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Le Peuple comme nouvel ennemi systémique à traquer.

illustration : http://toutsaufsarko.googlepages.com/

Qui est constamment surveillé et menacé de toutes les sanctions de l’État dit de droit, sinon le peuple ! Aujourd’hui où l’obsession de suivre le citoyen à la trace se corse par toutes formes d’inventions mises au service des autorités qui fichent chacun de nous dans leur base de données, l’on oublie en fait que ce n’est pas pour notre sécurité dont l’État fait l’alibi de cette surveillance, mais celle des privilégiés constituant l’establishment ploutocratique que toutes ces mesures opèrent. Tout désormais est prétexte de filature systémique de l’individu : de la carte bancaire à la carte de crédit ; du cellulaire au GPS en passant par la caméra publique dans les rues, tous servis par des satellites, radars et antennes de plus en plus perfectionnés ! Jamais dans l’Histoire, l’« orthopédie sociale » (1) en temps de paix, n’a été aussi publiquement évidente, performante dans sa quête que j’appellerais « théocratique » d’omniprésence, cherchant à fignoler une ubiquité punitive-dissuasive, une perfection répressive-préventive ! Nous Vivons le stade crucial d’un système qui, tout en se proclamant démocratique, fait l’impossible pour corseter l’individu tant dans l’ignorance par la désinformation que dans la « rectitude » asservissante par la surveillance. Système d’un establishment hanté par ses injustices et obnubilé par ses peurs. La paranoïa est de fait la maladie inévitable, iatrogène de cet asile de fous généré par des agresseurs économiques, des cerbères idéologiques craignant constamment la contreviolence de leurs agressés. Apeurés, ils font tout pour faire peur ! Le syndrome du maître et du geôlier, effrayé de savoir qu’à n’importe quel moment l’esclave ou l’écroué peut briser ses chaînes et le tuer pour s’affranchir, semble être la croix de nos riches banquiers et PDG. Car pour la ploutocratie de droit divin maîtresse du mode économique et social dans nos démocraties factices, l’autonomie de penser des citoyens se concertant, constituerait un antibiotique à l’infection nosocomiale qu’elle a planifiée et qui sévit en ses mégapoles-hôpitaux où elle s’efforce de faire « traiter » tous les citoyens contre le mal de liberté latente en l’être humain, parce que potentiellement mortelle pour l’ordre de la cité.

Erreur de croire que les politiciens élus au pouvoir dans le système ploutocratique, sont des hommes ou des femmes, des humains réels ! Ce ne sont, pour la plupart, que des mirages ou automates de la ploutocratie qui écrit pour eux la diégèse, fait la mise en scène du spectacle dont ils deviennent les vedettes, les saltimbanques cossus. Rien que de tristes mirages enrichis, hologrammes héroïsés artificiellement pour la masse des zombis qui les votent et croient en eux ! A l’époque des monarques anciens, les rois qui avaient du caractère imposaient, malgré leur tyrannie féroce, un ordre qui venait d’eux et de leur cour. Aujourd’hui, le despotisme est masqué par les artifices de la "démocratie représentative", le vrai pouvoir étant entre les mains des quelques banquiers et PDG cachés par la kunée des structures. Et ces quelques maîtres du système financier mondial font de la politique une mimesis, magistrale mascarade où ils prédéterminent les scènes pour les vedettes politiques en mal de se faire un nom.

Les politiciens « droitistes » ou « gauchistes », pour la plupart tributaires de la Ploutocratie planétaire, savent bien qu’ils sont moins que rien, moins que l’ombre de leurs maîtres ploutocrates. C’est pourquoi, ils choisissent de traquer le peuple - dont le travail forcé et l’argent nourrissent les banquiers voyous, ces voleurs officiels du système libéral et PDG filous. Les milliards versés par le gouvernement aux crapules prodigues des banques et compagnies par ces temps de crise financière dont ils sont les seuls coupables, en est une nouvelle preuve flagrante et révoltante - tout en souriant au peuple, tout lui arguant de sécurité publique en violant l’intimité des citoyens le constituant. Surveillance de toute activité humaine et service abondant quasi sans restriction aux riches, voilà un cocktail qui s’appelle du despotisme déguisé, de la violence légalisée légale, mais illégitime et inhumaine du pouvoir. L’actuelle crise financière apprend à qui sait regarder et voir avec intelligence, que l’État appartient à quelques-uns (si restreints en nombre que ce n’est même pas une oligarchie) alors que toute la société d’une manière ou d’une autre, est asservie à cet infime groupuscule ploutocratique, ces maîtres du jeu macabre de la macroéconomie, deus ex machina, personnages toujours hors-champ, qui façonnent le faciès socioéconomique des peuples de la planète. On joue avec le système et se joue des masses et de leur émotion privée de recul. La liberté sociale des peuples ne peut advenir que par l’écartement de cette oligarchie tyrannique qui tire les ficelles de tous les gouvernements. Mais cela exige que les peuples soient humanisés et cessent d’être chose d’automation que l’on actionne par la cybernétique idéologique des grands médias, comme des machines actionnées par des boutons.
Mourir sans coup férir, est vil.

Comme je l’ai écrit une fois au sujet des cent cinquante mille fermiers qui se sont suicidés en Inde de 1997 à 2005 (2), quelque tragique et dramatique que soit le fait du suicide, je ne compatis guère au sort des victimes du grand saut fatal lorsqu’il est abandon de l’occasion de révolte qu’engendre le fait de refuser une vie asservie qu’une oligarchie impose par la violence criminelle des lois et structures injustes. Lorsqu’il advient de souffrances sociales liées à de graves privations pécuniaires dues aux politiques appliquées et non de maladies extrêmes et insupportables où il prend la forme insolite d’une euthanasie non médicale, le suicide est pusillanimité irrationnelle et honteuse. Pour combattre la détresse artificielle planifiée par la politique ploutocratique, il faut se révolter, livrer bataille aux esclavagistes, éliminer les bourreaux s’il le faut, imposer ses droits en s’organisant, mais jamais se suicider. De toute façon, celui qui est prêt à mourir pour la justice, doit mourir les armes à la main en affrontant et combattant jusqu’au bout. Car c’est là que la mort prend allure de résistance et de dignité. C’est là que le départ final de l’opprimé confronté à l’intolérable oppression, marque la grandeur d’âme et l’affirmation humaine. Vaut mieux mille fois être un trublion, un tueur pour ses justes droits que d’être un suicidé de l’oppression. Celui qui meurt au combat, a la gloire d’avoir fait face, mais celui qui se suicide devant l’injustice, qui choisit de mourir sans coup férir, est un indécent qui n’aide à aucune cause, surtout pas à une quelconque solution du sort des siens. Un déserteur de l’humanité abdiquant devant l’appel de cet attribut de liberté qui sied à la dignité de la nature humaine !

En cas d’oppression extrême, quand tout est épuisé et que le bourreau s’accroche comme une bête féroce sourde, sans état d’âme, et menace, il faut neutraliser l’agresseur mais pas se tuer en le laissant faire. Tel est le sens de la justice, telle doit être la foi de l’homme, cet être transcendant né pour la liberté, en son humanité.
Hélas ! Dans la société contemporaine surpolicée, surcontrôlée et constamment surveillée, société de désinformation paroxystique façonnant l’attitude permissive et la collaboration du grand nombre inconscient de sa mise sous contrôle, l’État ploutocratique peut compter sur ses endoctrinés aliénés pour poursuivre son agressive félonie contre la démocratie en sacrifiant les intérêts des immenses majorités !

Jamais la manipulation aisée des majorités via les simulations de protecteur public par le Moloch étatique n’aura été autant synonyme d’aliénation, ou plutôt comme je préfère dire, d’entraliénation, vu le double sens de l’aliénation allant de l’aliénant à l’aliéné, tous deux tarés dans le pathologique ludique de leur rapport, où les victimes consentantes s’identifient si bêtement et orgueilleusement aux intérêts sordides de leur sinistre et patibulaire victimaire.

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

1) Michel Foucault, in Surveiller et punir.

2) http://www.altermonde-sans-frontier...

COMMENTAIRES  

04/12/2008 09:45 par xéno

- Une citation tirée de l’Utopie de Thomas More (1516) :

L’indigence et la misère dégradent les courages, abrutissent les âmes, les façonnent à la souffrance et à l’esclavage, et les compriment au point de leur ôter l’énergie nécessaire pour secouer le joug.


Un sauvetage:Etats-Unis : un plan d’aide pour Citigroup

Les autorités fédérales garantissent 306 milliards de dollars sur les actifs de la banque, particulièrement touchée par la crise, en échange d’une entrée dans le capital.

- Une information : Le DAL condamné à 12 000 euros pour avoir installé un campement

- Une statistique (les instituts de sondages posent des questions bien étranges parfois) : 60% des Français craignent de devenir SDF

- La solution ! Citigroup va renégocier des prêts hypothécaires

A l’instar de plusieurs autres banques américaines, Citigroup a annoncé hier qu’il allait assouplir les conditions de ses prêts hypothécaires (subprimes).
NE VOUS ENDETTEZ PAS !
04/12/2008 10:12 par karkjooris

adhère pleinement à cette communication trés fine et lucide.cette lecture est à prolonger par la découverte d"un autre ouvrage à l(initiative de pièces et mains d’oeuvre (qui possèdent un site du meme nom)cet ouvrage terreur et possession enquete sur la police des populations à l’ère technologique, est percutant

04/12/2008 13:26 par à -nos-amis

"...celui qui se suicide devant l’injustice, qui choisit de mourir sans coup férir, est un indécent qui n’aide à aucune cause..."

C’est oublier un peu vite les contraintes du contrôle social et de la structure psychologique ancrée, dans le cas présent, sur une mentalité de castes.

Les gens égarés, partout, n’ont plus de repères leur permettant de penser par eux mêmes un discours recevable collectivement (non délirant). Ils ont en quelques sortes perdus leur culture dans le flot d’un discours (social, ethique & politique) dominant de la modernité. Celui-ci ne parvient pas, sinon difficilement, à franchir un palier, à s’établir à un niveau maîtrisable pour la conscience, dans une forme ou culture (un réel) à l’équilibre affectif, intelectuel, etc... puisqu’il est déterminé, à priori, par une dynamique du "progrès" qui n’est que celle d’un changement perpétuel ou "du plus" quantitatif, référence à une pure immédiateté : "demain il fait beau".

On ne change les choses qu’en changeant les idées qu’on a dans la tête, notamment en jetant son poste télé.

Michel A

05/12/2008 08:36 par Anonyme

Bla, bla, de donneur de leçons tenté par la violence pour se faire plaisir.

05/12/2008 13:04 par Xavier Lemay

Au grand théoricien du message anonyme 50932 qui vient de battre Monsieur Loty Malebranche par une nouvelle théorie non violente...

Félicitations, quel immense contradicteur et philosophe non violent tu es ! Ta plus belle théorie s’appelle bla bla, comme c’est élaboré ! Tu fais avancer l’analyse sociale, les connaissances humaines, la pensée libératrice ! Tu peux donc traiter un homme qui nourrit les autres de sa pensée de pervers en te projetant sur lui. "Blablabla", Propos que des ignares sans argument voudraient moqueurs lorsqu’ils tentent, par complexe d’infériorité, de ravaler ceux dont ils n’arrivent pas à la semelle. On voit bien le niveau théorique et humain de ce génie qui voudrait passer comme intervenant. Et en plus, comble de lâcheté dans l’imbécillité, le message est anonyme. Je suis sûr qu’un taré comme toi, tu ne donneras jamais ton vrai nom. Tu imiteras au mieux un nom d’emprunt, car tu sais que trop bête, tu ne peux opposer, idées contre idées car l’idée est à l’échelle de l’homme et non des choses viles de ton ressort. C’est toi le violent, grand génie analyste, par cette réaction légère, agressive, inassumée vu l’anonymat. Ce que l’auteur a dit, relève du bon sens élémentaire : Des gens qui subissent une injustice telle, comme ces fermiers indiens cités dans le texte, au point de se suicider, devraient combattre par tous les moyens ceux qui les écrasent. En tout cas, je ne sais pourquoi le Grand Soir laisse passer une connerie aussi vide et agressive d’un virus qui voudrait infecter ce qui est grand sur le site. Trop minable, trop convaincu de ton misérabilisme, pour tenter autre chose, tu passes toute ta vie à vouloir ternir le ciel. Le Christ nous dit de "ne pas jeter ses perles aux pourceaux". Heureusement, sur Le Grand Soir, bien des lecteurs peuvent apprécier les perles de Monsieur Loty Malebranche Camille.

De toute façon, les riches tyrans orduriers des structures qui pillent, tuent tout en profitant de l’ordre établi, de même que leurs domestiques, leurs hommes de main, leurs flagorneurs, leurs aliénés qui ne comprennent rien à rien sont toujours agressifs et accusateurs contre toute pensée de résistance et de combat face à leur ordre violent, criminel et inhumain qui écrase les majorités, les pauvres, les désarmés.

05/12/2008 13:14 par legrandsoir

"En tout cas, je ne sais pourquoi le Grand Soir laisse passer une connerie aussi vide et agressive d’un virus qui voudrait infecter ce qui est grand sur le site"

Parce qu’on aime bien lire les réponses...

05/12/2008 19:04 par à -nos-amis

Lire ? Je me demande si vous n’exagérez pas un peu...

Le message précédent est tout de même un peu exagéré, le commentaire de l’anonyme n’était certes pas très profond mais le mépris sous entendu de l’article pour des gens qui sont des victimes ne l’est pas non plus. Nous sommes dans l’existence agis autant qu’acteur, heureux ceux qui préservent leur identité et leur culture, car la Culture authentique n’est pas le lieu de l’uniformité mais de la diversité vivante : celle de la place propre unique attribuée à chacun de ses membres. Je ne vois pas comment on peut ne pas respecter la détresse d’un homme privé de cette place.
Andissac

05/12/2008 21:31 par CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

"Nous sommes agis", thèse élémentaire de la psychologie sociale. Vous ne nous apprenez rien. La psychanalyse, le behaviourisme le disent depuis si longtemps mais elles reconnaissent aussi que nous pouvons apprendre à créer l’action libre et à être proactifs, sinon à réagir de manière éclairée. Justement parce que nous sommes des consciences et non des choses. Montre-moi le mépris dont je fais montre quand je dis rejeter la solution du suicide de l’opprimé devant l’injustice subie et soutiens que celui qui est prêt à mourir contre l’injustice devrait le faire en combattant plutôt qu’en se tuant. Je le redis, le suicide de ces fermiers est vain, alors que leur révolte structurée, leur organisation face aux agresseurs, leur aurait ouvert des pistes nouvelles à eux et à leurs descendants. C’est donc vous, cher "à nos amis" qui, par sensiblerie et émotion, restez frileusement à la surface du sujet sans nullement l’approfondir à cause de vos idées figées sans doute devant la condition de la victime suicidaire qui pour vous devrait être prise en pitié lorsqu’elle abandonne ses possibilités de se défendre et de se révolter. Il est des cas où, isolé, la victime n’a point de recours mais des milliers de fermiers qui se suicident ne sont pas sans alternative s’ils s’unissent pour se défendre par des voies politiques et autres. Moi, je crois en l’homme en tant que conscience qui peut toujours s’affirmer voire nous étonner par des choix inattendus ! Vous, vous méprisez à ce point l’être humain que vous le croyez "seulement agis" au point de l’imaginer totalement sans dignité, sans capacité de révolte et d’affranchissement de soi.

06/12/2008 18:50 par URIA Jean-Pierre

L’anonyme c’est moi. Jean-Pierre URIA uriajp@free.fr.
Lorsqu’on me demande mon nom, je le donne toujours. Il n’y a pas de problème, il y en aura jamais.

Pour développer un peu sur mon commentaire, je dirai trois choses :

Je trouve simplement que le fait d’être désespéré n’a jamais apporté aucune légitimité à un combat. Il y a déjà beaucoup trop de désespérés qui commettent des meurtres absurdes avant de se suicider eux-mêmes.

D’autre part, je pense que le fait de se suicider, à un moment donné, ne donne pas d’indication sur la nature combattante d’un individu, au cours de sa vie.

Enfin, si je parle de bla, bla, c’est que je trouve que la facilité littéraire, si elle donne de la richesse, elle enlève de la précision. L’envolée lyrique peut être très belle, mais si elle n’est pas indispensable, je préfèrerais une épuration et une condensation, comme la recherche du mot exact pour un slogan. Par exemple, au dernier paragraphe je dirais : Causes et effets, deux combats pour un seul mal.

Voilà , sur cet article, je suis plutôt pour les questions posées mais plutôt contre les réponses tant sur le fond que sur la forme.

07/12/2008 07:04 par xéno

La lente transformation de la police en police d’état, de la justice en justice d’état, de l’éducation nationale, en enseignement d’état, se fait doucement pseudo-bavure après pseudo-bavure, pseudo-condamnation de bavure, après pseudo-condamnation de bavure, de l’épicerie corrézienne, aux chiens renifleurs gersois, en passant par les très parisiens journaliste, l’état entend faire sentir son omniprésence, car l’état entend se défendre, contre ce cancer toujours nécessaire (hélas !) que sont les électeurs car il faut que ça se sache "litlle bling-bling is watching you !"

09/12/2008 20:42 par Anonyme

j’ai deja écrit un petit texte mais apparemment il ne passe pas .
michelle.

09/12/2008 22:01 par legrandsoir

Quel texte ?

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