RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher


Venezuela : Communiqué de la plateforme de solidarité avec les pays de l’ALBA

La plateforme de solidarité avec les pays de l’ALBA exprime son soutien au peuple vénézuélien et à son gouvernement qui met tout en œuvre pour mettre fin aux violences, rétablir la paix sociale dans la capitale et tout le pays, identifier les responsables et pour que justice soit rendue aux victimes.

Depuis l’élection d’Hugo Chavez en 1998, le mouvement bolivarien a remporté démocratiquement toutes les élections au Venezuela et elles ont été nombreuses. Jimmy Carter a même déclaré que le Venezuela a le meilleur système électoral au monde. Après l’élection de Nicolas Maduro, en octobre dernier, le PSUV a encore remporté les élections municipales. Mais l’oligarchie vénézuélienne et le gouvernement des Etats Unis n’ont jamais accepté ce gouvernement démocratique qui a donné des droits aux plus démunis, réduit la pauvreté et les inégalités, créé 4 millions d’emplois et restitué à la nation la maîtrise de secteurs clés de l’économie. Pour apprécier le sens de la démocratie de la droite vénézuélienne il suffit de se souvenir du coup d’Etat de 2002, du sabotage organisé de l’industrie pétrolière, et, plus récemment, des « manifestations » des partisans de Capriles, candidat battu aux élections présidentielles qui se sont soldées par la mort de 9 policiers et partisans du Président élu. Le sabotage économique est permanent et l’organisation de la pénurie, la spéculation ne sont pas étrangers aux réelles difficultés dont souffre le pays.

Comme pendant les "mille jours" de Salvador Allende, des groupes para-militaires d’extrême-droite, financés en sous-mains par des agences, des "instituts", des ONG nord-américains, tentent d’instaurer le chaos, de faire régner la violence et l’insécurité. Les diplomates étasuniens conseillent et manipulent l’opposition. La présence de paramilitaires colombiens a été démontrée par l’arrestation de plusieurs d’entre eux. Les médias antichavistes (hégémoniques) et les "médias-mensonges" internationaux, au premier rang desquels l’AFP, dénoncée par le président Maduro, attribuent les exactions, les morts, à la "répression chaviste", alors même que les "combattants de la liberté" s’en prennent masqués et armés aux centres sociaux, incendient des dispensaires médicaux, attaquent des bâtiments et des transports publics, lancent des cocktails Molotov contre la chaine VTV. (Lors du coup d’Etat d’avril 2002 contre Chavez, les tirs et les morts du pont Laguna à Caracas furent attribués aux chavistes, avant que l’intox ne soit démasquée). On va même sur CNN, Twitter et d’autres, jusqu’à détourner des images de violences policières commises en Grèce, Espagne, Egypte, ou de victimes du conflit syrien en les attribuant à la police vénézuélienne.

La mobilisation populaire a répondu à ses attaques ; et le gouvernement légitime du Venezuela a le droit et le devoir comme il le fait de défendre la légalité, la paix, la souveraineté nationale contre les attaques de la droite putschiste appuyée par le gouvernement des Etats Unis.

L’Unasur, le Mercosur, le CARICOM, l’Alba et la Celac, les principaux organismes multilatéraux de la région qui regroupent tous les pays d’Amérique Latine ont manifesté leur appui à la démocratie, au respect des institutions et aux efforts du gouvernement vénézuélien pour maintenir la paix

Nous demandons à la France et à l’Union Européenne, à l’instar de ces nations de s’exprimer en faveur du respect de la démocratie et de la légitimité du gouvernement du Venezuela, élu démocratiquement, de condamner la violence des groupes factieux et l’ingérence étrangère.

Nous appelons tous les démocrates à rester mobilisés pour dénoncer les tentatives violentes de déstabilisation et la désinformation contre le gouvernement légitime du Venezuela et à manifester leur solidarité en participant au rassemblement qui se tiendra le jeudi 27 février à 18h30 , Place de la Bastille à Paris.

Plateforme de solidarité avec les pays de l’ALBA :

AEA - France (Action Enfants des ANDES), Les Alternatifs, Américains contre la Guerre (AAW), ATTAC, , Collectif des Péruviens en France, Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA), Coordination Populaire Colombienne à Paris), Droit Solidarité, Espace Che Guevara, FETAF (Fédération des Travailleurs Africains en France), France Amérique Latine, France Cuba, Mémoires des luttes, MRAP, PCF, PG

Paris le 21 février 2014

URL de cet article 24611
   

Même Thème
Figures Révolutionnaires de l’Amérique latine
Rémy HERRERA
Cet ouvrage propose au lecteur sept chapitres consacrés à quelques-uns des révolutionnaires les plus importants d’Amérique latine et caribéenne : Simón Bolívar, José Martí, Ernesto Che Guevara, Hugo Chávez, Fidel Castro et Evo Morales. L’Amérique latine et caribéenne offre depuis le début des années 2000 l’image de peuples qui sont parvenus à repasser à l’offensive, dans les conditions historiques très difficiles qui sont celles de ce début de XXIe siècle. C’est cette puissante mobilisation populaire qui est (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Depuis 1974 en France, à l’époque du serpent monétaire européen, l’État - et c’est pareil dans les autres pays européens - s’est interdit à lui-même d’emprunter auprès de sa banque centrale et il s’est donc lui-même privé de la création monétaire. Donc, l’État (c’est-à -dire nous tous !) s’oblige à emprunter auprès d’acteurs privés, à qui il doit donc payer des intérêts, et cela rend évidemment tout beaucoup plus cher.

On ne l’a dit pas clairement : on a dit qu’il y avait désormais interdiction d’emprunter à la Banque centrale, ce qui n’est pas honnête, pas clair, et ne permet pas aux gens de comprendre. Si l’article 104, disait « Les États ne peuvent plus créer la monnaie, maintenant ils doivent l’emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des riches rentiers », il y aurait eu une révolution.

Ce hold-up scandaleux coûte à la France environ 80 milliards par an et nous ruine année après année. Ce sujet devrait être au coeur de tout. Au lieu de cela, personne n’en parle.

Etienne Chouard

Ces villes gérées par l’extrême-droite.
(L’article est suivi d’un « Complément » : « Le FN et les droits des travailleurs » avec une belle photo du beau château des Le Pen). LGS Des électeurs : « On va voter Front National. Ce sont les seuls qu’on n’a jamais essayés ». Faux ! Sans aller chercher dans un passé lointain, voyons comment le FN a géré les villes que les électeurs français lui ont confiées ces dernières années pour en faire ce qu’il appelait fièrement « des laboratoires du FN ». Arrêtons-nous à ce qu’il advint à Vitrolles, (...)
40 
Cuba - Tchernobyl : Lettre à Maria.
24 août 2006. Chère Maria, Je ne sais pas si mon nom vous dira quelque chose. A vrai dire, je ne crois pas vous avoir laissé un souvenir impérissable. C’est pourtant vous qui m’avez donné, au détour d’une seule phrase, une des plus belles leçons d’humanité qu’un homme puisse recevoir. Il y a déjà quelques années de cela mais, comme vous pouvez le constater, je n’ai pas oublié. Vous souvenez-vous, Maria, de cet occidental en visite sur votre île qui voulait vous poser quelques questions ? En réalité, et (...)
"Un système meurtrier est en train de se créer sous nos yeux" (Republik)
Une allégation de viol inventée et des preuves fabriquées en Suède, la pression du Royaume-Uni pour ne pas abandonner l’affaire, un juge partial, la détention dans une prison de sécurité maximale, la torture psychologique - et bientôt l’extradition vers les États-Unis, où il pourrait être condamné à 175 ans de prison pour avoir dénoncé des crimes de guerre. Pour la première fois, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Nils Melzer, parle en détail des conclusions explosives de son enquête sur (...)
11 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.