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Ironie dans la lutte parlementaire

L’Histoire humaine est parfois cruellement ironique et celle des partis de gauche l’est souvent bien plus encore. Combien de fois nos esprits se sont vite emballés devant des avancées politiques qui ne pouvaient être que triomphantes, mais qui se sont finalement révélées de véritables fiascos ! Pourtant, la recette programmatique était parfaite et le soutient populaire au beau fixe, mais les événements en ont voulu autrement et c’est le statu quo, voir la réaction, qui en a remporté la mise...

L’époque actuelle est riche en échecs et les exemples d’erreurs en politique ne manquent pas. Pourtant, si l’enseignement de ces luttes passées démontre bien que le dogmatisme idéologique et la croyance en une recette révolutionnaire sont des erreurs pour les divers mouvements socialistes, il ne faudrait pas non plus négliger l’expérience récente que nous ont fait profiter les échecs de la social-démocratie. Par exemple, l’expérience nous a prouvé, par l’échec de Syria, qu’un programme social-démocrate conséquent doit impérativement passer par la recherche de la souveraineté du pays qu’il souhaite réformer, malgré les difficultés qu’elle impose [1], car, autrement, ce sont les créditeurs et les « associés [2] » qui dictent dans les faits la politique du pays.

Nous savons aussi que les vieux partis sociaux-démocrates, peuplés d’apparatchiks carriéristes, souvent issus de la « droite complexée [3] », forment des obstacles beaucoup plus dangereux pour la cause que peut l’être l’opposition de droite. C’est pourquoi il est parfois nécessaire de s’imposer devant cette fausse gauche, qui s’approprie cet électorat à des fins carriéristes, avant de réellement être en mesure de combattre la droite.

De cette liste, nous pouvons maintenant y ajouter une autre leçon. Celle, toute récente, de l’échec du Labour britannique de Jeremy Corbyn. Comme la grande majorité des partis sociaux-démocrates de type « Labour », son aile droite (les blairistes) régnait en maître depuis des décennies, au nom de « l’efficacité » et du « moindre mal ». Cela, jusqu’à se demander si le parti pouvait encore vraiment se qualifier de « social-démocrate ». Cependant, à l’issue d’une série de défaites et de changement de chefs, la vieille garde finit par se faire battre par l’aile socialiste du parti (représenté par Jeremy Corbyn). Celle-ci fut donc en mesure de mettre en place un programme social ambitieux. La première grande difficulté était donc déjà en bonne partie réalisée et l’espoir revenu, car le labour n’avait pas été dirigé par de vrais « sociaux-démocrates » depuis la naissance d’une bonne part des actuels militants du parti, mais comme vous le savez probablement les embûches ne faisaient que commencer...

Il y eut d’abord le référendum sur le « BREXIT » et sa victoire surprise qui posa de graves problèmes à Jeremy Corbyn, car son parti est majoritairement favorable au « REMAIN » (partisan de l’Union européenne). Jeremy Corbyn étant de tradition plus ou moins eurosceptique, comme l’est traditionnellement l’aile ouvriériste du parti, il eut quelques scrupules à prendre clairement position lors des débats, car celui-ci tenait mordicus à maintenir l’unité du parti afin d’éviter qu’une érosion des troupes pro REMAIN soit tentée d’aller grossir celle des Libéraux démocrates, comme ce fût le cas à la suite de la scission de 1981. Cependant, cette volonté de prioriser l’unité comporte des inconvénients en termes de cohérence, étant donné que l’euroscepticisme de la gauche du parti n’a pas grand-chose à voir avec le nationalisme du parti conservateur.

Comme l’exemple de Syriza l’a démontré, l’Union européenne n’est pas cette belle confédération démocratique que ces partisans vantent tant, mais bien une organisation internationale servant à imposer l’ordo libéralisme allemand aux autres pays membres. Il est donc tout naturel que la véritable social-démocratie soit eurosceptique, malgré son souhait de construire une véritable confédération européenne. C’est au travers de cette ambiguïté que la « droite complexée » agira contre Corbyn et sa tendance. Comme le BREXIT comporte beaucoup de partisans issus du nationalisme réactionnaire et que l’institution européenne se cache derrière un projet politique soi-disant progressiste, il est facile d’amalgamer la méfiance envers l’UE à une forme de nationalisme. Et comme celui-ci s’est grandement centré sur la crainte de l’immigration, lors des nombreux débats qui ont précédé le BREXIT, l’amalgame « euroscepticisme = racisme » devint un argument rhétorique fort.

Ajoutons à cela une quantité de nouveaux membres issus de ce qu’on nomme familièrement les « justiciers sociaux [4] », qui ne résonnent peu ou pas en termes de classes, mais presque uniquement en termes de valeurs morales et d’identités, et nous avons une direction de parti contraint d’être incohérent par souci d’unité. D’un côté celle-ci souhaite mettre en place un programme social-démocrate ambitieux, programme nécessitant bien sûr d’outrepasser les règles de gouvernance prescrite par l’UE, mais d’un autre côté celle-ci est aussi forcée de combattre la mise en place du BREXIT conservateur, par « antiracisme ».

La situation parlementaire britannique était devenue tellement absurde, en fin 2019, que le nouveau chef conservateur (Boris Johnson) ne pouvait faire adopter sa négociation du BREXIT, n’ayant pas la majorité au parlement, mais était tout de même obligé de maintenir la négociation, via une loi votée plus tôt en septembre (le Benn Act). Même l’organisation de nouvelles élections, ayant pour but de trancher la question, était bloquée, car une majorité de députés devait préalablement faire tomber le gouvernement. Comme la balance du pouvoir était du côté du Labour, c’est eux qui sont directement en cause dans le blocage du BREXIT. BREXIT pourtant validé par référendum et dont une bonne part du soutien (ne l’oublions pas) provenait de la gauche britannique !

Ce qui devait donc arriver arriva. Les élections générales de décembre 2019 ont tranché la question du BREXIT avec une majorité confortable pour les conservateurs (365 députés sur 650) et une défaite historique pour le Labour dirigé par Jeremy Corbyn (202 députés). Une défaite à ce point historique qu’il fit pire que la redoutée élection de 1983. Celle qui a succédé à la scission de 1981 évoqués plus haut. Évidemment, les blairiste du labour auront beau jeu d’attribuer cette défaite au programme social du parti, puisque dans les deux cas, le parti était dirigé par son aile gauche. Cependant, comme je l’ai expliqué, la vraie raison se trouve d’abord et avant tout dans l’incohérence idéologique et dans ce blocage absurde qu’a effectué le parti dans le processus du BREXIT. Ajoutons à cela une tendance qu’avaient les jeunes du parti à assimiler « Brexiters » et racistes et vous avez un désastre inévitable !

Dans le Monde diplomatique de janvier 2020, un article de Chris Bickerton analysa dans des termes similaires l’échec du Labour de Corbyn. Plus intéressant encore, l’encadré joint à cet article, résume une entrevue avec le comédien Chris McGlade qui expliquait pourquoi : « Je suis travailliste, j’ai voté conservateur » !

« Je viens de Redcar, une ancienne ville industrielle sur les bords de la Tees. Nous n’avons jamais eu de député conservateur ici. Mais, même si les tories ont décimé notre industrie, éteint nos fours à coke et fermé les plus grands et les plus anciens hauts-fourneaux d’Europe, Redcar a voté conservateur le 12 décembre. (...)

Pourquoi ? Parce que le Parti travailliste est dominé par des bourgeois (...) qui nous détestent. Ils se moquent tout autant de nous que les conservateurs, mais de la part des conservateurs, ça ne nous surprend pas. (...)

La classe ouvrière n’est pas intolérante. Je me fiche de votre race, de votre religion ou de votre orientation sexuelle. (...) Mais, depuis que les résultats des élections sont tombés, les bourgeois progressistes nous tombent dessus et nous reprochent d’être ignorants, stupides et racistes. Ils nous expliquent que nous nous sommes tiré une balle dans le pied. (...) Ils descendent dans les rues des grandes villes pour dénoncer le résultat d’un vote démocratique et chantent « Oh, Jeremy Corbyn ». Mais ne se rendent-ils pas compte que Jeremy Corbyn déteste l’Union européenne tout autant que nous ? Ils sont europhiles ; pas lui, qui a été contraint par son propre parti à défendre une position qui n’était pas la sienne. (...)

Le Parti travailliste ne représente plus la classe ouvrière dans le Nord-Est. (...) Nous n’avons plus les moyens de nous faire entendre. Alors, nous avons voté pour la seule formation qui se proposait de respecter notre vote [lors du référendum sur la sortie de l’Union européenne] en 2016. (...) »

On pourrait croire que ce cri du cœur est anecdotique, mais je crois que ce sentiment de trahison était fortement généralisé chez la vieille classe ouvrière paupérisée par les directives néolibérales de l’Union européenne. Loin d’être un simple débat sur l’identité et l’immigration, le BREXIT était d’abord une question de souveraineté politique qui pouvait unir temporairement des gens qui en espèrent des conséquences bien différentes. Le programme de Jeremy Corbyn n’étant pas concrètement possible dans le cadre européen, l’idéal aurait donc été de quitter l’UE et ensuite voter pour une direction politique progressiste (un Brexit de gauche). Autrement dit, accepter le BREXIT lorsque les conservateurs étaient minoritaires pour ensuite organiser des élections pour en orienter politiquement la suite via les futurs traités. Cela aurait été tout à fait faisable et gageons que les résultats en auraient été fort différents ...

Malheureusement, l’ironie de l’histoire a voulu que cette volonté si ardente de maintenir l’unité du parti, au mépris de la cohérence, soit la cause de la perte de 60 députés, mais a surtout permis de décrédibiliser l’aile gauche du parti pour un bon moment. Pourtant, le parti conservateur de Boris Johnson n’est pas qu’eurosceptique, il est aussi affreusement néolibéral[5] et le pays a soif de justice ! Pourtant c’est le néolibéralisme de tradition thatchérienne qui s’est imposé au détriment de la social-démocratie, alors que les conditions sociales engendrées par l’ordo libéralisme allemand (qui est à toute fin pratique la même chose) avaient placé une autoroute à la gauche ...

Benedikt Arden (février 2020)

[1] Les peuples cubains et vénézuéliens en savent quelque chose !

[2] Dans ce cas-ci, l’Allemagne.

[3] La « droite complexée » est cette tendance de centre droit des partis sociaux-démocrates se prétendant quand même de gauche, mais d’un point de vue purement déclaratif et moral. Leurs politiques sont généralement aussi à droite que celle des partis de centre-droits, mais agrémentés d’une communication moralisatrice sur les questions du racisme, du sexisme et de l’homophobie. La cause d’une plus grande représentation de femmes ou de minorités dans les organisations réactionnaires ou les multinationales en forme un exemple typique puisque le but n’est plus d’abolir les entités qui créent les injustices, mais seulement de les rendre moralement plus acceptables.

[4] Il n’est pas évident de les nommer correctement, mais j’en fais un topo assez exhaustif dans un article sur la question de « l’appropriation culturelle ».

[5] Je sais qu’il a mis en place quelques mesures sociales, mais cela est surtout un gage donné afin de favoriser la stabilité sociale lors des prochaines négociations avec l’UE prévues en 2020.

 https://www.lequebecois.org/ironie-dans-la-lutte-parlementaire/

COMMENTAIRES  

22/02/2020 20:45 par Chris

"Par exemple, l’expérience nous a prouvé, par l’échec de Syriza, qu’un programme social-démocrate conséquent doit impérativement passer par la recherche de la souveraineté du pays qu’il souhaite réformer"
Dans le nouveau monde qu’espèrent les réactionnaires de tous bords nous plonger, il s’agit-là du point crucial.

"Il y eut d’abord le référendum sur le « BREXIT » et sa victoire surprise qui posa de graves problèmes à Jeremy Corbyn, car son parti est majoritairement favorable au « REMAIN » (partisan de l’Union européenne)."
Oui le Labour est majoritairement pour l’UE et c’est pourquoi Corbyn n’a pas vu venir le BREXIT.

"Jeremy Corbyn étant de tradition plus ou moins eurosceptique, comme l’est traditionnellement l’aile ouvriériste du parti, il eut quelques scrupules à prendre clairement position lors des débats, car celui-ci tenait mordicus à maintenir l’unité du parti afin d’éviter qu’une érosion des troupes pro REMAIN soit tentée d’aller grossir celle des Libéraux démocrates"
Corbyn est-il eurosceptique ? Pas au point de vouloir le BREXIT. Sans doute veut-il une autre Europe... Mais pas plus.

"Comme l’exemple de Syriza l’a démontré, l’Union européenne n’est pas cette belle confédération démocratique que ces partisans vantent tant, mais bien une organisation internationale servant à imposer l’ordo libéralisme allemand aux autres pays membres. Il est donc tout naturel que la véritable social-démocratie soit eurosceptique, malgré son souhait de construire une véritable confédération européenne."
Oui l’UE est une construction en tout point libérale qui broie les Etats-nation en imposant une technocratie anti-démocratique aux peuples. S’il semble naturel que la véritable social-démocratie soit eurosceptique, ce n’est pas le cas de Corbyn qui n’en tire pas toutes ces conclusions.

"BREXIT pourtant validé par référendum et dont une bonne part du soutien (ne l’oublions pas) provenait de la gauche britannique !"
Le soutien en question provenait du peuple de gauche, en aucun cas de ses représentants !

"Cependant, comme je l’ai expliqué, la vraie raison se trouve d’abord et avant tout dans l’incohérence idéologique et dans ce blocage absurde qu’a effectué le parti dans le processus du BREXIT."
Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Visiblement pas pour Corbyn. Et le fameux blocage est une preuve qu’il ne conçoit pas le BREXIT comme une condition sine qua non pour la mise en place d’une politique progressiste.

"Je suis travailliste, j’ai voté conservateur ! Je viens de Redcar, une ancienne ville industrielle sur les bords de la Tees. Nous n’avons jamais eu de député conservateur ici. Mais, même si les tories ont décimé notre industrie, éteint nos fours à coke et fermé les plus grands et les plus anciens hauts-fourneaux d’Europe, Redcar a voté conservateur le 12 décembre. Pourquoi ? Parce que le Parti travailliste est dominé par des bourgeois qui nous détestent."
Outre le fait de l’ignominie d’une certaine gauche, ce témoignage édifiant montre que seul un rassemblement sur le thème principal de la souveraineté du pays peut faire bouger les lignes. Corbyn fait partie de ces fameux bourgeois.

"Les bourgeois progressistes descendent dans les rues des grandes villes pour dénoncer le résultat d’un vote démocratique et chantent « Oh, Jeremy Corbyn ». Mais ne se rendent-ils pas compte que Jeremy Corbyn déteste l’Union européenne tout autant que nous ? Ils sont europhiles ; pas lui, qui a été contraint par son propre parti à défendre une position qui n’était pas la sienne."
Corbyn eurosceptique a l’insu de son plein gré ? Cette assertion ne tient pas. S’il voulait le BREXIT, jamais il ne se serait retrouvé dans cette situation.

"Le BREXIT était d’abord une question de souveraineté politique qui pouvait unir temporairement des gens qui en espèrent des conséquences bien différentes. Le programme de Jeremy Corbyn n’étant pas concrètement possible dans le cadre européen, l’idéal aurait donc été de quitter l’UE et ensuite voter pour une direction politique progressiste (un Brexit de gauche). Autrement dit, accepter le BREXIT."
L’auteur de l’article analyse bien les causes de l’incapacité de Corbyn a promouvoir efficacement une alternative au libéralisme made in UE, sans néanmoins en tirer la conclusion : Corbyn est un traitre à la condition prolétaire.

23/02/2020 00:57 par Albert-Nord

« Comme l’exemple de Syriza l’a démontré, l’Union européenne n’est pas cette belle confédération démocratique que ces partisans vantent tant, mais bien une organisation internationale servant à imposer l’ordo libéralisme allemand aux autres pays membres. »

Merci pour cette révélation si extraordinaire connue chez les communistes et gaulliste depuis 70 ans.
L’exemple de Syriza a surtout démontré sa couardise et sa traîtrise.
Les français et néerlandais ont dès 2005 (il y a 15ans) voté contre de nouvelles règles européennes. Ca c’est une démonstration !
La démonstration de Syriza en 2015 au gouvernement et encore à ce jour, est le renforcement de l’emprise morbide de l’U-E sur ce peuple grec écrasé par une gauche euro-béate et traître.

« le BREXIT était d’abord une question de souveraineté politique qui pouvait unir temporairement des gens qui en espèrent des conséquences bien différentes. Le programme de Jeremy Corbyn n’étant pas concrètement possible dans le cadre européen, »

Tiens ! Comme c’est étrange ! Chez la FI/Mélenchon c’est la même chanson.
« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » Bossuet
Tous veulent une « Europe sociale et pure » alors que c’est à la base une association de grands conglomérats, donc de capitaux.
Sur le fumier, on ne fait pousser que des courges et des citrouilles que les petits bourgeois dit de gauche rêvent, avec beaucoup de pensée magique, voir devenir les carrosses du peuple.
L’Union Européenne cette si belle idée qui a si mal tourné !
Ou bien :
La gauche, cette si belle idée qui si mal tourné ?

23/02/2020 10:11 par Assimbonanga

"contraint d’être incohérent par souci d’unité" : hélas, trois fois hélas, la vie politique se ramène souvent à une mascarade et d’autant plus aujourd’hui avec les soirées télévisées d’information en continu où des gens sont rémunérés pour faire du temps d’antenne.
On veut que les représentants du peuple, élus, soient encyclopédiques et qu’ils aient un avis sur tout. Mais c’est impossible !
Je constate de grosses lacunes chez nos orateurs France-Insoumise en ce qui concerne les ploucs et une ingénuité coupable.
Hier sur LCI, David Guiraud s’est montré "léger" sur le dossier agricole et électoraliste sur les retraites agricoles. Il n’a pas l’air de savoir que les retraites sont basées sur les cotisations ! Si les ploucs touchent peu, c’est qu’ils cotisent peu, c’est tout, c’est simple !
Les argumentaires politiciens manquent d’ancrage concret. Ça bavarde sur du théorique, ça se perd en route.

"Les élections générales de décembre 2019 ont tranché la question du BREXIT avec une majorité confortable pour les conservateurs (365 députés sur 650) et une défaite historique pour le Labour dirigé par Jeremy Corbyn (202 députés). "
Bah, tout est relatif. Si nous avions 202 députés au lieu de 17, on arriverait peut-être à leur répartir le travail de façon à être plus pointus dans les dossiers, non ?

L’incohérence, elle est chronique. Té, prenez Fessenheim : les habitants disent adorer leur centrale, mais à cause de la manne économique. Prenons-les au mot : si vous aimez tant le nucléaire, gardez vos déchets radioactifs ! Pourquoi les envoyer à Bure et saloper un autre coin de France ? Stockez tout ça sur place dans un joli sarcophage avec des têtes morts imprimées dans le béton pour que les générations futures devinent qu’il y a là un problème là-dessous lorsque toute mémoire de notre époque aura disparu. Ça va assez vite. Les gens ont des mémoires de poissons rouges et les djeunes d’aujourd’hui ne connaissent même pas Graeme Allwright, ni Michel Charasse !

Parce qu’il est paru en livre de poche, j’ai acheté le livre de Philippe Lançon, Le Lambeau. Et bien sûr, en bonne tête de linotte, je me perds dans des détails subalternes et hors-sujet. J’ai remarqué qu’il faisait partie des intellectuels, artistes, bourgeois, qui sont allés à Cuba pour profiter de la bonne humeur de ses habitants et passer du bon temps. Mais zalors ? Quoi ? Ces gens ont supporté les cris de douleur des prisonniers dans les geôles sanguinolentes de la dictature ? Ils ont entendu les mères éplorées ? Et ils n’ont rien raconté ? Ou alors, ils ont remarqué que tout se passait bien et ils ne sont pas venus le dire à Libé et à Charlie ? Et du coup Clémentine Autain n’a rien su, ni Cohn-Bendit ? C’est ballot, non ?

On nous ment. Tous. Par action ou par omission. A un moment ou à un autre. Et la société bien cimentée dans le conformisme utile fonctionne et consomme, achète et voyage, comme Philippe Lançon avec son raffinement, son appartement, ses amies, ses amours, sa littérature, sa vie culturelle parisienne et son talent que je ne nie pas. Son livre est tout à fait captivant.

24/02/2020 01:00 par Georges SPORRI

JC (ça ne veut pas dire Jésus Christ mais Jeremy CORBIN) a eu tout à fait raison de ne pas participer à ce BREXIT nationaliste de droite, même si cela conforte l’aile droitière de son parti et désoriente une partie de l’électorat... Idem en FRANCE ! Nous ne devons en aucun cas viser un FREXIT nationaliste. La lutte des classes et l’internationalisme prolétarien détruiront l’UE d’une manière ou d’une autre et c’est sur ça qu’il faut miser. Les fétichistes du FREXIT rabâchent toujours les mêmes arguments fallacieux et nous prennent pour des billes jusqu’à nous inciter à devenir "rouges-bruns" avant de nous faire "égorger" lors d’une nuit des longs couteaux tout à fait inéluctable. Leur pensées obtuses et leur style incantatoire, ponctués d’argumentum ad hominem bégayés ad nauseam, ne sont pas seulement balourds... Ils sont surtout très ennuyeux à lire.

24/02/2020 15:17 par babelouest

@G Sporri
Pas question d’accepter le mondialisme prolétarien, sous des formes parfois différentes nous serions englobés dans le même système carcan qu’actuellement. Nous avons en France une tradition issue du droit romain qui se tient, on peut avoir à craindre que cette tradition ne soit plus autorisée. Ce n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres. Internationalisme, soit, mais chacun chez soi.

25/02/2020 12:37 par Albert-Nord

24/02/2020 à 01:00 par Georges SPORRI

« La lutte des classes et l’internationalisme prolétarien détruiront l’UE d’une manière ou d’une autre et c’est sur ça qu’il faut miser.
Les fétichistes du FREXIT rabâchent toujours les mêmes arguments fallacieux et nous prennent pour des billes jusqu’à nous inciter à devenir "rouges-bruns" avant de nous faire "égorger" lors d’une nuit des longs couteaux »

Quelle emphase ! Bravo l’artiste  !
« Rouge-brun » : expression néo-con popularisé par Rudy Reichstadt (Conspiracy Watch), indymedia, BHL, le PS, Daniel Cohn-Bendit et tant d’autres...
Chez les néo-con de gauche, nationalisme et Nation sont toujours confondus, tout comme Souveraineté et souverainisme.
j’appelle cela l’amalgamisme.
ANTICONS —Observatoire du néo-conservatisme
https://anticons.wordpress.com/2013/03/23/compilations-de-neo-cons/
(voir aussi tous les autres très bons articles de ce site d’enquête souvent publié sur LGS)
Quant à la « nuit des longs couteaux » des délires sporrisiens, il aurait pu aussi parler de la Shoa-Brexitienne ou de la Saint-Barthélémy Frexitienne à venir.

08/02/2020 à 14:31 par Georges SPORRI

« la révolution ne se fera pas sans les banlieues, l’immigration et les immoraux.. »

Les immoraux comme Matzneff ou DSK ?
L’immigration qui connait Voltaire, Rousseau et Marx sur le bout des doigts en arrivant en France ?
http://www.reveilcommuniste.fr/2019/09/la-gauche-doit-proposer-une-politique-de-controle-des-migrations-pour-retouver-la-confiance-la-classe-ouvriere.html
Les banlieues dans les luttes de places ?
https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-du-week-end/l-invite-du-week-end-16-fevrier-2020

Sporri vous êtes péremptoire en plus d’être un évaporé de gauche !
La révolution en France ne se fera pas avec les banlieues, l’immigration et les immoraux, elle se fera avec tout les français conscients des luttes...de classes. Des français de toutes origines et des étrangers francophiles (comme l’Affiche rouge- Manouchian) qui luttent pour la souveraineté du pays et pour un destin, non pas idyllique, mais préférable aux autres nations asservies par d’autres nations.
Sporri, votre statut d’observateur suisse d’origine grec ne vous donne aucun droit ici.
On se débrouille très bien sans vous.
Et il semble que vous ne comprenez absolument rien à l’universalisme.
Raciste est le mot qui me vient quant je pense à vous.
je me trompe peut-être.
Ou pas ?

En tout cas un grec de Suisse qui donne des leçons de propreté idéologique au monde, sans aucune publication sérieuse, s’appelle selon moi un enfumeur de 3ème classe.
La classe des collabos.

25/02/2020 16:43 par Georges SPORRI

@ Albert NORD / Kotarac = rouge brun, par exemple. Ainsi que tous les faux gauchistes qui se sont réunis avec Asselineau et Philippot. En appelant à l’unité extrême droite, extrême gauche et à un FREXIT sans contenu social précis Asselineau tente ce que CHOMSKY nomme "action langagière performative" = faire émerger une mouvance rouge - brune qui pour le moment n’existe presque pas (sauf dans les délires de la propagande du "système").

Par "immoraux" je nommais les gens de Pouzilhac (par exemple) qui font régulièrement des voyages à la Jonquera pour ramener des clopes, des alcools et des provisions, en toute légalité et en rentabilisant ainsi leur voyage. Avec un véhicule à 7 places, Toyota pic-nic par exemple, on peut commettre la même débrouillardise en partant de Chatuzange-le-Goublet ou de Suze-la-Rousse. Mais à ce petit jeu là les mecs de Nissan-lez-Ensérune rentabilisent encore mieux le voyage. Habiter la Drôme est donc une connerie, sauf si on est non fumeur et potomane à l’Evian.

@ Mère Nature / Merci de me classer "élite", tu es trop sympa et ta bonté te perdra.

25/02/2020 17:05 par babelouest

Décidément le mondialisme, ici représenté par un grec suisse, devient de plus en plus nauséabond. Par leur structure même les banquiers apatrides gagneront toujours dans un monde unifié, donc soumis à une dictature (dite "du prolétariat" comme aurait pu le dire Trotski tous les jours, ou des banquiers via quelques prête-noms). La solution, démocrate, part NÉCESSAIREMENT de la base, jamais du sommet.

Le parlement, s’il n’est pas étroitement surveillé par les citoyens, sera vite l’objet de ceux qui FONT l’argent, que ce soit un parlement mondial à la manière de l’ONU (on sait quel est le poids des délégués non membres permanents du conseil de sécurité : rien), ou un parlement fantoche comme celui de Bruxbourg-Strasselles. Oui, il peut y en avoir un, s’il gère au quotidien le détail des grandes décisions du Peuple, et si ses membres peuvent à tout moment être virés parce qu’ils s’écartent de ce qu’a décidé le Peuple. C’est exactement pour cela que j’avais écrit cette proposition de Constitution (cette fois c’est la version définitive, je passe la main à qui veut bien).
https://ti1ca.com/wty0q2vk-2020-02-13defin-2020-02-13defin.pdf.html

25/02/2020 18:33 par Xiao Pignouf

Sporri, votre statut d’observateur suisse d’origine grec ne vous donne aucun droit ici.
On se débrouille très bien sans vous.
Et il semble que vous ne comprenez absolument rien à l’universalisme.
Raciste est le mot qui me vient quant je pense à vous.

C’est une blague ou quoi ?

25/02/2020 19:23 par Albert-Nord

SPORRI 25/02/2020 à 16:43

« CHOMSKY nomme "action langagière performative" = faire émerger une mouvance rouge - brune qui pour le moment n’existe presque pas (sauf dans les délires de la propagande du "système"). »

Quelle tristesse argumentaire !
Sporri dessaoulez un peu ! Merde !
Si vous citez un auteur, veuillez le faire proprement avec des numéros de page ou des liens.
LGS est une grande Kermesse, certes, ! Mais veuillez sourcer vos arguments s’il-vous-plait !

25/02/2020 20:20 par alain harrison

Il semblerait que la France soit dans une situation politique similaire à l’Angleterre. En tout cas l’analyse peut servir de guide pour la vraie gauche progressiste (les 4 sorties_contestées encore et encore pour n’aboutir à rien ?) et faire le ménage.
À partir de quoi et/ou de qui organiser la Constituant Citoyenne (GJ, les associations citoyennes....... les syndicats, les différentes branches du communisme et quoi d’autres ?). Et puis, il y a l’agenda politique à partir de quoi et de qui (participatif) ?

Bon, si l’analyse se prête à la France, peut-être qu’en fin de compte, cette situation politique d’embrouillage se retrouve aussi bien en Allemagne, l’Italie....... en Grèce. Et que par conséquent, qu’il y a un ménage à faire et que le meilleur moyen est de mettre sur table la vue d’ensemble de la démarche à faire pour sortir des « 4 » . Mais si nous ne savons pas comment et quoi mettre en place..KAPUT.
La Grèce en est un bon exemple. Donc le consensus sur le quoi, le comment est la voie ou absurde ?
En tout cas, jusqu’à maintenant, aucun accord dans l’ensemble de la gauche ne semble probable. Chacun a son OUI MAIS à toute question de solutions.
En même temps le libéralisme avance avec ses fourberies.
Les Gilets Jaunes étaient un rendez-vous, mais le statu du syndicalisme et du communisme, ai lieu de participer et de se renouveler dialectiquement, passer de la dialectique idéologique et des conquêtes syndicales de gauche à la dialectique "vivante" des GJ, ont englobé leur visibilité, et revenu à leur division dialectique. L’analyse ci-dessus (l’article) peut-elle rectifier le tire ?
Je ne sais pas si cela peut-être utile ?

Le documentaire, La PRISE, sur le mouvement des coopératives en Argentine : passé des critiques aux solutions. Mais bon, on sait la suite. Cet article me semble une bonne analyse à examiner de plus prêt ?

La vision d’ensemble me semble être la "dialectique" pour sortir par le haut ?

25/02/2020 20:48 par Georges SPORRI

@ Albert NORD / Désolé, cher collègue, mais le "performatif", en grammaire générative et dans l’œuvre de CHOMSKY, ne peut pas être localisé à une citation. Il faudrait citer plusieurs chapitres dans plusieurs livres. Alors, si tu veux en savoir plus tape "fonctions du langage" sur ton ordi et tu découvriras le monde fabuleux de la grammaire générative auquel je ne souhaite pas t’initier car je ne suis pas un gréco-suisse réfugié en Tchétchénie mais un ossète du sud qui se la coule douce sur l’île MAURICE où le tabac et l’alcool sont très bon marché.

26/02/2020 01:06 par Albert-Nord

Zut. J’ai blessé notre Sporri qui ne voulait pas m’apprendre la grammaire Chomskienne.
Je l’ai vaguement étudié il y plus de 40 ans.
C’était très en vogue à l’époque.
Le Ska aussi !
j’ai toujours préféré le contenu au contenant.
J’ai aussi toujours fait de grosses fautes d’orthographes en français, c’est ma signature.
De plus grosses fautes encore dans ma langue maternelle.
Comme diraient mes amis français beaufs et moi même beauf  : Chomsky on l’adore et on l’emmerde  !

28/02/2020 05:46 par alain harrison

En tout cas. à vous lire (les commentateurs), c’est pas avec vous que le changement s’amorcera, à vous chamaillez.
Heureusement qu’il y a de l’information pertinent, mais qui est vite mis au rancard. Au lieu d’être organisé et servir à organiser les nombreux comités citoyens, tellement est complexe la situation dans un premier temps, puis des tables qui font les liens pour bien saisir l’ampleur des effets collatéraux, et ne même temps construire l’agenda discuté au sein de la Constituante Citoyenne.......

28/02/2020 20:54 par Albert-Nord

@alain harrison
Oui, les chamailleries ne volent pas haut. Vous avez raison !
Mais, il faut bien que vieillesse se passe.

Vous savez comme moi et comme tout le monde que nous sommes aujourd’hui totalement démunis face aux contradictions du capital.
On s’engueule ici sur LGS parce que nous nous savons tous inconsciemment absolument impuissant.
Non pas par nos âges (trop jeune ou trop vieux), mais parce que le capitalisme à submergé nos vies, nos femmes et nos campagnes.
Il n’y aura jamais de RIC (référendum). Il n’y aura jamais de démocratie participative ; d’assemblées constituantes ; de semaines à 15 heures : de congés payés à 25 ou 30 semaines.
Les gauches du monde ne sont plus communiste depuis longtemps, elles ont renoncé au peuple pour des prébendes.
Il n’y a plus personne sur le front de l’Est.
Si, peut-être encore quelques beaufs jaunes, des syndicalistes épuisés ou des Mohicans perdus.

Dieu vous garde Padawan !
https://twitter.com/justdefunes/status/1104437573940903937?lang=fr

29/02/2020 14:00 par Chin-Chin

@ Albert Nord
"""""""""Oui, les chamailleries ne volent pas haut. Vous avez raison !
Mais, il faut bien que vieillesse se passe."""""""""""

Donc la jeunesse serait unie ?
Unie pour quel projet ?
Le renoncement à changer de monde, à faire diminuer le chômage avec lesquels ils sont nés, etc ?
Beaucoup de jeunes votent Jadot, ce qui est bien loin d’être une solution d’avenir, d’autres votent Macron et sont convaincus qu’il faut mettre un terme aux régimes spéciaux. Les jeunes, élevés au tout-media sont plus conditionnés que les générations qui les ont précédés. Ils sont aujourd’hui aussi rares (en réalité bien plus rares) à se mobiliser contre l’injustice, l’impérialisme et le libéralisme que ne l’étaient leurs parents. La jeunesse n’est rien d’autre, majoritairement, qu’un chemin vers la vieillesse et l’acceptation de l’ordre établi. Aujourd’hui, des jeunes s’engagent avec enthousiasme dans l’armée et dans les compagnies de crs ou les "brigades des bacs" tellement attrayantes pour les aventuriers d’aujourd’hui, d’autres rêvent de créer leur start-up, ou de gagner de l’argent au poker en ligne. D’autres encore se réjouissent d’avoir trouver un travail de livreur de pizzas ou un job en cdd payé en-dessous du smic. Ils fantasment sur Londres où le boulot pousserait comme le chiendent, où à l’Australie lointaine tellement cool et réputée pleine d’avenir. Leurs héros sont essentiellement anglo-saxons et avant tout américains car ils sont conditionnés depuis la naissance à cette culture. Les êtres humains naissent, deviennent des enfants puis des ados et des adultes, puis des adultes vieillissants et des vieillards qui s’apprêtent à aller chasser sur les terres de leur ancêtre. Dans ce parcours commun, certains se distinguent par leur singularité (dans tous les domaines) ou leur capacité à combattre les inégalités en tout genre. Le reste du troupeau bêle avec les moutons et hurlent avec les loups. La très grande majorité râle et ne manifeste pas, ne soutient pas les cagnottes inter-syndicales et tient un discours réactionnaire. En résumé, ils se comportent comme le reste des êtres humains : ils tentent de s’en sortir le mieux possible pour soi sans s’occuper du sort des autres. Votre discours/espoir en la jeunesse m’évoque les écolos-libéraux, les vegans (entre autres) et autres biaiseurs fous, qui tentent de s’échapper des dures réalités du monde par des particularismes à court terme.
L’essentiel des problématiques humanoïdes, qui sont des conséquences directes et indirectes de l’économie libérale (les jeunes d’aujourdhui, futurs vieillards de demain, sont nés dans l’échec du communisme et tout le discours qui en fait, au mieux, une doctrine (!) utopique et le plus souvent un choix ridicule, c’est-à-dire ringard dans le discours "jeune"), leur est inconnu ou leur apparait comme un phénomène mineur et aisément réversible. Les jeunes que personnellement j’apprécie pour leur insouciance et leur joie de vivre (je travaille avec des jeunes), sont les futures victimes d’un système qui leur échappe comme il a toujours échappé aux peuples soumis/exploités/réprimés par la classe dominante d’une part, et par leur manque de solidarité d’autre part. Sinon, il y a un âge - il ne peut vous avoir échappé - qui s’appelle la maturité. Il faudra, je le crains, s’en contenter au présent comme à l’avenir.

03/03/2020 15:50 par Albert-Nord

Chin-Chin

« Votre discours/espoir en la jeunesse m’évoque les écolos-libéraux, les vegans (entre autres) et autres biaiseurs fous, qui tentent de s’échapper des dures réalités du monde par des particularismes à court terme. »

Allo Chin-Chin ! M’endendez vous ?
Voici ce que je pense des véganes sur LGS :
https://www.legrandsoir.info/les-vegans-ambassadeurs-du-grand-capital-vraiment.html
L’émotionnel est, selon moi, le très gros problème intergénérationnel .de notre époque.
Plus personne ne sait lire, garder son sang froid et raisonner.
De plus je n’ai Absolument jamais tenu de discours/espoir en la jeunesse !
Vous divaguez !
Etre jeune à « Louis-le-Grand » ou au«  Lycée des Capucines de Vierzon » c’est très différent.
Dire "les jeunes" est une immense connerie.

Quand je dis : « il faut bien que vieillesse se passe », c’est une boutade !
Quand je dis que Maxime Viva vieilli mal ; c’est ma subjectivité
Quand je dis que le végane Jérôme Henriques est juste débile, c’est un fait !

« Les jeunes que personnellement j’apprécie pour leur insouciance et leur joie de vivre (je travaille avec des jeunes), sont les futures victimes d’un système qui leur échappe comme il a toujours échappé aux peuples soumis/exploités/réprimés par la classe dominante d’une part, et par leur manque de solidarité d’autre part. »

Merci « Chin-Chin » de nous apprendre les réalités de la vie en 2020, mais beaucoup d’autres y ont pensé avant vous depuis quelques siècles.
Néanmoins, merci à vous de nous le rappeler.

03/03/2020 22:01 par Chin-Chin

@ Albert Nord

je vous remercie de me remercier.
Cependant, le couplet des "vieux cons" (un texte à écrire et à mettre en musique) est selon moi un peu trop dans les charts ces temps-ci. De plus je constate qu’un grande majorité de gens (comment les appeler autrement ?) se détournent régulièrement des réalités du présent en se projetant dans l’avenir, là où l’on trouve inévitablement les générations futures, cad l’humanité actuelle artificiellement et fallacieusement transportée dans le futur. Un genre de tour de passe-passe très caractéristique de notre espèce particulièrement douée pour fabriquer du vrai avec du faux. C’est le cas par exemple de la pseudo-écologie de Yannick Jadot mais pas que. On utilise la jeunesse comme un outil de plus pour la mystification. En réalité (!), les jeunes, pas si loin de l’enfance, sont de vraies éponges qui absorbent le discours idéaliste de nombreuses chapelles. Je rétablis donc ce qu’est mon opinion, qui est différente de ce que vous en dites : j’apprécie beaucoup plus les jeunes que la majorité de mes contemporains pour leur fraîcheur et leur innocence (coupable en l’occurrence). Certains penseront sans doute "quel cliché !!!". Mais peu importe les poncifs pourvu qu’on est l’ivresse, n’est-ce pas ?
Les jeunes, dans leur grande majorité, me rendent heureux, mais pas optimiste !
Vous dites que "je ne vous apprends rien", que vous faites des boutades etc. C’est votre droit de faire des boutades et c’est mon droit d’exprimer mon agacement renouvelé aux propos récurrents sur les supposées défections de "l’âge" ! Je continue à croire qu’il y a à notre époque, une fixation - bien pratique - sur la jeunesse (un discours assez comparable à des tas d’autres discours/prises de tête, argumentation totalitaro- féministe - les femmes seraient plus ceci, cela que les hommes... bonjour la discrimination ! -, le discours totalitaro-homosexuel - là encore les homosexuels seraient plus ceci-cela que les hétérosexuels (si,si, entendu de mes propres oreilles)... etc, bonjour encore les propos sectaires, discours auxquels j’ajoute un certain nombre de particularismes, idéologies/foutaises, catégories sociales, culturelles ou communautaristes, bonjour la haine à tous les étages, et les tentatives de culpabilisation dégueulasses à tous les points de vue (j’ai beau chercher des explications, j’en trouve pas). Victimisation n’est pas raison ! Surtout quand les arguties s’expriment - à grand renfort de confiture médiatique -, de manière caricaturale. On en trouve quelques-uns aussi sur le Grand Soir (ceci est une constatation élargie, pas une invective à votre endroit). Normal, il faut bien que l’époque se passe (ça c’est ma boutade à moi !).

04/03/2020 09:55 par Assimbonanga

Tellement que Yannick Jadot il compte sur la jeunesse : à Nice, les écolo ont dû recourir à des salariés pour distribuer leurs tracts pour les municipales !!! Ça relativise la force militante de ce parti.
Je suis assez proche du sentiment de Chin-Chin sur la jeunesse, lugubre. Beaucoup vaquent à leurs activités où il ne faut juste pas les enquiquiner, emmerder, gonfler, coufler. Ils se retranchent facilement derrière des "oh moi je sais que la retraite j’en n’aurai pas !" Envoyé c’est pesé. Par contre, ils ne se rendent peut-être pas compte de ce que ça représentera concrètement lorsqu’ils seront vieux et sans le secours de leurs parents à cette date lointaine.
Une autre manie qui m’agace de plus en plus, c’est cette affirmation du "nous dans le privé, on ne peut pas faire grève". Ça commence à vraiment me taper sur le système. Y a des cas de force majeure, bon sang ! Qu’est-ce qu’ils croient ? Les mineurs de 1948, ils avaient les moyens de faire grève ? Ben non. Leur situation était nettement moins confortable.

04/03/2020 10:58 par babelouest

@ Assimbonanga
Les écolos se sont servis de salariés pour distribuer leur tracts ? Mais s’ils sont si faibles en effectifs, comment ont-ils assez d’argent pour se permettre cette "fantaisie" ? Je me souviens trop la campagne législative de 2017 : peu nombreux nous étions, peu nombreux nous fûmes pour distribuer ET expliquer, mais ce sont les militants qui l’ont fait, quitte à se déplacer ici un jour, là un autre jour. Il faut dire que pas un centime ne provenait d’autres sources que les poches des mêmes militants, dont pas un n’était riche.

On ne dira pas que c’est un système à deux vitesses : il y en a trois ou quatre. On peut même se demander (quoique....) qui a payé l’énorme campagne de la clique qui a pris le pouvoir en France. Je crains fort qu’en fait ce soient nos impôts qui aient été mis à contribution, plus l’aumône de quelques multimilliardaires pour faire bonne mesure. Cela ne nous a pas empêchés, d’ailleurs, de participer ensemble à un repas de fin de campagne particulièrement joyeux. Mais pas au Fouquet’s.

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