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Nos forêts sont des produits commerciaux mesurées en stères à débiter

L’écologie et la pathologie du capitalisme (Dissident Voice)

Charles SULLIVAN

Contrairement à ce qu’on nous a toujours dit, il n’y a pas d’Etats Unis d’Amérique. Les Etats-Unis sont un territoire occupé qu’il serait plus approprié d’appeler les Etats des Entreprises d’Amérique. Si les états sont unis sur le plan géopolitique, les habitants ne le sont pas. Nous sommes une nation divisée en classes idéologiques, sociales et économiques. Les Etats-Unis ne sont pas une démocratie et ne l’ont jamais été. La structure du pouvoir ne permet pas aux travailleurs de se faire entendre ni d’influencer collectivement le cours des événements.

En dépit du discours sur la liberté et la démocratie, les droits des entreprises ont continuellement supplanté les droits souverains de l’individu et de la communauté. L’histoire des classes laborieuses et la multiplication des catastrophes environnementales en sont la preuve. Par exemple, les agences gouvernementales "ostensiblement créées pour protéger la santé publique" autorisent partout l’exploitation du gaz de schiste par fracture hydraulique même lorsque cela empoisonne l’eau potable de la commune et cause des dégâts incalculables à l’environnement.

Toutes nos forêts sont des produits commerciaux et sont mesurées en stères à débiter et à expédier à des prix défiant toute concurrence, comme pour une liquidation. L’admirable biodiversité mondiale cède la place à la désertification et à la monoculture. L’argent change de main. Une toute petite minorité s’enrichit aux dépens de la multitude. La planète et ses habitants sont traités comme des produits à exploiter. On nous dit qu’il n’y a rien de sacré sauf le dollar et les marchés.

Pourtant c’est un fait avéré qu’aucun être humain, pas même les PDG et les membres du Congrès, ne peuvent vivre sans eau potable et sans air pur. Nous sommes littéralement en train de sacrifier ce qui garantit la vie sur la planète et d’hypothéquer l’avenir pour assouvir les désirs insatiables de quelques individus ridiculement riches. Les Américains, endoctrinés depuis leur naissance, sont convaincus que la cupidité égoïste est une bonne chose.

Les riches et les puissants ont décrété que les profits des entreprises, "le Saint Graal du capitalisme étasunien", sont plus précieux que la vie elle-même. Les cyniques qui sont au pouvoir n’ont pas de conscience. L’histoire montre que les sociopathes n’hésitent pas à employer n’importe quels moyens pour tirer parti de leurs victimes sans méfiance.

Mais enfin, même les adeptes de Friedman doivent bien penser que certaines choses ne peuvent ni être transformées en marchandises, ni être achetées ou vendues. Tout être vivant a le droit de respirer de l’air pur et de boire de l’eau potable, par exemple. Ce sont des biens nécessaires à tous ; ils ne peuvent moralement appartenir à des personnes privées. Pourtant, le capitalisme moderne est basé sur deux choses : la propriété privée et la transformation en marchandises des travailleurs et de la nature.

Le capitalisme et le culte des marchés qui va avec, ont fait disparaître la biodiversité de la planète pour lui substituer un univers de marchandises. Ce que nous voyons et pensons savoir n’est pas la réalité. C’est ce que les responsables du marketing et de la perception des consommateurs nous font voir — c’est un hologramme.

Le conflit entre le capitalisme et l’écologie dans laquelle s’origine la vie sur la planète s’intensifie. On assiste à une lutte féroce entre le capital et la démocratie. La botte du capitalisme écrase la démocratie. Nous vivons dans un monde moribond et nous avons hérité de libertés moribondes. L’avidité des multinationales et la surpopulation en sont responsables. La contestation se répand partout.

Pratiquement tous les soulèvements, les inégalités et les problèmes environnementaux d’aujourd’hui proviennent du capitalisme y compris la surpopulation et les agressions armées. Le capitalisme nécessite une expansion économique ininterrompue et un marché en plein essor pour les consommateurs. Ce n’est tout simplement pas possible sur une planète limitée.

Ces tensions sont on ne peut plus manifestes dans la ceinture de charbon et les montagnes de la Virginie occidentale, où j’habite. Ici les montagnes sont dépouillées de leurs forêts avant qu’on les fasse exploser pour extraire à bas coût du charbon pour enrichir la multinationale Massey Energy Corporation. Le procédé, qu’on appelle "écimer les montagnes" a empoisonné des rivières, modifié leur trajet et changé le relief et l’hydrologie du territoire. Il a détruit des communautés humaines et biologiques tout en remplissant les coffres des industriels du bois et du charbon.

L’extraction minière traditionnelle a coûté la vie a des milliers de mineurs qui essayaient de vivre modestement de leur travail. Parfois cela a conduit à des conflits armés entre les mineurs et les agents de sécurité de Pinkerton engagés par les compagnies minières dans des endroits comme Matewan et Blair Mountain.

Dans la Virginie occidentale, le Roi Charbon et l’industrie du gaz et du pétrole font la loi. Le gouvernement est entièrement soumis aux lobbys industriels. Il est donc inutile de recourir aux tribunaux ni d’en appeler au sens moral des gouvernements pour obtenir réparation. Si nous nous limitons aux moyens mis à notre disposition par nos oppresseurs, toute la région sera sacrifiée. Les travailleurs et les pauvres font les sacrifices ; les milliardaires et l’industrie récoltent les profits. Et c’est nous qui devrons assumer les conséquences.

L’illusion de la démocratie "y compris voter en l’absence d’un choix réel" est loin de valoir l’action directe et l’anarchie. La démocratie ne peut pas prospérer sur le sol stérile que le capitalisme laisse derrière lui. Soit nous avons la démocratie, soit nous avons le capitalisme, soit nous créons quelque chose d’entièrement différent. On ne peut pas concilier des concepts aussi radicalement opposées.

Les hommes modernes habitent un monde absurde et contradictoire fabriqué par les hommes. En dépit de ce qu’affirme la Cour Suprême, les multinationales ne sont pas des personnes et l’argent n’est pas la parole. Tout le monde le sait bien. Mais la loi en a décidé autrement. Nous devons refuser de concéder cette victoire à l’état marchand en refusant de capituler.

La lutte pour les droits de la communauté, l’égalité, et la justice sociale, économique et environnementale doit se faire à l’extérieur du système qui crée les inégalités et engendre la destruction gratuite des biens communs. Des quantités d’espèces de plantes et d’animaux d’une inestimable valeur écologique sont éliminées pour permettre la construction de centres commerciaux, de blocs d’appartements sécurisés, de casinos et de terrains de golf. Une catastrophe écologique et économique se profile. Nous sommes menacés par une famine mondiale dans un monde anthropocentrique surchauffé.

Dans le monde entier, de riches multinationales pillent les ressources biologiques et minérales communes. Quoi de plus absurde et de plus immoral ?

Il est facile de démontrer que le capitalisme, l’invention d’Adam Smith qui a remplacé le féodalisme pendant la révolution française, est fondé sur beaucoup de principes erronés dont on ne pouvait pas connaître la fausseté à l’époque de Smith. Malgré cela, les économistes qui ont reçu une formation classique affirment que le capitalisme est une force naturelle alors que c’est une construction humaine défectueuse. Le capitalisme moderne présente des symptômes pathologiques et témoigne d’une approche contraire à la vie et à la liberté. Il détruit la planète et hypothèque l’évolution.

De fait, même si on met de côté les considérations éthiques et que l’on se place d’un point de vue strictement biologique, le capitalisme moderne est sans nul doute un cancer virulent qui dévore son hôte. Mais la plupart d’entre nous se refusent à le voir. On demande aux gens comme moi de ne pas prononcer de mots qui fâchent en public. Cela pourrait offenser les bons croyants. Quand cela m’arrive, je pense à Thoreau qui disait : "N’importe quelle vérité est meilleure que les faux-semblants." Nous avons l’obligation morale de dire ce que nous savons clairement et nettement.

Tout le monde sait qu’une idéologie d’expansion constante sur une planète limitée est en contradiction avec les impératifs écologiques comme la capacité de la planète, le dépassement écologique et l’épuisement des ressources. Mais les économistes classiques se comportent comme si ces impératifs n’existaient pas ou comme si ils allaient mystérieusement disparaître sous l’irrationnelle exubérance du capitalisme.

En réalité, toute l’économie politique est basée sur l’écologie et sur des systèmes biologiques vivants et évolutifs. L’écologie est la seule économie qui importe.

Même sans être très versé en écologie, on peut prédire certaines choses avec une certitude mathématique. Par exemple, la poursuite du capitalisme comme économie politique principale conduira nécessairement soit à la destruction de la biosphère, ce qui signifie la mort des organismes qui y vivent, soit à l’abolition du système capitaliste.

A quoi ressemblerait une ère post-capitaliste et comment fonctionnerait-elle ?

Le capitalisme mondial qui dépend des énergies fossiles et des produits pétrochimiques bon marchés pour produire de la nourriture doit céder le pas à l’agriculture organique et aux économies locales à échelle humaine. La nourriture doit être cultivée localement ainsi que les autres produits de première nécessité dans toute la mesure du possible. L’ère des énergies fossiles bon marchés arrive à son terme. L’homme industrialisé doit affronter courageusement ses addictions et embrasser la sobriété ou il s’autodétruira.

On dit que la nature a le dernier mot. Les hommes ont intérêt à s’inspirer des systèmes naturels qui se sont adaptés sur des périodes infinies.

Une économie sans argent, basée sur le besoin doit remplacer le système actuel d’exploitation pour le profit. De la même manière, les biens et les services doivent s’échanger sans être soumis aux marchés. Ces échanges seraient de valeur égale et donc intrinsèquement justes.

Le modèle classiques d’entreprises sera remplacé par des coopératives possédées et gérées par les travailleurs. De la sorte, les travailleurs -et non le conseil d’administration- prendront toutes les décisions. Ils partageront les risques et les profits et distribueront les excédents de production tout en réduisant le temps de travail quotidien et hebdomadaire. Une part des excédents sera alloué à la communauté et à la protection des biens communs.

Les nouveaux modèles économiques doivent être soumis aux lois écologiques ou ils échoueront. Les alternatives au capitalisme existantes, comme la coopérative espagnole de Mondragon doivent être analysées et évaluées pour en faire des modèles qui pourraient être adaptés ailleurs.

Il n’y a pas de meilleur maître que l’évolution et la sélection naturelle. L’histoire confirme que les idées les plus révolutionnaires sont parfois les plus anciennes. Par exemple, des études anthropologiques montrent que l’Homo sapiens à ses débuts a évolué en instituant des principes égalitaires à l’intérieur des clans tribaux. Les peuples et les cultures qu’ils créent doivent s’adapter ou périr.

Les sociétés égalitaires du futur seront très différentes de la société capitaliste d’aujourd’hui. Les campagnes politiques et les élections finiront aux oubliettes de l’histoire. Des sociétés évoluées n’ont pas besoin de leaders et d’officiels élus.

Tous les membres d’une communauté égalitaires sont des leaders. Le pouvoir circule d’une manière circulaire et non sous la forme linéaire d’une hiérarchie du haut vers le bas. Il n’y aura pas de classes sociales ou économiques. Personne n’aura des privilèges ou des droits qui sont déniées aux autres. Tous les membres de la communauté auront des pouvoirs égaux et auront la même valeur. Tous auront les mêmes accès aux opportunités. La santé et l’éducation supérieure, comme l’air pur et l’eau claire seront considérés comme un droit de naissance et seront gratuits.

L’action directe remplacera les élections politiques. Au lieu d’accepter d’être gouverné, le peuple souverain peut créer le monde qu’il veut habiter. Quand les membres d’une communauté partagent le pouvoir et jouissent de l’égalité des chances, ils sont désireux de participer. Tout le monde apporte quelque chose à la table. Tout le monde contribue et toute la société en bénéficie.

Les communautés deviendront aussi interconnectées et interdépendantes que des systèmes écologiques. Mais chacune restera autonome dans la vaste matrice de la nature. Les états et les nations tels que nous les connaissons finiront sans doute aussi aux oubliettes de l’histoire.

Au lieu de l’exploitation et de la compétition cynique du capitalisme, ce sont des principes de coopération et de besoins sociaux qui régiront ces communautés. Dans un écosystème sain, le bien-être des individus dépend du bien-être de la communauté et vice versa. Personne ne sera abandonné. Nous avancerons tous ensemble.

Tous les organisme vivants ont une origine commune et une destinée commune. L’écologie et l’économie doivent se fondre en un système naturel intégré qui favorise la survie sur le long terme dans un monde déjà dévasté par l’homme industrialisé. La guérison écologique et sociale doit faire partie du processus de construction de communautés soutenables.

La transition du capitalisme à la coopération ne sera ni facile ni douce. Il y aura de nombreux faux départs. Au début il y aura une résistance féroce au changement révolutionnaire. Nous avons tendance à nous accrocher à ce qui nous est familier et confortable, à ce que nous connaissons, même quand le paradigme dominant et la culture populaire nous nuisent.

Les premiers pas sur une nouvelle route sont souvent les plus difficiles. Le chemin n’est pas tracé. Il y aura des angoisses et des incertitudes. Mais il faut se lancer. L’alternative est l’oubli. Si nous engageons dans cette nouvelle odyssée, cela assurera la survie de l’espèce et nous verrons l’avènement d’un nouvel âge des lumières.

Charles Sullivan

Charles Sullivan a une maîtrise en sciences de la nature ; c’est un militant communautaire et un auteur indépendant qui habite dans the Ridge et Valley Province de la Virginie Occidentale.

Pour consulter l’original : http://dissidentvoice.org/2012/01/ecology-and-the-pathology-of-capitalism/

Traduction : Dominique Muselet

COMMENTAIRES  

22/01/2012 13:52 par xav

L’article commencait plutôt bien, une description réaliste des dégâts environnementaux du capital. Malheureusement il faut quand même sortir l’argument climatique "on va tous mourir dans une fournaise" et de surpopulation.

Que ceux que la surpopulation effraient commencent par se tirer une balle avant d’aller faire leur morale apocalyptique ou l’inverse, mais soyons cohérents. Si tu trouves le monde trop peuplé, va jusqu’au bout de la logique, quitte le au plus vite !

Mis à part miner le moral des troupes, ce genre d’article est-il vraiment utile ?

22/01/2012 16:43 par babelouest

Cette fois, ce n’est pas moi qui le dis ! Mais j’approuve chacune de ces phrases.

Ce qui m’inquiète le plus, ce sont ces nombreuses personnes aux revenus modestes qui ne veulent pas d’autre système que l’actuel. Sans doute s’imaginent-elles que le presque rien qu’elles possèdent leur serait enlevé, alors qu’elle auraient plus, mais d’une autre façon. Ne leur vient pas à l’idée que le fait d’oeuvrer tous au bien-être de tous est très gratifiant, alors qu’actuellement une immense majorité s’échine en cassant tout, ou meurt, pour que quelques nantis même pas conscients de leur fortune en aient encore plus.

22/01/2012 17:55 par Séb

Bel article d’extrême-droite (selon votre terminologie). On est pas loin du paganisme. Personnellement ce n’est pas une critique, au contraire. Face au progressisme hystérique d’extrême-gauche, il n’est sans doute pas mauvais de chercher un équilibre....Naturel ?
Si on dépassait toutes ces vieilles lunes moisies pour commencer ?

23/01/2012 00:08 par Anonyme

Ah… ? Là on aurait peut-être affaire à la propagande qui dit que « les extrêmes se rejoignent » et que, DONC, LGS est… devinez quoi ? (toujours la même chanson) ROUGE-BRUN ! (Non, le chocolat, c’est BRUN-ROUGE,mais c’est de toute façon pas pareil que le chocolat BLANC)

* Nouveauté *, dans la même propagande : ceux qui félicitent LGS d’être « à l’extrême droite » et lui proposent de s’unir à celle-ci pour faire « front national » !!! (Au lieu de faire « front de gauche »)

Faut-il le répéter ? LGS n’est ni raciste, ni intolérant, ni esclavagiste, ni imbu d’une « supériorité » qui serait due au heureux hasard génétique d’une heureuse naissance, etc.. Et n’a strictement rien à voir avec une extrême droite qu’il combat.

Par ailleurs, les questions climatiques sont compliquées car entachées d’intérêts divers qui font mentir les données en fonction de celui qui finance leur recueil et la manière dont elles seront servies par les médias. Les questions climatiques sont utilisées, par exemple, pour culpabiliser la population qui doit « sauver la planète », en acceptant de plus en plus de « mesures » contraignantes… qui font s’engraisser sur son dos les plus tristes de nos industries du « jetable ».

Ca ne veut pas dire que les questions climatiques n’existent pas. Ca ne veut pas dire que la surproduction des marchés qui veulent vendre toujours plus « pour rester compétitifs » n’a rien à y voir non plus. Le problème de la surpopulation éventuelle ne signifie pas tuer ou bombarder ceux qui sont vivants…

Cet article dresse un constat puis élabore des formes de fonctionnement destinées à ne pas reproduire, dans un avenir qui n’est pour l’instant qu’une hypothèse également, les catastrophes liées à un pareil constat. Ce sont ces formes de fonctionnement qui peuvent, et doivent, être discutées, mais sans les a-priori tenant au passé - ou a l’actuel.

Contre des calamités naturelles, par exemple, il y a le chacun pour soi capitaliste, la solidarité socialiste pour tout le monde, et, selon l’extrême droite, une aide seulement pour les riches et les « bien nés ». Le chacun pour soi capitaliste est censé laisser assez d’esclaves survivants pour subvenir aux besoins des maîtres.

L’extrême droite a donc besoin du capitalisme, car sans lui elle ne peut pas exister.

En revanche, l’extrême droite a horreur de la gauche, de la gauche de la gauche, etc. qui veulent l’empêcher de faire ses petites affaires tranquille. Elle la combat donc en alliance avec le capitalisme, en essayant de la dévorer.

23/01/2012 01:13 par Tanguy

Dommage qu’il y ait cette petite phrase sur la "surpopulation" alors qu’il est bien documenté que les ressources permettent à tous de vivre décemment. Nous pouvons (bien) vivre et faire des enfants !

Le système sans classe et basé sur les coopératives que l’auteur (parmi une multitude) appelle de ses veux ne peut se mettre en place sans qu’une grande partie de la population ne "comprenne" la coopérative.

Je pense qu’à ce titre, les SELs (système Local d’Echange) sont à valoriser : apprentissage de la coopération, valeur identique des participants, gestion "monétaire" autonome, valorisation du potentiel de chacun, réseau interpersonnel solide.... Les avantages sont multiples. De nombreuses structures existent et n’attendent que de nouveaux participants. Ceux qui habitent dans un endroit où pareille structure n’existe pas peuvent en créer une très facilement, c’est à faire !

Une remarque toutefois par rapport aux SELs, c’est de faire attention qu’ils ne deviennent pas des palliatifs au manque de redistribution des richesses de la collectivité actuellement accaparées par certains.

23/01/2012 13:31 par dominique

L’accusation portée par "seb" m’a laissée pantoise... Et donc même sur LGS il y en a qui osent traiter de "d’extrême droite" sans la moindre vraisemblance ceux avec qui ils ne sont pas d’accord...

Comme on dit : plus c’est gros plus ça passe.... (En général mais dieu merci pas sur LGS !

L’article est déroutant, car il commence par un constat que nous connaissons (ou pensons connaître) puis il part dans ce qu’on serait tenté à première vue d’appeler de l’utopie.

Mais c’est justement ce qui le rend intéressant à mes yeux, car il ouvre un autre monde. Remarquez que des communautés ont eu des fonctionnements similaires à celui que l’auteur décrit. Bien sûr ce n’était pas une société sans chef et il y avait une aristocratie parasite mais dans le royaume Inca, toutes les récoltes étaient rassemblées par les fonctionnaires du royaume dans d’immenses entrepôts et redistribuées selon les besoins.

Quand les Espagnols sont arrivés, ils ont détruit les entrepôts, pillé les réserves et condamné le peuple aztèque à la famine en plus de l’esclavage...

Ce qui a conduit un conquistador espagnol, dont le nom m’échappe et qui s’est répenti sur le tard des crimes qu’il avait commis au Pérou, à dire : "Nous avons détruit un paradis".

23/01/2012 13:55 par Anonyme

Un film bien documenté sur les dommages causés, particulièrement en Afrique, par une frénésie de production/consommation :

Prêt à jeter - Obsolescence Programmée
http://www.youtube.com/watch?v=iB8DbSE0Y90

23/01/2012 16:36 par babelouest

Dommage qu’il y ait trop d’anonymes : on ne sait plus qui a dit quoi. Est-ce donc si difficile de mettre un pseudo reconnaissable d’une fois à l’autre ?

Un des participants à cette discussion a soulevé le terme surpopulation : il a raison, et je ne l’avais pas relevé à sa juste valeur. Il n’y a pas de surpopulation, simplement une mauvaise répartition des richesses. Et mécaniquement les gens dans la misère font plus d’enfants, pour qu’il en reste malgré la mortalité infantile. Il ne faut pas combattre la conséquence, mais les causes. On en revient au capitalisme, qui au lieu de combattre les inégalités, les favorise et les utilise à son propre usage.

23/01/2012 18:18 par Anonyme

Surpopulation :

- 1. Il n’esp pas question d’assassiner, de bombarder, d’inoculer des maladies mortelles, de laisser mourir, de faim ou de maladie, ou encore d’enfermer dans des camps de concentration rebaptisés Centre de Rétention ou Hôpitaux Psyhiâtriques, ou autres, où les Docteurs Mengele peuvent faire leurs « expériences » tranquillement… ceux qui sont vivants sur notre Terre.

- 2. Le désir de maternité est présent chez la plupart des femmes, mais peut être freiné, également chez la plupart d’entre elles, par les conditions dans lesquelles elles vont mettre un être humain au monde. Interdire les moyens de contraception et l’avortement, comme le préconise l’extrême droite, serait mettre fin à cette régulation du fait des femmes. (A signaler : la pilule contraceptive pour hommes a été inventée aussi… mais n’a eu aucun succès - commercial)

En revanche, les femmes dont on tue les petits sous leurs yeux, en font davantage, comme dans les sociétés animales…

23/01/2012 18:53 par pascal beaugeard

L’extrême droite a donc besoin du capitalisme, car sans lui elle ne peut pas exister.

N’est-ce pas plutôt le contraire. Le capitalisme ne peut se passer de l’extrême droite. L’histoire du 20eme siècle tend à le démontrer. Allons plus loin et posons la question : le capitalisme porte-il en lui le fascisme ? Pour moi la réponse est limpide. Le capitalisme c’est le fascisme. Quoi de plus extrême que la négation de la volonté des peuples par tous les moyens. Des plus insidieux au plus brutaux !

@ babelouest

On en revient au capitalisme, qui au lieu de combattre les inégalités, les favorise et les utilise à son propre usage.

Le paradoxe insurmontable en page d’accueil d’un site libéral-catho. J’en ris toujours.

"Tocqueville Magazine est le carrefour des libertés.
Il couvre la totalité du monde francophone.
Il rassemble tous ceux qui croient que la prospérité pour tous vient de la liberté économique dans le cadre du marché libre.
C’est la seule façon de créer le pain de chaque jour en particulier pour les plus pauvres."

24/01/2012 22:28 par Lulu

LGS ne pourrait il pas publier des articles ou des interview d’André Gorz ?

Au moins pour nous faire connaitre cet important penseur ?

Il me semble que ses travaux d’analyse écologique dans un cadre marxiste, mériterait d’être beaucoup plus popularisé !

24/01/2012 22:43 par legrandsoir

Nous sommes ouverts à toutes les suggestions.

Des suggestions ?

26/01/2012 02:24 par Castorius Cornéliadis

West Virginia
= Virginie-Occidentale

26/01/2012 03:07 par legrandsoir

bien-sûr... Corrigé. Merci.

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