremlin essaient de rejeter sur d’autres la responsabilité de la guerre d’agression non provoquée que livre la Russie à l’Ukraine », nous prévient EUvsDisinfo, un outil de décryptage drôlement efficace et plus que jamais indispensable, qui pointe « plusieurs tentatives visant à rejeter la faute sur les États-Unis, l’OTAN et d’autres entités ».

Or l’OTAN condamne avec la plus grande fermeté la guerre d’agression brutale que la Russie a lancée (en l’absence de toute provocation) contre l’Ukraine, pays indépendant, pacifique et démocratique. Quelle meilleure preuve qu’elle n’y est pour rien ?

« Il y a une sorte d’absurdité dans l’idée que la Russie était sous une forme de menace militaire de la part de l’Ukraine ou de quiconque d’autre », tranche pour sa part Jake Sullivan, conseiller à la Sécurité nationale de la Maison-Blanche. [1]

C’est d’ailleurs ce pacifisme débordant qui explique que « depuis 2014, la France a été le premier fournisseur d’armes en direction des Ukrainiens », comme le claironne avec ardeur Gabriel Attal.

Pour autant, faut-il croire Vladimir Poutine lorsqu’il prétend, contre toute évidence, que les responsables occidentaux « préparaient l’Ukraine à une guerre, et aujourd’hui ils le reconnaissent publiquement, ils n’ont pas honte de le dire » ?

En quoi c’est vrai : concernant Gabriel Attal, il est exact qu’il n’éprouve aucune honte à dire ce qu’il dit, ni de quoi que ce soit en règle générale.

Pourquoi c’est faux : concernant ce que la France a fourni aux Ukrainiens, il va de soi qu’il s’agissait de fléchettes et de pistolets à billes, afin qu’ils puissent s’amuser entre eux. S’imaginer autre chose reviendrait à considérer Gabriel Attal comme un suppôt de la désinformation russe, ce qui est évidemment impensable.

« Les promesses des responsables occidentaux pour une paix dans le Donbass étaient un mensonge. Ils cherchaient à gagner du temps », vitupère encore le forcené du Kremlin. « Les accords de Minsk étaient un vaste bluff de l’Occident ».

Pourquoi certains pourraient croire que c’est vrai : il est exact que dans un entrefilet du Huffington Post paru le 28/12/2022, François Hollande semble étayer les affabulations du dictateur. Ces accords de paix, estime-t-il, ont permis « d’accorder du temps pour se préparer à la guerre ».

Pourquoi, en réalité, c’est complètement faux : à y bien regarder, les choses ne sont pas aussi simples. Si François Hollande avait réellement tenu de tels propos, comment explique-t-on qu’il n’en soit fait mention nulle part ailleurs dans la presse, du Point à L’Humanité en passant par Le Monde et Mediapart ? [2]

Le propre d’une info digne de confiance, c’est d’abord son caractère transpartisan, qui explique qu’elle soit ressassée en boucle et à l’identique par tous les médias en même temps : c’est le principe même du pluralisme, qui nous distingue sans équivoque des systèmes totalitaires.

En revanche, une info qui n’est pas martelée jusqu’à la nausée a de grandes chances d’être un fake émanant d’une puissance étrangère, dans le but de discréditer un homme qui mine de rien, a consacré cinq ans de sa vie à l’anéantissement de notre pays.

Un peu plus, et nous étions dupes d’une contrefaçon partisane du Huffington Post... Heureusement que Catherine Colonna nous a prévenu.e.s ! Mais l’acharnement des barbouzes totalitaires ne connaît pas de limites. Piégé en février par deux pranksters (plaisantins) post–soviétiques, l’ex-président normal s’épanche, croyant s’adresser à l’ex-président ukrainien. Passons sur l’indélicatesse du procédé, qui consiste à gruger un décideur d’aussi haute volée que François Hollande : « C’est nous qui voulions gagner du temps pour permettre à l’Ukraine de renforcer ses moyens militaires », insiste-t-il, au risque de relayer la rhétorique spécieuse de Moscou. [3]

Sommes-nous en présence d’un président de synthèse, d’un nouveau sosie à la solde de l’envahisseur ? En réalité il s’agit d’un malentendu, vite dissipé par l’intéressé : « Dans aucun de mes propos, je n’ai laissé penser que nous aurions signé les accords de Minsk pour permettre aux Ukrainiens de préparer la guerre ». Difficile d’être plus clair !

A supposer que François Hollande ait laissé penser qu’il voulait dire ce qu’il a dit (ce qui bien sûr, n’est pas le cas), ce ne serait pas un motif pour questionner sa droiture. En effet, la France n’est pas « à proprement parler » signataire des accords de Minsk, révèle AFP Factuel : n’étant pas signataire de ce qu’elle a signé, quelle raison aurait-elle de respecter sa signature ?

D’autant que rien, dans les accords en question, n’interdit explicitement à la France d’armer l’Ukraine jusqu’aux dents, si on en croit les géoexperts d’AFP Factuel : « ce n’est pas du tout l’objet de ces accords », jurent-ils à l’unisson. Remettre en cause une telle évidence « participe à la propagande russe qui cherche à montrer que les occidentaux ne sont pas neutres, mais sont depuis 2014 du côté de l’Ukraine ». Heureusement, personne n’est assez stupide pour croire une chose pareille.

Chacun peut voir que nous sommes aussi neutres que notre empreinte carbone, car comme le rappelle inlassablement Emmanuel Macron, nous ne sommes pas en guerre.

Il est exact que jusqu’au 24 février 2022, nous étions en guerre.

Mais depuis cette date, nous ne le sommes plus.

C’est ce pacifisme viscéral, qui a toujours guidé nos pas et même nos missiles à longue portée, que l’esprit obtus de Poutine n’arrive pas à concevoir : « la responsabilité de l’éclatement de ce conflit, de son escalade et du nombre croissant de ses victimes incombe entièrement aux élites occidentales et, bien sûr, au régime actuel de Kiev », délire-t-il. « C’est la russophobie, leur nationalisme agressif qui est à la base de tout cela ».

Décidément, les Russes ne s’embarrassent pas de logique : quel rapport entre l’aversion insurmontable qu’ils nous inspirent, et une forme quelconque de russophobie ?

Aux origines de la guerre

Il n’en faut pas moins voir la réalité en face, et appeler les choses par leur nom : « la Russie constitue la première menace pour l’Europe », alertait déjà en 2016 Nicolas Tenzer, l’un de nos sanctionnologues les plus compénétrés de leur expertise. « C’est un danger global et multiforme, matériel et idéologique ».

A vrai dire, le problème russe ne date pas d’hier : n’oublions jamais qu’il y a 78 ans, leur folie exterminatrice les a tout de même menés jusqu’à Berlin, c’est-à-dire en plein cœur du monde civilisé. Et notre devoir citoyen est de tout faire pour empêcher que cela se reproduise : plus jamais ça !

A cette époque déjà, la France s’illustrait par sa détermination contre la barbarie totalitaire : « Les SS français étaient les « derniers défenseurs » du bunker, le Bataillon Charlemagne ayant été la seule unité encore présente jusqu’au 2 mai, afin d’empêcher les Soviétiques de le prendre pour la fête du 1er mai » (source Wikipedia). Mais en dépit de leur ferveur, ils n’ont pu empêcher l’irréparable.

Malheureusement, la Russie n’a pas changé : la meilleure preuve, c’est qu’elle est toujours au même endroit. Bien que n’étant pas du même monde que nous, ses habitants occupent depuis des siècles, sans que personne ne sache pourquoi, une partie non négligeable de la Planète.

L’effondrement de l’Union Soviétique, sur lequel nous avions fondé tant d’espoirs, n’a pas mis fin à leur présence. Comme le résume avec force Bernard-Henri Lévy, « la Fédération de Russie terrorise le monde depuis trente ans ».

Face à cette situation extrême (qui renvoie l’Europe aux heures les plus sombres des empires) nous avons su, comme toujours, rester à la fois souples et positifs. Mais notre bienveillance s’est avérée à chaque fois contre-productive, comme par exemple quand nous avons bien voulu accepter d’acheter leur gaz à des prix défiant toute concurrence. Quel sens cela a-t-il d’acheter de l’énergie aussi bon marché, quand nous pouvons facilement l’avoir ailleurs pour deux fois plus cher ?

Profitant de notre naïveté, les Russes se sont rempli les poches en nous vendant ce qu’ils ont sous les pieds, vu que de notoriété publique c’est tout ce qu’ils savent faire [4]. C’est ainsi que pendant des années, nous avons encouragé malgré nous le laxisme et l’irresponsabilité.

Mais peu importe ce que nous avons enduré, c’est sur le terrain de la défense de nos valeurs que la menace russe est la plus virulente. En effet, qui d’entre nous voudrait vivre dans un pays où les manifestants ne se font ni éborgner ni arracher les mains, et où les automobilistes ne sont pas tués à bout portant ? Bref, qui voudrait d’un gouvernement qui se soucie aussi peu de défendre la démocratie ? Et où selon la Banque mondiale, le taux de pauvreté végète autour de 12%, alors que chez nous il dépasse allègrement les 14% ?

Totalement aveugle au monde qui l’entoure, Poutine souffre d’une tendance paranoïaque au repli sur soi, qui contraste cruellement avec l’ouverture d’esprit de nos dirigeants démocratiques, toujours prêts à brader leur pays et à liquider ses habitants.

C’est pourquoi il a mis en place un régime qui opprime les défenseurs de la liberté comme Alexeï Navalny, apôtre d’une laïcité combative qui plutôt que de jeter l’anathème et la suspicion sur les musulmans, propose de les abattre directement.

Véritable fils spirituel de Manuel Valls et de Gabriel Attal, Navalny incarne avec force les idéaux que nous défendons : il dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Mais chacun comprend que sous un régime aussi brutal, ses idées novatrices n’ont guère de chances de se faire entendre.

La dictature dans la peau

Malgré tout ce qu’il nous a fait subir, nous sommes les premiers à concéder des circonstances atténuantes à un pays qui depuis l’origine, se débat dans l’archaïsme. C’est dire combien dans le fond, nous ne sommes pas russophobes.

Soyons clairs : si les Russes n’ont jamais dépassé le stade de l’hétérosexualité, c’est parce qu’ils ont une expérience quasi inexistante de la liberté. En 1991, après 70 ans de nuit totalitaire, l’espoir fait enfin son apparition avec Boris Eltsine, qui engage le pays sur la voie du progrès démocratique : quelques années lui suffisent pour réduire la population à la mendicité et faire dégringoler l’espérance de vie, avant de bombarder son propre parlement sous les applaudissements unanimes de la communauté internationale. Mais le miracle prend fin avec l’arrivée de Vladimir Poutine, qui dès les années 2000 augmente impitoyablement le revenu par habitant, sans que personne n’ait le courage de s’y opposer.

Dans un article choc intitulé « L’étendue de la dictature de Vladimir Poutine dévoilée », Le Point ne s’y est pas trompé : « la destruction méthodique et rhétorique de l’individu, de sa valeur, de sa raison de vivre est une priorité du Kremlin ».

Par ailleurs, « la Russie vise à démanteler l’Europe et à diviser ses nations » : en effet comment ne pas voir, derrière son manque d’empressement à s’effondrer économiquement, une volonté manifeste de nous décourager ? « Nous devons tenir bon », conclut Nicolas Tenzer, qui appelle à ne pas « laisser le champ libre à l’exportation de ses valeurs illibérales » comme par exemple l’élévation du niveau de vie.

Mais tenir bon n’a-t-il pas toujours été notre maître-mot ?

NOTES

[1] Le 7 septembre, Jens Stoltenberg se livre toutefois à une réécriture des faits fleurant fort le narratif mensonger du Kremlin : « Nous devons nous souvenir du contexte », divague-t-il. « Le président Poutine a déclaré à l’automne 2021, et a en fait envoyé un projet de traité qu’il souhaitait que l’OTAN signe, promettre de ne plus élargir l’OTAN. (...) Bien sûr, nous ne l’avons pas signé. (...) Il est donc entré en guerre pour empêcher l’OTAN, encore davantage l’OTAN, de s’approcher de ses frontières. » Espérons que notre secrétaire général se ressaisira au plus vite...

[2] De la même manière, Marianne s’étonne le 14/12/2022 « du silence qui a suivi la récente interview de l’ancienne chancelière d’Allemagne au quotidien Die Zeit », où celle-ci aurait déclaré « que les accords de Minsk n’étaient qu’un moyen pour l’Ukraine de se renforcer militairement ». Encore faudrait-il qu’une telle interview, dont personne n’a entendu parler en France, ait réellement existé !

[3] Huit ans après le fiasco des accords de Minsk, François Hollande continue d’œuvrer inlassablement pour la paix : « Il ne faut pas que des leaders européens évoquent le mot négociation », recommande-t-il, « tant que vous avez la capacité de vous battre jusqu’au dernier ».

[4] « La Russie n’est finalement riche que de ses matières premières, gaz, pétrole, minerais. (...) Le pays n’a jamais su développer, depuis la chute de l’URSS, des services sophistiqués ou des industries modernes », assurait l’an dernier Emmanuel Lechypre, l’un de nos meilleurs experts en à peu près tout, dans une tribune au titre prémonitoire : « Pourquoi les ripostes économiques contre la Russie sont très efficaces » (BFMTV, 09/02/2022).

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