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Venezuela : que les bouches s’ouvrent !

Venezuela, il faut organiser le soutien à la résistance et défendre la souveraineté nationale, refuser la mise sous tutelle. "Le Venezuela doit redevenir le Venezuela".

VENEZUELA,

"Tout peut se négocier, sauf les principes"
(Fidel Castro)

A l’évidence on ne comprend pas ce qui est entrain de se jouer et se passer au Venezuela et en Amerique Latine. Or, on ne peut dissocier les évènements au Venezuela de la longue liste des défaites successives enregistrés par la "gauche" ces derniers mois en Amérique Latine avec non pas le retour de la droite, mais avec l’arrivée de l’extrême droite fascisante, poussée en avant et financée par Trump et l’administration US, comme on vient encore de le voir en Colombie. On doit également tenir compte dans l’analyse de la situation internationale et du déclin occidental qui s’accélère et s’illustre à travers la défaite politique et militaire de Trump, de l’état terroriste d’Israël et de l’Union Européenne dans le détroit d’Ormuz face à l’Iran.

Il nous faut admettre, qu’au Venezuela, il s’agit bien d’une recolonisation US, une doctrine Monroe appliquée aux conditions d’aujourd’hui. Cette stratégie porte un nom : "Strategie de Sécurité Nationale 2025 des Etats-Unis". Il faut en tenir compte dans les analyses, d’autant qu’on voit bien à travers la situation présente combien chez des militants l’ignorance est patente. C’est là un probleme qui réduit chez certains, la référence faîte fréquemment à l’imperialisme et à la lutte de classes à de la simple rhétorique.

Sur place au Venezuela l’écrivain de renom Luis Britto Garcia, l’ancien ambassadeur du Venezuela qui fût nommé au Conseil d’Etat par Hugo Chavez, les personnalités signataires du manifeste de Maracay ou encore Mario Silva, le disent avec éloquence, la souveraineté du Venezuela a non seulement été violée, elle a été subtilisée, confisquée. Depuis le 3 janvier 2026, le Venezuela est un pays sans souveraineté et placée sous tutelle. Sommes nous d’accord sur ce point ? Je dois avouer que quand je lis certains commentaires j’en doute, car si c’est le cas pourquoi ne pas en tirer les conséquences politiques, car il ne s’agit plus de soutenir le gouvernement "progressiste et chaviste" du Venezuela, il s’agit de soutenir la résistance populaire qui s’organise et s’affirme chaque jour.

Depuis le 3 janvier et après avoir fait place nette pour les multinationales US de l’industrie pétroliere les Etats Unis ont pillé ou volé l’équivalent de 13 milliards de dollars au pays. J’a lu le témoignage d’une membre d’une "Communa", elle dit " si on ne soutient pas le gouvernement, on aura pas de financement". Que d’illusions pour justifier qu’il faudrait attendre. Mais attendre quoi ? Les americains vont payer ce qu’ils volent ? Mais surtout comment accepter et justifier le chantage, les menaces et la repression à l’egard du peuple pour empêcher sa résistance ?

Par conséquent, le probléme je dirai la contradiction principale se situe bien entre l’interêt national du Venezuela, sa souveraineté et l’accaparement par les USA de tout un pays, ses richesses naturelles et son peuple. Comme le dit avec éloquence Luis Britto Garcia " le Venezuela doit réapprendre à être le Venezuela". Il faut faire respecter les principes de souveraineté, de droit a l’autodetermination, d’intégrité territoriale et d’indépendance qui sont inscrits dans la Charte des Nations Unies et que soutenait le Venezuela de Chavez avec détermination.

Car comment fermer les yeux sur un gouvernement pourtant explicitement made in USA, qui abandonne à Washington le contrôle et la production de sa principale ressource naturelle, qui ne fait plus référence à la liberation de Maduro et de Célia, qui coupe l’approvisionnement à Cuba, qui agit en permanence sur ordre de Washington, qui ouvre ses portes à l’armée terroriste de Tsahal et qui entend rétablir les relations diplomatiques avec Israël, qui condamne l’Iran, qui fait arrêter et livrer aux américains l’ancien ministre proche de Maduro Alex Saab, qui a donné l’ordre de rentrer chez soit à ceux qui voulaient se battre la nuit du 3 janvier. Comment ne pas être indigné par ailleurs par cette nouvelle récente. Le milliardaire Mathieu Pigasse qui possède les médias pro "gauche" au sens très large et qui se félicite de ses bonnes relations avec la dirigeante socialiste Carole Delga la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet et fait ouvertement "campagne" a été désigné pour restructurer la dette du Venezuela en lien avec Trump et Caracas.Le gouvernement vénézuélien a signé pour une commission colossale sur la restructuration de la dette par Pigasse (on parle de centaines de millions de dollars pour un pays en crise), même pour la Grèce on avait pas vu autant. En fait en vue des présidentielles françaises, beaucoup de choses se jouent la, car son appui sera crucial pour 2027 et Pigasse, l’homme de gauche exigera retour sur investissement en cas d’élection. Soutien idéologique, de sociaux démocrates à sociaux démocrates.

Il faut faire la clarté, y compris dans nos propres rangs, ou on nous suggère de poursuivre de fermer les yeux. La naïveté ou la mauve foi à ce point c’est presque désarmant. Il faudrait se satisfaire de l’analyse sur commande de Kimberley Miller une sociologue US, doctorante de l’université de Floride dont on aimerait connaître qui finance l’organisation "Black alliance" qui avec une loghorrée de gauche nous explique que c’est quand même mieux sans respect des principes. Fidel Castro avait l’habitude de dire " Tout peut se négocier sauf les principes.

Pour toutes ces raisons il y a urgence à s’exprimer sans détour si l’on veut prétendre à une crédibilité. Attendre l’arrivée hypothétique d’un nouvel ambassadeur du Venezuela ne résoudra rien d’autant qu’à Paris et Bruxelles on maintient les sanctions à l’égard de Caracas, il défendra la position officielle du nouveau gouvernement, ce qui d’ailleurs est son rôle. L’attendre et voir ne peut donc être que d’une utilité relative sauf à vouloir soutenir un pouvoir dont l’indépendance a été confisquée et qui dans l’etat actuel des choses a renoncé à se battre.

Pour ma part, j’ai comme d’autres militants et amis du Venezuela soutenu l’idée qu’il s’agissait d’un replis tactique, l’essentiel étant la mobilisation populaire. Il y a aujourd’hui une évidence : nous n’en sommes plus là. C’est ainsi. Maintenant organisons la solidarité avec la résistance vénézuelienne qui se développe à travers les rassemblements, meetings, manifestations y compris dans les quartiers populaire, les Communas, chez les intellectuels, les fondateurs et dirigeants chavistes. En 2007, lors de son investiture pour un nouveau mandat Hugo Chavez Frias déclarait : " Nous sommes à un moment existentiel de la vie venezuelienne. Nous avançons vers le socialisme, et rien ni personne ne pourra l’empêcher". Soyons cohérents et fidèles à ce qu’il disait.

Jean Pierre Page

COMMENTAIRES  

21/08/2026 01:49 par Emor Laurent

Des analyses différentes, plus ancrées dans la réalité venezuelienne ?
https://www.les2rives.info/que-se-passe-t-il-au-venezuela/

21/08/2026 04:42 par Vania

Article condescendant qui ne tient pas compte de la situation actuelle sur la planète Terre. L’auteur affirme :"" Il faut faire respecter les principes de souveraineté, de droit a l’autodetermination, d’intégrité territoriale et d’indépendance qui sont inscrits dans la Charte des Nations Unies ....."" car il n’est pas au courant que le droit international est MORT. De plus, il oublie qu’actuellement les chavistes au gouvernement ont pour tâche principale l’attention des milliers de sinistrés de la catastrophe sismique, la logistique des abris temporaires (nourriture etc), la situation des résidences temporaires, la reconstruction de milliers de logement , de permettre à la population de se nourrir, de se mobiliser pour demander la fin des sanctions illégales , de récupérer l’argent et l’or volés par l’occident, de demander la libération du président Maduro et de sa femme. Ils travaillent sans relâche, 20 h par jour, 7 jours sur 7.
Quand on est bien informé, on voit que malgré la coercition et le vol du régime criminel étasunien, le gouvernement chaviste continue de s’occuper aavec ardeur de la population particulièrement des plus vulnérables : Voir le site X de Thierry Deronne Informations : 1)""La présidente par intérim Delcy Rodriguez reconstruit les services publics et relance un programme créé par Chavez. Inauguration de 200 "MERCAL" dans tout le pays qui relient directement les producteurs aux consommateurs et offrent aux familles populaires des aliments à bas prix. 2)La présidente par interim lance une nouvelle consultation des autogouvernements communards. Les assemblées choisissent 7 projets (service public, culture, santé, etc..). Le 11 octobre les habitants voteront pour celui jugé prioritaire et qui sera cofinancé par l’Etat. 3) Le Venezuela et la présidente (E) rendent hommage au 100è anniversaire de Fidel C.
Bien sûr,personne ne peut le nier, la situation actuelle est grave et terriblement injuste.
Article de venezuelainfos :
https://venezuelainfos.wordpress.com/2026/07/29/qui-a-dit-que-le-chavisme-etait-mort-brasil-de-fato/

21/08/2026 07:52 par Luc Laforets

Enfin, à gauche, on commence à ouvrir les yeux. C’était pourtant clair comme je l’ai souligné lors de l’émission Mercredis de l’Espérance du 7 janvier 2026 : Sans la 4ème Voie, la Résistance va de déconvenues en échecs… (https://1p6r.org/1p6r/les-mercredis-de-lespoir/mercredis-de-lesperance-20260107/).

Alors pour sortir des blocages idéologiques, il faut que la Barbarie devienne incontestable (Cf. https://1p6r.org/1p6r/la-barbarie-qui-vient/chronique-des-barbaries-20260701/).

21/08/2026 13:33 par Jos

Bilan des deux séismes

Deux puissants séismes, de magnitude 7,2 et 7,5, ont dévasté le pays le 24 juin. Selon le dernier bilan officiel, plus de 5 500 personnes ont perdu la vie, 16 700 ont été blessées et plus de 20 000 se sont retrouvées sans abri. La Banque mondiale a indiqué que 47 % des dégâts concernaient des bâtiments résidentiels, 26 % des bâtiments non résidentiels et 27 % les infrastructures. La banque a estimé le coût total des dégâts à environ 19,6 milliards de dollars.

Selon Bloomberg , l’impact le plus immédiat sur le développement du pays est la hausse du coût de la vie. L’inflation, qui devait atteindre 230 % par an, devrait avoisiner les 350 % après le séisme. Les pertes économiques engendrées par la catastrophe sont considérables. D’après le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), les dommages matériels directs s’élèvent à 6,7 milliards de dollars, un chiffre qui pourrait atteindre 9 milliards. 

Le gouvernement de Delcy Rodriguez, pour reconstruire le pays après la catastrophe, a demandé à la Banque d’Angleterre la restitution de 31 tonnes de lingots d’or déposés par le Venezuela en 2008. Le sort de ces lingots, d’une valeur d’environ 4 milliards de dollars actuels, demeure incertain depuis des années en raison d’un différend persistant entre le gouvernement britannique et l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro. On ignore si Cette obtiendra gain de cause auprès de la Banque d’Angleterre, qui ne semble pas pressée de se séparer de l’or vénézuélien. On peut en douter tant que l’aval de Washington ne sera pas donné..

21/08/2026 14:16 par Vincent

"après avoir fait place nette pour les multinationales US de l’industrie pétroliere"

Jean-Pierre Page pose un constat assez lucide sur le cynisme de la situation, la violation flagrante de la souveraineté vénézuélienne et la mécanique prédatrice de la haute finance internationale, où des banques d’affaires privées - quel que soit le vernis politique de leurs dirigeants pourris - s’engraissent en prélevant des commissions colossales sur un peuple étranglé par des mesures coercitives unilatérales et illégales.

Toutefois, pour pousser l’analyse jusqu’au bout, je pense qu’il faut aussi mettre en lumière l’impasse industrielle et stratégique dans laquelle l’impérialisme étasunien s’est lui-même enfermé :
La réalité du terrain bouscule les illusions du pillage facile puisque le pétrole extra-lourd de l’Orénoque exige la reconstruction complète d’infrastructures dévastées, soit un billet d’entrée estimé entre 15 et 30 milliards de dollars par an.

Face à cela, les géants pétroliers comme ExxonMobil, lors d’une réunion avec Trump qui n’a - intelligemment - eu lieu qu’après le coup du 3 janvier, ont catégoriquement refusé de risquer leur capital sans des garanties juridiques absolues et une vassalisation totale du pays, que la situation actuelle ne peut pas leur assurer.

On assiste donc à un double échec : d’un côté, la tentative de mise sous tutelle d’un État souverain, et de l’autre, une stratégie de coercition aveugle incapable de satisfaire les besoins vitaux des raffineries du Texas en brut lourd.
Il faut redire encore que les E.U subissent un manque critique de gasoil et de kérosène, que leur schiste ne permet pas de raffiner, et dont leur armée impériale est accessoirement la plus grande consommatrice au monde.
Le gallon de gasoil se vend là bas entre 5,50 $ et + de 6,00 $ (contre un prix "normal" qui se situait autour de 2,90 $).
Toute leur logistique se trouve affectée, et ces prix participent d’une inflation très forte qui ne sera pas résolue par les élections.

Le plus déplorable à mes yeux reste d’observer la posture de la France, qui emboîte aveuglément le pas à Washington en soutenant cette logique coercitive et illégale. Macron - qui est le dernier crétin à acheter de la dette en dollar - a ainsi reçu Guaido à l’Élysée et aussi officiellement reconnu Urrutia (Machado) comme ayant soi-disant remporté la dernière élection.

C’est une stratégie diplomatique et économique totalement mortifère, mais aussi profondément contre-productive pour nos propres intérêts et notre souveraineté.
En revanche, Jean-Michel Runacher - le père de la brillante ministre Agnès Pannier-Runacher - cadre dirigeant du groupe Perenco très impliqué au Venezuela et dans les affaires de corruption au sein de PDVSA, y aura sans doute trouvé quelque intérêt particulier... Bof : est-on encore à ceci près ?

Cet alignement servile montre aussi - s’il le fallait encore - à quel point la "gauche institutionnelle" chez nous est exsangue, corrompue et idéologiquement soumise aux influences sionistes et atlantistes, incapable de porter le moindre discours d’indépendance ou de rupture face aux diktats impériaux. Isn’t it, Mr Glucksmann ?

Pour le reste, le peuple Français - fut-il pour partie "militant" - ne semble pas plus prêt à défendre sa propre souveraineté ruinée impunément, qu’il ne l’est à défendre celle des autres pays pillés par le fascisme financier apatride...
Et ne lui parlez surtout pas de la nécessité de radicaliser la lutte : on espère encore tout changer à grands coups de banderoles, de slogans et de merguez, non-violence obligatoire oblige.
Surtout ne changeons rien ; le Venezuela nous montre simplement comment une éventuelle victoire électorale de la gauche "radicale" sera reçue, et comment nous serons traités.

La seule différence étant la nature du trésor à piller : chez nous, il ne s’agit pas de pétrole mais des milliers de milliards de l’épargne constituée par les cotisations sociales.
Celles là même qui sont partout appelées "charges" et dont de nombreux Français ont été amenés à croire qu’elles ne sont plus soutenables, pendant que le pouvoir macroniste-fasciste exonère le privé de quelque 210 milliards par an de ces cotisations depuis 10 ans...
Rien qui mériterait de faire face à un flic tenant un LBD, vous me direz...

21/08/2026 14:51 par Jos

Le nid de vipères qui gouverne le Venezuela - « Del-CIA » !!!!!!

Malgré une censure stricte, des informations sur les négociations secrètes entre l’entourage de Maduro et la Maison-Blanche ont fuité dans les médias d’Amérique du Nord et du Sud. 

Les négociations visant à réformer le système politique du pays en prévision d’éventuelles élections témoignent de l’influence sans précédent de Washington sur la politique vénézuélienne depuis que l’administration Trump a destitué Nicolás Maduro et nommé Delcy Rodríguez présidente par intérim. Ces sept derniers mois, le pays a été placé sous surveillance extérieure totale , ce qui a progressivement conduit à une normalisation des relations entre la puissance hégémonique et le régime de l’ancien dictateur.

Ce qui surprend, c’est que l’administration de la Maison-Blanche ait quasiment écarté María Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix et fidèle alliée de Trump, la mettant de fait à l’écart des négociations avec les représentants du gouvernement intérimaire vénézuélien. Cette décision a été immédiatement remarquée et a suscité des réactions stupéfiantes. Même la déclaration de l’ancien président Nicolás Maduro, aujourd’hui prisonnier de justice américain, publiée dans le journal argentin La Voz , exprimant son soutien aux négociations entamées à Caracas, n’a pas provoqué une telle polémique : chacun comprend parfaitement les intentions de l’administration.

Delcy Rodriguez, déjà surnommée « Del-CIA » (« Del-CIA ») au Venezuela, ainsi que son frère Jorge, selon un article du journal britannique The Guardian , plusieurs mois avant l’invasion des forces spéciales américaines , « par l’intermédiaire d’intermédiaires, ont secrètement assuré aux responsables américains et qataris qu’ils seraient heureux de voir Maduro partir » et ont promis de coopérer avec l’administration Trump après le renversement de Maduro.

Selon un ancien de la CIA Larry Johnson, elle a rencontré début novembre 2025, à Singapour, le Chef de la CIA actuel. Cette rencontre a sans doute préparé l’opération US de kidnapping du Président Maduro.
Le Guardian précise que Delcy Rodriguez a contacté de nouveau des responsables américains fin novembre après l’appel téléphonique de Trump à Maduro, au cours duquel Trump a insisté pour que Maduro quitte le Venezuela. Maduro a refusé. Le Guardian rapporte ensuite : « Delcy a transmis le message : “Maduro doit partir.” »

Reuters a rapporté que Diosdado Cabello, alias « Félix de fer », le puissant ministre de l’Intérieur vénézuélien qui contrôle la police et les forces de sécurité, avait également tenu des discussions avec les États-Unis dans les mois précédant l’opération de Maduro.
Le haut commandement des forces armées n’était pas loin derrière et, selon certains rapports, il avait neutralisé les systèmes de défense aérienne russes au moment de l’attaque américaine. Les troupes n’opposèrent pratiquement aucune résistance. 
Seuls trente-deux Cubains ont résisté et sont morts dans cette bataille inégale contre les envahisseurs américains. Ce signal d’alarme a incité Trump à se préparer à une invasion de Cuba. 

L’analyste politique américain Joe Siracusa estime que le président vénézuélien a probablement été trahi par des membres de son entourage. « Je suis prêt à parier que Maduro a été trahi au sein même de son camp », a déclaré Siracusa lors d’une interview accordée à Sky News Australia .

Finalement, quelques heures après le raid, Trump a confirmé les négociations avec Delcy Rodriguez. Il a déclaré au New York Post que Delcy était de leur côté. « Nous lui avons parlé à plusieurs reprises, et elle comprend, elle comprend . »
Tôt le matin du 3 janvier, peu après la capture de Maduro, Rubio appela Del Rodriguez, de la CIA. Leur conversation se déroula en espagnol, et Rubio lui expliqua qu’elle devait faire un choix : coopérer avec les États-Unis ou assister à une attaque de grande envergure contre les infrastructures vénézuéliennes, les bases militaires et les hauts responsables.
Après quelques négociations, Rodriguez accepta. Rubio exhorta ensuite le nouveau gouvernement à s’abstenir de toute collaboration avec les adversaires des États-Unis. 

Marco Rubio, que Trump a pressenti pour devenir président à la fois de Cuba et du Venezuela, il dirige désormais le Venezuela depuis Washington, contrôlant de fait le gouvernement et les finances du pays, ainsi que la distribution de ses ressources naturelles. Il entretient des contacts étroits avec la présidente Delcy Rodriguez et délivre des licences exemptant les entreprises des sanctions pour leurs activités au Venezuela. Il ne cache pas son intention de placer les réserves d’hydrocarbures du Venezuela, les plus importantes au monde, sous contrôle américain. 

Comme on dit dans les Andes, « plata es plata, mijo » (« l’argent, c’est l’argent, mon cher »). Et cet argent semble avoir rapproché deux groupes autrefois hostiles qui, du moins en théorie, se déclaraient irréconciliables adversaires idéologiques.
Et maintenant, des dirigeants chavistes de haut rang, qui ont critiqué les États-Unis pendant des années en les qualifiant d’« impérialistes », de « colonialistes » et de « vautours », ne parlent plus que positivement de Trump. C’est logique, d’autant plus que certains détournaient l’argent du pétrole dans le dos de Maduro.

De même, des responsables de l’administration américaine, qui il y a quelques mois à peine qualifiaient les dirigeants vénézuéliens de « trafiquants de drogue », de « terroristes » et de « criminels », sont désormais devenus leurs alliés apparemment indéfectibles. Ben voyons !!

Les événements qui ont suivi l’opération visant à capturer Maduro ont démontré que Trump, Rubio, Rodriguez, l’armée vénézuélienne et la CIA étaient tous de mèche.
Il est donc peu probable qu’un calendrier électoral soit établi prochainement, que les conditions d’un scrutin équitable soient réunies, ou que le « nouveau » Venezuela et son peuple atteignent un niveau de vie comparable à celui des États-Unis. Il n’y a aucun espoir. La situation ne s’améliorera pas. Et il ne s’agit pas là de simples divagations, mais d’un calcul froid et calculateur de l’avenir du Venezuela, orchestré par Trump, le bambin malfaisant.

Le seul espoir est une nouvelle Révolution .

22/08/2026 14:22 par Élie

Analyse psychologisante, individualiste et mythologique sur le thème de la trahison.
Les delcyenomics sont dans la continuité des politiques de Maduro de contournement commercial, de concessions symboliques et de recul tactique libéral.
La poliorcetique antiimperialiste est un nouvel outil de la lutte : les protagonistes de l’Etat bolivarien et les bases chavistes peuvent nous apprendre comment agir face à la tactique militaire yankee du siège.

22/08/2026 22:28 par Jos

@ Elie
« Rodríguez a accepté, sans rechigner, de faire des États-Unis les vendeurs exclusifs du pétrole vénézuélien sur les marchés internationaux. Elle a annoncé une loi sur les hydrocarbures visant à attirer les investisseurs étrangers. »

On n’est donc pas dans l’analyse psychologisante, individualiste et mythologique. En effet, le pétrole que le Venezuela vend avec la permission de Trump et de Rubio, l’argent de cette vente est encaissé par une banque américaine qui restitue une petite partie au gouvernement vénézuélien. C’est voler le peuple vénézuélien qui s’appauvrit de plus en plus pour le plus grand bonheur des banques et des compagnies pétrolières US. Le gouvernement vénézuélien est composé de traitres qui s’enrichissent, en plus des millions de dollars qu’ils ont reçu pour trahir. Le Venezuela a perdu sa souveraineté et son peuple est spolié.

Vous écrivez :"Les delcyenomics sont dans la continuité des politiques de Maduro de contournement commercial, de concessions symboliques et de recul tactique libéral." Alors pourquoi avoir fait enlevé Maduro ?. C’est hallucinant !!!! .

Quelques déclarations significatives :

Delcy Rodríguez a qualifié Donald Trump de «  partenaire et ami » lors d’un discours public en 2025, appelant à la fin du blocus américain contre le Venezuela.

Donald Trump : Delcy Rodríguez a été qualifiée par Donald Trump de « partenaire » et d’« amie » après son accession à la présidence par intérim du Venezuela en janvier 2026. Trump a salué leurs « excellentes relations » et son gouvernement s’est comporté comme un « allié » des États-Unis, notamment en rétablissant des liens diplomatiques et en coopérant sur des dossiers économiques comme le pétrole.

« Donald Trump se félicite des excellentes relations qu’il entretient avec la vice-présidente devenue présidente par intérim. Le gouvernement de Delcy Rodríguez se comporte comme un allié et devrait continuer à le faire. »( cf : lemonde.fr)

« Donald Trump voudrait que les grandes compagnies pétrolières américaines investissent rapidement et massivement au Venezuela, sous son contrôle. » ( cf : lemonde.fr)

Marco Rubio : Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a multiplié les gestes de confiance envers elle, la décrivant comme une interlocutrice fiable. Des contacts secrets entre Rodríguez et des responsables américains (via des intermédiaires qataris) auraient commencé dès l’automne 2025, bien avant la crise de janvier 2026.

« Les conversations entre Rodríguez et des fonctionnaires états-uniens ont commencé dès l’automne 2025, notamment par le biais de réunions secrètes avec des intermédiaires qataris. »
courrierinternational.com

Son frère, Jorge Rodríguez
, est une figure centrale du régime :
« Elle travaille en étroite collaboration avec son frère, Jorge Rodríguez, qui est le président de l’Assemblée nationale. »
cf : france24.com

23/08/2026 05:59 par Vania

Exécrables les rapports mensongers de Jos. Oser rapporter les mensonges d’un agent de la cia !!et de "Gardien". Accuser sans preuves et affirmer "Les événements qui ont suivi l’opération visant à capturer Maduro ont démontré que Trump, Rubio, Rodriguez, l’armée vénézuélienne et la CIA étaient tous de mèche.""D’une part, le président Maduro n’a pas été capturé !! il a été séquestré illégalement par un régime de gangsters. De plus, dans votre dernière phrase mensongère vous oubliez de mentionner, le fils du président Maduro , Nicolas, Maduro Guerra qui soutient et accompagne la présidente, et est très impliqué dans toutes les activités du PSUV au Venezuela
PAROLES de Nicolas Maduro Guerra (fils)
1)« Pour l’instant » il n’y a pas d’autre chemin : de Bolívar à la géopolitique de 2026
Aujourd’hui, les événements du 3 janvier 2026 nous obligent à réactiver une doctrine de survie nationale qui se connecte directement à deux des moments les plus pragmatiques de notre histoire : la lucidité géopolitique de Simón Bolívar en 1825 et le « pour l’instant » stratégique de Hugo Chávez en 1992.""
2)phrase ; ""Chaque réunion du parti PSUV est une union de volontés, un espace pour nous écouter, nous organiser et réaffirmer que l’engagement envers le peuple ne connaît pas de répit. Nous continuons à marcher ensemble, le cœur ferme et le regard tourné vers l’avenir."
Votre haine contre les chavistes en place (dirigeants + PSUV) vous aveugle. Des journalistes, personnages très honnêtes comme Thierry Deronne, Christian Rodriguez, Ignacio Ramonet, Monedero, seraient -ils des traitres aussi ? D’autre part, je trouve assez curieux que les nouvelles marionnettes d’extrême droite d’A.latine (de la Espriella, Milei, Noboa)qui sont totalement fascistes et psychopathes ne suscitent pas chez vous un tel acharnement .

23/08/2026 19:03 par Vania

Jos est devenu le porte-parole de D Trompe :"D Trompe a dit que Delcy Rodríguez est une de « partenaire » et une ’« amie » et Trompe a salué leurs « excellentes relations » et bla bla bla."" Quelle personne rationnelle sur cette planète Terre peut ENCORE croire aux paroles de D.Trompe ???qui est un manipulateur et un menteur !!
Voici un article très intéressant sur le site"les2 Rives" de Romain Migus . C’est l’article de Juan Carlos Monedero (révolutionnaire espagnol très au courant de la situation au Venezuela et collaborateur de telesur)
https://www.les2rives.info/venezuela-se-reinventer-sans-jamais-se-rendre-juan-carlos-monedero/
EXTRAIT :
[""......La présidente par intérim, Delcy Rodríguez, parle d’« un nouveau moment politique » ; Jorge Rodríguez, en tant que psychiatre, évoque un « traumatisme » ; Diosdado Cabello parle de « préservation de la paix et de la stabilité sociale malgré les menaces de déstabilisation » après « ce qui s’est passé ». Dans d’autres réflexions précédentes, j’ai évoqué le « pistolet sur la tempe » et la nécessité de tirer parti des changements en cours provoqués par le « choc » et de faire de la nécessité une vertu. Et dans le cas du Venezuela, il est important de rappeler que l’un des principaux problèmes de la gauche depuis la chute du mur de Berlin est qu’elle a oublié de débattre de la question de l’État. Nous parlons de redistribution des revenus, d’impérialisme, de réformes juridiques. Et l’État ? Car c’était là le grand débat de Lénine, de Gramsci, de Poulantzas, de Miliband, de Jessop, des principaux théoriciens marxistes de la gauche qui l’étaient précisément parce qu’ils s’interrogeaient sur quelque chose d’aussi réel que l’État de leur époque.Si vous COMPRENEZ ce qu’est l’État, vous savez, comme le sait la direction chaviste, que PRÉSERVER l’État après le 3 janvier était la garantie de préserver les leviers dont seul l’État dispose et qui permettent au pays de fonctionner, d’avoir de l’électricité, de l’eau, des transports, de verser les salaires et les retraites, de faire en sorte que l’armée et la police accomplissent leur mission, c’est-à-dire que le pays se relève et retrouve un sens dès le lendemain de l’enlèvement du président Maduro.Pour y parvenir, la population devait avoir clairement conscience qu’il y avait quelqu’un aux commandes. L’alternative aurait été, dans le scénario le plus extrême, une sorte de guerre interne – je ne sais pas si l’on pourrait parler d’une véritable guerre civile, car il n’y a pas de force capable de s’opposer au chavisme –, mais avec la puissance de feu des États-Unis, il y aurait sans aucun doute eu un bain de sang ; dans d’autres scénarios moins radicaux, nous aurions assisté à un désordre interne qui aurait justifié le coup d’État sur lequel comptaient María Corina Machado et Donald Trump.Les principales initiatives des États-Unis, sous Obama, Trump, Biden puis à nouveau sous Trump, ont visé à briser l’unité du chavisme, allant jusqu’à tolérer des structures de corruption qui agissaient comme des leviers de division au sein même du gouvernement. Les États-Unis sont passés MAÎTRES dans l’art de fragmenter les forces de gauche. Le fait d’avoir résisté à cette volonté de désagrégation témoigne de la solidité de ce qui a été construit au Venezuela. Et cela montre également que personne n’a réagi de manière impulsive, mais en fonction de scénarios qui mûrissaient depuis longtemps dans l’esprit des dirigeants chavistes. Un peu comme ce que nous observons d’ailleurs en Iran, un pays de 90 millions d’habitants qui se trouve en situation de guerre depuis un demi-siècle. Sans oublier cette énorme différence : si, au Venezuela, des avions avaient été abattus, des marines tués ou des navires coulés, le discours de Trump sur la méchanceté du Venezuela aurait pris tout son sens et le peuple vénézuélien l’aurait payé au prix fort, en vies humaines et en infrastructures. Il a fallu beaucoup de sang-froid ces derniers mois pour garder la tête froide. Les dirigeants chavistes actuels s’y connaissent en politique et ont eu de bons maîtres.Nous évoquions dans une chronique précédente les trains à destination de la Finlande, comme celui que Lénine a dû emprunter pour se rendre de la Suisse en Russie afin que la révolution ne soit pas réduite à néant. Tout comme la paix de Brest-Litovsk en 1918, qui leur a coûté un tiers de leur territoire, une concession qui a justement empêché l’armée allemande d’entrer à Moscou et de mettre fin à la révolution d’octobre. Les traditions émancipatrices, rappelions-nous, ne progressent pas dans des conditions idéales, mais évoluent sur des terrains marqués par les guerres, les sièges et les contradictions. Nous étions également conscients des risques, car accepter le « train » comportait des risques réels — perte de légitimité, dépendance, accusations de trahison pour collaboration avec l’ennemi —, mais cela exprime aussi une vérité dérangeante : l’alternative n’est parfois pas la cohérence morale, mais l’insignifiance politique. La gauche a toujours suivi sa voie émancipatrice lorsqu’elle n’a pas oublié trois concepts : la CORRÉLATION des Forces et la différence entre TACTIQUE et STRATÉGIE.Un traumatisme est une blessure, et l’identifier aide à éviter qu’elle ne s’infecte. La leçon à tirer des négociations entre la puissance impérialiste, les États-Unis, et le pays qui, au XXIe siècle, a le plus parlé et agi contre l’impérialisme américain, le Venezuela, n’est pas de romancer ces décisions, mais de reconnaître que la gauche, lorsqu’elle est confrontée à des situations extrêmes, doit trouver un équilibre entre principes et efficacité, en assumant consciemment les coûts. Les « trains pour la Finlande », il faut le souligner, ne garantissent pas le succès ni ne préservent la pureté, mais ils peuvent être la seule voie pour maintenir en vie un processus politique et disputer le pouvoir réel. Les rejeter d’emblée, c’est choisir la défaite au nom d’une éthique abstraite et d’une pureté qui relève davantage de la théologie que de la politique. Tactique et stratégie. La gauche connaît certes aussi ceux qui se sont cantonnés à la tactique au point de la confondre avec la stratégie, et ceux qui ont compris que la « guerre de position » gramscienne – conquérir des espaces petit à petit – s’est transformée en une coexistence à vie dans les espaces étroits laissés par l’État hérité.Dans son interview, Jorge Rodríguez a clairement exprimé une chose qu’il ne faut pas oublier si l’on veut perpétuer l’esprit du chavisme : le peuple doit vivre de mieux en mieux. C’est là la clé de la « nouvelle ère politique ». C’est pourquoi la question économique est la pierre de touche de tout ce qui va se passer au Venezuela au cours des prochains mois. Si la fin des sanctions et du blocus, la fin du gaspillage d’énergie causé par une opposition putschiste, la reprise de la production pétrolière, l’intensification de la production nationale – effet positif induit par les sanctions de la dernière décennie qui ont contraint à développer une industrie nationale –, la création d’une structure fiscale où cette nouvelle industrie paie des impôts (et, en contrepartie, exige davantage d’efficacité de la part de l’État), En conséquence, la fin ou, du moins, la limitation de la corruption au sein des institutions (phénomène qui n’a pas été éradiqué par le passé), ainsi que la recherche d’une plus grande efficacité de l’État (de manière urgente en matière de politique économique afin d’enrayer l’hyperinflation), peuvent marquer un nouveau cap, rendu possible grâce au choc provoqué par les États-Unis. Nous avons insisté sur la nécessité de gagner du temps, car rien ne garantit que l’issue de cette crise servira les intérêts américains. Les accords avec les entreprises pétrolières et gazières, c’est-à-dire la mise en place de garanties juridiques pour les investissements, concernent ces entreprises, qui sont celles qui doivent bénéficier de garanties, quel que soit le gouvernement en place aux États-Unis. Car chaque nouveau revers essuyé par Trump (et il ne se passe pas un jour sans qu’il ne voie son soutien s’amenuiser) contribue à envisager la possibilité d’un monde plus décent, même s’il reste naïf de penser que cela se produira demain.L’économie est une condition nécessaire, mais non suffisante. Il ne suffit pas d’améliorer l’économie, même si cela est essentiel. Une décennie de sanctions, de blocus, de terrorisme de rue, de sabotages, de tentatives d’assassinat des dirigeants, d’attisement des divisions, de menaces d’invasion et de tentatives de coups d’État a engendré dans le pays une méfiance telle que la sécurité a parfois pris le pas sur les garanties juridiques. Dans un pays où ce n’est qu’avec Chávez qu’a commencé à s’instaurer un État de droit mettant fin aux comportements terribles du passé. Rappelons que le père de Delcy Rodríguez et de Jorge Rodríguez a été torturé à mort par la IVe République. Avant Chávez, le Venezuela n’était pas la Suède..Comme l’a écrit Henry José Pacheco, « l’État vénézuélien a préservé ses raffineries, son réseau électrique et, surtout, la vie de ses enfants ». Je ne pense pas qu’il s’agisse de jouer « aux échecs au bord du précipice », car Trump a renversé tous les échiquiers sauf un : celui du réalisme politique, c’est-à-dire celui de la réalité au-delà des discours, qui s’est imposée avec la fermeture du détroit d’Ormuz ou avec la NÉCESSITÉ que ce soit le chavisme qui maintienne l’appareil d’État au Venezuela. C’est cette préservation de l’État par le chavisme, avec Delcy Rodríguez comme présidente par intérim, qui peut permettre à Nicolás Maduro de sortir de la prison dans laquelle le président le plus détesté de l’histoire des États-Unis l’a enfermé.« Celui qui n’a pas de clarté idéologique n’a pas de clarté organisationnelle », disait Mao. Il faut parfois faire deux pas en arrière pour pouvoir en faire un en avant. Et, ce qui est encore plus judicieux, lorsqu’un événement traumatisant se produit, le plus vertueux est non seulement de surmonter le traumatisme, mais aussi d’en profiter pour chercher de nouvelles voies permettant de débloquer tout ce qui était enlisée. Sans tomber dans l’erreur de confondre tactique et stratégie.

Juan Carlos MONEDERO ""]

23/08/2026 19:24 par Palamède Singouin

"The Guardian" british est à peu près l’équivalent de ce qu’est "Le Monde" en France, un quotidien de centre gauche "de référence" qui a nettement évolué vers la révérence. Avec une tendance marquée à la russophobie (traditionnelle chez les british) et une aversion manifeste pour les forces anti-impérialistes un peu partout et principalement en Amérique latine.

Ce qui ne veut pas dire que les infos qu’il rapporte soit obligatoirement des mensonges.

Oui, il existe des doutes sur le kidnapping de Maduro et le niveau de complicités locales (difficilement niables) qu’il implique. Il y en a encore plus sur la direction prise par le gouvernement de Delcy Rodriguez.
La seule certitude reste que l’on en saura peut-être un peu plus dans un avenir plus ou moins lointain...
Donc, inutile de s’accuser les uns les autres de complicité avec l’impérialisme ou de cécité face à une situation dont on ne connaît en fait pas grand chose.

Je me risque à un pronostic : prochain épisode, des élections "libres, sincères et honnêtes" qui donneront les mêmes résultats qu’en Colombie, Pérou, Équateur, Argentine... Après quoi, on verra ce qu’il restera du chavisme.

24/08/2026 21:31 par domi65

« On ne comprend pas ce qui est entrain de se jouer »
Je ne comprend pas, en effet, mais peut-être comprendrais-je ce qui est EN TRAIN de se jouer ? ;-)

24/08/2026 23:32 par Jos

Soyons clair :
Pour moi Trump est un nazi qui a participer grandement au génocide des Palestiniens. Ce psychopathe prépare actuellement l’usage d’une arme nucléaire contre l’Iran. Ce serait un désastre mondial.

Par ailleurs, les USA ont autorisé la vente ou vendu 13 milliards de pétrole vénézuélien . Le Venezuela a touché 480 millions sur cette vente de 13 milliards. Pauvre peuple vénézuélien qui reçoit des miettes de ces richesses. Est-ce normal ? C’est du vol que fait le gouvernement vertueux de ce pays ?

Le Venezuela a été équipé pour sa défense de batteries anti missiles russe, cette armée est bien équipée. Le jour du Kidnapping de Maduro début 2026, pas un seul coup de feu a été tiré par la défense vénézuélienne. Comme c’est bizarre !!!. L’armée a été complètement neutralisée par quoi ? par qui ?
Des réponses ont été données par des analystes de la géopolitique : Larry Johnson, Pépé Escobar son partenaire, Scott Ritter qui a été inspecteur des armes de l’ONU, Col Douglas Macgregor, ...tous s’opposent à l’impérialisme US et au génocide israélien. ils affirment que la CIA a dépensé des millions pour acheter des membres du gouvernement vénézuélien, des hauts officiers de l’armée et de la police. Bref Trump a acheté le Vénézuéla. Cela explique que les hélicoptères ont pu ce déplacer sans aucune opposition (aucun tir). Aujourd’hui Trump a fait main basse sur le pétrole et des minerais notamment l’or.L’or du Venezuela stocké en Angleterre aurait été transféré aux USA.

25/08/2026 05:02 par Vania

Palamède croyez-vous encore à l’objectivité des informations des médias dominants et surtout aux CHOIX de leurs informations ? Vous doutez car vous pensez qu’ils peuvent dire la vérité. En effet, à côté des mensonges, ils rajoutent également des vérités pour éviter de se discréditer. Par contre, il y a une certitude : les médias occidentaux dominants seront toujours opposés à certains gouvernements qu’ils veulent et ont voulu toujours anéantir. Il s’agit des gouvernements russe, chinois, chaviste, iranien, sandiniste, correiste (révolution citoyenne) et cubain. Parlant de choix des informations avez-vous lu dans ces médias le scandale du Honduras Gate et la libération de J.G Hernandez redoutable narcotrafiquant libéré pour accomplir des « missions » contre la gauche en A.latine ?Ou plus récent le cas du magnat criminel stratège digital, spécialiste de propager des mensonges Cerimedo ? Cerimedo, VÉRITABLE agent de la cia, était le stratège digital de Milei, Bolsonaro et actuellement de R. Paz en Bolivie. Il était le propriétaire d’une ferme de bots constituée de plus de 50 000 comptes. Il a payé deux criminels pour assassiner sa maitresse enceinte en Bolivie et celle -ci a survécu. Elle dénonce ses activités criminels.
https://www.les2rives.info/lultra-droite-latina-au-coeur-dun-scandale-detat/
En ce qui me concerne, je refuse de devenir une manipulatrice des consciences, chargée de diffuser la propagande mensongère de l’extrême droite de la planète.

25/08/2026 10:10 par lou lou la pétroleuse

car il ne s’agit plus de soutenir le gouvernement "progressiste et chaviste" du Venezuela, il s’agit de soutenir la résistance populaire qui s’organise et s’affirme chaque jour.

D’accord sur ce point avec Jean-Pierre Page. Mais le soutien de la résistance populaire n’implique pas qu’il nous appartienne de juger la politique de l’état vénézuélien : nous ne sommes pas vénézuéliens et ce que nous savons de sa politique est très certainement marqué par une propagande qui n’est pas contrôlée par les citoyens vénézuéliens. C’est à ces derniers qu’il appartient d’en juger. C’est à nous qu’il appartient de soutenir les choix de résistance de ces derniers, car leur résistance soutien(t/dra) la nôtre...

Nous savons que cette résistance existe, mais nous ignorons son ampleur. Ce que j’aimerais trouver sur les sites de gauche, c’est une information systématique sur toutes les manifestations, si modestes soient-elles en apparence, de la résistance populaire aux diktats étazuniens, au Vénézuéla et ailleurs !

25/08/2026 10:59 par Palamède Singouin

Vania.... A mes doutes vous opposez vos certitudes qui reposent sur des arguments quelque peu... acrobatiques du genre "si la presse occidentale est discrète sur les mésaventures de la maitresse d’un certain Cerimedo, c’est la preuve qu’elle ment au sujet de Delcy Rodriguez". Passons... La question n’est pas de savoir si la presse occidentale est objective - chacun sait qu’elle ne l’est pas plus que celle de Russie ou de Chine - mais si les faits rapportés par le "Guardian" sont exacts, partiellement exacts ou totalement mensongers. Personnellement je n’en sais rien, donc je doute. Libre à vous d’affirmer qu’il s’agit de pure propagande.

A propos, j’ai trouvé que dans sa dernière vidéo Romain Migus était de moins en moins convaincant (et convaincu ?) de la confiance qu’il faut accorder à Delcy Rodriguez.
Au point de produire une vidéo du fils Maduro appelant à un soutien total à celle-ci.
C’est simplement occulter un élément essentiel de la situation actuelle de Maduro qui est juridiquement celle d’OTAGE. Qui plus est d’otage d’une bande de gangsters installée à Washington qui a montré en Iran qu’elle n’était pas à quelques assassinats près !

25/08/2026 22:44 par Jos

Détails des spoliations US organisées avec l’’accord du gouvernement vénézuélien :

Peu après l’opération terroriste menée par les États-Unis au Venezuela le 3 janvier 2026, les deux pays ont conclu un accord prévoyant le transfert au Trésor américain des recettes issues de la vente du pétrole vénézuélien sous sanctions. Officiellement, cet argent est censé appartenir au Venezuela, mais en réalité, il est contrôlé par des responsables américains, et toute tentative de transparence quant à son utilisation relève de l’impossible.

Après avoir capturé le président Maduro, l’administration Trump a immédiatement assoupli les sanctions et même protégé les capitaux vénézuéliens des poursuites américaines. En échange, le Venezuela a commencé à transférer ses revenus pétroliers sur des comptes bancaires « contrôlés » par le Trésor américain.

Au départ, l’argent a été déposé sur un compte mystérieux au Qatar. Il s’avère que ce n’était pas un hasard. Selon le Guardian, Delcy Rodriguez, devenue de façon inattendue présidente par intérim puis présidente en exercice du Venezuela, entretenait des liens très étroits avec le Qatar, où « des membres de la famille régnante la considéraient comme une amie ». Le journal affirme que le Qatar a usé de son influence à la Maison-Blanche de Trump lors de négociations secrètes afin d’offrir davantage d’opportunités à Rodriguez.

Le 13 février, le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, annonçait la fermeture du compte qatari après le transit de plus de 500 millions de dollars. En avril, le département d’État américain et le gouvernement vénézuélien annonçaient avoir engagé des auditeurs externes. En juin, Rubio déclarait au Congrès qu’il s’agirait d’un audit continu, non pas annuel, mais portant sur l’ensemble des dépenses et de chaque paiement. Le gouvernement vénézuélien a également créé un site web, « Souveraineté transparente », qui publie des données sur les transactions pétrolières.

Mais l’accord sur la « souveraineté » s’est avéré tout sauf transparent  ; le Département d’État n’a fourni ni accords écrits ni résultats d’audit. Le site web Transparent Sovereignty ne recense qu’une seule transaction : une vente de fioul de 300 millions de dollars en mars 2026. Parallèlement, le Financial Times a calculé qu’en vertu de ce nouvel accord, le Venezuela avait vendu pour plus de 13 milliards de dollars de pétrole. Trump l’ a reconnu : « 13 milliards de dollars du Venezuela ? Je n’y pense même plus », a déclaré le président aux journalistes à bord d’Air Force One, en route pour le Michigan. sur ces 13 millmiards, seulement 480 millions ont été transférés au Venezuele, le reste est resté dans une banque US !!!!

Trump a toujours été friand de l’idée de « s’emparer du pétrole d’autres pays par la force », a souligné Politico. Et il affirme avoir atteint cet objectif au Venezuela. Tien, tien !!!!

Les États-Unis ont toujours revendiqué, et continueront de revendiquer, d’importantes quantités de ces réserves. Cet accord pétrolier illustre le pouvoir brut, sans contrôle et à l’échelle mondiale que confèrent les sanctions économiques au Trésor américain. L’exemple vénézuélien est plus révélateur encore : dans cet accord pétrolier avec Rodriguiez, l’administration Trump cherche avant tout à établir un contrôle économique direct sur le Venezuela. 

Cependant, les États-Unis ne dépendent pas uniquement du pétrole, mais de tout l’or extrait de la terre. En effet, dans la région de Las Claritas, dans le sud de l’État de Bolívar, il y a d’importants gisements d’or, de diamants et de coltan qui ont été découverts et qui constitue un centre majeur de l’exploitation minière illégale. Or, il y a des groupes criminels organisés et armés qui contrôlent une grande partie de l’activité minière dans cette région. Le Wall Street Journal affirme que l’armée vénézuélienne , indépendante du gouvernement, s’est historiquement financée grâce aux gangsters qui contrôlent les mines. Et le gouvernement Maduro s’est avéré impuissant à s’y opposer.

D’après le Wall Street Journal , un système de répartition des tâches a déjà été instauré récemment entre Washington et Caracas : les États-Unis fournissent des renseignements, des technologies et un soutien militaire pour lutter contre les gangs, tandis que le Venezuela fournit des soldats pour les combattre. Le nouveau gouvernement a adopté une loi minière visant à attirer les investissements étrangers, et l’administration Trump a immédiatement assoupli certaines restrictions sur les transactions aurifères vénézuéliennes et entamé des discussions préliminaires d’investissement avec des entreprises américaines.
« Nous recevons des sommes considérables : des milliards et des milliards de dollars du Venezuela », se vante Trump..Bien voyons !!
Trump a envoyé des sections spéciales au Venezuela, c’est certainement pas pour rendre les honneurs aux Rodriguez , mais bien pour contrôler et piller les richesses de ce pays. En résumé, les banques et les multinationales US pillent le Venezuela qui est devenu une colonie des USA. Comment dans un tel contexte le peuple vénézuélien peut-il vivre décemment car ce pays a perdu sa souveraineté et sa liberté ?.

Certains d’entre vous trouverons encore ces informations comme mensongères. Que je suis "pro-trumpiste" ,.... Or pour moi Chavez à été un grand Président, il a énormément fait pour le peuple de son pays, malheureusement il a pas pu achevé et pérenniser la transformation de la société vers le socialisme.

Pour conclure, les menaces ou la pression militaire et économique des USA ont permis, grâce au kidnapping du Président Maduro, une soumission totale ou une qui servilité totale du nouveau gouvernement vénézuélien qui a procédé aux limogeages de proches de Maduro, comme Alex Saab (ministre de l’Industrie) en janvier 2026. D’ailleurs pour faire bon poids et bonne mesure Alex Saab a été remis aux autorités US. !!!!
Je ne doute pas que le peuple vénézuélien chassera ce gouvernement de corrompus.

26/08/2026 05:13 par juan carlos DUCASSE

Quelle horreur ! le fils de Maduro avec une kippa... C’Est honteux ! Et Delcy la petite Chienne de Netanyahou... Arrêtez d’oser placer le nom d’Hugo Chávez à coté de ses infâmes larbins... C’Est bien Vania l’agent infiltré de Trump ici...

26/08/2026 20:44 par Vania

Pour expliquer les événements du 3 janvier j’avais envoyé un commentaire hier. Ce commentaire expliquait le type de guerre menée par les eeuu contre les pays qui n’ont pas des systèmes de guerre électronique. il apparait dans cet article
https://www.legrandsoir.info/le-venezuela-n-est-pas-l-iran-41685.html
Voici le dernier article de Romain Migus : "Ne pas accuser la victime "
https://www.les2rives.info/venezuela-ne-pas-accuser-la-victime-d-harris-f-dominguez-m-paez/
@Lulu : parlant de mouvements populaires voici celui des jeunes des mouvements de l’alba sur le site de Thierry Deronne :
https://venezuelainfos.wordpress.com/2026/08/22/unite-populaire-et-defense-du-socialisme-la-mission-des-jeunes-des-mouvements-de-lalba-au-venezuela/
P.S.:Selon le mode d’emploi du forum il est dit d’éviter les empoignades , alors pourquoi Ducasse a le droit de m’insulter ?Et soit dit en passant il insulte aussi plusieurs auteurs, journalistes, politologues de gauche comme Juan Carlos Monedero, Thierry Deronne, Christian Rodriguez, Ignacio Ramonet , Romain Migus qui constituent mes sources d’information que je considère des personnes très droites, honnêtes et crédibles

27/08/2026 10:37 par lou lou la pétroleuse

A Vania,

alors pourquoi Ducasse a le droit de m’insulter ?

Parce que selon son pseudo Ducasse est un homme, alors que, selon le vôtre, vous êtes une femme. Vous êtes cependant relativement privilégiée, car sur le GS, les femmes ne sont habituellement pas autorisées à répliquer quand un pseudo masculin les insulte.
Un pseudo masculin peut dire des grossièretés (par exemple parler de couilles et vanter les couillus) une femme qui se permet les mêmes écarts de vocabulaire, se fait reprocher sa vulgarité... ou est censurée.
Les femmes doivent (devraient) s’y résigner, l’émancipation des femmes n’est pas au programme du GS... sauf quand ce sont des hommes qui en parlent.. à leur manière.

27/08/2026 11:00 par lou lou la pétroleuse

c’est le moment de hisser le drapeau du socialisme et de renforcer l’unité des organisations populaires à travers le monde, comme le propose le représentant du noyau vénézuélien d’Alba Movimentos

source : https://venezuelainfos.wordpress.com/2026/08/22/unite-populaire-et-defense-du-socialisme-la-mission-des-jeunes-des-mouvements-de-lalba-au-venezuela/ (merci Vania)

27/08/2026 18:40 par marti

Voici la lettre transmise ce jour aux 2 rives suite à l’émission de Romain Mingus chronique Amérique Latine de juillet dernier

Bonjour, je me permets pour la deuxième fois de vous écrire concernant le Venezuela .
La première fois c’était juste après l’attaque US alors que je venais d’écouter votre émission. Votre position, dans laquelle vous persistez, consistait à défendre le point de vue de la non trahison des dirigeants actuels dans leur choix de négociation immédiate avec Trump : éviter coûte que coûte un bain de sang. Et vous accusiez, et accusez toujours, de gauchisme petit bourgeois tous les tenants d’une « résistance » aussi illusoire que criminelle, bien à l’abri dans notre lointaine Europe.
Tel n’était pas l’objet de mes interrogations dans mon premier message. Je résume ce que j’y disais, n’ayant pas eu l’honneur d’une réponse. Je m’étonnais de la précipitation (un quart d’heure accordé par Trump) avec laquelle la « négociation » (qui n’en était pas une) a été conclue par l’acceptation quasiment totale des conditions US.
Nous avons à faire ici à des militants aguerris, préparés à ce genre de situation, confrontés de longue date aux ultimatums impérialistes. Je m’interrogeais sur ce qui a pu faire croire qu’il n’y avait aucune possibilité de négocier autrement . Que Trump n’avait peut-être pas autant de marge de manœuvre que ce qu’il prétendait. Car enfin l’hégémonie US est contestée un peu partout, parler de déclin ou de défaite occidentale est un lieu commun, bref Trump internationalement n’est pas dans une position des meilleures, surtout après une telle attaque indéfendable. Quant au Venezuela, vous même expliquiez dans vos émissions que le peuple était debout, en armes, mobilisé et organisé. Ce n’est pas rien ! Les arguments à faire valoir ne manquaient sans doute pas : encore fallait-il garder la tête froide dans ces circonstances...
Mais l’enjeu était de taille : une telle capitulation précipitée aux conséquences prévisibles pour toute l’Amérique Latine, Cuba en particulier, mais aussi pour le reste du monde ne pouvait être que dramatique. Ainsi Trump, encouragé par le succès de l’opération Maduro, a cru pouvoir faire pareil en Iran. Sans parler du boulevard offert à la poursuite de la colonisation du continent américain.
A présent j’en viens à votre dernière émission de juillet. Et c ’est maintenant votre position même qui m’interroge.
J ai du mal à comprendre votre raisonnement. Le plan Trump, sa nouvelle version de la doctrine Monroe, serait à l’origine d’un tournant de l’impérialisme US. Et de là viendrait la vague généralisée et victorieuse de l’extrême droite fasciste en Amérique latine. Honnêtement, vous voyez, vous, un « tournant » ? Trump est sans doute plus brutal, mais en quoi diffère-t-il dans la continuité impérialiste américaine ?
Par contre, si tournant il y a, c’est bien dans la capitulation sans condition des élites « chavistes » : elles ont contribué à un isolement accru des forces populaires, sans parler de Cuba que vous ne mentionnez pas dans vos émissions, alors que le Venezuela était un phare pour toute l’Amérique Latine. A tel point que vous expliquiez entre autre l’attitude de Lula de refuser l’adhésion du Venezuela aux Brics par la crainte de voir ce pays devenir leader incontesté du continent sud américain !
Du coup, à vous entendre, la main mise actuelle US serait tellement prégnante que les peuples seraient soudain rendus sans réaction : où sont donc passées les forces vives vénézuéliennes ? Ou chiliennes, celles qui ont été à deux doigts de réécrire une constitution ? Ou colombiennes, celles qui assiégeaient Bogota il y a peu ? Toutes devenues amorphes, prêtes à subir l’inacceptable ?
Il n’y aurait plus, à vous entendre, qu’à prendre patience en attendant que le chavisme reprenne vie. Ce n’est pas ce que j’attendais des 2 rives.
Je vous donne le lien d’un article de Jean Pierre Page paru dans le Grand Soir, et qu’on peut difficilement taxer de gauchiste petit bourgeois, qui exprime bien mieux que moi le fond de ma pensée.
Fraternellement
Marti Michel
https://www.legrandsoir.info/venezuela-que-les-bouches-s-ouvrent.html

29/08/2026 04:09 par Vania

@Marti : Je reprends seulement 3 phrases :.....1)""Nous avons à faire ici à des militants aguerris, préparés à ce genre de situation, confrontés de longue date aux ultimatums impérialistes.""Oui les militants chavistes sont aguerris mais ils ne maîtrisaient pas la guerre électronique et n’ont pas des missiles hypersoniques comme l’Iran ! De quelle genre de situation parlez-vous ? Des bombardements massifs ? des porte avions qui coordonnaient tout ? de la neutralisation de tous les systèmes informatiques et de défense ?de la précision des attaques grâce à l’IA (IA Claude) ? des armes à ultrasons provoquant étourdissements, vomissement de sang et saignements de nez chez les soldats ? 2) ""Je m’interrogeais sur ce qui a pu faire croire qu’il n’y avait aucune possibilité de négocier autrement""Ce qui a pu faire croire ?? Avez-vous vécu un bombardement ?? La guerre n’est pas un jeu vidéo !!. 3) ""Que Trump n’avait peut-être pas autant de marge de manœuvre que ce qu’il prétendait"" Êtes vous au courant des dépenses militaires des eeuu ? De l’exagération des moyens utilisés pour massacrer un peuple sanctionné ?C’est la seule chose qu’ils savent faire, une puissance nucléaire capable de pires crimes/massacres/exterminations.
P.S. Êtes-vous au courant de la situation précise au Venezuela depuis 10 ans ?Rappel : ils vivaient sous blocus avec 1000 sanctions illégales, ils subissaient une guerre économique (à un moment donnée ils n’avaient pas de nourriture) ils n’avaient pas le droit de vendre le pétrole, ni d’acheter quoi que ce soit, l’argent de la nation a été confisqué (volé par les eeuu), on leur a volé Citgo et l’or en GB, ils avaient perdu le 90 % de leurs réserves, ils ont une opposition extrêmiste fasciste financée par l’empire qui préparaient sans arrêt des actes de violence/déstabilisations, ils ont subi plusieurs tentatives d’assassinats + la guerre médiatique/cognitive. Pensez-vous que dans ces conditions de souffrances sans répit, la meilleure solution face à cette ignoble et immense agression du 3 janvier, la solution aurait été de dire aux voyous : oui allez-y, continuez les bombardements et permettre le massacre de ton peuple ??D’ailleurs, il semblerait que le président Maduro a préféré se rendre.

29/08/2026 07:37 par Carlos Ducasse

Non non Louloute ! Moi pas de pseudo sur le Grand soir j’utilise Mon vrai nom...

29/08/2026 10:46 par Palamède Singouin

il semblerait que le président Maduro a préféré se rendre.

Vous allez finir par accréditer les rumeurs qui ont circulé bien avant le 3 janvier selon lesquelles il y aurait eu des négociations entre les US et Maduro sur un exil façon Bachar El Assad qui auraient échoué sur la destination, les US exigeant un exil en Russie, Maduro à Cuba.

Une autre question se pose : n’y avait-il vraiment aucune alternative à une capitulation sans condition en 1/4 d’heure ?
Dans la mesure ou toute la planète assiste impuissante, quand ce n’est pas en complice, au génocide des Palestiniens, que la Russie est empêtrée en Ukraine après avoir lâché la Syrie, qu’il n’est pas dans la tradition de la Chine de se lancer dans des opérations militaires à des milliers de km de ses frontières et que les USA n’ont jamais reculé devant des massacres de masse (Corée, Indonésie, Viet-Nam, Laos, Irak...), on peut effectivement croire qu’il n’y avait pas d’alternative.
Mais il faut alors se demander si le chavisme existe encore....

29/08/2026 22:36 par Jos

Trump exige que le Venezuela cède ses champs pétrolifères aux États-Unis pour 100 ans.

L’administration Trump négocie actuellement avec le gouvernement intérimaire vénézuélien, entièrement contrôlé par Washington, exigeant que Caracas cède aux Américains les droits d’exploitation de ses principaux gisements pétroliers. Une des options envisagées est un bail formel de 100 ans sur les ressources naturelles du Venezuela.

Selon Axios, Washington tente de convaincre les dirigeants intérimaires du Venezuela que la redistribution aux États-Unis des plus importantes réserves pétrolières prouvées au monde serait soi-disant « bénéfique » au peuple de la République bolivarienne. Parallèlement, les États-Unis ont déjà saisi tout l’uranium enrichi du pays.

De toute évidence, Washington avait anticipé la saisie des ressources naturelles du Venezuela. Après l’enlèvement du président légitime du Venezuela, Nicolás Maduro, par les forces spéciales américaines, l’ensemble du système financier et des ressources naturelles du pays sont passés de facto sous le contrôle du secrétaire d’État américain, Marco Rubio. Dans le même temps, les Américains font pression sur Caracas pour qu’elle quitte l’OPEP, affaiblissant ainsi davantage l’influence de l’organisation sur les prix mondiaux du pétrole.

Parallèlement, les réserves stratégiques américaines de pétrole ont chuté à leur plus bas niveau depuis 40 ans, le conflit avec l’Iran et l’instabilité au Moyen-Orient ayant un impact considérable sur le marché américain. La Maison-Blanche s’en remet traditionnellement à d’autres pour résoudre ses propres problèmes économiques.

Et oui, dans 100 ans, il n’y aura plus de pétrole
, mais ils pourront injecter toutes sortes de déchets toxiques sous terre… Alors oui, le Venezuela es-il asservi à perpétuité ?. Bon, peut-être que les États-Unis s’effondreront, mais c’est peu probable…

Par ailleurs, Les États-Unis prennent le contrôle des télécommunications du Venezuela (https://reseauinternational.net/venezuela-les-etats-unis-prennent-le-controle-des-telecommunications/ ). Méthodiquement, les USA, comme à leurs habitudes, saignent les pays qui se couchent devant eux : le Venezuela sera saigné jusqu’à la dernière goutte de pétrole, jusqu’au dernier gramme d’or,... , pauvre peuple vénézuélien spolié par l’Empire.

Voilà où mène la trahison : soumission et servilité. Les traites devrons payer leur forfaiture devant une cours. Le peuple chassera le vampire US et les corrompus qui ont vendu Maduro et le Venezuela pour des caisses de $.

30/08/2026 10:12 par lou lou la pétroleuse

Mais il faut alors se demander si le chavisme existe encore....

Il semble qu’il bouge encore...
Soutenons les luttes de ceux qui ne renoncent pas à la souveraineté populaire, au lieu de saturer les commentaires du GS de critiques à l’encontre de l’état chaviste aujourd’hui à terre.
Ça fait avancer quoi, d’un point de vue qui se veut révolutionnaire ? Nous n’avons pas accès aux infos qui nous permettraient de juger équitablement la situation.

30/08/2026 20:52 par Palamède Singouin

...Soutenons les luttes de ceux qui ne renoncent pas à la souveraineté populaire...

La question est justement de savoir qui sont vraiment ceux qui ne renoncent pas. Et ce n’est pas en ranimant une guéguerre des sexes totalement hors sujet que l’on aura la réponse.

31/08/2026 23:05 par lou lou la pétroleuse

La question est justement de savoir qui sont vraiment ceux qui ne renoncent pas.

Vous semblez ne vous intéresser qu’aux élites et peu à celles et ceux qui luttent à la base pour un autre monde possible. Il y en a au Vénézuéla, et pas seulement au Vénézuéla. Lisez celles et ceux qui nous en informent (il y en a sur le GS mais aussi sur d’autres sites).

En France aussi il y en a. Le machisme ne passera pas ! ( c’est de l’humour bien sûr... mais pas que)

02/09/2026 10:45 par Jos

Le rêve de Trump est devenu réalité : le pétrole vénézuélien est désormais entre les mains des États-Unis.

Le vendredi 28 août au soir, les États-Unis ont conclu un accord avec Delcy Rodriguez pour prendre le contrôle de 65 milliards de barils de réserves prouvées du Venezuela :

« Sur mes instructions, le secrétaire d’État Marco Rubio et le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth, en étroite collaboration avec la très respectée présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, et en partenariat avec le secteur privé, ont permis aux États-Unis de contrôler plus de 65 milliards de barils de réserves pétrolières prouvées au Venezuela, sans aucun coût pour le contribuable américain. Cet accord historique fait plus que doubler la taille des réserves pétrolières américaines », a écrit Trump dans sa publication sur Truth Social . 
« Notre objectif est de renforcer notre position de pays producteur d’énergie, de mettre nos vastes réserves au service du développement national, de créer des emplois, d’augmenter les revenus de nos travailleurs et d’améliorer le bien-être de notre population », a déclaré Delcy Rodriguez, sur Telegram.
Elle a précisé que l’accord prévoit le développement de 17 gisements pétroliers, des investissements de plus de 100 milliards de dollars et des recettes fiscales estimées à 209 milliards de dollars pour le gouvernement vénézuélien.
Rodriguez a expliqué que, prenant 65 dollars comme prix de référence par baril, les revenus du Venezuela atteindraient 209,335 millions de dollars, ce qui signifie que pour chaque baril produit et vendu, le pays recevrait environ 19 dollars.
Tout le monde est satisfait !!!!. Cela soulève la question suivante : quelle est la part des recettes qui sera réellement restituée au Venezuela ?


Examinons les éléments de cet accord qu’on a en possession :

Les détails de l’accord n’ont pas encore été divulgués, mais une source anonyme a décrit cet arrangement inhabituel comme une sorte de « partenariat public-privé » entre les États-Unis, des entreprises privées et le Venezuela. Selon ce responsable, cité par le New York Times, :

« avec le soutien des États-Unis, Rodriguez a accordé à une entreprise privée (apparemment Chevron) des concessions de 100 ans sur des gisements aux réserves prouvées de 63 milliards de barils »,

L’accord accorde aux États-Unis 55 % de la production totale de cette « nouvelle société privée », assortie d’une participation au capital et du droit d’acheter le pétrole au prix coûtant. Ce droit s’élève à 20% de la production !!!!!
 De plus, l’opération sera supervisée par la Strategic Cap l Agency du Pentagone, qui contribue au financement de projets qui, comme l’ont démontré les guerres en Iran, au Venezuela, au Yémen, en Somalie, au Nigeria, en Syrie et en Irak, et indirectement à Gaza et au Liban, « renforcent la défense nationale américaine ».
Par ailleurs, en juin, Trump a déclaré que les États-Unis avaient amorti les coûts de leur opération militaire au Venezuela « 28 fois » grâce aux ventes de pétrole, et a ajouté que les États-Unis « gagnent également beaucoup d’argent [avec le Venezuela] » .

Bien que l’administration Trump ait affirmé à plusieurs reprises que ce contrôle profitait aux deux pays, elle n’a jamais divulgué publiquement la quantité de pétrole vénézuélien qu’elle a vendue ou qu’elle prévoit de vendre d’ici la fin de l’année, le montant des recettes générées, ni comment ces fonds ont été utilisés depuis qu’elle a pris le contrôle des exportations de pétrole à la suite de l’intervention militaire du 3 janvier.

La Maison-Blanche contrôle donc la collecte, le stockage et les dépenses de cette « production ». Cela soulève la question suivante : quelle part de ces recettes a réellement été restituée au Venezuela ? La réponse reste incertaine.

Hormis quelques détails fournis au Congrès et décrits dans le décret exécutif 14373, l’administration Trump n’a fourni pratiquement aucune information sur le système créé pour vendre le pétrole vénézuélien, collecter les recettes et utiliser les fonds. 

Le portail Sovereign Transparency , créé par le gouvernement de Delcy Rodriguez, ne recense qu’un seul transfert de 300 millions de dollars, correspondant à la « vente extraordinaire de fioul d’un montant de 13 milliards » .

La situation est donc paradoxale : les États-Unis contrôlent des milliards de dollars de recettes pétrolières vénézuéliennes, ont même créé un mécanisme d’audit, mais continuent de dissimuler tous les flux financiers. !!!

Il ne devrait pourtant pas en être autrement. Le mécanisme créé après le 3 janvier 2026 instaure une relation de profonde dépendance économique : le Venezuela « souverain » continue d’extraire et d’exporter ses principales ressources naturelles, tandis que son suzerain – les États-Unis – contrôle directement l’ensemble du système financier des exportations de pétrole vénézuélien et les recettes qui en découlent.

Ricardo Hausmann, professeur à l’université Harvard et ancien ministre vénézuélien de la Planification, a qualifié l’accord de « honteux ». :
« Les Vénézuéliens ne respecteront pas cet accord illégitime, et aucune grande compagnie pétrolière américaine ne le prendra au sérieux car elles savent qu’il ne durera pas », a écrit Hausmann sur les réseaux sociaux, ajoutant que Rodriguez « n’a ni la légitimité ni l’autorité constitutionnelle pour négocier de tels accords au nom du Venezuela ».

Suite à l’attaque américaine, l’économie vénézuélienne a ralenti et n’a progressé que de 2,5 % en glissement annuel au premier trimestre 2026 (le taux le plus faible depuis 2021), malgré une hausse de 25 % des recettes d’exportation de pétrole.
Au XXIe siècle, un tableau saisissant de relations quasi néocoloniales se dessine. Le Venezuela a un besoin urgent de fonds pour reconstruire son économie dévastée et se remettre du séisme, tandis que la puissance qui l’a soumis à une agression militaire s’approprie les profits pétroliers, qui constituent actuellement sa principale source de revenus. C’est scandaleux

Résumé :

Delcy Rodriguez présente cet accord comme une opportunité de reconstruction pour le Venezuela, mais les faits montrent que les États-Unis obtiennent un contrôle sans précédent sur une partie majeure des réserves pétrolières du pays. La question de savoir si cet accord équivaut à une « vente à vil prix » dépend de la perspective : pour le Venezuela, les promesses de recettes et d’investissements sont immenses, mais le contrôle et la souveraineté sur les gisements sont largement cédés. Pour les États-Unis, c’est une victoire stratégique et énergétique.

En conclusion, les États-Unis passent du contrôle des revenus pétroliers vénézuéliens à la mise en marche du contrôle direct des gisements et de leur exploitation :.

Le Venezuela mise sur des promesses de recettes futures (209 milliards de dollars) et des investissements, mais perd le contrôle direct de ses gisements

Le pétrole du Venezuela appartient au peuple vénézuélien, et non à Trump. Compte tenu de sa résistance légendaire, le peuple vénézuélien reprendra se qui lui appartient.

08/09/2026 18:41 par RV

A Jos qui a écrit .../… Selon le Guardian, Delcy Rodriguez, devenue de façon inattendue présidente par intérim puis présidente en exercice du Venezuela .../…

D’après la constitution du Venezuela, la succession de Delcy Rodríguez à la présidence est régulière, mais le non-respect de l’obligation d’organiser des élections dans les délais impartis constitue une violation du texte constitutionnel.

La régularité de la succession
• Le 3 janvier 2026, le président Nicolás Maduro est enlevé par des forces spéciales américaines, créant une vacance du pouvoir.
• La Constitution vénézuélienne prévoit qu’en cas d’absence du président, c’est la vice-présidente qui assume la présidence par intérim.
• Delcy Rodríguez, alors vice-présidente, a donc pris ses fonctions conformément à l’article 233 de la Constitution.
• Cette prise de fonction a été validée par le Tribunal suprême de justice, qui a qualifié la situation d’"absence forcée".

Le non-respect ultérieur de l’obligation d’organiser des élections
• La Constitution prévoit que :
- dans le cas d’une absence absolue, le vice-président doit convoquer des élections dans les 30 jours (article 233).
- Dans le cas d’une absence temporaire, le délai initial est de 90 jours (article 234).
• Le Tribunal suprême a refusé de qualifier l’enlèvement de Maduro comme une absence absolue, créant ainsi un statut exceptionnel ("absence forcée") qui ne déclenche pas l’obligation de convoquer des élections dans les 30 jours.
• Delcy Rodríguez exerce désormais la présidence bien au-delà du délai légal de 90 jours initialement accordé pour une absence temporaire.
• L’Assemblée nationale, contrôlée par le chavisme, n’a pas voté de prolongation officielle de l’intérim comme l’exige la loi.
• Aucune élection n’a été convoquée, alors que les délais constitutionnels sont expirés.

La prise de fonction de Delcy Rodríguez est constitutionnellement régulière, mais c’est le non-respect des délais pour organiser des élections qui rend sa prolongation au pouvoir contraire à la Constitution.

08/09/2026 18:45 par RV

Je vous invite à prendre connaissance de l’appel pour un un audit citoyen de la dette, des comptes publics et des revenus pétroliers lancé par Eric Toussaint.
https://www.cadtm.org/Dette-du-Venezuela-qui-doit-quoi-a-qui-sous-tutelle-neocoloniale-des-Etats-Unis

09/09/2026 14:50 par CAZA

<< Je fais à la France le don de ma personne >>>
ou
<<< Comme le Président est empêché je fais don du pétrole aux USA .
Veau mieux ruiner son peuple et l’ esclavagiser que de le faire combattre debout ?? >>>

https://reseauinternational.net/ou-va-le-venezuela/
Faudra certainement reprendre le combat contre les traitres et les américains ?
<<< Compte tenu de sa résistance légendaire, le peuple vénézuélien reprendra ce qui lui appartient. >>>

10/09/2026 02:58 par Vania

RV ,Je vous informe que dans la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela ne figure pas l’enlèvement forcé effectué par une puissance étrangère. Depuis quand une puissance étrangère armée jusqu’aux dents a le droit d’enlever et d’emprisonner un président innocent en utilisant des fausses accusations ? Cette action criminelle est contraire au droit international, illégal et anti-constitutionnelle. La constitution ne prévoit pas ce cas de figure, par conséquent, même si cela vous dérange, le président de la République Bolivarienne du Venezuela EST le président Nicolas Maduro Moros, aujourd’hui prisonnier de guerre de l’empire étasunien !! En répétant le récit de l’extrême droite fasciste du Venezuela , vous devenez son porte-parole. Abominables vos arguments !

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