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La monnaie dans tous ses états …(Déconnomistes 2018)

Psychanalyse d’un « billet de banque en cavale »

Avertissement au lecteur de LGS : l’essentiel de cet article est en fait un « conte de troubadour », écrit en 2016 et que j’ai repris, car, pour la monnaie, rien de mieux qu’un ménestrel. Il s’agit surtout, au-delà du conte, de présenter les Rencontres Déconnomiques de 2018 qui auront lieu à Aix-en-Provence les 6, 7, et 8 juillet 2018, sur le thème de la monnaie, avec la participation des « Amis du Monde diplomatique ». Ce cycle de conférences aura lieu en même temps que les Rencontres Économiques du « Cercle des économistes ». Tandis que les économistes sérieux, resteront enfermés dans des amphis poussièreux, les déconnomistes ouvrent leur rencontre dans un parc, où même les arbres se penchent doucement pour écouter… les bases d’une économie humaniste.

C’est justement pour « sortir du cercle » que les Déconnomistes existent. Vous trouverez dans ce lien le programme avec les intervenants et le lieu exact où nous vous accueillerons pour « déconner encore plus », car selon le proverbe, « plus il y a de cons plus on déconne ». Pas sûr cependant, au vu des résultats des économistes sérieux, que « les plus déconnants ne sont pas ceux qu’on croit … les plus déconneurs sont parfaitement connus ! »

Avant que de passer à la fable, un autre lien présentant le glossaire des expressions sur la monnaie. Certains risquent d’être surpris...

Psychanalyse d’un « billet de banque en cavale » : Il était une fois, un billet de banque tombé de la poche d’un trader, finissant sa course sur le « trottoir d’une Métropole du business ». Un mendiant, par « l’aumône alléchée », le ramassa, fit une prière et le mit dans sa poche, il aurait au moins de quoi boire ce soir. Il finissait sa dernière bouteille, un « vintage » de la veille, quand n’en croyant pas ses oreilles, le billet « se mit à table » et déclama…

« J’ai commencé ma carrière dans une imprimerie nationale pour représenter la valeur des richesses produites par les travailleurs associés d’un Pays. Les citoyens associés de la Nation appelaient cela « souveraineté » (1) et me sentant parti prenante de cette production économique et sociale, j’étais fier de ma valeur. J’étais alors essentiellement utile aux prolétaires du « travail bien fait » (2), par des ouvriers producteurs de « biens utiles », et aux services publics, qui répondaient aux « besoins sociaux » des populations qui en avaient le plus besoin, surtout en temps de crise,

Puis, capitalisme aidant, je fus privatisé par des grandes banques (3) qui m’ont utilisé comme serpillère apte à nettoyer les dessous de table dans des comptes finissant dans des iles, dénommées paradis…

La mondialisation permettant, en effet de supprimer les impuretés des mouvements spéculatifs, par définition, pas très propres, pour ne pas dire plus…

Finançant prioritairement les destructions d’entreprises et les emplois, pour la compétitivité des capitaux, du fait de la concurrence, d’un marché dit « libre et non faussé ».

Je suis aussi passé par le « slip d’une souris » (4), finançant de ce fait, les multiples réseaux de prostitution des « femmes esclaves », qui servent de packaging aux diners d’affaires…

Après les dentelles en « rouge et noir », ce fut « Pigalle la Blanche » et sa poudre, dont le trafic diffuse des dividendes incroyables, finissant là aussi dans des iles pas si vierges…

Puis un « réseau d’armes » me chopa en rafales, dont l’écho désormais, retentit régulièrement à Marseille, et son territoire de métropole du business.

Qu’importe le sang et les morts, derrière les armes se trouvent les travers, qui m’ont numérisés pour spéculer plus vite et encore plus vite.

La vitesse est contrôlée pour les nomades du travail », mais pas à la bourse, où les algorithmes me font faire les trois huit… jour et nuit.

Désormais contre le « code du travail », systématiquement contourné par « l’upérisation sociale »…. en « flux tendus » je suis exploité.

De ce fait, je suis de plus en plus déconnecté du « travail réel », ce qui donne ce « pouvoir de nuisance », à ceux qui me possèdent, et se gavent sur le dos des prolétaires.

Expliquant les krachs de plus en plus graves et fréquents, détruisant entreprises, emplois, relations humaines et… « système sociaux ».

Quand je pense que ce sont les peuples qui m’ont créé, pour faciliter leur vie et que je sers désormais de…« fouet esclavagiste ».

J’ai une psychose infernale de tomber à nouveau dans les mains d’un margoulin qui voudra « faire du foin » avec votre blé. » (5)

Devant cette « histoire nomade », semblable à la sienne, le mendiant promis de garder le billet, lui permettant ainsi de finir sa cavale.

Moralité : c’est en laissant le pouvoir monétaire aux banques que les trafics se développent, détruisent entreprises et emplois et brulent nos sociétés.

Toute ressemblance avec une situation actuelle ne serait pas fortuite.

Fabrice AUBERT

(1) La Souveraineté est le Pouvoir de frapper monnaie, pouvoir historiquement dévolu aux Etats, qui capitalisme libéral oblige, l’ont désormais confié aux banques (crédit), réduisant d’autant le pouvoir politique des Etats, donc des Peuples.

(2) Revendication de l’UGICT-CGT.

(3) Rothschild exigeant par une loi de 1971 la privatisation de la monnaie (modification du statut de la Banque de France, qui fut renforcé par le Traité de Maastricht).

(4) Merci à Bernard Lavilliers : « Les aventures extraordinaires d’un billet de banque ». Idem pour l’expression : « Pigalle la Blanche » autre chanson de Lavilliers.

(5) Le blé étant de moins en moins en moins une « matière première agricole » et de plus en plus un support spéculatif, coté à Chicago, ville des gangsters….


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