Parlons (Inter) Net

Du Guépard aux vautours : tremble, démocratie !

La démocratie, c’est de pouvoir choisir tous les cinq ans un candidat qui vous parle de paix, de pouvoir d’achat, de sécurité et qui, élu président, ordonne (sans le demander au Parlement) à notre armée de se battre pour les USA en Afghanistan, d’intervenir en Libye pour renverser celui qui fut un ami, de capturer en Côte d’Ivoire un chef d’Etat qui demandait que les bulletins de vote soient recomptés et d’adouber l’autre qui s’y opposait mais qui occupa de hautes fonctions au FMI, c’est distribuer l’argent de l’Etat et ses entreprises à ses amis oligarques et dire au pays : « la France est en faillite ». C’est organiser l’insécurité sociale et, pour finir, anesthésier le peuple par les médias et contrôler la colère de la rue par des robocop suréquipés et sans état d’âme.

Ca, c’est la démocratie « de droite ».

La démocratie « social-démocrate », regardons en arrière, comptons les guerres, les privatisations, admirons les « voix de son maître », déplorons les bas salaires, haïssons les CRS (créés par qui, hein ?) et concluons que tout ça, ce n’est pas « bonnet blanc et blanc bonnet », mais que la bourgeoisie (les capitalistes, ceux du CAC 40) n’a jamais rechigné à perdre un peu pour tout sauver.

Giuseppe Tomasi, prince de Lampedusa, auteur du Guépard, l’avait dit tout net : « Se vogliamo che tutto rimanga come è, bisogna che tutto cambi ! ».

Pas besoin de traduire, je crois. Juste besoin de changement.

Théophraste R. (qui n’a pas oublié que dans « socialiste » il y a Jaurès, où alors, c’est de la triche).

Dans la même veine


13/01  L’Amérique porte en elle la guerre comme la nuée porte l’orage (1)
07/01  Sans Trump et sa clique, le monde serait meilleur
03/01  Macron l’Américain
03/01  Les brojains fœux bréssitenziels
24/12  Petit papa Noël
14/12  Dieu n’est pas géomètre
12/12  Xinjiang : La fabrique de râteaux
29/11  La police de la pensée conduit au cimetière.
19/11  Les tracteurs chinois tueurs d’esclaves
15/11  L’index de Ramon Chao.
 
Voir tout

COMMENTAIRES  

21/04/2011 07:21 par Bernard Gensane

Cher Théophraste R.,

Puis-je te faire observer que les CRS ont été créées en 1944 par De Gaulle ? Certes, le socialiste Jules Moch sut les "réorganiser" (elles comptaient beaucoup de policiers de gauche) et les lancer à l’assaut des travailleurs, les mineurs de charbon du Nord en particulier (en 1947).

http://bernard-gensane.over-blog.com/

21/04/2011 09:14 par Fald

Qui a créé les CRS, je ne sais pas. Ce que je sais, c’et qu’après la guerre, il fallait que la police redevienne républicaine. Le problème, c’est que ces C...S ont très vite oublié ce que voulait dire le R.

Un peu comme ces écolos qui nous vantent le GPL en oubliant la signification du P.

D’autre part, on parle toujours des grands de ce monde qui anesthésient les peuples, mais quid du goût immodéré des peuples pour l’anesthésie ?

Peut-être que ça bougerait un peu si on osait en parler : autant de ces prolos qui s’imaginent qu’ils banderont plus dur s’ils votent "gros bras" que de ceux qui prennent la pose intello en votant à gôôche, ou à la gochdelachoch, mais surtout pas à gauche.

22/04/2011 02:41 par biojm2

C’est pas Delon cette image ? Elle est là par dérision je pense car comme support du libéralisme et du capitalisme, on ne fais guère mieux. Ami de Carlos MENEM qui ruina l’Argentine, Delon apparait avec lui dans les people de l’époque. Les compères ruinent l’Argentine et se cassent le plus loin possible. A cette époque Delon était souvent l’invité du gouvernement argentin.

22/04/2011 07:08 par théophraste R.

C’est bien Delon, dans le film Le Guépard.

22/04/2011 11:50 par Anonyme

Cartouche ou Robin des Bois seraient-ils moins dérisoires ? Le rital ayant un effet sidéral la citation semble justifiée. Un fleuret moucheté bien délicat.
Mariane.

(Commentaires désactivés)