La résistance ou le servage, il va falloir choisir.

photo : extrait du film "Brazil" de Terry Gilliam

Les Etats-Unis se transforment actuellement en pays du Tiers monde. Et si nous ne faisons pas cesser immédiatement le pillage sauvage des fonds publics auquel se livrent nos élites, nous allons nous retrouver avec une dette de milliers de milliards de dollars, qui ne seront jamais remboursés, et une masse énorme de gens dans une misère que nous ne pourrons jamais atténuer. Notre démocratie anémique sera remplacée par un état policier fort. Les élites s’enfermeront dans des quartiers exclusifs protégés par des vigiles où ils auront droit à la sécurité, aux biens de consommation et aux services auxquels le reste d’entre nous n’aura pas accès. Des dizaines de millions de gens, réprimés avec brutalité, connaîtront une pauvreté perpétuelle. C’est l’aboutissement inévitable du capitalisme au service des intérêts privés débridés. L’objectif des plans de relance et de sauvetage n’est pas de nous sauver. Ils ont pour but de les sauver. Nous pouvons soit résister, c’est-à -dire manifester, détraquer le système, soit finir en état de servitude.

Le déclin économique dure depuis des dizaines d’années. Le philosophe politique canadien, John Ralston Saul, a décrit en détail ce déclin économique dans son livre en 1992 : "Voltaire’s Bastards : The Dictatorship of Reason in the West." ("Les bâtards de Voltaire").

David Cay Johnston a montré le mirage et la décomposition du capitalisme dans : "Free Lunch : How the Wealthiest Americans Enrich Themselves at Government Expense (and Stick You With the Bill)," ("Repas gratuit : comment les plus riches aux Etats-Unis s’enrichissent sur le dos de l’Etat (et vous laissent avec l’addition))"] et David C. Korten , dans "When Corporations Rule the World" ("Quand le secteur privé règne sur l’économie") et "Agenda for a New Economy," explique la conduite pernicieuse et les abus du capitalisme. Mais nos universités et les medias, enivrés par le pouvoir et croyant naïvement que le capitalisme mondial était une force de la nature qu’on ne pouvait arrêter, posaient rarement les bonnes questions ou donnaient rarement la parole à ceux qui le faisaient. Nos élites dissimulaient leur incompétence et leur perte de contrôle derrière la façade arrogante du jargon spécialisé et de théories économiques obscures.

Les mensonges utilisés pour masquer ce déclin économique sont légion. Le président Ronald Reagan avait inclus 1,5 millions de militaires de l’armée de terre, de la marine et de l’aviation dans la population active civile, ce qui avait permis de faire chuter miraculeusement le taux de chômage de 2%.

Le président Clinton avait décidé que ceux qui avaient renoncé à chercher du travail, ou ceux qui voulaient un emploi à plein temps mais ne trouvaient que du travail à mi-temps, ne seraient désormais plus comptés comme chômeurs. Cet artifice a permis de rayer des listes officielles du chômage quelque 5 millions de demandeurs d’emploi. Si vous travaillez plus de 21 heures par semaine (la plupart des employés à bas salaires qui travaillent dans des entreprises comme Wal-Mart effectuent 28h en moyenne), vous ne faites pas partie des chômeurs, même si votre salaire réel vous place en dessous du seuil de pauvreté. Le véritable taux de chômage aux Etats-Unis, si on compte ceux qui ont renoncé à rechercher un emploi et ceux qui n’ont pu travailler qu’à temps partiel n’est pas de 8,5% mais de 15%. Un sixième de la population active du pays est effectivement au chômage. Et les emplois disparaissent actuellement encore plus vite qu’au cours des mois qui ont suivi le krach de 29.

L’indice des prix à la consommation, utilisé par l’Etat pour mesurer le taux d’inflation ne veut rien dire. Pour maintenir les chiffres officiels de l’inflation à un niveau bas, le gouvernement s’est efforcé de remplacer les produits de base qui entraient précédemment dans la liste par d’autres dont le prix n’augmente pas beaucoup. Ce tour de passe-passe a rattaché les augmentations du coût de la vie à un taux d’inflation artificiellement bas.

W.P. Dunleavy, journaliste du New York Times spécialiste du secteur de la grande consommation, indique que ses achats d’épicerie s’élèvent cette année à 587 $ par mois, par rapport à 400 dollars l’an dernier. Il s’agit donc d’une augmentation de 40%.
L’économiste californien, John Williams, qui dirige une organisation appelée Shadow Statistics, affirme que si Washington utilisait encore les méthodes de calcul employées dans les années 70, le taux d’inflation serait de 10%.

Le capitalisme, ainsi que les classes politique et intellectuelle au service des intérêts privés, ont bâti un système politico-financier sur des leurres.

Les organismes financiers se sont lancés dans le système pyramidal de prêt qui a créé des actifs fictifs. Ces actifs fictifs ont servi de garanties pour accorder des prêts bancaires supplémentaires. Les élites ont raclé des centaines de millions de dollars en bonus, commissions et salaires de cette manne fictive. Les responsables politiques, qui servaient docilement les intérêts du capital au lieu de ceux des citoyens, étaient inondés de dons de campagne et obtenaient des emplois lucratifs à la fin de leur mandat. Les universités, conscientes qu’il n’était pas dans leur intérêt de combattre le Capital, ont fait taire leurs scrupules pour aller mendier des dons et allocations auprès des entreprises privées. Des prêts bâtis sur du vent et l’endettement sur les cartes de crédit ont alimenté l’orgie de dépenses de la société de consommation, occultant les baisses de salaires et la perte des emplois industriels.

L’administration Obama, au lieu de choisir de changer de cap, s’est fixé pour objectif de regonfler la bulle. Les milliers de milliards de dollars de fonds publics dépensés à renflouer ces entreprises corrompues auraient pu servir à rénover notre économie. Nous aurions pu sauver des millions de personnes de la pauvreté.

Le gouvernement aurait pu, comme l’a fait remarquer Ralph Nader, militant pour la défense des consommateurs, ouvrir 10 nouvelles banques pour 35 milliards de dollars chacune et créer un effet de levier de 10 contre 1 grâce au développement
du marché des crédits.

Des sommes énormes et inimaginables sont mises entre les mains sales de certaines sociétés privées sans aucun contrôle de ce qu’elles en feront. Or, elles utiliseront cet argent comme elles l’ont toujours fait, à savoir pour s’enrichir à nos dépens.
"Vous allez être témoins des dilapidations, de l’imposture et des abus les plus phénoménaux de l’histoire des Etats-Unis", a répondu Nader quand on lui a posé la question sur ce plan de sauvetage. "Non seulement, il ne s’adresse pas aux bonnes personnes, non seulement il traite avec ceux qui ont commis ces exactions et non pas avec ceux qui en ont été les victimes, mais ses modalités n’imposent ni l’honnêteté ni l’efficacité.

Le Département de la Justice est submergé. Il n’a pas le dixième de procureurs, d’enquêteurs, d’experts et d’avocats nécessaires pour s’occuper de la vague de crimes commis par les sociétés privées antérieurement à leur renflouement et qui a débuté en septembre de l’année dernière. Il n’a, en particulier, pas les moyens de s’occuper du pillage insatiable de cet argent frais auquel se sont livrés les bénéficiaires. On en voit déjà les effets. Les sociétés financières ne s’en sont pas servies pour accorder des prêts. Elles en ont utilisé une partie pour procéder à des acquisitions, ou pour conserver leurs bonus et leurs dividendes. Dans la mesure où ces gens-là sont assurés de ne pas finir en prison, et où ils constatent que peu de journaux signalent que des collègues auraient été incarcérés, ils se fichent du reste. C’est l’impunité totale. Et quand les cadres quittent l’entreprise, ils s’en vont avec un parachute doré. Même Rick Wagoner (le PDG de General Motors) part avec 21 millions de dollars d’indemnités."

Une poignée d’anciens cadres ont reconnu que ce plan de sauvetage, c’était jeter l’argent par les fenêtres. L’ancien PDG de "American International Group Inc.", Maurice R. Greenberg, a déclaré jeudi devant le "Comité de la Chambre des Représentants des États-Unis pour la surveillance et la réforme du Gouvernement" ("House Oversight and Government Reform Committee") que les efforts pour remettre à flot la société avec 170 millions de dollars étaient un "échec". Selon lui, la compagnie devait être restructurée. Il aurait mieux valu, dit-il, qu’AIG se place sous la protection du "chapter 11"
(qui aide les entreprises en difficulté, NDT) au lieu de demander de l’aide à l’Etat.

"Il y a des signes de décadence grave", explique Nader. "On dépense ces sommes d’argent sans savoir si le projet est viable".

"Le capitalisme en faillite est en train de mettre en faillite le socialisme qui tente de le sauver. C’est la phase finale. S’ils n’ont plus le socialisme pour les sauver, nous allons alors tomber dans la féodalité. Nous allons tomber dans la police privée, les quartiers où s’enfermeront les privilégiés ("gated communities") et les serfs façon XXI°s".

Nous n’aurons pas les moyens de réunir trois ou quatre mille milliards supplémentaires, surtout que nos engagements à réparer les dégâts s’élèvent aujourd’hui à 12.000 milliards de dollars. Il y a à peine un mois ou deux de cela, les dépenses s’élevaient à 9.000 milliards de dollars. Et il n’y a pas si longtemps que ça, des dépenses publiques aussi extravagantes étaient inimaginables. Il y a un an, les fonds de la Réserve Fédérale étaient limités à 800 milliards de dollars.

La relance de l’économie et le renflouement des entreprises privées ne vont pas faire revenir notre capitalisme de casino. Et comme il n’y a aucun signe que la crise sera un jour enrayée, qu’il n’y a aucun signe que le plan de sauvetage va fonctionner, l’imprudence et le désespoir de nos suzerains capitalistes s’accroissent.

Le coût pour les classes moyennes et ouvrières devient intolérable. La banque centrale américaine a annoncé au mois de mars que les ménages ont perdu 5100 milliards de dollars, c’est-à -dire 9% de leur patrimoine, au cours des trois derniers mois de l’année 2008, la chute la plus brutale en un seul trimestre qui ait été enregistrée depuis 57 ans que les archives de la banque centrale existent. Pour l’année entière, leur patrimoine a baissé de $11.100 milliards de dollars, à savoir de 18%. Ces statistiques n’englobent pas la baisse des investissements à la bourse qui a probablement fait perdre des milliers de milliards de dollars supplémentaires au patrimoine collectif du pays.

Le couperet au dessus de notre tête, inévitable si on ne change pas radicalement de politique, tombera subitement. Nous empruntons depuis ces dix dernières années au rythme de plus de 2 milliards par jour, et à un moment donné, il faut bien que cela cesse. Dès que la Chine, les états pétroliers et les autres investisseurs internationaux cesseront d’acheter des bons du trésor, le dollar deviendra de la monnaie de singe. L’inflation va monter en flèche. Nous serons dans l’Allemagne de Weimar.

La réaction furieuse et persistante d’un peuple en colère et trahi, une population qui n’est pas prête intellectuellement et psychologiquement à l’effondrement, se détachera des Démocrates et de la plupart des Républicains. Une cabale de rebelles proto-fascistes, depuis les démagogues chrétiens, les niais comme Sarah Palin et jusqu’aux animateurs télé grandes gueules, que nous considérons naïvement comme des bouffons, trouveront des adeptes avec des promesses de vengeance et de renouveau moral. Les élites, celles des diplômes de l’école de commerce d’Harvard et du vocabulaire recherché, s’enfermeront dans leurs enclaves privilégiées et confortables. Et nous, on nous laissera dehors, privés de tout et abandonnés.

Chris Hedges

Chris Hedges, a été co-lauréat du "Pulitzer prize" pour une série d’articles publiés par le New York Times sur le terrorisme mondial. Son livre le plus récent : "Collateral Damage : America’s War Against Iraqi Civilians" ("dommages collatéraux : la guerre des Etats-Unis contre la population civile en Irak").

(NB : "billion", en anglais = "milliard" ; et le "trillion" américain correspond à mille milliards. Il peut y avoir des erreurs de retranscription en français. Ces chiffres donnent le tournis.
Merci d’être indulgent-e et de corriger si nécessaire
)

ARTICLE ORIGINAL
Who Should Resist, and Who Will Become Serfs ?
http://www.alternet.org/workplace/135414/who_should_resist%2C_and_who_will_become_serfs/

Traduction Des bassines et du zèle http://blog.emceebeulogue.fr/ puur le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

VOIR AUSSI
Article récent de Chris Hedges sur les universités US :
http://blog.emceebeulogue.fr/post/2009/04/07/Tu-la-vois-ton-universite

COMMENTAIRES  

13/04/2009 12:03 par Anonyme

bien fait pour l’amérique et les américains, je ne vais pas pleurer pour eux

c’est le sang des victimes irakiens, des palestiniens, des vietnamiens, des peuples de l’amérique latine et autres victimes

c’est la malédiction et rien ne pourra les sauver

bien fait pour leur gueule !!!

13/04/2009 14:25 par legrandsoir

certes, certes. Mais... vous n’avez pas l’impression que la France pourrait suivre le même chemin ?

13/04/2009 14:51 par Lulu

Pour la France ce sera le prix du sang des Africains pour l’esclavage et la colonisation et celui des Vietnamiens lors de la colonisation française de ce pays qui a duré 100 ans... La malédiction continue.

13/04/2009 17:14 par Bastet

Le système américain, telle que nous le connaissons, vit ses dernières heures. La suprématie et l’arrogance les ont mené au chaos total.Les guerres menées par cet état depuis sa création ont fait "tourner" les industries militaires et ont coûté des milliards de dollars.Ces sommes auraient dû être investie dans l’outil industriel devenu obsolète depuis longtemps.Les magouilles financières, les faux bilans ont biaisés l’économie réelle des USA.A force de parader, les USA donnaient l’illusion d’être la plus grande économie au monde alors que la planche à billets tournait sans cesse. Il y clair que ce pays, pourtant déjà très policier, va s’enfoncer inexorablement vers une guerre civile.Les dirigeants le savent et les plans de répression fin prêts.Nous verrons certainement des milliers d’américains venir frapper à la porte de l’Europe.Balancier de l’Histoire. En avons-nous vraiment envie ? Les nostalgiques du "ce sont eux qui nous ont sauvé de l’Allemagne nazie", certainement que oui. Sauf qu’ils oublient que, s’ils sont venus nous "libérer" ce n’était ni plus ni moins pour profiter de l’économie et de nous refiler ce dont ils n’avaient plus besoin (récemment les actifs pourris achetés par les banques européennes. Une autre solution pour eux est de lancer, avec l’aide de l’Otan bien renforcé (qui pourtant n’a plus de raison d’être), une aventure guerrière de grande envergure pour relancer la machine avec un endettement encore plus abyssal.
POur terminer et en revenir à l’état policier, je ne pense pas que les Européens opteront pour cette solution en cas de de récession aggravée de notre économie. Notre culture est différente des américains. Notre réactivité est plus forte et nos croyances bien molles et ce malgré les efforts des extrêmistes de tous poils.
Une zone de très haute turlulence s’annonce. A nous de bien analyser la situation et de ne pas nous laisser piéger par les loups aux abois.

14/04/2009 02:00 par emcee

En effet, la décadence des US est aussi la nôtre. Qui sera d’autant plus rapide que la politique actuelle est aveuglément calquée sur le modèle américain.

Suppression des services publics, fichages, gardes à vue et arrestations arbitraires, répression violentes des manifestations, protection policière démesurée pour le chef d’Etat, engagement militaire sous les ordres des Etats-Unis, etc.

Et donc, le choix se présentera à nous tôt ou tard également.

D’autre part, je ne vois pas du tout les Américains arrivant en masse sur le continent européen : ceux qui se retrouveront dans la misère et qui voudraient émigrer, n’auront sans doute pas cette possibilité.

Quant aux autres, les progressistes qui souhaiteraient fuir un état répressif, il serait étonnant qu’ils choisissent la France comme destination.

A mon grand regret, d’ailleurs, et pour diverses raisons.

14/04/2009 10:17 par dik

une aventure guerrière de grande envergure pour relancer la machine avec un endettement encore plus abyssal

Pour celà , Il n’y a pas que l’OTAN mais aussi un Israël fin prêt pour piller sa région pleine de pétrole, de gaz et de fonds souverains, région qui a toujours, pourtant, défendu l’agenda américain !

14/04/2009 12:06 par Anonyme

Lorsque les gens descendent dans la rue dans l’objectif de "défendre" leur pouvoir d’achat, leurs emplois (salariés), et autres congés payés, ils manifestent pour protéger leur servitude. Le système a réussi après les gesticulations 68tardes à extirper l’idée même de l’altérité, du rêve, du possible.

Et quand certains expriment légitimement leur rage, la plupart des gens se montre infiniment plus choquée par quelques vitrines éventrées et des quartiers résidentiels proprets, agités l’espace de quelques heures, que par la violence institutionnalisée des élites économiques et politiques.

Les "pourris" ne sont qu’une petite poignée, mais ils bénéficient de la bénédiction d’une gigantesque masse de soumis qui ont sciemment éteint leur conscience pour profiter des miettes que les élites leur jettent en se convaincant que la finalité de l’être humain est la jouissance perpétuelle de ses sens par la consommation éternellement croissante...

Tant que cela durera nous nous enfoncerons dans l’abîme.

Seule une spiritualité forte non aliénante par essence, pourra élever les Hommes et leur donner la détermination de lutter contre le capitalisme et les autoritarismes.
Les partis politiques et autres syndicats ne sont plus ni des garants de l’intérêt général, ni des armes efficaces pour affronter les enjeux que constituent la crise civilisationnelle en cours.

23/04/2010 17:36 par norodon

il n’en demeure pas moins qu’ils font la guerre a tout le monde.
ils ont des bases militaires sur les cinq continents.en europe ils ont la banque goldman sachs qui a ruiné la grece et bientot le portugal,l’espagne et l’italie,elle a reussi a remonté le doillars et a affaiblir l’euro..Ce n’est pas une contagion,mais ce sont des astuces financieres colportées par des oligarques vereux dans le but de faire passer la crise au club chrétien europeen.C’est vrai que si l’on se refére a Lenine,il ’agit de ""l’imperialisme stade supréme du capitalisme""un stade agréssif,agonisant et condamné,dans lequel il veut entrainer avec lui une grande partie de l’humanité.et on le voit parfaitement avec l’OTAN en irak,au pakistan,en afganistan ainsi qu’avec toute sorte de tension entretenu de part le monde, avec pour objectif l’iran ! Bien sur le conflit israelo palestinien est pour quelque chose dans l’accéleration du deperissement du capitalisme mondial,il peut etre compris comme element dans l’analyse des contradictions economiques de la crise.

23/04/2010 20:45 par zaza C

@ Anonyme du 14/04/2009 à 12:06
Seule une spiritualité forte non aliénante par essence, pourra élever les Hommes et leur donner la détermination de lutter contre le capitalisme et les autoritarismes. Les partis politiques et autres syndicats ne sont plus ni des garants de l’intérêt général, ni des armes efficaces pour affronter les enjeux que constituent la crise civilisationnelle en cours.

Parfait, ton analyse me semble juste ... Ce n’est pas en utilisant les armes d’un autre temps que nous arriverons à vaincre la vermine actuelle. Il faut vraiment réfléchir (encore que l’attitude à avoir est limpide mais demande de la cohésion) sur les moyens que devront utiliser les individus...

Les poux, les puces, la vermine, les bactéries ( politiciens, patrons de grandes entreprises, loufiats du capitalisme etc ...) ont beaucoup évolués et sont devenus résistants à beaucoup de produits (votes, procès, manifestations, prud’hommes, pétitions etc ...)

Actuellement, on arrive à tuer les poux, par exemple, en les étouffants dans de l’huile ... c’est un procédé mécanique ... le produit "traditionnel" ne convient plus ...

Donc, pour ceux qui pensent y arriver en votant, en pétitionnant, en faisant des procédures ...en manifestant, c’est peine perdue ...

c’est mon avis, et je veux bien qu’on me démontre le contraire, à savoir porter à la connaissance de tous, des pétitions, des votes, des manifestations qui ont bouleversés l’ordre des choses ( depuis mettons une 30 taine d’années, date de la mutation des cloportes cités ci dessus) ...

HLVS

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