Quantcast
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher


Tant qu’à défiler sur les Champs-Elysées...

« On est en finale ! » et, l’on conçoit que notre peuple, qui a des raisons de douter de son avenir après les innombrables coups qu’il a encaissés depuis des décennies au nom de la « construction européenne », puisse s’en réjouir bruyamment.

Paradoxalement, aurions-nous tant besoin de « faire la teuf » si la société telle qu’elle va ne rudoyait pas sans trêve celles et ceux dont Monseigneur Macron prétend arrogamment qu’ils « ne sont rien » ?

D’autant que d’un point de vue sportif, ils jouent plutôt bien, et plutôt collectivement les Tricolores (qu’on me permette de ne pas dire les Bleus : notre drapeau compte trois couleurs, le bleu est très connoté « droite » et « Union européenne » - souvenez-vous de la « vague bleue » sarkozyste ! – alors que le rouge, couleur du peuple ouvrier est très rarement, tiens donc, la couleur dominante du maillot national…) ; par ailleurs le jeune M’Bapé est très sympa, Griesman est solide et régulier, Lloris, infranchissable…

Cela dit, il serait naïf de croire que le sport professionnel capitaliste est étranger à toute politique. Pour ne prendre qu’un seul exemple, l’équipe croate est truffée d’individus, disons pour être gentils, étranges, qui, bravant l’hôte russe, trouvent toutes les occasions pour crier « vive l’Ukraine ! » alors que ce pays est dirigé par un gouvernement belliciste, russophobe et… truffé de néonazis !

On peut aussi se souvenir qu’en 98, quand l’équipe de Jacquet avait remporté le trophée, la côte de Chirac était remontée de vingt points : cela ne déplairait pas à Macron, qui plonge dans les sondages en raison de sa politique de casse des statuts, du code du travail, du bac déchu de son rôle de premier grade universitaire, de sa taxation des retraités, de son rabotage des APL, de ses cadeaux fiscaux aux millionnaires rebaptisés « premier de cordée » (tant pis pour les « premiers de corvée » dont le SMIG est bloqué) ; sans parler des projets macroniens visant à liquider la Sécu, les retraites par répartition, les pensions de réversion et à traquer les chômeurs et autres « bénéficiaires » des minima sociaux, qui, aux dires de cet émule de Marie-Antoinette, « coûtent un pognon dingue »… Quant au « patriotisme » de ce président qui s’en va scander « allez les Bleus ! » (dès lors qu’ils se mettent à gagner…), mais qui ne rate pas une occasion de remplacer le français par l’anglais, qui, selon les circonstances, courtise Trump ou Merkel, qui privatise à tour de bras le patrimoine national et qui, en violation de la Constitution, veut remplacer la souveraineté du peuple français par une « souveraineté européenne » que les Français ont refusée quand ils ont massivement retoqué la constitution européenne.

Ce n’est donc pas Floréal qu’il faut agonir d’injures s’il annonce, sur la base de l’expérience, que l’actuelle « union sacrée » autour des « Bleus », donc, la marée humaine qui suivra comme un seul homme le président remontant les Champs-Elysées s’ils gagnent le Mondial, va certainement être exploitée par Macron pour accélérer ses attaques contre la fonction publique, rogner les prestations sociales et imposer sa très régressive « retraite à points » aux dépens des retraites par répartition créées en 46. Alors, faisons la fête aux Bleus, pourquoi pas, mais surtout, n’oublions pas, avec les Rouges, de « faire la fête à Macron » POUR DEFENDRE LES BASES MEMES DE NOTRE DIGNITE SOCIALE ET NATIONALE !

En conclusion, à quand une immense manifestation de combat sur les Champs-Elysées, comme l’avait en vain proposé Mélenchon en septembre dernier, pour combattre le « coup d’Etat social » exécuté par Macron sous la férule de l’UE ? Et ce que tant d’entre nous vont faire allègrement quand « la France » (en réalité, quand onze pros dont beaucoup ont quitté la France) remporte une coupe, c’est-à-dire veiller toute la nuit, défiler en rangs serrés, brandir des drapeaux, scander des slogans, nous ne pourrions pas aussi le faire TOUS ENSEMBLE pour défendre nos acquis gagnés au prix du sang, reconquérir notre indépendance, cesser d’humilier notre langue, en un mot, renouer avec cet esprit frondeur qui donna le vertige au monde entier aux temps pas si lointains où notre peuple prenait la Bastille, criait vive la Commune, libérait Paris à mains nues ou déclenchait, voici tout juste 50 ans, la plus grande grève de l’histoire mondiale ?

FLOREAL
(Billet rouge sur www.initiative-communiste.fr , le site national du PRCF.

URL de cet article 33570
   
1914-1918 La Grande Guerre des Classes
Jacques R. PAUWELS
Dans l’Europe de 1914, le droit de vote universel n’existait pas. Partout, la noblesse et les grands industriels se partageaient le pouvoir. Mais cette élite, restreinte, craignait les masses populaires et le spectre d’une révolution. L’Europe devait sortir « purifiée » de la guerre, et « grandie » par l’extension territoriale. Et si la Première Guerre mondiale était avant tout la suite meurtrière de la lutte entre ceux d’en haut et ceux d’en bas initiée dès 1789 ? C’est la thèse magistrale du nouveau (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

"Aucune femme en burka (ou en hijab ou en burkini) ne m’a jamais fait le moindre mal. Mais j’ai été viré (sans explications) par un homme en costume. Un homme en costume m’a vendu abusivement des investissements et une assurance retraite, me faisant perdre des milliers d’euros. Un homme en costume nous a précipités dans une guerre désastreuse et illégale. Des hommes en costume dirigent les banques et ont fait sombrer l’économie mondiale. D’autres hommes en costume en ont profité pour augmenter la misère de millions de personnes par des politiques d’austérité. Si on commence à dire aux gens la façon dont ils doivent s’habiller, alors peut être qu’on devrait commencer par interdire les costumes."

Henry Stewart, Londres


Le DECODEX Alternatif (méfiez-vous des imitations)
(mise à jour le 19/02/2017) Le Grand Soir, toujours à l’écoute de ses lecteurs (réguliers, occasionnels ou accidentels) vous offre le DECODEX ALTERNATIF, un vrai DECODEX rédigé par de vrais gens dotés d’une véritable expérience. Ces analyses ne sont basées ni sur une vague impression après un survol rapide, ni sur un coup de fil à « Conspiracywatch », mais sur l’expérience de militants/bénévoles chevronnés de « l’information alternative ». Contrairement à d’autres DECODEX de bas de gamme qui circulent sur le (...)
97 
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
51 
Hier, j’ai surpris France Télécom semant des graines de suicide.
Didier Lombard, ex-PDG de FT, a été mis en examen pour harcèlement moral dans l’enquête sur la vague de suicides dans son entreprise. C’est le moment de republier sur le sujet un article du Grand Soir datant de 2009 et toujours d’actualité. Les suicides à France Télécom ne sont pas une mode qui déferle, mais une éclosion de graines empoisonnées, semées depuis des décennies. Dans les années 80/90, j’étais ergonome dans une grande direction de France Télécom délocalisée de Paris à Blagnac, près de Toulouse. (...)
68 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.