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Révision de la Résistance française sous l’Occupation nazie

DE RIVAS

En France, les nationalismes de gauche et de droite montent chaque jour un peu plus. De partout, on entend que la France appartient exclusivement aux français, que les étrangers n’ont pas de place chez nous et qu’ils ne méritent pas d’être ici. Je sais bien que nous vivons une époque basée sur le mensonge et l’hypocrisie mais il y a quand même des limites à ne pas dépasser et je tiens à rappeler à chacun de ces petits français xénophobes, si fiers de leurs origines, d’où ils viennent et qui ils sont exactement.

Je ne prétends pas réécrire l’histoire au risque de me faire traiter de négationniste, l’arme suprême inventée par l’armada juridique aux ordres de notre monde impérialiste pour faire taire la vérité, mais je veux simplement vous révéler les témoignages d’anciens résistants clandestins sous l’occupation allemande de 1939 à 1945 que j’ai eu la chance de rencontrer.

Je vais donc vous parler de ces héros anonymes, de ces hommes et femmes courageux ensevelis dans l’oubli et dont le nom n’est pas toujours inscrit sur vos monuments aux morts ou alors sous une forme francisée. N’oubliez pas qu’ils ont sacrifié leur vie pour la liberté de ce pays, que vous appelez aujourd’hui votre France, pendant que l’armée française et vos dirigeants se planquaient ou collaboraient. Ils ont combattu au nom d’un idéal qui fait encore rêver même si nos pouvoirs ne cessent de nous mentir tellement ils ont peur que les peuples se réveillent.

Ces héros, vous ne les connaissez pas parce que personne n’en parle et les livres d’histoire se taisent sur ce sujet comme vos ascendants se taisaient et se taisent encore aujourd’hui. Ce silence est ignoble, c’est à la fois une honte nationale et une haute trahison de l’État français qui perdure depuis trois générations.

Replongeons nous dans le contexte de l’époque pour essayer de comprendre ce que la France, pays qu’on nomme grand, cherche tant à cacher. En ces temps là, l’armée française se contentait d’exister et de profiter de tous ses privilèges. Planquée derrière ses galons et bien qu’ayant déclaré la guerre à l’Allemagne, elle attendait tranquillement que les nazis achèvent la Pologne (pendant 9 mois) avant de prendre la ligne Maginot par l’arrière. Puis ce fut l’armistice, l’armée française, lâche et infiltrée, capitule le 22 Juin 1940. Un régime fasciste et collaborateur sous la présidence du Maréchal Pétain à Vichy se met alors en place : la police et la gendarmerie françaises aident la Gestapo dans leurs missions macabres, les dénonciations anonymes se multiplient par millions, les communistes sont internés ou assassinés, les juifs sont déportés ou éliminés pendant que de braves chrétiens s’installent dans leur appartement, les tziganes sont exterminés ou parqués dans des mouroirs, la contrebande et le marché noir permettent à de nombreux français de s’enrichir, etc ... Finalement c’était la belle vie pour tous ces bénis oui oui qui préféraient se taire sur les horreurs qu’ils voyaient. D’autres sont même partis volontairement en Allemagne pour travailler dans des usines d’armement en échange d’une bonne rémunération.

Mais, me direz-vous, le Général De Gaulle veillait depuis Londres, il a même lancé un appel le 18 juin 1940 pour convaincre les officiers et soldats français à entrer en résistance ; oui sauf que cet appel a été très peu suivi par nos braves militaires. Ce n’est qu’en 1943, le 16 février exactement, que les premiers maquis sont créés au moment où le régime de Vichy impose le Service du Travail Obligatoire (STO) pour aller fabriquer des obus en Allemagne, qui serviront à bombarder les soviétiques (mais cette fois sans aucune rémunération). En quelques mois, des centaines de milliers de civils sont alors entrés en résistance non pas par honneur mais pour sauver leur peau. Voilà en gros à quoi ressemblait la France sous l’occupation allemande.

C’est sans doute ça qu’on veut à tout prix nous dissimuler et ça commence à puer très fort. Alors permettez-moi de revenir à nos héros anonymes, question de respirer un peu : communistes pour la plupart, ils étaient entrés en résistance dans la clandestinité dès le début de la guerre. Ils campaient dans les bois et ont combattu l’occupant nazi avec les moyens du bord à partir de juin 1940. Ce sont eux les vrais maquisards mais ont les traitait de terroristes et de bandits. Leur attachement à l’internationale communiste et leur volonté de sauver les peuples du capitalisme sauvage étaient leur force et rien n’aurait pu rompre leur engagement. Aux cotés des Français, dont certains venaient des colonies (Africains, Malgaches, Maghrébins), il y avait de nombreux étrangers (Russes, antifascistes italiens, antinazis allemands, républicains espagnols, immigrés polonais et arméniens, juifs et tziganes apatrides, etc.). Ils n’étaient pas nombreux, cent mille tout au plus, mais leur rayonnement contrastait avec cette France peureuse et terne, calfeutrée dans son petit confort, et ridiculisait la grande armée française moderne mais incapable. Pourtant ils faisaient peur, ils dérangeaient la petite bourgeoisie et leurs élus. Déjà en septembre 1939, des centres pénitentiaires avaient été créés pour interner les responsables du parti communiste les plus actifs afin de les neutraliser et de servir d’exemple car ils étaient considérés comme dangereux pour la Défense Nationale et la Sécurité Publique. On leur reprochait surtout leurs idées et on espérait ainsi les disqualifier auprès des autres militants. Mais leur conviction et leur courage ne furent pas ébranlés par ces intimidations, au contraire, ils se regroupaient et se renforçaient pour mieux s’organiser dans la clandestinité. Après juin 1940, l’administration vichyste cherchait à les capturer par tous les moyens pour les torturer et les exécuter. De nombreux résistants clandestins furent ainsi assassinés dans un climat de délation entretenu par la petite bourgeoisie française.

Avant de continuer, je souhaite faire une parenthèse sur le lien réel entre ces résistants et l’URSS car je sais que vous êtes nombreux à confondre l’idéal communiste et le soviétisme. Sachez que nos héros n’avaient retenu de l’internationale que la force et la fierté de combattre le fléau impérialiste (avide des richesses de la planète pour une petite minorité au détriment des peuples) qui dirige le monde. Ils refusaient de voir le vrai visage de leur idole soviétique, opportuniste et récupérateur de la révolution bolchevique. Ils ne s’intéressaient pas non plus au pacte germano-soviétique, signé par Hitler et Staline fin août 1939, ni à l’interprétation de cette tactique. C’étaient des hommes et des femmes honnêtes et sincères à l’esprit révolutionnaire.

Que sont devenus ces héros après 1945 ?

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ces vrais combattants qui n’avaient pas peur de s’exposer à la puissante Bundeswehr étaient avant tout des anti-militaristes. Ils n’avaient pas besoin de médailles pour honorer leur courage et leur détermination, ce genre de gadget est en fait réservé aux pantins de l’armée officielle, chauffeurs du capitaine ou planqués dans leurs casernes.

Anonymes inconnus par la population de la France libérée, ils étaient pourtant détestés. On leur reprochait d’être responsables des représailles que les boches infligeaient après être tombés dans leurs guets-apens mais on oubliait tout simplement que, sans eux, il est fort probable qu’on parlerait tous allemand aujourd’hui. Ce n’est ni la bataille de Stalingrad et encore moins la frime des GI débarquant en Normandie qui ont permis de résister à l’occupant nazi et aux milices françaises.

Mal aimés par le peuple, oubliés par les historiens, ils ont toujours été déconsidérés et humiliés par les médias mais le plus grand parjure, ils l’ont subi de la part de l’État français et ceci jusqu’à la fin de leur vie. Jamais cet État, qui les a d’abord torturés puis exploités, n’a eu l’honnêteté de reconnaître combien ils avaient servi la France et combien ils étaient respectables. Au contraire, nos héros libérateurs ont été victimes du plus abjecte harcèlement et des plus injustes réprimandes.

Non seulement on leur a volé leur jeunesse et leur santé mais on les a aussi privé de réussite sociale et professionnelle en les fliquant et en les fichant sans répits. On leur a même volé leur bonus de retraite pour années de guerre au prétexte qu’ils étaient clandestins. Évidemment, le fameux BCRA de Londres (devenu DGSE depuis), autrement dit les services secrets de la France Libre, qui était en charge d’inventorier les « combattants volontaires de la résistance » afin qu’ils puissent valider des points de retraite, avaient oublié d’homologuer ces mouvements clandestins de résistants des premières années de guerre. Il faut dire que le BCRA n’aimait pas forcément les communistes et en plus les clandestins n’était pas des amis proches du Général De Gaulle. De là à penser que les bonus de retraite pour années de résistance étaient réservés aux bourgeois qui ont pris le maquis en 1943 pour échapper au STO ... je vous laisse seuls juges.

Mais justement parlons un peu de l’État français et de sa fonction publique. Il faut savoir que pendant que nos héros clandestins luttaient contre le nazisme, de petits fonctionnaires bien planqués en profitaient pour occuper des postes élevés dans leur caste avec des diplômes et des compétences très inférieurs à ce qui aurait dû être exigé. Mais le plus insupportable est qu’après la guerre ces fonctionnaires promus restaient au sommet de leur hiérarchie tandis que les nouveaux recrutés se retrouvaient au bas de l’échelle, même s’ils étaient bien diplômés. Ainsi jusqu’à environ 1985, il était fréquent de rencontrer des chefs de service avec un simple certificat d’étude primaire diriger des bacheliers du même âge qu’eux. Mais le pire, et ça personne ne le reconnaîtra, est que si l’employé avait un passé de résistant communiste alors son nom était aussitôt écrit à l’encre rouge dans les fiches du personnel et ses promotions étaient systématiquement bloquées pour le restant de sa vie.

C’est étrange cette double peine : Inconnus pour les points retraites de résistance mais fichés par les services secrets pour le déroulement de carrière. On est en pleine hypocrisie et pour trouver les responsables de ce profond scandale on doit monter très haut.

Avant tout, posons-nous quelques questions :

Pourquoi tant de haine et de flicage pour de simples anonymes non homologués ?

Pourquoi la France, qui renie les années Vichystes, n’a pas cesser de discriminer les résistants communistes de l’internationale, c’est-à-dire les pires ennemis de Pétain ?

La réponse est assez évidente car difficile a dissimulée : la France qui gouverne a traîné dans ses rangs de nombreux collaborateurs du régime de Vichy ; leur liste est de notoriété publique. Cette gangrène a infesté les ministères, les parlements successifs, les préfectures, les mairies jusqu’à ce que ces traîtres disparaissent de mort naturelle. Je peux vous citer des exemples de bonus retraite refusés à des résistants clandestins sous la présidence de François Mitterrand. Décidément, un air nauséabond flotte dans ce pays, à gauche comme à droite, et je ne parle même pas des relents fétides des extrémistes du Front National qui sont parvenus au pouvoir dans quelques régions.

Cet épitaphe qui n’existe sur aucune dalle de cimetière, je l’ai écrit en hommage à ces héros qui vivaient d’espoir d’un monde meilleur et qui, au nom de cet idéal, ont contribué à notre liberté. La plupart sont morts aux combats mais ceux qui ont survécu n’ont jamais reçu la considération qu’ils méritaient, au contraire ils ont été réprimés toute leur vie par les descendants orduriers d’une France collaboratrice.

Jeunes et moins jeunes qui me lirez, j’ai simplement voulu que vous sachiez qui ils étaient.

COMMENTAIRES  

19/10/2014 10:50 par Archer Gabrielle

Ce que ne disent pas les historiens officiels c’est que les soi-disant Français de souche ont pratiquement tous « disparues » bien avant l’affreuse boucherie appelée guerre de 14-18 et le reste est mort dans les tranchées avec leurs compagnons d’armes maghrébins, sénégalais, polonais et d’autres francais d’origines diverses, exceteti excetera.....!

19/10/2014 12:38 par benouda

c’est une logique ,que les braves passent sous silence et c’est dans tous les payes du monde ,generalement ils ne sont pas des matérialistes donc ils laissent le soin aux opportunistes qui cherchent le gain "tous les moyens sont bons"et la pyramide est bien installée.l’objectif du capitalisme c’est de coloniser leur peuple en premier lieu, ils leur laissent deux liberté " du ventre et du bas ventre" un proverbe de chez nous ,si j’arrive a le traduire correctement, "si le ventre est plein il laisse le soin a la tete de chanter".il a été ecrit un jour dans votre journal a propos du capital par MARX" le capital fuit le tumulte.....a 100% il foulera aux pieds toutes les lois humaines, a 300%,il n’est pas de crime qu’il n’osera commettre" et c’est l’imperialisme.

19/10/2014 14:00 par Bidule Chose

Ce n’est pas Stalingrad mais la résistance qui a mis à genou l’Allemagne Hitlérienne ? On est fort, nous les gaulois ! :p

Sinon mon avis, ce n’est pas les Vichystes qui ont discriminés les communistes mais tout simplement les vrais maîtres du pays : Les U.S.A. et tout le système capitaliste.

19/10/2014 14:03 par Dwaabala

Un détail :

ces vrais combattants qui n’avaient pas peur de s’exposer à la puissante Bundeswehr

n’était-ce pas plutôt, à l’époque, la Wehrmacht ?

19/10/2014 16:53 par erwin

Sinon mon avis, ce n’est pas les Vichystes qui ont discriminés les communistes mais tout simplement les vrais maîtres du pays : Les U.S.A. et tout le système capitaliste.

L’anticommmunisme est même historiquement le creuset des fascismes, qui ont systématiquement usé de la rhétorique du péril rouge et n’ont pu se mettre en place qu’avec la participation active des oligarchies européennes et étasunienne.

19/10/2014 19:51 par CN46400

". Ce n’est qu’en 1943, le 16 février exactement, que les premiers maquis sont créés au moment où le régime de Vichy impose le Service du Travail Obligatoire (STO)"

Beaucoup d’approximation dans ce texte, les réquisitions ont commencé bien avant le STO, qui d’ailleurs est une ces conséquences de la défaite allemande de Stalingrad. Par exemple, les ouvriers de Ratier-Figeac ont fait une grève le 22 octobre 42 contre la réquisition de 6 ouvrier pour l’Allemagne....

19/10/2014 23:07 par Filo...

Un article génial, conçu et limpide.
Viendra le jour où il faudra refaire l’histoire. La France est une ancienne puissance coloniale et dans ce domaine là c’est toujours à ne pas touche !
Et pourtant....
Agissement actuels de vos dirigeants politique en Afrique (mais aussi ailleurs) montre que l’esprit néocolonial français est toujours vivace.
Tout ou tard il faudra cesser cette éperdue fuite en avant ; s’arrêter, trouver du courage et se regarder dans le miroir.
Il vaudra mieux songer avant que miroir a réfléchit...

20/10/2014 00:11 par Jeanne Valgent

Voilà un bel article. Ou plutôt un beau coup de gueule que l’on aimerait voir se transformer en beau coup de poing dans les dents des héritiers spirituels ou vrais, des fachos-peureux- délateurs qui pullulent encore dans ce putain de pays. Le " pays des lumières "dont s’enorgueillit avec la gloire d’ancien philosophe la caste politicarde umpsfhaine à l’esprit vichyste encore bien présent et prêt à refaire les mêmes saloperies aux résistants de demain. Il faut vraiment marcher sur ces porcheries institutionnelles que sont devenues l’assemblée, le sénat, l’élysée et autre conseil constitutionnel et foutre tous ses gorets gavés aux truffes dehors d’institutions qu’ils et elles déshonorent rien que de leur présence après les lois scélérates qu’ils et elles ont voté avec l’assentiment coupable d’une majorité de bons citoyens gavés aux jeux du cirque et complètement dépolitisés. Et que dire de ses services secrets et spéciaux aux pouvoirs exorbitants trahissant l’idéal républicain pour être au service de quelques réseaux politiques devenant ainsi des mafieux assassins mieux qu’autre chose. Il me parait plus urgent d’organiser cette marche pour déloger cette "racaille" au karcher avant tout le reste. On pourra après cela former des constituantes et parler de construction d’une VI ème république voire de celle d’une Première Démocratie, une vraie. Croire tout cela possible avant d’avoir éjecté tout ce purin est illusoire et contre productif ... voire complice de toutes ces injustices qui font le quotidien de ce pays de cocagne.
Voilà, c’était mon coup de gueule à moi. Simple citoyenne en grande colère de voir perdurer un système capitaliste hideux, inhumain et mortifère à la place d’un idéal commun ... à défaut d’être communiste.

20/10/2014 00:18 par Geb.

Ca méritait d’être dit, même s’il y a quelques inexactitudes, (Bundeswehr au leu de Werhmacht et quelques bricoles).

Pour le reste le renvoi aux responsabilités des USA et autres gangsters, sans la passivité "active" de l’ensemble des Français tout ça n’aurait pas été possible.

Et sans la passivité des Masses françaises qui ont soutenu majoritairement et chauvinement l’immonde Traité de Versailles après WWI, qui a littéralement écrasé le Peuple allemand en enrichissant ses Capitalistes maîtres de Forges, les Anglo-américains de Wall-Street et de la City n’auraient jamais pu mettre Hitler en selle.

Faudrait peut-être s’en souvenir aussi à la lumière de ce qui se passe à notre porte, en Ukraine.

Parce que la distorsion de l’Histoire, de notre Histoire que nous vivons, on la vit actuellement au quotidien et la majorité des Français s’en tape complètement, complètement décervelée.

Fils d’un de ces "Communistes" qui s’est retrouvé en taule, (Française, puis vichyste), puis en camp de concentration, (nazi), je peux témoigner que ce sont bien de "bons Français" qui ont arrêté mon père, dont un commissaire de police que j’ai pu moi même rencontrer par hasard plus tard, dans les années soixante, alors qu’il n’était plus en activité.

En 39 à Marseille il n’y avait pas d’Allemand pour dicter la marche à suivre à la Police. Il n’y avait même pas Pétain à la tête de la République, mais Daladier, un bon Soc-dem. de souche

Et ce sont de "bons gendarmes Français" qui l’ont remis aux allemands en 1943 lorsqu’ils ont envahi la Zone No-No. Alors qu’il suffisait d’ouvrir les portes du Camp de détention et de laisser partir tout le monde.

Notre camarade a bien tort de ne pas vouloir "réécrire" dans toute sa vérité une histoire qui a été réécrite dans le mensonge et la falsification dès le lendemain de la Victoire sur le Nazisme par les "vainqueurs occidentaux".

Sans la complicité des Masses FRANCAISES, (Et des autres Masses européennes), et des Partis qui étaient sensés les représenter, (Hors Parti communiste et quelques groupuscules insignifiants, d’Extrême-droite, mais pas pour les mêmes raisons), rien n’aurait été possible de tout ce qui s’est passé de négatif en 39/45.

Et il est vrai aussi qu’avant que le STO n’ai envoyé des milliers de réfractaires à la campagne, la seule Résistance structurée a été le fait des Communistes, français, mais aussi réfugiés antinazis des pays sous la botte.

Bien avant l’appel du 18 juin.

Geb.

20/10/2014 08:28 par jean-marie Défossé

@ Jeanne Valgent
C’est un TRES BON COUP DE GUEULE !
Il existe juste une grande priorité avant de virer les "parasites" politiques qui gangrènent notre République ; celle de NEUTRALISER l’ensemble des médias inféodés à ce système mafieux , lesquels sont les "carburants" indispensables et incontournables à l’instrumentalisation du peuple français par les politiciens véreux . Médias qui nous formatent et nous conditionnent en détournant la vérité et en s’asseyant régulièrement depuis trop de lustres sur les desiderata du peuple français et sur les valeurs républicaines telles que voulues et respectées par les simples quidams !

20/10/2014 08:29 par résistant

Facile de critiquer et de généraliser à propos des "masses".
Je pense qu’il faut distinguer deux comportements différents : la résignation, parce que l’on est vaincu, occupé, parce que l’on a peur pour sa famille ; et la collaboration active. Ce sont deux choses différentes et l’amalgame est aussi une forme de manipulation historique.
De plus, n’oubliez pas que prendre le maquis n’est pas la seule forme de résistance à l’occupant.
Je ne dis pas que "les masses" étaient tous des héros. Mais dire qu’ils étaient tous des collabos est malhonête.
Et vous, qu’auriez-vous fait ?
La réponse est différente pour chacun. Celà dépend de beaucoup de choses.
Messieurs dames les "héros 70 ans après"... Qu’auriez vous vraiment fait ? Et que faites vous maintenant que notre pays est de nouveau occupé de façon beaucoup plus sournoise et dangereuse pour son existence même ?

20/10/2014 14:00 par Toff de Aix

’l’ armée française se planquait ’et’ attendait lâchement la prise de la ligne maginot’....

Quand on veut donner des leçons, on se doit d’être irréprochable soi-même. Je comprends le légitime coup de gueule de l’auteur sur les ’40 million de petainistes’ et autres honteuses joyeusetés de l’époque, mais cracher ainsi sur la mémoire des 60000 soldats français qui y laissèrent la vie, et sur les 123000 blessés (sans parler des 2 millions de prisonniers...) qui se battirent courageusement lors de la bataille de France en 1940, souvent plombés voire abandonnés par une chaine de commandement imbécile et incapable.... Je trouve cette légèreté envers l’Histoire autant insupportable que celle dénoncée dans cet article.
Ceci n’enlève rien à l’esprit général de révolte que l’on ressent, et que je partage, mais gare à ne pas se laisser emporter et à jeter le bébé avec l’eau du bain...

20/10/2014 14:06 par Jean Valjean

Je trouve que c’est une lecture très communiste de cette période qui fait quelques raccourcis un peu faciles. Comme tout bon communiste l’aspect militaire est totalement occulté et c’est souvent une erreur. L’Armée Française n’a a pas été lache du tout ... Elle s’est juste faite écraser par une Armee Allemande beaucoup plus efficace. 70 000 morts en un mois et demi. Il faut remonter aux pires moments de la Premiere Guerre Mondiale pour avoir de tels chiffres.

Vous faites également table rase des nationalistes Français qui étaient les premier résistants égalements.

Si on pousse aussi un peu dans l’examen de la période, il serait interessant d’etudier les effets des actes de sabotages sur les populations locales... Mais je pense que ca tombe sous le coup de la loi Gayssot...

20/10/2014 15:25 par CN46400

@ jean Valgean

En 14 la hiérarchie n’avait pas attendu, pendant 9 mois, que les allemands "finissent le travail" en Pologne pour attaquer. C’est d’ailleurs les Schleus qui ont attaqué. En fait la défaite, voir Annie Lacroix Riz, était programmée pour refiler à Hitler un max de puissance militaro industrielle française en vue de l’attaque sur l’URSS. Les prisonniers français (2 000 000), contrairement aux prisonniers allemands (quelques centaines), et au usages, n’ont même pas été libérés après l’armistice. Pendant cinq années ils ont tenu des postes de travail en Allemagne, libérant autant de soldat allemands pour la Wermacht.

20/10/2014 18:27 par tchoo

Mais cela voudrait dire que vous accordez un discours nationaliste outrancier aux seuls français de souches depuis plusieurs générations !
Moi ce que j’entends autour de moi qui profèrent de telles grossiéretés, ont des noms à consonance bien souvent d’ailleurs, Italie, Espagne Portugal et bien d’autres proche méditérranéen ( ya qu’a voir Zemmour et Sarkhozy, rien que eux) ou de l’Est de l’Europe.
souvent petits enfants d’immigrés mais aussi enfants, on dirait qu’ils font tout pour tenter de le faire oublier par leur réthorique raciste à vouloir être plus français que tous
ce n’est pas ma France, la mienne à accueilli leurs parents, ou leurs grands parents, qui ont pu se mêler à la population sans jamais renier leurs origines
Je suis de ce pays depuis 1610, j’ai pas fait exprès, ni rien demandé, c’est comme ça
alors les derniers arrivés, personne ne vous a demandé de fermer la porte

20/10/2014 22:03 par Torsade de Pointes

Article extrêmement déplaisant. Résumé : pendant la guerre, les Français étaient tous des délateurs, des antisémites, des collabos, des pleutres, des planqués, des fricoteurs au marché noir. Aucun résistant parmi eux — si, quelques résistants quand même, mais de la onzième heure. Les vrais résistants étaient tous étrangers : républicains espagnols, Maghrébins, Sénégalais ; là, comportement irréprochable, motivations sublimes, ne commettaient d’attentats qu’après s’être assurés qu’il n’y aurait aucune répercussion sur la population civile ; en tous cas, rôle fondamental, ont permis à eux seuls de gagner la guerre. L’appel du 18 juin : foutaise, appel suivi par deux pelés et trois tondus. La vraie responsable de la Deuxième Guerre mondiale (pardon : de la WW1, c’est plus chic) ? La France voyons ! En ce qu’elle était à l’origine, et elle seule, du traité de Versailles, qui lui rendait l’Alsace-Lorraine, permettait à la Pologne d’exister enfin, faisait correspondre le territoire de l’Allemagne, à peu de chose près, aux zones habitées par des populations allemandes. Bref, un vrai scandale. Et puis la honteuse question des réparations de guerre : au nom de quoi la France a-t-elle eu le culot d’en réclamer ? Parce que tout le nord du pays était ravagé ? Et quoi encore : à la guerre comme à la guerre ! Il ne faut pas s’étonner ensuite quand Hitler arrive au pouvoir. Le nazisme, c’est la faute des Français, d’eux seuls.

Résumé encore plus succinct : les Français sont du caca.

Voilà le genre de discours qu’on entend sans arrêt, de tôt le matin jusque tard le soir, depuis maintenant des décennies. Des tas de foutriquets se relayent sans cesse dans les médias pour dire aux Français qu’ils ne valent rien. Mais, étonnamment, l’auteur de l’article feint d’avoir pris un lièvre, l’air de dire : « enfin quelqu’un (=moi, De Rivas, le beau, le grand, le valeureux) qui ose dire la vérité, briser un grand tabou ».

Y’en a un peu assez. Certes, il y a en France, comme ailleurs — non, MOINS qu’ailleurs (je suis dans un pays d’ailleurs, je sais de quoi je parle) — il y a en France, dis-je, quelques crapules. Mais de là à insulter en permanence et en bloc tous les Français, parce qu’ils sont Français... Ce n’est pas ainsi qu’on luttera efficacement contre le FN.

Quel est le but de la manœuvre ? Je lis sur la page d’accueil en haut à droite que LGS enverra dinguer tous ceux qui « essaient de faire (passer) en catimini, par des commentaires rusés, des messages quasi subliminaux sous les articles ». Malheureusement, la modération a laissé passer cet article, dont le but semble être de démoraliser les Français, de leur faire perdre toute estime de soi, toute fierté nationale (hou le vilain mot !), pour qu’ils soient sidérés de honte, pétris de culpabilité, afin qu’ils se soumettent d’autant plus facilement à la domination totalitaire d’une oligarchie euro-occidentaliste, c’est-à-dire se résignent à être réduit à l’inexistance. Pour qui roule ce De Rivas ?

20/10/2014 23:03 par Geb.

@ Jean Valjean,

L’"aspect militaire" n’a pas été occulté. Pas plus que la participation à un début de Résistance d’une partie des masses laborieuses, et de quelques intellectuels.

Simplement ça n’était pas le fait du débat.

L’Armée française a fait ce que peux faire une armée dirigée par des traîtres, de même que l’Administration.

Ca n’a pas empêché DeGaulle Général de Division et Jean Moulin, Préfet, de réagir à contrario de la vulgate collaborationiste. Mais la Majorité des élites et des Industrialo-capitalistes a suivi comme un seul homme les politiques de la Bourgeoisie, de Daladier à Pétain.

Et on est bien placés en voyant ce qu’on voit aujourd’hui pour savoir que ce que désire ces "élites" est "suivi par la Majorité de leurs victimes comme une évangile d’airain.

Et je vais aller plus loin : Parmi ces "élites" politiques ou "industrielles il y avait aussi des Juifs qui ont soutenu tout ça tout en sachant que leurs semblables étaient brimés et assassinés par les "gentils aryens".

A Büchenwald en compagnie des autres milliers de malheureux il y avait par exemple Léon Blum, (Complice de l’assassinat de la République espagnole par Franco et la Légion Condor allemande), et Serge Dassault qui s’était bien gavé en construisant des avions de combat pour faire la guerre qu’il avait appelée de tous ses vœux contre le Bolshevisme.

Et c’est la Résistance communiste du camp, (Marcel Paul), qui les a planqués et sauvés. (Perso j’ai jamais été d’accord avec ça).

Et à Büchenwald ont été aussi assassinés par les Nazis des Nationalistes fascisants comme le Colonel de Laroque, Chef des Croix de Feu. Comme quoi même Fasciste on n’est à l’abri de rien quand on nage contre le courant.

Donc, tout n’est pas si simple. Pour personne.

On parle ici pas des "individualités" comme celles ci, mais de l’ensemble de la population. Qui n’a réagi que le canon du fusil dans le dos.

Si tu lis Lacroix Rizz, "Le Choix de la Défaite", la population avait été bien préparée pour accepter tout ça.

Et si demain ça arrive ici ça sera pareil et même pire.

D’ailleurs plutôt qu’un grand débat, fais comme moi : Pose la question d’abord à tes proches, puis à des personnes plus éloignées, sur les sujets dont nous débattons ici. Ou ce qui se passe en ce moment en Europe. Ou ce qui va bientôt nous arriver.

Il n’y en a pas un sur dix qui sortira une réponse autre que celle prévue par la vulgate officielle. Plus ou moins mitigée selon la sensibilité politique et le merdia qu’il lit.

Et le vrai problème est là : Dans cette inculture artificielle savamment organisée.

Pas dans les détails qui peuvent diviser ceux qui tentent de remettre les pendules à l’heure.

D’autant qu’en dehors de la réalité, de la vraie, il y a autant d’heures que de pendules selon le ressenti. :-)

Le grave c’est que tout est en place pour que ça recommence.

Et comme l’a écrit K. Marx : "L’Histoire bégaie parfois, la première fois c’est une Tragédie, ........ la deuxième..?"

Geb.

21/10/2014 07:51 par CN46400

@ geb

Dassault avait aussi fournit des avions à la République espagnole. Avant de refuser de travailler pour les nazis, très rare à l’époque....

21/10/2014 23:15 par Geb.

Avant de refuser de travailler pour les nazis

D’abord un petit erratum : Ce n’est pas de Serge le fiston que j’ai voulu parler mais de Marcel "né" "Bloch" plus tard renommé Dassault, son papa.

Et ça n’est pas lui qui a fourni des avions à la République espagnole mais la SNCASO, son entreprise, nationalisée par Léon Blum et le Front Populaire. SNCASO ou il ne jouait plus en 1936 qu’un rôle d’ingénieur en chef.

Wikipédia : "Société nationale des constructions aéronautiques du sud-ouest".

Et je vois difficilement comment il pu "refuser" de livrer des avions aux Allemands alors que l’entreprise ne lui appartenait plus en propre.

Mais en effet, à part le fait de ses origines, je pense qu’il a dû quand même leur faire quelque chose qui ne leur a pas plu, vu où il s’est retrouvé ensuite.

D’ailleurs vu son anticommunisme viscéral affiché par la suite il n’a pas été bien reconnaissant pour ce que les Communistes du camp avaient fait pour le sortir en vie de là.

22/10/2014 07:19 par legrandsoir

D’ailleurs vu son anticommunisme viscéral affiché par la suite il n’a pas été bien reconnaissant pour ce que les Communistes du camp avaient fait pour le sortir en vie de là.

Vous êtes mal informé. Marcel Paul vous contredirait.

Mais il est vrai que Dassault n’a pas adhéré au PCF.

Cela dit, restons dans le sujet.

21/10/2014 23:38 par Windguardian

" la frime des GI débarquant en Normandie" ???
J’espère sincèrement que les 416 800 GI morts durant la seconde guerre mondial, laissant loin derrière les 217 600 soldats morts français et colonies incluses aussi méritant soient-ils ne viendront pas hanter vos nuits, je conçois que ce n’est pas la quantité qui fait la qualité bien qu’en temps de guerre vaut mieux être nombreux.

Ma grand-mère loin d’être planquée passait la Marseillaise quand les troupes Nazies passaient devant la maison
( il fallait oser) ce qui lui valu une marche de 40 km enceinte de ma mère un fusil dans le dos. Quand à mon grand-père résistant et père de 7 enfants n’hésitait pas à planquer des fusils dans son jardin...

Bref, et pour finir, je pense que l’on ne défend pas son pays pour de vulgaire point de retraite .Quand aux autres que vous appelez des planqués cela ne regardait qu’eux et leurs consciences personnelles et il est fort probable qu’ils aient, pour certains, contribué de près ou de loin à l’organisation de la résistance française en maintenant une structure dans le pays. il y a pas d’organisation dans le désordre...

22/10/2014 09:40 par gérard

Article extrêmement déplaisant, effectivement.
Outre les erreurs, les oublis et les outrances qu’il contient (et non pas les "détails") et ceux des commentaires (la pauvre aviation de guerre française elle a fait ce qu’elle a pu), il faudra comprendre une bonne fois pour toutes que s’attaquer à un sujet aussi vaste et délicat que celui ci dans un simple article, c’est tout simplement impossible sans enclencher de redoutables polémiques.
La France a été KO debout si on peut dire, en 1940.
Des montagnes de livres, d’articles, de documentaires et de films ont été faites sur ce sujet, et le constat est là, implacable : elle ne s’en est toujours pas remise, elle est toujours malade de cette période.
A mon humble avis, cette période de l’occupation a été celle des petits et des grands actes de lâcheté et de bravoure. L’épineuse question est dans quelle proportion tout ça ?
La question subsidiaire est avant ou après la Libération ?

22/10/2014 12:47 par HugoC

Ouaip, l’article nous explique donc les français ont été lâches, pendant la guerre, puis pendant l’occupation ; que des activistes politiques étrangers n’ayant rien à perdre luttent plus contre l’occupant que les citoyens lambda, jusqu’à ce que ce dernier ait lui même tout à perdre à collaborer.
Mis à part que les français n’ont pas perdu parce que lâche, mais plutôt parce que mal dirigés et surtout très mal équipés face l’armé allemande (pour quelles raisons ?), l’article purifie les communistes français de toute collaboration.
C’est vraiment bizarre que l’ambassadeur allemand Otto Abetz ait fait libéré plusieurs centaines de militants communistes arrêtés au début de la guerre à la suite du pacte Molotov-Ribbentrop.
Bizarre aussi que le journal L’Humanité interdit depuis aout 39 négocie sa republication directement avec l’occupant, et que "l’Humanité clandestines" parle de fraternisation avec l’occupant jusqu’au 5 aout 40 où la consigne a été de ne plus avoir de rapport trop fraternel (pouvant choquer la population et les simples sympathisants), tout en gardant des rapports administratifs.

Et pour finir sur les résistants communistes persécutés après la guerre, c’est une blague. Pour qui connait un peut l’histoire du PCF, il s’agit de sa période de gloire, avec le plus grand pourcentage de vote et de sympathie de toute son histoire et ce de 45 jusqu’à la fin des années 50...

22/10/2014 17:45 par Dwaabala

La question de la parution de l’Humanité sous l’occupation donna lieu à de fortes empoignades dans le Parti.
J. Duclos précise auprès de l’Internationale que les démarches « n’engagent pas la direction du Parti » et Maurice Thorez, depuis Moscou, les désavoue.
De nombreux journalistes de sa rédaction périrent dans la lutte contre l’occupant nazi, Gabriel Péri (fusillé fin 1941 au Mont-Valérien), Lucien Sampaix, etc.
Quant au repérage des communistes, je pus le vérifier très, très longtemps après.
À tel point que, cas d’espèce, lorsque je voulus partir en coopération au Maroc, je fus convoqué par les services de renseignement...

22/10/2014 22:02 par Lionel

Je confirme pour Marcel Dassault, il avait dans son entourage pas mal de communistes dont mon grand-père, militant et ancien FTPF !
Il a fait embaucher comme dessinateurs industriels de jeunes gens issus de la Résistance ( dont un autre membre de ma famille ).

22/10/2014 22:10 par Jeanne Valgent

A lire les commentaires, le sujet de l’article ne laisse personne indifférent et c’est normal tellement la cicatrice suppure encore. Il est bien entendu hors de question d’incriminer la totalité d’une population dans des actes de lâcheté ou de bravoure et ceux qui tentent de défendre ou sauver " la patrie " sur ce seul argument sont d’une infinie malhonnêteté intellectuelle. Ceci dit, force est de constater à la lumière du "résultat" de l’Histoire que la France a compté beaucoup plus de collaborateurs que de résistants, n’en déplaise aux " dissonants ". Quand à savoir ce qu’aurait fait chacun et chacune d’entre-nous en pareille situation, poser la question aujourd’hui est aussi facile que difficile de répondre pour l’autrui de cette époque. Bien sûr, beaucoup de Français et Françaises de " souche " ont fait montre d’un courage inouï voire d’héroïsme, et il n’est nullement question de le nier ici. Mais encore une fois à la lumière de l’Histoire il est impossible de nier la part " d’étrangers (es) " ayant fait preuve du même courage que demandait la lutte contre le nazisme. Ce que l’article soulève d’important et que pas grand monde soulève parmi les dissonants c’est la place que s’est octroyée les collaborateurs et collaboratrices de l’époque dans les gouvernements et institutions d’après guerre. Place qu’ils ont gardés jusqu’à leur mort. Et c’est ici que l’article devient le plus intéressant, sans vouloir offenser personne. Ceci est un fait et non une hypothèse débile. Alors d’accord, les vrais résistants en grand nombre ont laissés leur vie sur les champs de batailles mais ne restait-il réellement plus personne pour pourvoir les places importantes que les "vichytes" ont réquisitionnés par la suite ? Bien sûr que non puisque le CNR à vécu est TANT MIEUX. Mais que reste t-il aujourd’hui de cet héritage formidable ? Que reste t’il des acquis sociaux qu’il nous à légué ? Et enfin que reste t-il de l’antifascisme aujourd’hui ? Alors, nous sommes bien d’accord sur un point. Des Hommes et des Femmes de toutes origines, de toutes confessions et de tous bords politiques ont lutté ensemble contre la tyrannie, mais il n’en reste pas moins vrai aujourd’hui que des hommes et des femmes de toutes origines, de toutes confessions et si j’ose dire de tous bords politiques luttent pied à pied pour fermer la porte aux descendants de ceux qui ont aidé à libérer ce pays mais qui ont le tort encore d’avoir la peaux trop foncée à leur goût. La preuve en est que cet ostracisme n’a jamais concerné le peuple Américain qui a lui aussi laissé sa part non négligeable de sacrifiés mais à qui ont tend les bras tous les jours. Sauf que, pensant mourir pour la liberté, les G’IS sont venus se faire occire au nom d’une lutte anticommuniste primaire que leur gouvernement avait soigneusement camouflé en "way of freedom", comme ils savent si bien le faire encore et toujours. La preuve en est l’allégeance de nos gouvernements successifs aux décisions inhumaines de l’oncle sam depuis soixante ans. Et pour finir, OUI à ce jour, ce beau pays de cocagne bégaierait son histoire si par malheur le fascisme rentrait dans Paris par les grandes portes. La preuve en est le score cumulé de le pen et sarkosy ... N’en déplaise aux dissonants de toutes origines, toutes confessions et je n’ose dire de tous bords politiques apostasiés ... Voilà, c’était mon second coup de gueule.

23/10/2014 09:28 par gérard

On va tout droit vers des polémiques stériles si on ne fait pas l’effort de se placer en situation de l’immense majorité de la population et de ce qu’elle pouvait percevoir de ce cataclysme qui venait de surgir en 1940 et des pauvres infos qu’ils pouvaient glaner ici ou là. Comme je l’ai dit précédemment cela les avait laissé KO, mais avec quand même l’illusion d’être debout , car qu’on le veuille ou non, il leur restait...le Maréchal !
De ce que m’ont raconté mes grand-parents, milieu ouvrier pauvre, j’ai surtout retenu que leur principal soucis était alimentaire, donc celui de survivre, et que le marché noir était devenu un "sport" national.
Se lancer maintenant dans de grandes analyses dans un espace si restreint, me paraît être pour le moins incongru et d’une inutilité grandiose.
Si on parle de l’Occupation, on serait obligé de signaler que le PCF n’a pas eu une attitude des plus claires au début.
Si on parle de l’Occupation il faudrait parler des "réticences" de nos "alliés" à fournir des armes à la Résistance.
Si on parle de l’Occupation, on serait de fait obligé de parler des hauts faits d’armes des " tondeurs de chiens" de la Libération.
Il faudrait parler de tant et tant de choses qui fâchent !
On ne serait pas sorti de l’auberge...
Là ou je rejoins cet article, c’est le mépris qu’on pu supporter les véritables acteurs de la Résistance.
Mais c’est toujours le cas après toutes les guerres pour tous ses acteurs quand ils sont démobilisés. Après une courte période de liesse (ou parfois sans) ils sont plus ou moins rejetés comme si leur société voulait se débarrasser d’eux afin de tout oublier de son histoire récente, comme on se débarrasse d’un cauchemar...

24/10/2014 14:24 par taliondachille

Avant de partir dans tous les sens, relisez donc cet article, il ne parle que d’une chose : la mise à l’écart sociale de certains résistants. Restez dans le sujet, ça évitera de plomber la liste...
Les résistants allemands ont subi le même sort et probablement beaucoup d’autres en Europe.
Concernant l’impréparation de l’armée française, se rappeler que Pétain (ou ses hommes de paille) ont systématiquement torpillé les crédits militaires de 18 à 39. De plus des avions commandés aux E-U n’ont jamais été livrés, par les mêmes qui ont refusé de livrer des moteurs aux anglais mais qui en ont fourni aux Nazis jusqu’en 1941...

25/10/2014 09:32 par gérard

@ taliondachille
Entièrement d’accord qu’un des sujets de cet article est « la mise à l’écart sociale de certains résistants ».
Je l’avais signalé avec :
« Là ou je rejoins cet article, c’est le mépris qu’on pu supporter les véritables acteurs de la Résistance ».
Mais il ne parle malheureusement pas que de ça, et c’est dans tout ce qui est dit en "annexe" qu’il y aurait sérieusement à redire...
C’est à partir de « Replongeons nous dans le contexte de l’époque » que l’auteur dérape sérieusement.
Ça me désole de le dire, mais à partir de là il devient alors aussi illisible qu’un tract de propagande. Le bien et le mal y sont arbitrairement classés (j’exclue bien évidemment le nazisme, son classement est bien évidemment immuable !).
Le Parti Communiste était à cette époque la première force populaire organisée en France et donc la plus visible.
Il est donc tout naturel que beaucoup de gens se soient rangés derrière lui, et surtout parmi ceux qui n’avaient rien à perdre...
Pas mal d’anonymes aussi sont entrés à leur niveau en Résistance, et de tous bords (même religieux), mais dont on ne connaîtra jamais ni le nombre, ni le bord politique.
Mais ce dernier point a-t-il tant d’importance que ça ?
Dire que les non communistes, les socialos-bourgeois, les "même de droite", les "même royalistes" se sont tous rangés côté nazis et Maréchal, c’est à mon avis extrêmement réducteur comme raisonnement.
Mine de rien on aborde là le fond d’un sujet qui est bougrement celui du Grand Soir, celui de savoir comment aborder notre époque actuelle et surtout avec quels mots.
On est véritablement entré en Résistance depuis...70ans (et même bien plus !), contre un système, contre le Système dont il est bien moins évident d’en percevoir autant les dangers, autant par exemple que ceux d’une colonne de blindés, et pourtant ils risqueront d’être bien pires (euphémisme).
On ne pourra jamais œuvrer pour une 6ème République sans un bouleversement profond du langage "dit de Gauche" et un sabordage de TOUS ces mêmes Partis "dits de Gauche", sinon il est totalement illusoire d’espérer aboutir à une "nouvelle" Société idéale. Ce ne sera pas l’appellation de "communiste" qui aura alors de l’importance, mais le fait qu’elle le sera effectivement.

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