Auteur Yann FIEVET

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Zone à défoncer

Yann FIEVET
NDDL, quatre lettres qui résonnent depuis longtemps comme un emblème. L’emblème d’une résistance à la conception d’un monde cruellement dépassé mais auquel les acteurs dominants de l’économie marchande, de la finance omnipotente et de la classe politico-médiatique sans imagination s’accrochent désormais désespérément. L’un des slogans de cette remarquable Résistante était sans ambiguïté : « Non à l’aéroport et à son monde ! ». La lutte des zadistes, en partie victorieuse depuis l’abandon du (…)
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Le macronisme comme faute de goût

Yann FIEVET
Notre monarque est cultivé, clame-t-on un peu partout. En comparaison de ses deux prédécesseurs, c’est indéniable. Les contrastes encouragent l’admiration. Il affiche indiscutablement une culture livresque, celle qu’acquièrent les individus doués d’une grande capacité d’ingurgitation cognitive et qui ont eu de surcroît la chance de croiser parfois sur leur route quelques brillants esprits. Pour la culture patiemment forgée à la rencontre profonde des choses et des êtres, rencontre qui ajoute (…)
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Tête haute tête baissée

Yann FIEVET
Les hommes – et les femmes – du Président, tout comme le Président soi-même, gouvernent la tête haute. Ils sont pétris de certitudes, sont convaincus que leurs prédécesseurs n’ont pas su ou pas voulu aller assez loin dans « les réformes indispensables à la France », sont persuadés que le moment de faire le grand bond en avant est enfin arrivé et que demain l’Histoire pourrait leur reprocher d’avoir failli face à ce grand dessein qui leur incombe. A aucun moment ils ne se demandent si (…)
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Intolérable tolérance

Yann FIEVET
Il était temps de rétablir l’ordre social au beau pays de France entend-on dire depuis qu’Emmanuel Macron est entré à l’Elysée. Ce sont d’abord les « marcheurs » du généralissime qui le proclament « comme un seul homme », suivis de près par les forcenés des autres Droites et par tous les citoyens déboussolés qui ne savent plus – quand ils l’ont su un jour – réfléchir plus loin que le bout du JT de 20 heures. Tous sont intimement convaincus qu’une fois l’ordre social restauré après des (…)

Des chiffres

Yann FIEVET
L’Empire des chiffres ayant définitivement supplanté la République des lettres les « décideurs » politiques sont passés maîtres dans l’art de choisir les opportunes données leur permettant d’appuyer leurs desseins le plus souvent dictés par « les forces du marché ». Ces données, quand elles ne sortent pas d’un chapeau, leur sont souvent fournies par des « boîtes à penser » forgées à leur mesure. Ensuite, la plupart des médias de masse, eux-mêmes sur mesure, n’ont plus qu’à les reprendre (…)

Le Droit à la renverse

Yann FIEVET
La période qui s’est ouverte en France avec l’élection d’Emmanuel Macron à la tête du pays va plus que bousculer ce qu’il reste de démocratie et de droits sociaux. Reste encore à définir dans ses détails puisque nous n’en sommes qu’au début de l’expérience mais les historiens demain verront probablement dans cet autoritarisme patelin qui se met doucement en place un terrible recul des valeurs démocratiques et de la justice sociale. Ce recul sera marqué par l’extraordinaire (…)

Avis de régression générale

Yann FIEVET
La Conférence des Présidents du Parlement européen a décidé le 17 novembre dernier de refuser à deux commissions du dit parlement le droit d’examiner le CETA, l’accord de libre échange EU-Canada. Cette décision est sans précédent. A chaque année qui passe les espoirs d’une « mondialisation heureuse » s’éloignent. Certes, seuls les hommes les plus naïfs et ceux qui avaient intérêt à leur faire croire à cette fable grossière usaient ces dernières années de cet adjectif collé à un processus (…)

Savoir voter ou voter sans savoir

Yann FIEVET
Le capitalisme, depuis longtemps hors d’haleine, cherche en permanence de nouvelles bouffées d’oxygène pour retrouver un temps de la vigueur. Ses principaux acteurs, les firmes transnationales, le font en se noyant dans de colossales opérations de concentration du capital telle la récente et monstrueuse fusion Bayer-Moncento. Les banques de rang international, quant à elles, réussissent plutôt bien à faire transformer leurs dettes privées en dettes publiques, moyen commode de transférer le (…)

Primaires, la belle affaire

Yann FIEVET
La récente rentrée Mous a fait pénétrer dans un long tunnel, le tunnel des Primaires. Nous usons ici de la majuscule pour nommer un fait dont le contenu, osons le parier, s’avèrera insignifiant. Les « grandes formations » et les petites s’adonnent désormais à cet exercice venu d’ailleurs et gonflé comme la bouée de sauvetage d’une politique tellement dévoyée au fil des scrutins électoraux et de la lancinante succession des gouvernements monochromes. Chez Les Républicains, on ne compte pas (…)

Communiez !

Yann FIEVET
Il parait que les Français ont besoin de se retrouver. C’est François Hollande qui nous l’a dit le 10 juillet dernier, quelques heures avant la finale de l’Euro 2016 de football qui allait opposer la France au Portugal. En fait, le Président de la République parlait à l’imparfait dans l’entretien qu’il donna ce jour-là au Journal du Dimanche : « Les Français avaient besoin de se retrouver. » Il espérait tellement la victoire de l’équipe de France qu’il n’était pas question d’en douter ne (…)
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Le sale air de la peur

Yann FIEVET
Un climat de peur semble envahir inexorablement le royaume de France. Le monarque et ses ministres se servent allègrement de ce climat en même temps qu’il le suscite sournoisement. D’où vient la peur montante, à quelles sources s’alimente-t-elle ? Un tri est indispensable entre causes objectives et causes subjectives du phénomène. S’agissant de ces dernières il est difficile de nier que la production d’un environnement social anxiogène ne peut qu’être que propice à l’exacerbation de la peur. (…)
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Comme des minables !

Yann FIEVET
Il est probable que la société française est entrée depuis quelques mois dans la dernière phase du hollandisme. Une période dramatique et douloureuse qui connaîtra son terme l’an prochain. Ce qui lui succèdera sera sans doute plus tragique encore. Seulement voilà : le hollandisme aura été perpétué par des hommes et des femmes se réclamant de la Gauche. Non content de n’avoir rien fait de ce qu’il avait promis, M. Hollande aura fait sans vergogne ce qu’il n’avait pas promis, à commencer par (…)