Quantcast
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

113 
Cauchemar en cuisine politique.

Pujadas/Salamé, bonnet blanc et blanc bonnet contre Mélenchon

Menée par Léa Salamé, une escouade a traqué Jean-Luc Mélenchon le jeudi 30 novembre sur France 2. Le gibier leur a échappé, les chasseurs sont tous égratignés par leurs épines et on compte quelques malencontreuses balles tirées par les assaillants dans leurs propres pieds.

Les réseaux sociaux fourmillent de commentaires indignés contre France 2 et contre cette équipe de mercenaires politiques cachés derrière des cartes de journalistes. France 2 devrait s’en inquiéter.
Le politologue Thomas Guénolé vient de déposer une plainte au CSA, lequel est également saisi par des Internautes.

La chaîne publique (si, si !) a changé l’animateur et le nom de l’émission. « Des paroles et des Actes » est devenu « L’émission politique ». Mais la tambouille est toujours frelatée, saucée au fiel, épicée au guet-apens, empuantie par des menteurs militants baptisés « invités surprises ». Du Mélenchon-bashing méthodique, du mensonge, de la malveillance, des approximations peu professionnelles.

D’un bout à l’autre, Léa Salamé, Nathalie Saint-Cricq, François Lenglet, sonnent l’hallali. En renfort, Jean-Baptiste Marteau, ex-responsable départemental des jeunes de l’UMP de l’Oise, l’homme qui tronqua volontairement une phrase de Mélenchon à la convention des Insoumis pour en dénaturer le sens.

Dans les émissions précédentes, on opposa à Jean-Luc Mélenchon un boulanger ? C’était celui de l’Elysée.

Une agricultrice ? C’était une adhérente de la FNSEA (qui le nia en direct).

Une petite patronne de PME ? C’était une millionnaire pro-Macron.

Hier, c’était une commerçante florissante et apolitique (1) qui a peur des Prud’Hommes et surtout Laurence Debray, une historienne qui se dit Vénézuélienne. Fille de Régis Debray, elle est née à Paris. De nationalité française, c’est une macroniste de la première heure, ex-banquière aux USA. Léa Salamé l’a présentée en début d’émission comme «  d’origine vénézuélienne », puis, à deux reprises, elle affirme (têtue) que le Venezuela est son pays. L’invitée elle-même essaie d’embrouiller : « Le Venezuela est mon pays » (Mélenchon doute),« J’y ai vécu » (Mélenchon aussi, si l’on en croit Léa Salamé, très en forme dans le dilettantisme).

Accompagnant cette avalanche de mensonges sur la nationalité de l’intervenante, les « éléments de langage » de l’opposition putschiste vénézuélienne fusent :

Florilège :
Au Venezuela, « le pain n’arrive jamais », « tous les Vénézuéliens sont en prise avec la faim », ils vivent « une souffrance au quotidien », sa tante « passe sa vie à faire la queue pour trouver du pain ou du papier toilette » ou « de l’argent liquide », « elle fait la queue dès 4 heures du matin  », « le sucre et le café valent de l’or  », « les opposants sont tabassés », « quiconque critique le gouvernement peut atterrir en prison ».

Contenez votre nausée car du gras, du lourd, de l’indigeste arrive.
Après le débat, des intervenants vont analyser«  les propos tenus par Jean-Luc Mélenchon lors de la première partie de "L’Emission politique. Comment analysent-ils le rôle de cet opposant virulent à la politique d’Emmanuel Macron ? » (dixit Salamé). Notez « virulent » dont le Larousse nous donne la définition : « d’un caractère agressif, très violent et mordant ».

L’équipe ? Léa Salamé, entourée de Nathalie Saint-Cricq, François Lenglet, Jean-Baptiste Marteau et Brice Teinturier (directeur d’Ipsos, contrôlé par le groupe mondial NYSE Euronext ), a réuni autour d’une table : Yassine Belattar, humoriste (? !), Pascal Bruckner, essayiste ; Amélie de Montchalin, députée LREM de l’Essonne, Bernard Kouchner, ancien ministre des Affaires étrangères (ex-éléphant PS passé chez Sarkozy).

Cette bande organisée est opposée à Clémentine Autain seulette, présentée par France 2 comme « députée LFI de Seine-Saint-Denis » (en fait elle est député du mouvement Ensemble, élue sous cette étiquette et elle siège avec les Insoumis, comme d’autres, qui ne sont pas à la FI).

D’emblée, en quelques minutes, le ton est donné : Mélenchon ? « Méchant, idiot utile, potiche, égocentrique ».

C’est immédiatement après ce début d’analyse que je suis parti me coucher. Pas vous ?

Maxime VIVAS

La plainte de Thomas Guénolé au CSA :

Note :
(1) Un lecteur nous écrit à son sujet : « Pauline Laigneau, Française lambda qui apporta la contradiction à JLM, a écrit dans la presse un article pour l’élimination des droits des travailleurs. On me souffle dans l’oreillette qu’elle a participé à une université d’été du Medef, qu’elle est membre d’un club privé où l’on retrouve des chefs d’entreprises et... Gattaz ».

URL de cet article 32628
   
Même Auteur
« Marine Le Pen amène le pire » (*)
Maxime VIVAS, Frédéric VIVAS
(*) Anagramme imparfaite cueillie sur Internet. Ce livre (publié par les éditions Golias) est une compilation de documents révélateurs de l’analogie entre le FN d’hier et celui d’aujourd’hui. Y sont démontrées la difficulté pour Marine Le Pen, malgré les habiletés tribuniciennes, à se dépouiller des oripeaux paternels les plus exécrables, la distorsion entre le discours du FN ripoliné et son programme, entre son programme et ses objectifs. Sont mis en relief le fiasco du FN dans les villes qu’il a (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

« Partout où l’antisémitisme n’existe pas, le sionisme le fabrique »


Analyse de la culture du mensonge et de la manipulation "à la Marie-Anne Boutoleau/Ornella Guyet" sur un site alter.
Question : Est-il possible de rédiger un article accusateur qui fait un buzz sur internet en fournissant des "sources" et des "documents" qui, une fois vérifiés, prouvent... le contraire de ce qui est affirmé ? Réponse : Oui, c’est possible. Question : Qui peut tomber dans un tel panneau ? Réponse : tout le monde - vous, par exemple. Question : Qui peut faire ça et comment font-ils ? Réponse : Marie-Anne Boutoleau, Article XI et CQFD, en comptant sur un phénomène connu : "l’inertie des (...)
91 
Ces villes gérées par l’extrême-droite.
(L’article est suivi d’un « Complément » : « Le FN et les droits des travailleurs » avec une belle photo du beau château des Le Pen). LGS Des électeurs : « On va voter Front National. Ce sont les seuls qu’on n’a jamais essayés ». Faux ! Sans aller chercher dans un passé lointain, voyons comment le FN a géré les villes que les électeurs français lui ont confiées ces dernières années pour en faire ce qu’il appelait fièrement « des laboratoires du FN ». Arrêtons-nous à ce qu’il advint à Vitrolles, (...)
30 
Cette épuisante sensation de courir dans l’eau (plaidoyer pour rompre définitivement avec le PS)
Vous avez déjà essayé de courir dans l’eau ? Epuisant n’est-ce pas ? Au bout de quelques pas, je me dis que j’irai plus vite en marchant. Alors je marche. Comme je n’ai jamais pris la peine de me chronométrer, je ne sais ce qu’il en est réellement, mais la sensation d’aller plus vite et plus loin est bien là. Et quoi de plus subjectif que le temps ? Préambule défoulant : Socialistes, j’ai un aveu à vous faire : je ne vous supporte plus. Ni vos tronches, ni vos discours, ni vos écrits, ni vos (...)
58 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.