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Macron n’est pas un président légitime

Dans un entretien télévisé, après l’élection présidentielle, un journaliste demanda à Jean-Luc Mélenchon s’il considérait Emmanuel Macron comme un président « légitime ».

Jean-Luc Mélenchon répondit (je cite de mémoire) « bien entendu, nous sommes républicains, et nous reconnaissons le verdict des urnes »

Je ne suis pas d’accord avec cette analyse.

Le verdict des urnes est un verdict légal, il n’est pas nécessairement légitime. Les mots ont un sens, et légalité ne veut pas dire légitimité.

La légitimité est la « Qualité d’un pouvoir d’être conforme aux croyances des gouvernés quant à ses origines et à ses formes (Dictionnaire Larousse) »

Elle est « la conformité à un principe supérieur qui dans une société et à un moment donné est considéré comme juste. La notion de légitimité ne recouvre pas celle de légalité qui est plus restreinte et qui caractérise ce qui est seulement conforme à la Loi. La notion de légitimité est contingente de la culture ; la légalité s’apprécie en fonction du droit positif. Dans le langage quotidien, ces notions sont souvent employées l’une pour l’autre. Ce qui est légal est-il nécessairement légitime ? (Dictionnaire du droit privé) »

Emmanuel Macron est (éventuellement) le président légal, cela signifie qu’il a été élu selon les prescriptions de la loi électorale.

La légitimité, contrairement à la légalité, exige l’adhésion populaire. Cette adhésion ne peut s’obtenir sans le respect de quelques principes fondamentaux.

Le premier de ces principes est l’égalité des chances. Or ce principe a été plus que bafoué bien avant les élections.

Ainsi, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a décidé que les candidats aux élections n’auraient pas droit à l’égalité des temps de parole ni à l’égalité des temps d’antenne. Les temps accordés seraient calculés en fonction de « l’équité ». Pour être bref, un candidat qui bénéficie d’une large audience aura plus de temps de parole et d’antenne qu’un candidat peu connu de la population. Peu importe si tel ou tel candidat a quelque chose d’intéressant à proposer ; ce qui compte c’est sa notoriété [1].

Ainsi, les candidats « Les Républicains » (LR) et ceux du Parti socialiste (PS) se partagèrent la part du lion du temps sur les ondes. Des candidats comme Jean-Luc Mélenchon ou François Asselineau, qui avaient des propositions alternatives qui méritaient d’être portées à la connaissance des électeurs et débattues n’ont pas eu la possibilité de s’expliquer suffisamment.

Un candidat a bénéficié d’une exception notoire ; c’est bien Emmanuel Macron. Voilà un candidat sans parti, sans appareil politique, tout simplement conseiller à la Présidence de la République puis ministre, qui n’a pas de projet, qui se dit de droite et de gauche sans s’expliquer sur ce qu’est la droite ou la gauche, qui squatte toutes les antennes, qui fait parler de lui tous les jours dans la presse et sur les ondes, et pour dire quoi ? Qu’il gouvernera par ordonnance … c’est-à-dire qu’il ne dit rien.

Mais Macron est le candidat des banquiers et des financiers. Or ceux-ci possèdent plus de 90% les chaines télévisées d’information et presque toute la presse écrite. La stratégie de cette mafia qui pille la France était de faire le marketing de leur candidat comme on fait celui d’une savonnette ou d’un produit de nettoyage.

S’il est injuste qu’un candidat ne puisse pas avoir accès aux médias simplement parce qu’il n’a ni parti ni formation politique, il est anormal qu’Emmanuel Macron ait pu avoir plus de temps d’antenne que François Asselineau, Nicolas Dupont-Aignan ou Philippe Poutou.

Jean Luc Mélenchon a su contourner ces obstacles en utilisant les réseaux sociaux et Internet.

François Asselineau n’a pas su faire de même.

Tous les jours, tous les médias à l’unisson vantaient les mérites exceptionnels et sensationnels d’Emmanuel Macron. Ce candidat n’avait pas besoin de temps d’antenne ; tous les jours, sur toutes les chaines, les journalistes aux ordres chantaient ses louanges. On aurait cru une messe permanente où l’idolâtrie du sauveur espéré le disputait à la haine de tout ce qui est social ou de gauche.

Un grand nombre de journalistes a perdu son honneur dans cette campagne électorale. Les exemples sont trop nombreux pour être cités ici. On peut consulter à ce sujet le site « Observatoire de la propagande et des inepties anti-Mélenchon [2] », ou tester un site ludique (quiz médias) qui teste votre dépendance à la propagande des médias [3].

Il s’agit, comme l’indique le site quiz médias, de « dénoncer la violence médiatique contre notre mouvement (La France Insoumise) et les personnalités qui le représentent, ce n’est pas une "stratégie de victimisation" : c’est simplement faire le constat que la presse est de fait, pour nous, un adversaire politique. Cet intérêt pour les médias n’est donc pas de se présenter en martyrs des journalistes. Il s’agit plutôt de pointer les mécanismes qui font d’eux non pas le "quatrième pouvoir", mais bien la "deuxième peau du système", en nous empêchant de penser hors du cadre dans lequel nous évoluons. Ce petit jeu tente, sur la base de l’immense travail de l’OPIAM, de faire réfléchir par l’humour aux prises de position, injures et hypocrisies de cette presse qui ne veut pas s’admettre comme militante ».

Dès le départ, la stratégie des médias, mercenaires du MDEF était la suivante :

1/ Faire du « Mélenchon bashing » à tout prix, et le présenter comme un dangereux dictateur totalitaire, un communiste au couteau entre les dents,

2/ Présenter Marine le Pen et le Front National comme l’alternative fasciste à la France Insoumise

3/ Limiter au maximum l’accès des autres candidats aux médias, surtout François Asselineau.

4/ Présenter Emmanuel Macron comme le sauveur de la France.

On sait d’une part que moins de dix milliardaires contrôlent plus de 90% des médias français. Ceux-ci ont mis au pas les journalistes et en ont fait de méprisables mercenaires, des jihadistes du MEDEF, toujours aux ordres, adeptes de l’autocensure.

Il est utile de rappeler ici le sort de Natacha Polony licenciée de partout où elle travaillait, elle qui est tout sauf une marxiste-léniniste acharnée ou une chaviste convaincue. Elle a tout simplement dit que les médias ont manipulé l’opinion, et que le parti socialiste avait lâché son candidat élu par les militants du parti, pour soutenir Macron, le serviteur dévoué de Pierre Gattaz, Dassault et Patrick Drahi, des milliardaires qui d’ailleurs le payent pour son dévouement.

Un des piliers de la démocratie est la neutralité des médias, et la déontologie du journalisme exige qu’un journaliste soit impartial. Aucune chaine de télévision et aucun titre de presse majeur n’a été neutre, et la majorité écrasante des journalistes ont été de véritables serpillères sur lesquelles les partisans du pouvoir financier se sont essuyé les pieds. Tout ce beau monde a appliqué consciencieusement la stratégie du MEDEF résumé plus haut.

L’égalité des chances n’a pas été assurée. La campagne électorale a été dévoyée.

On a observé par ailleurs que la campagne électorale d’Emmanuel Macron disposait de fonds énormes pour assurer sa promotion. Or les partis politiques disposent d’aides de l’état. Ces aides sont peu ou prou proportionnelles au nombre d’élus de ce parti ou au nombre de voix obtenues lors des élections. Or La République En Marche (LREM) n’était même pas un parti, mais seulement un « mouvement », EN MARLCHE (EM). S’il est interdit aux particuliers de financer abusivement un parti, est-il interdit de financer un mouvement ?

Les sources du financement de la campagne électorale d’Emmanuel Macron n’ont jamais été dévoilées.

Quoi qu’il en soit, on sait qu’Emmanuel Macron a été un serviteur zélé de la banque Rothschild, dans ces conditions, il n’est pas nécessaire de se poser de questions sur l’origine du financement suspect et occulte de sa campagne électorale.

Or le résultat d’une compétition électorale n’est légitime que dans l’égalité des moyens et la transparence des financements.

L’élection présidentielle a été marquée par une absence de loyauté et un manque d’intégrité. Pourquoi les malversations de François Fillon ont-elles été révélées au public avant l’élection, alors que c’est seulement après celles-ci que furent connus les détails financiers du voyage d’Emmanuel Macron aux Etats-unis ? Voyage aux frais du contribuable, alors que ce voyage n’avait rien à voir avec une fonction officielle quelconque, et que son but était de rassurer les financiers et les assurer de sa docilité financière et politique ?

Ces observations, sommaires, permettent de conclure qu’Emmanuel Macron n’est pas un président légitime. Il est peut-être le président légal, encore que cette légalité est entachée de graves entorses.

Le résultat du premier tour des élections présidentielles était le suivant :

Candidat Votes (%)
Emannuel Macron 24,01
Marine le Pen 21,30
François Fillon 20,01
Jean-Luc Mélenchon 19,58

Il s’agit là des principaux courants politiques en France. On observera tout d’abord que le total (Emmanuel Macron, François Fillon) représente quelque 45% des votes ; ces deux mouvements sont les seuls à vouloir appliquer et durcir la loi dite « Loi Travail » imposée par le gouvernement de françois Hollande et voulue par les instances dirigeantes de l’Union Européenne le MEDEF et les banquiers.

La politique d’Emmanuel Macron n’a pas de soutien majoritaire dans le pays.

Il faut maintenant observer que le mode de scrutin majoritaire à deux tours constitue une pratique inique, elle-même illégitime.

En effet, en dépit de la répartition des votes du premier tour des élections présidentielles, la représentation des mêmes mouvements à l’Assemblée Nationale est la suivante :

Mouvement Candidat Votes (%) Sièges Sièges (%)
LREM Emmanuel Macron 24,01 350 60,66
FN Marine le Pen 21,30 8 1,39
LR François Fillon 20,01 136 23,57
FI Jean-Luc Mélenchon 19,58 17 2,95

Ainsi, avec 24% des votes, LREM obtient 350 sièges et avec 21% des votes, le FN n’en obtient que 8.

Cette distribution ne représente pas la réalité du pays.

En quoi alors cette répartition est-elle légale ? Et pourquoi serait-elle légitime ?

Voilà pourquoi il faut se battre sur les terrains de la légitimité d’Emmanuel Macron et sur la légalité du mode de scrutin.

Macron, son projet et le fascisme rampant

Le fascisme est l’alliance de l’état et des puissances financières et industrielles, contre les citoyens.

Il entrave la liberté d’opinion, achète la presse, corrompt les syndicats, réprime les grévistes, supprime le droit du travail et capte tout l’argent disponible à son profit.

Il utilise l’esclavage par l’appauvrissement, l’ubérisation des métiers et le chantage au chômage pour asservir le peuple.

Le projet de Macro est un véritable retour à l’époque de Balzac. C’est un véritable coup d’état contre la société française tout entière. Les capitalistes, avec leur absence de vision et leurs calculs à court terme ne voient pas que l’appauvrissement du peuple se traduira par moins de demande, moins de production moins de bénéfices. Ils ne comprennent même pas que c’est un cercle vicieux ; la baisse de la demande entraine la baisse de la production, qui entraine la hausse du chômage, ce qui provoque une nouvelle baisse de la demande.

La clé de voûte de ce projet est le durcissement de la loi dite « Loi Travail ».

Le premier but de cette loi est de permettre aux entreprises de définir les règles du travail par une négociation directe avec les salariés. Ainsi, la règle locale prévaudra sur la Loi de la République. Ce qu’Emmanuel Macron appelle « la libération du travail » ou « le dialogue en entreprise » ne sont que des enfumages ; le travail libre dans une entreprise libre, c’est un renard libre dans un poulailler libre. La compétition entre entreprises concurrentes provoquera inévitablement la baisse des salaires, puis la basse de la demande, et plus encore de chômage.

Le second but est de détruire la représentation syndicale par la fusion des différentes instances de représentation du personnel ; délégués du personnel, comité d’entreprise, comité d’hygiène, sécurité et des conditions de travail. Ceci devrait entraîner une baisse de 35% à 50% des élus du personnel, c’est-à-dire plus de possibilités pour les abus et plus de 40% d’heures de délégation en moins.

Il est inutile de détailler ici les autres aspects de cette loi, qui sont largement présentés et commentés dans les médias.

La conséquence inévitable de ce coup d’état qui n’est pas seulement social comme l’a dit Jean-Luc Mélenchon, mais aussi politique, sera l’explosion de troubles sociaux et de révoltes populaires. La rue sera le seul lieu d’expression de la volonté de la majorité des Français.

On sait que le système capitaliste, faute de pouvoir répondre aux exigences populaires par la démocratie et le dialogue, recourt à la violence et tente de rétablir l’ordre par une dérive fasciste. Voilà ce qui explique pourquoi Emmanuel Macron veut inscrire les règles de l’Etat d’Urgence dans le droit commun, au prétexte de combattre le terrorisme. La réalité est que le système Macron, et avant lui le système social-démocrate de Hollande on besoin du terrorisme pour mater l’opposition populaire et faire que la loi d’exception devienne la norme, ce qui permettra d’interdire les manifestations, briser les grèves et éventuellement arrêter les dirigeants populaires trop agités.

"La France en Marche", une affiche pétainiste

Que faire ?

Avant d’aborder cette question, il est utile de rappeler une expérience précédente ; celle du « contrat première embauche » (CPE) voulu par Domminique de Villepin, alors Premier ministre.

La loi avait été votée. Mais elle n’a jamais été appliquée du fait de la résistance populaire dans la rue. L’opposition populaire était majoritaire et elle a fait avorter cette tentative destructrice.

Manifestation contre le CPE (Nantes)
Manifestation contre le CPE (Rennes)

Il faut donc rappeler à Emmanuel Macron qu’il n’est pas légitime, que la légalité de son élection est douteuse, et qu’il n’a pas la majorité populaire de son côté.

Il faut ensuite réaliser que la majorité des médias sont des ennemis de classe. Il faut donc les combattre partout, et ne pas se contenter de déclarations à une presse qui ne les publiera pas ou les tronquera, ou de sites web que les gens n’ont pas toujours le temps de lire.

Il faut une action militante qui unira les travailleurs, les jeunes, les chômeurs et les précaires partout en France :

En premier lieu, occuper le CSA, pour imposer le droit à des temps de paroles suffisants, et s’opposer au parti pris de ses membres qui au départ étaient des journalistes au service des médias et de leurs propriétaires.

En second lieu, exiger un droit de réponse à toute critique ou mise en cause des actions syndicales, cette fois par l’occupation des locaux des studios de télévision. Il n’est pas nécessaire de manifester pendant le journal télévisé ou pendant un débat, il est tout à fait possible de manifester dans les émissions de divertissement qui reçoivent du public.

En troisième lieu faire de même aux sièges des journaux, tels que le Figaro, Libération les échos ou le Monde, ou des doctes analystes déversent tous les jours des incantations contre les travailleurs et se répandent en éloges d’un système qui condamne toujours plus de français au chômage et à la misère.

En quatrième lieu, organiser intelligemment des grèves bloquantes. Faire une journée d’action en appelant à la grève générale ne sert à rien, puisque tout redevient normal le lendemain. De même une grève dure et prolongée dans telle ou telle entreprise appauvrit inutilement les grévistes qui finissent par céder, puisqu’ils n’ont pas suffisamment de revenus pour tenir.

Il faut, comme le dit le Front Social, paralyser le pays, par des grèves tournantes aux points névralgiques de la production [4].

En cinquième lieu, organiser des manifestations périodiques, même avec peu de manifestants, mais dans des endroits différents à chaque fois.

En sixième lieu, dénoncer les mercenaires du capitalisme et les syndicats de jaunes, qui sont en réalité des briseurs de grève. Il ne s’agit pas bien sûr d’échanger des injures, mais d’analyser et critiquer publiquement la position de chaque syndicat qui se prête à la compromission sous couvert de « négociations » ou d’accords « gagnants-gagnants ». Je pense surtout à la CFDT qui, comme on dit, négociera le poids des chaînes lorsque le gouvernement rétablira l’esclavage.

En dernier (?) lieu, organiser la riposte de manière à ce qu’elle soit générale, permanente et souple. Il ne faut pas que des grévistes se sentent seuls, il faut qu’ils sachent qu’après une grève courte ici et aujourd’hui, d’autres camarades poursuivront leur action ailleurs et demain. Pourquoi une grève seulement dans une usine menacée de plan social ? Au contraire, une menace de plan social doit entraîner des grèves ailleurs, surtout chez les fournisseurs et les clients de cette usine.

Les défaites du monde du travail sont la conséquence du manque de solidarité.

C’est nous qui sommes majoritaires dans le pays, et c’est les travailleurs qui détiennent les clés de la production et de la valeur ajoutée.

Pour paraphraser le pape Jean Paul II : n’ayons pas peur.

Tarek EZZAT
02/08/2017

Note

Les autres dispositions et conséquences du projet de Loi Travail sont les suivantes :

- Une entreprise pourra faire un plan social sans avoir de difficultés économiques

- La durée maximale du travail de nuit sera augmentée

- Moins d’indemnités pour les accidentés du travail licenciés

- La durée du congé en cas de décès d’un proche n’est plus garantie par la loi

- Les changements de dates des congés payés seront possibles au dernier moment

- En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homme sera plafonnée.

- Les 11 heures de repos obligatoire par 24 heures pourront être fractionnées

- Une mesure pourra être imposée par "référendum d’entreprise" contre l’avis contraire de 70% des syndicats

La fusion des différentes instances de représentation du personnel ; délégués du personnel, comité d’entreprise, comité d’hygiène et sécurité. Ceci devrait entraîner une baisse de 35% à 50% des élus du personnel, c’est-à-dire plus de possibilités pour les abus et plus de 40% d’heures de délégation en moins.

[1] http://www.numerama.com/politique/235047-presidentielle-comment-fonctionne-le-temps-de-parole-des-candidats.html

[2] https://opiam.fr

[3] https://la-physis.fr/jeu-medias/index.html

[4] https://blogs.mediapart.fr/jean-marc-b/blog/280717/lettre-du-front-social-aux-organisations-syndicales-associations-fronts-de-lutte/commentaires

 http://perspectivesnouvelles.blogspot.fr/2017/07/macron-nest-pas-un-president-legitime.html

COMMENTAIRES  

07/08/2017 22:18 par Roger

Je souscris, c’est parfaitement argumenté.
Désormais le thème de la différence entre légalité et légitimité est dans l’air (on l’a vu avec l’optimisation fiscale, l’enrichissement de Ferrand, celui de Péricaud, les salaires hallucinants des PDG, le népotisme des élus, etc...).
Comme tous ces gens là sont persuadés de la normalité de leurs "avantages", ils sont engagé insidieusement dans un processus de corruption inconscient...mais c’est bien de cela dont il s’agit : la corruption passive par l’acceptation d’avantages légaux mais injustifiables, donc illégitimes. Philosophiquement insoutenable, cf :https://www.youtube.com/watch?v=yAg7xq2IBL0
Traquons les au-delà des quelques amuses-gueules soulevés par la "Canard".

07/08/2017 23:00 par irae

Légitimité ?
Trop de questions en suspend rapidement évacuées :
- quels généreux donateurs ?
- combien ont-ils donné ?
- utilisation des moyens du ministère des finances avant candidature ?
- Ubifrance et le one man show de Las Vegas ?
- déclaration de patrimoine 200 000 euros seulement ?
- précédente expérience du pouvoir ?
- précédentes réalisations ou réussites professionnelles ?
Quelques réfléxions :
- médias excessivements complaisants et unanimes,
- sondages louangeurs,
- dénigrement unanime du seul programme valable,
- valorisation de l’épouvantail utile,
- manoeuvres flambitesques,
- ralliement ventre à terre du ps, de eelv, des rdg, des centres, d’une partie de les lr,
- vacuité du discours pour un enfant de la com (programmation laborieuse),
- fausses bonnes idées irréalistes (ni gauche ni droite) faussement innovantes (révolution conservatrice de droite au final).

La morale de cette histoire :
- la séduction c’est superficiel et bon pour les moutons,
- Une mention spéciale à tous les médiacrates et sommités politiques tellement clairvoyants, tant chaque journée apporte son lot d’améliorations de la vie quotidienne du plus grand nombre. Avec eux on est tranquilles le pire est toujours assuré.

08/08/2017 09:47 par Assimbonanga

Je suis d’accord avec beaucoup de choses de cet article mais je ne suis pas d’accord avec son entrée en matière que je trouve tendancieuse, biaiseuse et de mauvais esprit. Certes, Macron a pris le pouvoir avec des moyens déloyaux et fieffés et il a su profiter des lacunes intellectuelles d’un peuple paresseux trop occupé à ses consommations et négligent de ses devoirs politiques...
Je qualifierais donc Macron de président contesté, contestable et peu aimé. Le qualifier d’illégitime nous entraînerait sur une pente déplorable à la façon des fachos vénézuéliens ou à la façon de la droite française (LR + manif pour tous) contre Hollande qui dès le lendemain de son élection était démangée de le renverser. Lorsque quelqu’un est élu, on est bien obligé d’accepter ce verdict sinon c’est le chaos permanent !
En revanche, ben oui, dénoncer et démontrer comment un petit bonhomme roué peut être porté au pouvoir par une presse appartenant à la bien-pensance capitaliste, oui. Il faudrait que le peuple se réveille et se mette à comprendre comment ça marche. Le peuple a sa part de complicité, par négligence et par sa crédulité aux injonctions médiatiques.

08/08/2017 19:00 par chapes

URGENT ! UN AUTRE MONDE QUE LE CAPITALISME EXISTE...
Mis à jour le 3 août 2017
L’état du monde est grave, délétère et dangereux
Les dirigeants d’au moins 80 pays* après tant de Nations et de peuples agressés par eux, s’en sont pris à la Syrie, dès 2011, par la pratique terroriste. Terrorisme, qu’ils ont créé de A à Z dans toutes ses versions, qu’ils ont armé, auquel ils ont recours. Certains dirigeants parmi eux, ont au moins entériné ces faits. Tous sont couverts, par pratiquement tous les pouvoirs et les organisations politiques existants*.
Des preuves :
*https://www.google.fr/?gws_rd=ssl#q=Les+dirigeants+d%E2%80%99au+moins+80+pays+apr%C3%A8s+tant+de+Nations%2C+de+peuples%2C+de+dirigeants+agress%C3%A9s%2C+s%E2%80%99en+sont+pris+%C3%A0+la+Syrie+d%C3%A8s+2011%2C+par+la+pratique+terroriste+incluse
**https://www.google.fr/?gws_rd=ssl#q=les+22+pr%C3%A9sidents+africains+assassin%C3%A9s+par+la+france+depuis+1
Les prémisses du marasme contemporain, sont inscrits dans les assassinats des 22 dirigeants africains, commandités, non par la France** mais par ses dirigeants successifs. Le général de Gaulle a été l’initiateur, entre autres forfaitures, de la Françafric et des « Escadrons de la mort de l’école française » (à constater dans Google), dans le cadre favorisé par notre 5ième république de coquins. Toujours dans le but d’enrichir sans cesse les plus riches, aux dépens des populations, de plus en plus exploitées, appauvries, y compris décimées !
La France elle-même, est toujours plus saignée, malmenée... Quant aux populations africaines, voyez les dits migrants, ce ne sont autres pour l’essentiel, que des populations chassées par les guerres de rapines des ressources du pétrole, de l’uranium, des diamants... guerres menées par nos dirigeants, appuyés par le terrorisme, le terrorisme qui a été créé et qui est armé encore de nos jours, quoi qu’il en est dit, par ces diaboliques corrompus, qui ne sont nul autres que de sanglants et tristes sires de l’horreur !
Il y a eu toutefois mauvaise appréciation de leur part, des os sérieux ! En effet, concernant la Syrie, cela ne se passe pas du tout comme la racaille l’espérait.... Les os sont la Russie dont le valeureux V Poutine, l’Iran, les Kurdes syriens, le Hezbollah libanais, munis de leurs grands chefs, la Syrie, son peuple et ses dirigeants, avec son remarquable excellent Président Bachar al Assad.
Concernant le Venezuela, considèrerons aussi son excellent chef d’Etat Nicolas Maduro. Ne soyons pas impressionnés, par les aboiements des médias, serviteurs exclusifs de ceux qui cherchent à instaurer le chaos dans ce pays, dans le but de s’emparer de ses richesses, dont de son pétrole. C’est essentiellement ce qu’ils veulent et ce à quoi ils parviennent hélas encore trop souvent ; Partout où il y a des profits estimés possibles selon les critères du gangstérisme capitaliste, celui-ci cherche à s’emparer du pouvoir par les pires moyens, par le terrorisme y compris, qui est exclusivement la création, l’armement, la protection, le maintien dans le temps, et la pratique courante du capitalisme. Dont le pouvoir ne conduit et ne sert qu’à exploiter et à détruire les ressources, humaines incluses, et la vie en général. Voir l’état de notre planète, là où s’exercent son talon de fer et de feu, ses crimes et ses horreurs !
Mettons les choses au clair, il ne s’agit nullement de notre espèce, de la nature humaine en général, mais d’une catégorie parmi elle, qui est encore fortement imprégnée de nos origines animales, Cette catégorie ne cédera que par l’intelligence positive, armée de la force organisée. N’est-ce ce que l’histoire a démontré ?
Dans cet air de plus en plus malsain et pollué, de plus en plus de dirigeants valeureux unis à leurs peuples, émergent et sont à venir. N’en doutons pas, l’avenir n’est pas pour le capitalisme. Voyons-le clairement, dans ce contexte mondial délétère accéléré, le capitalisme, accapareur, exploiteur et destructeur des ressources et de la vie, par la pratique terroriste incluse, perd rapidement de plus en plus son audience.
De ce fait, ses tenants essentiels, sont effectivement capables, de provoquer des guerres, et même une guerre mondiale, ils en ont été grandement coutumiers depuis Thermidor, par leurs larbins interposés, tel par exemple l’Etat français*, ou même directement. Un moyen évident d’éviter actuellement la guerre, c’est de ne pas tourner autour du pot en protégeant les coupables, leurs crimes et leur criminalité, comme cela est actuellement, Il est donc indispensable de désigner nommément le système coupable, qui n’est autre que la capitalisme, d’expliquer clairement ce qu’il est, pourquoi et comment il est parvenu à être ce qu’il est, et à faire ce qu’il fait. Il est indispensable aussi de montrer aussi ce qu’il y à faire et comment le faire pour remettre la situation dans le bon ordre.
Il est évident que le Marxisme a là un rôle irremplaçable à jouer. Au vu par exemple en France, de tous les partis, qui ont accompagné systématiquement la grande dégringolade, qui s’est soldée par la mise en selle du président Macron, nul autre qu’un représentant jugé qualifié, pour défendre exclusivement les intérêts du capitalisme, ceci pour et par le pire en cours et à venir, à l’encontre de la population et de la Nation française, qu’il cherche à finir de rayer pratiquement de la carte, en la soumettant à une Europe, qui est un, parmi les horribles sous-ensembles de l’horrible Nouvel dit Ordre Mondial.
Il est grand temps pour les peuples, de dénicher et de mettre en selle, leurs propres responsables et organisations politiques : Avec la droite, les dits socialistes, leurs variantes, dont pour la France les débris du PCF, leurs extrêmes incluses, le peuple a vu et il voit*, il subit, et il trinque, stop !
Pour accéder au contenu des liens ci-dessus : Sélectionner celui choisi, puis faire un copie, et coller dans la barre des tâches : https//....
* Le peuple français commence à voir Macron à l’œuvre. Il a été effectivement mis en selle, par ceux qui ne cherchent qu’à accélérer les processus négatifs en cours, décrits en partie ici

08/08/2017 22:18 par irae

Le qualifier d’illégitime nous entraînerait sur une pente déplorable à la façon des fachos vénézuéliens ....

Sans aller jusqu’à en appeler au petit Larousse illustré illégal et illégitime ne sont pas synonymes. Même si dans la bouche d’un médiacrate tout se vaut.
Si l’ élection est bien légale surtout si on ne creuse pas trop reste que le type est pourvu de peu de légitimité pour toutes les raisons déjà exposées dans l’article. Que ces raisons soient liées au personnage en lui-même ou aux moyens dont lui seul a pu disposer. Il y donc eu une rupture importante dans l’égalité des chances des candidats ou plus exactement des programmes ce qui dans d’autres circonstances serait légalement pénalisable.
Pour être légitime il eut fallu une véritable action efficace dans ses précédentes fonctions publiques ou politiques, une élection remportée sur ses seules qualités conceptuelles (un vrai programme original et pas un fourre-tout d’idées piochées à gauche et à droite usées jusqu’à la trame) ou de conviction et pas sur des moyens de communication impressionnants et à la limite des pires démonstrations du showbiz (textos de consignes envoyés en direct au public par exemple).

09/08/2017 09:54 par Assimbonanga

Un endroit où on attend Macron dans sa "légitimité", c’est sur ce cas de bateau affrété par des fachos pour sillonner la méditerranée contre les réfugiés.
Monsieur Macron s’est présenté au suffrage de nombreux électeurs afin d’être un rempart contre la vague brune bleu marine. Alors ? Résultat ? S’est-il précipité pour faire arraisonner le bateau de fachos ? S’est-il engouffré sur la scène européenne pour faire coffrer ces inhumanitaires ?

09/08/2017 10:11 par Assimbonanga

Le remède à Macron, c’est l’éducation populaire. Il va falloir commémorer dignement la Révolution russe. C’est un gros boulot. On ne peut pas vraiment compter sur l’officialité pour ça... On voit comment l’officialité a omis de commémorer les 70 ans de la sécu et comme aucun médecin n’est capable de savoir qui est Ambroise Croizat...
L’Histoire doit être enseignée, transmise, propagée. La Révolution Russe et la Commune de Paris ne le sont pas assez. Ce sont nos socles. Mais c’est le passé. Il faut savoir où sont aujourd’hui les héritiers des résistants. On dirait qu’ils ne sont pas à Ensemble...
Je dirais qu’on les trouve dans les ZAD, à ATTAC, à Alternatiba. Et quant aux banlieues, je n’ai pas la moindre idée des mouvements sociaux qui les animent. Il y en a forcément ?
Comme Ruffin, je rêve d’une jonction entre les "éduqués" militants petits bourgeois et les oubliés du capitalisme, victimes de la précarité et du racisme.

Quel est le rêve du pauvre ? Devenir footballeur milliardaire ? N’y a -t-il plus d’utopistes idéalistes ? S’il n’y en a plus, alors Macron est légitime !!!

09/08/2017 10:13 par Assimbonanga

Un dernier truc : Mélenchon c’est pas la pythie de Delphes. Faudrait peut-être arrêter d’en attendre des oracles et des prophéties.

09/08/2017 10:48 par irae

Je plains ceux qui se cherchent des prophètes et autres leaders charismatiques dont la dangerosité a été largement illustrée. En ce qui me concerne un programme solide et cohérent me suffit amplement et admets parfaitement la faillabilité de notre espèce.

11/08/2017 13:39 par Delahaye

Et Melenchon élu aurait il été plus "legitime" ?Votre raisonnement reste très spécieux et surtout entaché de colère partisane.

12/08/2017 10:13 par irae

Bien sûr le test d un programme libéral de plus c’est tellement plus glamour.
Et donc vous eussiez vu qui vous qui êtes non partisan (e) serein (e) ?

12/08/2017 15:12 par babelouest

Irea, un programme dit "libéral" est nécessairement une chose terrible. Vous ne ressentez pas ainsi ? La liberté commerciale est hélas le plus mordant contre les simples apporteurs de bien-être à tous.

13/08/2017 10:19 par irae

Mon "glamour" se voulait ironique.

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