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Le QG terroriste d’Erdogan

29 août 2012

Des années durant, les autorités turques ont exercé des pressions diplomatiques sur les pays qui accueillaient les bureaux d’information de mouvements turcs ou kurdes d’opposition. Ces pressions ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux et à l’emprisonnement de leurs administrateurs.

Les sympathisants du mouvement de la gauche anti-impérialiste turque DHKP-C de Londres, Bruxelles, Paris ou Berlin en savent quelque chose.

Aujourd’hui, une organisation militaire syrienne, nommément l’Armée syrienne libre (ASL) qui utilise ouvertement le terrorisme pour parvenir à ses fins est accueillie à bras ouverts par le régime d’Ankara.

Elle y dispose d’un bureau d’information en bonne et due forme.

Son site officiel est : http://www.free-syrian-army.com

On y découvre que sa base principale (main base) est le Hatay, une province frontalière majoritairement arabophone qui accueille les réfugiés syriens.

Cette province dont la population s’inquiète de la militarisation en cours dans la région est devenue la plaque tournante de l’internationale djihadiste sous le regard bienveillant du régime d’Ankara.

L’ASL dispose par ailleurs d’une ligne téléphonique turque, le 00905369631274

Pour entrer en contact avec l’ASL, les nouvelles recrues peuvent également écrire à l’adresse suivante : 1freesyriaarmy@googlemail.com

Mais l’ASL en Turquie n’a pas que pignon sur rue. Elle a même le pouvoir de faire interdire des manifestations pacifiques en Turquie.

Dans les colonnes du quotidien Libération (5 août 2012), un militant des droits de l’homme connu et actif à Antioche dénommé Ilyas Oruç a déclaré, médusé : « Nous n’avons pas pu organiser un meeting contre la guerre en Syrie à cause de l’Armée syrienne libre [ASL, ndlr]. Le directeur de la sûreté m’a dit qu’il ne pouvait pas assurer notre sécurité du fait des militants de cette armée qui vivent dans les camps de réfugiés tout au long de la frontière turco-syrienne ».

Par ailleurs, de nombreuses familles alaouites de cette même province soupçonnées de sympathies envers le gouvernement syrien disent avoir été menacées d’extermination par des miliciens de l’ASL.

Ankara avec Al Qaïda contre Assad

Ces dernières semaines, les autorités turques ont multiplié les provocations à l’encontre de la Syrie. Des actes terroristes visant des personnes et des biens en territoire syrien ont été préparés au vu et au su de l’armée turque.

Comme le révèle le journal turc Yurt, des véhicules immatriculés en Turquie ont été utilisés dans un récent attentat commis par l’ASL dans le village syrien de Sabanli où huit soldats syriens ont perdu la vie.

Sur des images vidéo envoyés au quotidien turc (http://www.yurtgazetesi.com.tr/gundem/katliami-yapan-teroristler-turkc...), on constate que l’un de ces véhicules utilisé dans cet attentat, un camion, portait l’inscription en turc "Allah Korusun" (Que Dieu protège). Autre détail saisissant, les auteurs de l’attentat parlent tous un turc sans accent.

Début août, l’avocat des militants turcs d’Al Qaïda en Turquie Me Osman Karahan est mort armes à la main à Alep.

D’autres militants de la branche turque d’Al Qaïda, responsables de la mort de 57 citoyens turcs dans les attentats d’Istanbul de 2003 combattent actuellement dans les rangs de l’Armée syrienne libre (ASL).

Deux d’entre eux au moins (Metin Ekinci et Baki Yigit) ont été tués dans des affrontements avec l’armée gouvernementale syrienne à Alep.

Officiellement, Ekinci était recherché par la police turque. Mais comment comprendre que Baki Yigit n’ait fait que six ans de prison pour avoir participé à un massacre alors que des centaines d’étudiants de gauche sont condamnés à plusieurs dizaines d’années de prison et torturés sauvagement pour avoir déployé un simple calicot demandant la gratuité de l’enseignement ?

On peut difficilement croire que les autorités turques ignorent la mobilisation des terroristes de la branche turque d’Al Qaïda en Syrie d’autant plus que les habitants de la province du Hatay témoignent de la présence anormalement élevée de ressortissants tunisiens, libyens ou tchétchènes à la frontière turco-syrienne.

Manifestement, comme la France et l’Arabie saoudite, la Turquie aussi aime ses djihadistes lorsqu’ils s’en vont combattre en Syrie.

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