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« Manu », ou le jupitérisme en danger.

Il est là, au premier rang, le jeune collégien, cheveux longs et visage d’ange. Le président serre des mains ; « Tocamanetas », on dit chez moi. Il le fait pour marquer des points... Après le président jupitérien, le « Manu » de proximité ? N’y voyez surtout aucune démagogie !

Le jeune collégien, après avoir fredonné quelques mots de « l’Internationale », interpelle gentiment Monsieur le Président de la République (bien malade), avec un diminutif, sans doute trop familier, mais plutôt sympathique. « Manu ». Manifestement, ce jeune est d’une génération qui n’a pas tout à fait les mêmes codes que nous, les mêmes « bonnes manières ». Sur le champ, le président s’est rebiffé sévèrement et a « recadré », pour la comm’ et sans doute pour son plaisir personnel, le jeune provocateur, qui très vite, fait marche arrière, et s’excuse en opinant de la tête. Quelle victoire, monsieur le président !

Pour vous, l’occasion est trop belle. Vous en profitez pour lui (leur, nous) faire la leçon, avec une insistance lourde, et non sans condescendance. Vous expliquez au jeune, qui le savait sans doute, que l’on est là pour une commémoration officielle de résistance : le 18 juin. Excusez-moi, mais lorsque vous évoquez le « Chant des partisans », par rapport à votre politique, ça fait plutôt tâche. Quant à « l’Internationale », beaucoup de résistants sont morts en la chantant. Vous, président des riches, vous conseillez au jeune gavroche de passer ses examens avant de faire la « révolution ». Là, les masques tombent. D’autant qu’avec Parcoursup, qui vous est si cher, il est sûr d’être dirigé vers les voies de garage, les « mauvaises filières ». Vous l’incitez à viser une « mention », sans doute parce que vous le rêvez à votre image de « premier de cordée » (dommage pour Frison-Roche !). Nous, à la sélection sociale, fût-elle masquée, nous préférerons toujours l’excellence pour tous, avec les moyens nécessaires ! Une véritable démocratisation du savoir. Pas une marchandisation.

Monsieur le Président, si vous vous sentez agressé parce qu’un gamin s’adresse à vous par un diminutif, c’est que vous n’êtes pas si sûr que cela de votre jupitérisme.

Je vous ai trouvé, une nouvelle fois, fidèle à votre classe et donneur de leçon au « petit peuple », avec l’arrogance qui vous caractérise. Mais, finalement, tel l’arroseur arrosé, vous nous avez donné de vous une bien piètre image...

Jean ORTIZ

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