Auteur Yann FIEVET

La voix de la France

Yann FIEVET
Un homme dit un jour que nous avions la Droite la plus bête du monde. On ne se souvient pas bien de son nom ni du moment précis où il prononça sa sentence. On sait en revanche qu’il parlait de la France. Du temps a passé depuis et force est de constater que le mal - probablement endémique - n’a fait que croître et embellir. Avec « l’affaire tunisienne » dans laquelle ils sont embourbés jusqu’au coup tordu, Michèle Alliot-Marie et ses indéfectibles soutiens portent la bêtise politique au (…)

Résignez-vous !

Yann FIEVET
Les tenants de la Droite extrême qui gouverne la France aujourd’hui et la grande majorité des intellectuels qu’il nous reste après la disparition au cours de la dernière décennie de plusieurs figures remarquables du discours critique susurrent quotidiennement aux oreilles du citoyen souvent déjà assoupi la même petite musique lancinante. C’est l’air de la résignation que tous nous fredonnent à l’unisson. Le choeur de la Gauche que l’on ne peut même plus nommer réformiste et les solos (…)

Conte de Noël

Yann FIEVET
Intransigeant, Léo avait décrété du haut de ses quinze premières années que ce serait lui qui accompagnerait son grand-père le 5 décembre. Ils quittèrent de bon matin le domicile de Jean. La main gauche légèrement posée sur l’épaule du jeune homme, Jean se laissa guider dans le dédale des petites rues de son quartier depuis longtemps déserté par la volonté de rénovation urbaine. Ils devaient slalomer entre poubelles attendant un hypothétique ramassage, voitures chevauchant le trottoir et (…)

Quand la police veut faire la loi

Yann FIEVET
Le processus de transition autoritaire, à l’oeuvre en France, affiche chaque jour davantage l’évidence de sa sombre réalité. Celle-ci vient de prendre un tour des plus dangereux : la contestation ouverte d’une décision de justice par la hiérarchie de la police et par le ministre de l’Intérieur lui-même. Le politique semble ainsi ne plus se contenter d’entraver en amont « la marche de la justice » mais s’autoriserait désormais, en aval des jugements rendus, à jeter le discrédit sur des (…)

Europa City ou la mégalomanie anachronique d’un maire de « gauche »

Yann FIEVET
La ville de Gonesse dirigée par Jean-Pierre Blazy et le groupe Auchan viennent de lancer le projet « Europa City », gigantesque complexe mercantilo-culturel implanté dans « le triangle » situé aux confins des départements du Val d’Oise, de la Seine-Saint-Denis et de la Seine-et-Marne. Ce projet délirant pose de multiples questions graves que le maire PS de Gonesse a depuis longtemps cessé d’envisager pour leur préférer les réponses démagogiques de l’air du temps. Plantons le décor de ce (…)

Leurre de vérité

Yann FIEVET
Bangsters ! Le capitalisme financier est sorti indemne des tempêtes qu’il a ourdies en 2008. Indemne mais fragilisé. D’une fragilité inquiétante qui augure toujours de la crise fatale une fois encore repoussée. Toutes les analyses possibles ont été conduites qui dévoilèrent les véritables raisons des tempêtes récentes ; aucune leçon sérieuse n’en a été tirée. Les banques, une fois renflouées avec l’argent public, ont repris le cours cupide de leurs affaires. Parmi elles, celle de la (…)

Sarko le braqueur

Yann FIEVET
Il aura fallu la réforme des retraites cuvée 2010 pour que tombent enfin les dernières indulgences naïves quant à la réalité profonde du sarkozysme. Ce régime - sec ! - caractérisé par la double posture du respect des forts et du mépris des faibles a décidément comme fonction essentielle la défense ou le renforcement des privilèges des nantis. D’une certaine manière, c’est de bonne guerre : la Droite a toujours fait ce qu’elle pouvait pour accroître les inégalités en faveur des (…)

Le social est dans l’écologie

Yann FIEVET
Les hommes vont mal et pourraient aller encore plus mal demain, incapables qu’ils sont de sortir des impasses qu’ils ont eux-mêmes fabriquées. Ce que nous révèle la marche du monde en ces temps de dégradation massive de l’environnement - tant écologique que social - tient en ceci : l’écologie et ses acteurs continuent d’être envisagés - souvent à juste titre - comme les ennemis du progrès social. On ne sortira de cette impasse qu’au prix d’une articulation solide entre le social et (…)

Le petit baron du sarkozysme

Yann FIEVET
L’affaire W n’est pas qu’une affaire de plus sur le chemin fatal de la décomposition politique de la France. Elle révèle à elle seule tant de facettes de ladite décomposition que sa mise sous le boisseau - sort réservé depuis longtemps à nombre d’affaires troubles de la République - paraît décidément impossible. Il n’est même plus besoin de la nommer. Ici ou là , on ne parle déjà plus que de « l’Affaire ». Elle n’est pas accidentelle. Elle est le régime sarkozyste dans son essence et ses (…)

Ord(u)re

Yann FIEVET
Le vrai franchissement de la ligne annoncé dès l’avènement du sarkozysme est désormais consommé. C’est arrivé en pleine torpeur estivale de « l’opinion ». Cela faisait longtemps que la ligne des libertés républicaines était fréquemment mordue sans protestation suffisante du corps social. Pour satisfaire son désir maladif d’ordre M. Sarkozy choisit enfin de faire tomber la France dans l’ordure. Alors, tous les prétextes deviennent des aubaines. Ceux qui ne voient là qu’un calcul électoral se (…)

Les jeux sans le pain

Yann FIEVET
Le capitalisme et les hommes qui le font vivre n’en sont plus depuis longtemps à un paradoxe près. Quand la crise affame - et affamera plus encore demain - une multitude d’hommes, de femmes et d’enfants partout dans le monde l’économie des jeux prospère sans vergogne. Du pain et des jeux proclamait Jules César pour calmer la plèbe. Il est probable que pour lui le pain comptait avant les jeux du cirque. Deux mille ans après JC, les jeux sont planétaires et la malnutrition - entre autres maux (…)

De la bancocratie en Europe

Yann FIEVET
Plus personne n’en doute désormais : ce sont les pauvres qui vont payer l’addition vertigineuse de la crise financière. Addition d’autant plus salée que ladite crise est loin d’être terminée. Les riches, les vrais sont d’ores et déjà à l’abri grâce à l’opportun sauvetage des banques qui gèrent leurs juteux avoirs. Le théâtre européen de la crise est particulièrement édifiant à tous égards. Si la crise de l’Euro n’est que le prolongement de la crise plus large de la finance mondialisée, elle (…)