RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
11 

Une drôle de chose s’est produite sur le chemin (du changement de régime) de Damas. (Information Clearing House)

1 janvier 2012 "LRB" — La presse occidentale a dûment - et sans le moindre souci d’objectivité - répété les histoires horribles qui courent sur le "siège de Homs" (photo) par le gouvernement syrien -à savoir que 4000 soldats du gouvernement bombardent la ville aveuglément, que des tireurs d’élite tirent sur les gens qui passent dans la rue, et même que des soldats creusent des tranchées pour empêcher les habitants innocents d’échapper au massacre de masse. L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, basé à Londres et dont l’information provient de ses contacts parmi leurs alliés rebelles en Syrie (comme c’était le cas pour la myriade de "groupes humanitaires libyens" qui opéraient en Angleterre, aux Etats-Unis et en Suisse) a pimenté son site web avec des récits épouvantables de meurtres et de destruction à Homs, en parlant d’un dimanche " de Noël sanglant".

L’Observatoire Syrien affirme que 34 personnes ont été assassinées à Homs dans la seule journée de lundi. Le New York Times a rapporté qu’on pressait les observateurs de la Ligue Arabe de se rendre à Homs avant que la ville ne soit complètement détruite.

Mais certains n’ont pas été mis au courant.

Lors de leur première inspection, les observateurs de la Ligue Arabe ont dit n’avoir rien vu "d’effrayant" à Homs -qui est soit disant le haut lieu du soulèvement contre le gouvernement de Assad. Ils se sont dits "rassurés" par ce qu’ils voyaient. On ne voit pas comment les milliers de tanks, les fosses mortuaires et les bombardements aveugles de la ville par les troupes gouvernementales auraient pu échapper aux observateurs.

La réaction a été rapide et sévère. Les rebelles qui s’attendaient à ce que les observateurs leur emboîtent le pas et disent en tous points comme eux ont crié au scandale. Pris sur le fait de ce qui paraît être encore un gros mensonge destiné à obtenir une aide militaire étrangère pour faire tomber le régime, le groupe des rebelles et leurs alliés à Londres ont mis les bouchées doubles :

Basma Kodmani, une porte-parole du Conseil National Syrien (CNS) a dit à France Inter, une radio française, mardi dernier, que les observateurs étaient soumis à toutes sortes de "manipulations". Elle a dit qu’environ 40 000 prisonniers avaient été sortis des prisons dans lesquelles ils étaient enfermés, transférés dans des baraquements militaires à 5 km de là et remplacés par de faux prisonniers qui ont donné aux observateurs de fausses informations sur les événements. Elle a aussi ajouté que des familles entières se faisaient passer pour des gangs armés pour soutenir les déclarations du gouvernement sur l’identité des militants.

Ca ne vous paraît pas un peu délirant ?

L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme prétend que le régime syrien a secrètement changé les noms des rues pour tromper l’équipe des observateurs ! D’autres rebelles disent que le gouvernement a retiré ses tanks à la dernière minute. Le président de l’Observatoire Syrien, Rami Rahmane, a affirmé dans la presse française que "la retraite des tanks était une ’ruse’ et que les bombardements pouvaient avoir repris à tout moment."

Mais si le gouvernement avaient bombardé les quartiers de Homs où se rendaient les observateurs et avait enlevé les tanks au dernier moment, il y aurait sûrement eu de nombreuses preuves du bombardement. Changer le nom des rues est une chose, mais dissimuler la destruction causée par le bombardement d’une ville en est une autre. Peut-être a-t-on envoyé des équipes secrètes de maçons dans la ville pour réparer les bâtiments pendant la nuit ?


Ce moment de vérité ne durera certainement pas. On va nous expliquer que ce sont les conclusions erronées de quelques observateurs malhonnêtes. On discrédite déjà le chef de la délégation, un général soudanais, en l’accusant d’avoir "violé les droits de l’homme". La France foudroie l’équipe des observateurs par la bouche de son ministre des Affaires Etrangère qui a déclaré que "les observateurs de la Ligne Arabe, devraient retourner dans la ville des martyres (Homs) sans délai et ... établir les contacts nécessaires avec la population civile."

"L’armée de la Syrie Libre" rebelle a appelé à un cessez le feu et essaie de contacter l’équipe des observateurs (un cessez le feu ? Je croyais que c’était des manifestations pacifiques.) Et les centaines de milliers de manifestants pro-gouvernementaux sont ignorés par la presse occidentale -ils ne cadrent pas avec le script du changement de régime. Comme pour la Libye, les preuves du contraire seront balayées et les preuves qui vont dans le sens d’un changement de régime seront amplifiées au maximum et colportées sans être vérifiées par les médias occidentales.

Souvenez-vous de la Libye : il n’y a pas si longtemps après tout le principal moteur de l’intervention militaire, Soliman Bouchuiguir, de la Ligue Libyenne des Droits de l’Homme basée en Suisse, a reconnu sur une vidéo que la preuve du massacre de Kadhafi avait été fabriquée de toutes pièces par les rebelles. Des preuves ? "Il n’y a pas de preuve" a-t-il dit.

Daniel McAdams

Pour consulter l’original et voir la vidéo de Pepe Escobar :
http://www.informationclearinghouse.info/article30128.htm

Traduction : Dominique Muselet

URL de cet article 15507
  

Maurice Tournier. Les mots de mai 68.
Bernard GENSANE
« Les révolutionnaires de Mai ont pris la parole comme on a pris la Bastille en 1789 » (Michel de Certeau). A la base, la génération de mai 68 est peut-être la première génération qui, en masse, a pris conscience du pouvoir des mots, a senti que les mots n’étaient jamais neutres, qu’ils n’avaient pas forcément le même sens selon l’endroit géographique, social ou métaphorique où ils étaient prononcés, que nommer c’était tenir le monde dans sa main. Une chanson d’amour des Beatles, en fin de compte très (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Si vous vous trouvez nuls, souvenez-vous qu’il a fallu 20 ans, des milliers de milliards de dollars et 4 présidents US pour remplacer les Talibans par des Talibans

Norman Finkelstein

La crise européenne et l’Empire du Capital : leçons à partir de l’expérience latinoaméricaine
Je vous transmets le bonjour très affectueux de plus de 15 millions d’Équatoriennes et d’Équatoriens et une accolade aussi chaleureuse que la lumière du soleil équinoxial dont les rayons nous inondent là où nous vivons, à la Moitié du monde. Nos liens avec la France sont historiques et étroits : depuis les grandes idées libertaires qui se sont propagées à travers le monde portant en elles des fruits décisifs, jusqu’aux accords signés aujourd’hui par le Gouvernement de la Révolution Citoyenne d’Équateur (...)
Le fascisme reviendra sous couvert d’antifascisme - ou de Charlie Hebdo, ça dépend.
Le 8 août 2012, nous avons eu la surprise de découvrir dans Charlie Hebdo, sous la signature d’un de ses journalistes réguliers traitant de l’international, un article signalé en « une » sous le titre « Cette extrême droite qui soutient Damas », dans lequel (page 11) Le Grand Soir et deux de ses administrateurs sont qualifiés de « bruns » et « rouges bruns ». Pour qui connaît l’histoire des sinistres SA hitlériennes (« les chemises brunes »), c’est une accusation de nazisme et d’antisémitisme qui est ainsi (...)
123 
Reporters Sans Frontières, la liberté de la presse et mon hamster à moi.
Sur le site du magazine états-unien The Nation on trouve l’information suivante : Le 27 juillet 2004, lors de la convention du Parti Démocrate qui se tenait à Boston, les trois principales chaînes de télévision hertziennes des Etats-Unis - ABC, NBC et CBS - n’ont diffusé AUCUNE information sur le déroulement de la convention ce jour-là . Pas une image, pas un seul commentaire sur un événement politique majeur à quelques mois des élections présidentielles aux Etats-Unis. Pour la première fois de (...)
22 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.