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Le Monde Diplomatique : notre combat

reprise d’article

Depuis vingt ans, Le Monde diplomatique annonce la formation du cyclone économique qui, aujourd’hui, dévaste les salles de rédaction et dépeuple les kiosques. L’analyse des causes ne prémunissant pas contre les effets, notre journal éprouve lui aussi les conséquences des intempéries. Moins que d’autre titres, et d’une manière différente : ni sa survie ni son indépendance ne sont en cause, mais les moyens manquent à son développement. Pour éclairer l’avenir, prendre toute sa part à la bataille d’idées, transmettre enfin à de nouveaux lecteurs notre manière de voir et de déchiffrer le monde, nous faisons appel à vous.

(Le Grand Soir ne peut qu’encourager ses lecteurs et sympathisants à répondre à l’appel du Monde Diplomatique)

Après le textile, la sidérurgie, l’automobile… la presse. Les ouvriers des pays du Nord ont payé au prix fort la délocalisation de la production vers le Sud ; avec la migration de leurs lecteurs vers Internet, c’est au tour des journalistes de voir disparaître leurs emplois. On pourrait conclure qu’un modèle économique chasse l’autre, soupirer que la roue tourne, que c’est la vie. Mais, aussitôt, il est question de démocratie. L’automobile, nous dit-on, loin de constituer un bien public irremplaçable, n’est qu’une marchandise. On peut la fabriquer ailleurs, autrement, lui substituer un mode de transport différent. Rien de très grave au fond. Tandis que la presse...

Cette dernière dispose d’un atout de poids dans le débat public. Quand elle juge son existence menacée, elle sonne le tocsin plus facilement qu’un ouvrier dont l’usine s’apprêterait à fermer. Et pour rallier chacun à son étendard, elle n’a qu’à prononcer la formule rituelle : « Un journal qui disparaît, c’est un peu de démocratie qui meurt. » L’énoncé est pourtant absurde, burlesque même. Se rendre à un kiosque suffit pour constater que des dizaines de titres pourraient cesser d’exister sans que la démocratie en pâtisse. Les forces de l’ordre idéologique perdraient même dans l’affaire quelques-uns de leurs commissariats. Cela ne rend pas illégitimes les inquiétudes des journalistes concernés. Mais des milliards de gens sur terre n’ont nul besoin pour défendre leur emploi de lui inventer d’autre vertu que celle de leur procurer un salaire.

Depuis quelques années, l’industrie de presse décline. Le journalisme, lui, souffre depuis beaucoup plus longtemps. Les contenus rédactionnels étaient-ils en effet mirobolants il y a vingt ans quand la plupart des périodiques constituaient des sacs à publicité et des machines à cash ? Et quand, aux Etats-Unis, les mastodontes New York Times Co., Washington Post Co., Gannett, Knight Ridder, Dow Jones, Times Mirror amassaient des profits vingt fois supérieurs à ceux de l’ère du Watergate, apogée du « contre-pouvoir » (1) ? Doté de tels moyens, adossé à des marges annuelles atteignant 30 %, voire 35 %, leur journalisme se déployait-il alors avec audace, créativité, indépendance ?

Et, en France, l’information critique trônait-elle vraiment au premier plan quand, milliards en main, les groupes Lagardère et Bouygues se disputaient le contrôle de TF1 ? Ou quand, rivalisant de vulgarité, les chaînes privées se multipliaient comme les pains du Nouveau Testament, offrant des salaires de maharajas à une poignée de journalistes qui avaient déjà démontré l’efficacité de leur dressage ? En ce moment, nombre de directeurs de presse font front commun devant l’orage et implorent le secours financier de celle qu’en d’autres circonstances ils nomment avec dédain la « mamma étatique ». Le Monde diplomatique, qui leur souhaite bonne chance, n’oublie pas la part qu’ils ont prise dans leur infortune présente. Mais, pour continuer à défendre une conception du journalisme différente de la leur, c’est d’abord à ses lecteurs qu’il fait appel.

Si les tourments des médias indiffèrent une large fraction de l’opinion, c’est pour partie qu’elle a compris une chose : la mise en avant de la « liberté d’expression » sert souvent de paravent aux intérêts des propriétaires de moyens de communication. « Cela fait plusieurs décennies, estime le cofondateur du site dissident CounterPunch.com Alexander Cockburn, que les journaux dominants ont plutôt fait obstruction ou saboté les efforts destinés à améliorer notre situation sociale et politique (2) . » Les enquêtes et reportages diligentés par la presse, de plus en plus rares, permettent surtout de préserver la fiction d’un journalisme d’investigation pendant que prolifèrent dans d’autres pages faits divers, portraits, rubriques de consommation, de météorologie, de sport, copinages littéraires. Sans oublier le simple copier-coller de dépêches d’agences par des salariés en voie de déqualification rapide.

« Imaginez, lance l’universitaire américain Robert McChesney, que le gouvernement prenne un décret exigeant une réduction brutale de la place accordée aux affaires internationales dans la presse, qu’il impose la fermeture des bureaux de correspondants locaux, ou la réduction sévère de leurs effectifs et de leurs budgets. Imaginez que le chef de l’Etat donne l’ordre aux médias de concentrer leur attention sur les célébrités et les broutilles plutôt que d’enquêter sur les scandales associés au pouvoir exécutif. Dans une telle hypothèse, les professeurs de journalisme auraient déclenché des grèves de la faim, des universités entières auraient fermé à cause des protestations. Pourtant, quand ce sont des intérêts privés en position de quasi-monopole qui décident à peu près la même chose, on n’enregistre pas de réaction notable (3) . »

McChesney prolonge son exercice d’écologie mentale en posant la question suivante : puisque la démocratie est sans cesse invoquée, quand avons-nous au juste collectivement décidé " à quelle occasion ? lors de quel scrutin majeur ? " qu’une poignée de très grandes entreprises, financées par de la vente de publicité et prioritairement soucieuses de dégager un profit maximum, seraient les principaux artisans de notre information ?

Internet n’a pas décimé le journalisme,
il agonisait déjà 

En 1934, le dirigeant radical français Edouard Daladier fustigeait les « deux cents familles » qui « placent au pouvoir leurs délégués » et qui « interviennent sur l’opinion publique, car elles contrôlent la presse ». Trois quarts de siècle plus tard, moins d’une vingtaine de dynasties exercent une influence comparable, mais à l’échelle de la planète. Le pouvoir de ces nouvelles féodalités héréditaires " Murdoch, Bolloré, Bertelsmann, Lagardère, Slim, Bouygues, Berlusconi, Cisneros, Arnault (4)… " excède souvent celui des gouvernements. Si Le Monde diplomatique avait dépendu de l’une d’entre elles, eût-il mis en cause le contrôle de l’édition par Lagardère ? Le destin qu’Arnault inflige à ses ouvrières ? Les plantations de Bolloré en Afrique ?

Revenant sur les conditions de son départ de Libération, le quotidien qu’il avait fondé, après qu’Edouard de Rothschild eut fait irruption dans le capital du journal, Serge July précise : « Edouard de Rothschild (…) acceptait de s’engager financièrement, pour autant que je m’engage à quitter non seulement mes fonctions, mais le journal. Je n’avais pas le choix, j’ai accepté tout de suite (5) . » Il est assez piquant que son successeur, imposé par l’actionnaire, prétende aujourd’hui s’afficher en tribun de la liberté de la presse.

Tout le mal actuel, entend-on souvent, viendrait de ce pelé, de ce galeux d’Internet. Mais la Toile n’a pas décimé le journalisme ; il chancelait depuis longtemps sous le poids des restructurations, du marketing rédactionnel, du mépris des catégories populaires, de l’emprise des milliardaires et des publicitaires. Ce n’est pas Internet qui servit de caisse de résonance aux bobards des armées « alliées » pendant la guerre du Golfe (1991) ou à ceux de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) pendant le conflit du Kosovo (1999). Impossible également d’imputer à Internet l’incapacité des grands médias à annoncer l’effondrement des caisses d’épargne aux Etats-Unis (1989), puis à imaginer la déroute des pays émergents huit ans plus tard, enfin à prévenir cette bulle immobilière dont le monde continue de payer le prix. Les terribles accusations de pédophilie de l’affaire d’Outreau ou d’antisémitisme du RER D ne provenaient pas non plus de la Toile. Alors, s’il faut vraiment « sauver la presse », l’argent public gagnerait à être réservé à ceux qui accomplissent une mission d’information fiable et indépendante, pas aux colporteurs de ragots. Le service de l’actionnaire et le commerce de « cerveaux disponibles » trouveront leurs ressources ailleurs (6).

Dans les reproches adressés à Internet, on décèle souvent autre chose qu’une inquiétude légitime devant les modes d’acquisition du savoir et de transmission de l’information : l’effroi que le magistère de quelques barons du commentaire touche à son terme. Disposant d’un privilège féodal, ceux-ci s’étaient taillé des domaines, ménagé des sinécures ; ils pouvaient « faire » ou « défaire » ministères et réputations. Un concert d’éloges unanimes accueillait avec la même fièvre chacun de leurs ouvrages bâclés et de leurs tribunes ronflantes (7). Quelques journaux irrévérencieux faisaient çà et là figure de citadelles assiégées. Mais un jour, des sans-culottes ont débarqué avec leurs claviers...

Reconnaissons-le, le contexte d’ensemble d’une information chamboulée par une recomposition brutale (lire « Recomposition brutale, racolages à tous les rayons ») ne nous a pas épargnés, nous non plus. Après un essor ininterrompu entre 1996 et 2003, la diffusion en kiosques du Monde diplomatique a enregistré un très fort recul jusqu’à l’année dernière ; le nombre des abonnés, lui, a continué de progresser. En termes d’exemplaires vendus, le tassement est néanmoins réel et nous ramène à nos chiffres de 1995, juste avant la filialisation du journal (voir graphique ci-dessous). Assurément, la perception générale s’améliore sensiblement si l’on ajoute à ce total les soixante-treize éditions internationales du mensuel (la première, en Italie, date de 1994), les quelque deux millions d’exemplaires qu’elles diffusent et les centaines de milliers de lecteurs en ligne de notre site.


Evolution des ventes du Monde diplomatique

Mais audience et revenus sont choses bien différentes. Les ventes et les abonnements représentent de très loin nos deux principaux piliers financiers (8). Les internautes contribuent à l’influence du journal, pas à son existence. Et ceux d’entre eux qui ne participent jamais à nos recettes opèrent à la manière des passagers clandestins dont l’intégralité du déplacement est payée par les voyageurs ayant acheté un billet (voir dans « Recomposition brutale, racolages à tous les rayons » la répartition de nos recettes).

Pour survivre, nombre de journaux ont choisi d’aligner davantage leur contenu sur les goûts supposés de leurs lecteurs. La destination est connue d’avance : « Ils préfèrent les articles courts et les nouvelles qui les concernent directement. Sur Internet, ils recherchent plutôt ce qui va leur faciliter la vie. Les longs textes relatifs à la politique étrangère sont d’autant moins prisés que les internautes se contentent de survoler les titres. A Zero Hora, un quotidien brésilien qui appartient au groupe RBS, le département de la diffusion interroge cent vingt lecteurs sur ce qu’ils ont pensé du journal du jour. Le directeur Marcelino Reich reçoit un rapport à 13 heures : "En général, ils réclament davantage de suppléments sur la cuisine et l’immobilier, et moins d’articles sur le Hezbollah et les tremblements de terre." (9) » Avouons que Le Monde diplomatique n’est probablement pas le titre qu’ils recherchent...

La désaffection qui a atteint notre journal n’est pas étrangère au découragement de ceux qui observent que, faute d’écho suffisant et de relais politiques, la mise à nu des dispositifs principaux de l’ordre social et international a eu peu d’effet sur la pérennité du système. La lassitude du « à quoi ça sert ? » a donc peu à peu remplacé l’ancien « que proposez-vous ? » qui, dans notre cas, ne se justifiait plus guère tant au fil des ans les pistes et les propositions se sont succédé dans ces pages (abolition de la dette du tiers-monde, réforme des institutions internationales, taxe Tobin, nationalisation des banques, protectionnisme européen, « guillotine fiscale » sur certains revenus du capital, développement de l’économie solidaire et de la sphère non marchande, etc.).

Un mensuel bien peu recommandable...

A l’évidence, le déclin de l’altermondialisme nous a atteints plus durement que d’autres. L’hégémonie intellectuelle du libéralisme fut remise en cause, mais très vite l’argile s’est durcie. Car si la critique ne suffit pas, la proposition non plus : l’ordre social n’est pas un texte qu’il suffirait de « déconstruire » pour qu’il se recompose tout seul ; nombre d’idées ébrèchent le monde réel sans que les murs s’écroulent. Pourtant, on attend parfois de nous que les événements se plient à nos espérances communes. Et dans le cas contraire, on nous juge un peu déprimants...

En tout cas, quand il s’agit de l’avenir de ce journal, nous fondons notre optimisme sur une certitude, celle de pouvoir compter sur votre concours. Nous ne relèverons donc pas nos tarifs pour le moment. Nous les maintiendrons plus bas dans les pays pauvres. Nous poursuivrons l’accompagnement de nouvelles éditions internationales en leur offrant de nous verser des droits limités au démarrage. Nous demeurerons à la pointe des technologies multimédias, notamment pour atteindre les jeunes générations et assurer ainsi la transmission des valeurs intellectuelles et politiques de notre journal (lire « Transmettre »). Nous continuerons à commander davantage de grands reportages et d’enquêtes de journalistes, de chercheurs, de militants aussi, sur les conflits en cours, les crises, les alternatives, les expérimentations.

Mais la poursuite de notre développement dépend pour une large part de votre mobilisation financière à nos côtés. Achat plus régulier du journal en kiosques, abonnement, offre d’abonnement à des lecteurs potentiels, adhésion à l’association des Amis du Monde diplomatique : vos moyens d’intervention sont nombreux. Et, depuis peu, un dispositif nouveau a vu le jour. Il permet de déduire du montant de votre impôt 66 % des dons faits à notre journal. Ainsi, après avoir aidé les banques, l’argent public pourrait enfin servir à enquêter sur leurs turpitudes…

Comparées à celles d’autres titres, nos pertes peuvent paraître modestes (330 000 euros en 2007, 215 000 euros l’année dernière). Mais aucun banquier désoeuvré et brûlant de jouer au mécène ne se proposera de les combler. Un journal comme le nôtre, dont l’ensemble des personnels est actionnaire, dont les lecteurs, qui détiennent eux aussi une part du capital, offrent des abonnements de solidarité aux bibliothèques et aux prisons dépourvues de ressources, dont enfin le directeur est élu, lui paraîtrait vraisemblablement assez peu recommandable.

La question qui nous est collectivement posée est simple : qui d’autre que nous va continuer à financer un journalisme d’intérêt général ouvert sur le monde, consacrer deux pages aux mineurs de Zambie, à la marine chinoise, à la société lettone ? Ce mensuel n’est pas exempt de défauts, mais il encourage les auteurs qui voyagent, enquêtent, sortent de chez eux, écoutent, observent. Les journalistes qui le conçoivent ne sont jamais conviés aux dîners du Siècle, ils ne font pas de « ménages » pour les lobbies pharmaceutiques ou les sociétés d’emballage, ils n’ont pas leur rond de serviette dans les grands médias. Ceux-ci, d’ailleurs, qui relaient chaque « nouvelle formule » d’un autre journal et qui transforment leurs « revues de presse » en auberge réservée à cinq ou six titres, toujours les mêmes, occultent avec application Le Monde diplomatique en dépit de son impact mondial sans équivalent. Au fond, c’est la rançon de notre singularité.

Mais nous comptons tant de complices ailleurs : l’association des Amis du Monde diplomatique, dont l’existence conforte l’indépendance de la rédaction et qui, chaque mois, organise des dizaines de débats autour des thèmes que nous développons ; les kiosquiers qui veillent à ce que notre journal reste bien exposé, et parfois le recommandent ; les enseignants qui le font connaître à leurs élèves ; la presse alternative qui tire profit de nos informations et dont certains animateurs musardent dans nos colonnes ; beaucoup de curieux, des journalistes francs-tireurs, quelques mauvais caractères…

Et vous tous, sans qui rien n’est possible.

Serge Halimi

FAIRE UN DON : http://www.monde-diplomatique.fr/dons

(1) La révélation par le Washington Post, à partir de 1972, des conditions du cambriolage de l’immeuble du Parti démocrate (le Watergate) dans la capitale fédérale provoqua, en août 1974, la démission du président républicain Richard Nixon. Entre 1975 et 1989, The New York Times Co. vit ses profits annuels s’envoler de 13 millions de dollars à 266 millions de dollars. The Washington Post Co. passa, lui, de 12 millions de dollars à 197 millions de dollars pendant la même période. Cf. Howard Kurtz, « Stop the Presses », The Washington Post National Weekly Edition, 3 mai 1993.

(2) Alexander Cockburn, The Nation, New York, 1er juin 2009.

(3) Cité par Columbia Journalism Review, New York, janvier-février 2008.

(4) En mai 2008, M. Bernard Arnault, deuxième fortune de France, président-directeur général de LVMH et propriétaire du quotidien économique Les Echos, a nommé son fils Antoine membre du « comité d’indépendance éditoriale » du groupe Les Echos. Auparavant, M. Antoine Arnault occupait le poste de directeur de la communication de Louis Vuitton...

(5) Serge July, Jean-François Kahn et Edwy Plenel, Faut-il croire les journalistes ?, Mordicus, Paris, 2009, p. 67.

(6) Dès octobre 1984, Claude Julien (directeur du Monde diplomatique de 1973 à 1991) proposait que les aides de l’Etat à la presse, qui représentent en France 10 % du chiffre d’affaires du secteur, soient réservées à des société à but non lucratif. Lesquelles « ne pourraient avoir pour objectif de gagner de l’argent et de distribuer des dividendes ». Leurs profits seraient « reversés à une oeuvre d’utilité publique. Les journaux qui opteraient pour un tel statut n’auraient donc guère de chance d’exciter la convoitise des affairistes ».

(7) Cf. le dossier « L’imposture Bernard-Henri Lévy ».

(8) En 2008, les éditions internationales ont versé 350 000 euros de redevances au Monde diplomatique, soit environ 3 % de son chiffre d’affaires.

(9) « More media, less news », The Economist, Londres, 26 août 2006.

COMMENTAIRES  

04/10/2009 11:47 par AMAR

Bonjour
j’ai été abonné au monde diplomatique pendant des années.les articles de moins en moins fouillés, la publicité devenue envahissante ont eu raison de mon intérêt pour ce mensuel.
Quand de surcroit, un article de Cokburn sur le 11 septembre 2001 contenait tant d’inexactitudes, de mauvaise foi et de propagande "anti-conspirationniste" a paru dans les colonnes du monde diplomatique il ne me restait plus qu’à tirer le bilan d’années de lecture assidue. Le 11 septembre est devenu la ligne de démarcation entre le monde réel et celui de la propagande éhontée. A quand un dossier sérieux, argumenté et objectif ? L’édition norvégienne du monde diplomatique a osé. Allez-vous osé vous attaquer à ce mythe devenu fait historique ?

04/10/2009 12:25 par legrandsoir

Par rapport au 11/9, on pourrait vous citer quelques noms - que vous lisez probablement toujours avec assiduité - qui adoptent la même position lorsqu’on aborde ce sujet "délicat". Mais à quoi ressemblerait un kiosque à journaux sans le Monde Diplomatique ? Brrr...

04/10/2009 15:45 par Anonyme

Ayant été abonné au Diplo pendant plus de 10 ans, je reprend à mon compte, mot pour mot, les remarques de AMAR.

Le (non)traitement des évènements du 911 - pourtant fondateurs/emblématiques du monde actuel - par le Diplo aura été pour moi le révélateur d’un sentiment, jusque là confus, qu’il existait des barrières que la revue s’interdisait de franchir en se réfugiant dans un consensus mou - un peu à l’image des grandes figures de la gauche américaine.

De fait, la seule source d’information non(-encore) bridée se trouve sur internet.

04/10/2009 20:40 par bobi

j’allais dire la même chose, je me suis désabonné après l’article sur le 11/9, en gros "ceux qui croient pas que des arabes sont capables de faire ça sont rien que des racistes !" ridicule, ignoble, infect...
le "Diplo" aurait-il tendance à virer "Charlie Hebdo" ?
un bon créneau à faire marcher à gauche de le gauche de la gauche avec quelques bons journalistes, des finances limites,... alors faut pas cracher dans la soupe et pas dépasser les bornes... on voit aussi ce que "le monde" ex journal de référence est devenu et ce que devient "le nouvel obs"
on s’en fout, on va sur le net et on achète "fakir"

hors sujet : dans mon village, 45% de participation au référendum sur la privatisation de "la poste", 98% contre

04/10/2009 21:55 par AM

Ne tirez pas sur le « Diplo » journal de référence à l’heure actuelle. Il faut toujours vérifier les sources de l’info et ne jamais se précipiter ce que doit faire le « Diplo », copier coller les agences de presse ne sert pas le journalisme. Vous êtes parti trop vite dommage ce n’est pas que sur un article que l’on juge un journal. Un peu court à bientôt pour votre ré- abonnement. Je ne suis qu’un fidèle lecteur de ce mensuel enrichissant. AM

04/10/2009 23:21 par Ph. Arnaud

A Amar

Où sont les articles de moins en moins fouillés du Monde diplomatique ? Et où et quand la publicité dans ce journal (4,1 % contre 43,8 % pour l’ensemble de la presse française) y est-elle devenue « envahissante » ? Plutôt que de vous obséder sur « l’anti-conspirationnisme » du Monde diplomatique, (qui n’a consacré qu’un seul article sur ce thème, estimant - à juste titre - n’avoir pas davantage de temps à perdre sur ce fantasme) posez-vous plutôt la question de cette obsession de la conspiration…

L’édition norvégienne du Monde diplomatique ne constitue qu’une seule des éditions étrangères (sur les 46 imprimées et les 26 électroniques). Au lieu de monter cet exemple en épingle, demandez-vous pourquoi toutes les autres éditions (et notamment les éditions arabes, qui devraient pourtant y être intéressées au premier chef) n’en ont soufflé mot…

Vous versez dans le même genre de paranoïa que les illuminés qui, périodiquement, exhument l’affaire Mohamed Al-Durah (ce jeune garçon palestinien tué par des balles israéliennes sous les caméras de France 2, et que ces illuminés présentent comme une mise en scène de cette même chaîne de télévision). Rien ne tient debout dans l’histoire de la « conspiration » de la CIA (ou du gouvernement Bush) dans les attentats du 11 septembre 2001. [Certains y ayant même « reconnu » le visage du Diable - rien de moins ! - dans les volutes de fumée qui s’échappaient du World Trade Center…].

05/10/2009 09:43 par legrandsoir

Certains y ayant même « reconnu » le visage du Diable

Dans la même veine, certains y ont même « reconnu » la main d’Al Qaida...

La méthode la plus simple de noyer la vérité, c’est de l’entourer de plusieurs mensonges. La méthode la plus efficace pour ridiculiser une hypothèse, c’est d’en faire circuler une dizaine de farfelues.

C’est ainsi que l’on peut lire des trucs comme "3000 juifs ne se sont pas présentés au travail le matin du 11/9" ou encore "le passeport du chef des pirates a été retrouvé intact au pied des tours écroulées". Ridicules, n’est-ce pas ? Sauf que l’un fait partie de la version officielle. Saurez-vous le reconnaître ?

Alors quel rapport entre "certains ont même cru voir le visage du diable" et l’écroulement de la troisième tour (par exemple) - sinon votre propre paresse intellectuelle face à la complexité du dossier ?

CELA DIT : LE MONDE DIPLO N’EST PAS QUE CA ET MERITE SOUTIEN...

05/10/2009 13:54 par Ph. Arnaud

Au Grand Soir L’histoire du « complot » de la CIA ou du gouvernement américain pour tuer plus de 3000 compatriotes (voire bien davantage si l’attentat s’était déroulé à un moment plus tardif de la journée ou si les secouristes n’avaient été si dévoués et si réactifs) relève du même penchant à attribuer à ce gouvernement nombre de phénomènes inexpliqués (comme les fameux OVNI, dont personne n’a pu recueillir la moindre preuve d’existence). C’est un « remake » de la soi-disant « provocation » de Franklin Roosevelt, qu’on a accusé d’avoir amassé les cuirassés à Pearl Harbour juste pour appâter les Japonais et leur offrir la cible d’une attaque qui, après, aurait constitué un casus belli rêvé (l’attaque traîtresse qui tue des milliers d’Américains) pour une opinion publique américaine jusque là isolationniste. Au demeurant, cette question est strictement sans importance. C’est l’exemple type d’un de ces faux problèmes comme celui du retard de Grouchy à Waterloo, qui aurait été la cause de la défaite française. C’est très probablement vrai, mais on peut s’asseoir dessus ! Et pourquoi ? Parce que, d’une part, Waterloo a été une défaite (donc il ne sert à rien d’épiloguer sur ses diverses issues) et que, d’autre part, même si l’arrivée de Grouchy en avait inversé le résultat, Napoléon aurait inéluctablement été battu une semaine plus tard, une quinzaine ou un mois plus tard. Inéluctablement. Quel a été le résultat du 11-Septembre ? L’engagement des Américains en Afghanistan, c’est-à -dire un objectif qu’ils poursuivaient depuis des années. S’ils n’en avaient pas trouvé le prétexte dans ces attentats, ils l’auraient trouvé ailleurs, n’importe comment, et les occasions ne manquaient pas. Elles seraient arrivées inéluctablement. Il est donc inutile de chercher une conspira-tion machiavélique - et totalement invraisemblable - pour expliquer ces attentats.

05/10/2009 14:43 par legrandsoir

Votre perception des "critiques de la version officielle du 11 sept" est banalement caricaturale : vous présentez certaines "hypothèses" ou "mises en perspectives" comme des thèses, pour ensuite les critiquer. Mais essayez de comprendre une fois pour toutes la chose suivante : pour certains, la version la plus ridicule et insensée que l’on connaisse est la "version officielle". C’est par là que tout commence.

Que certains concluent à un Pearl Harbor moderne, c’est un autre débat.

Le fait que de simples citoyens ne trouvent pas une réponse qui vous satisfasse (et comment pourraient-ils la trouver ?) n’enlève en rien le fait qu’il existe dans la VO d’énormes "étrangetés", une série "incroyable" de coincidences, une rimbambelle invraisemblable de "défaillances", une enfilade grotesque de mensonges officiels (maintenant) avérés, et des "oublis" tels que si ces attentats s’étaient produits à Moscou ou Shangai et que la VO avait été la même, tous les médias occidentaux en riraient encore. Mais voilà ...

CELA DIT : QUE CELA NE VOUS EMPECHE PAS D’AIDER LE MONDE DIPLO (PARCE QUE PERSONNE N’EST PARFAIT...)

05/10/2009 18:59 par amar

Cher Ph Arnaud que d’invectives ! tâchons d’y répondre avec la correction et le respect que l’on se doit
1- le diplo et la publicité :

Comparaison n’est pas raison : lorsque l’on passe de 0% de publicité à 4,1% on multiplie la note par...l’infini : la note est donc salée. Peut-on passer son temps à dénoncer le libéralisme et accepter son argent par l’entremise de la publicité si minime soit-elle ?
Peut-on dénoncer la financiarisation du capitalisme et accepter une introduction (certes indirecte) de son titre en bourse ?
2-Le "diplo et le 11 septembre".

Quant à la question du 11 septembre puisqu’il s’agit d’un "fantasme" alors laissez moi fantasmer et exprimer des doutes avec un ancien ministre des affaires étrangère allemand, un président en exercice (Chavez), un sénateur japonais membre du parti qui vient de remporter les élections, un député européen, un prix nobel de littérature,
un réalisateur parmi d’autres (David Linch), des artistes,des journalistes des milliers d’ingénieurs, d’architectes, de pilotes et tout simplement des millions de citoyens à travers le monde. Je suis en bonne compagnie voyez-vous. Que les autres éditions du "diplo" n’aient pas publié un dossier équilibré sur cette affaire n’enlève rien aux articles écrits dans l’édition norvégienne. Ce n’est pas un argument.
Le reste de votre post est plus grossier et relève de la diabolisation classique(amusante cette référence au diable).

06/10/2009 01:08 par emcee

"S’ils n’en avaient pas trouvé le prétexte dans ces attentats, ils l’auraient trouvé ailleurs, n’importe comment, et les occasions ne manquaient pas".


Certes, mais il faut avouer que c’était sacrément arrangeant cet attentat sur le sol américain, alors que justement, ils cherchaient un motif imparable pour avoir l’aval de l’opinion publique, non ?

Et donc, il n’y a peut-être pas eu la patte de la CIA ou du Pentagone, mais on peut se poser la question.

D’autre part, je ne pense pas que les hauts responsables US versent exagérément dans l’empathie en ce qui concerne les vies humaines.

Ne sont-ils pas toujours prêts à s’engager dans une autre guerre et aller assassiner des populations innocentes et détruire un pays entier sous les prétextes les plus fallacieux ? (Et leurs propres soldats, ne leur mènent-ils pas la vie dure, que ce soit sur le terrain ou à leur retour ?).

Prenons l’Irak, par exemple, comment ont-ils persuadé le peuple des US qu’il fallait envahir l’Irak ? En disant que les Irakiens étaient prêts à livrer une guerre chimique contre eux (le ministre de la Défense justifiant ces dires en produisant un sachet de poudre blanche inoffensive) et qu’ils possédaient des armes de destruction massive - ce qui s’est également révélé absolument faux (et que tout ce beau monde savait parfaitement dès le départ). Et puis, ils ont dit, ça ne mange pas de pain, qu’ils allaient (contre toute vraisemblance) rechercher des membres d’Al-Qaida.

Je ne sais pas, mais si ce n’est pas du genre machiavélique, ça ... Embobiner tout un peuple pour justifier l’invasion illégale d’un pays.

Aujourd’hui, ils prétendent que l’Iran veut s’armer jusqu’aux dents pour aller attaquer d’autres pays (dont Israël, qui possède déjà tout ce qu’il faut pour se défendre et qui est très bien épaulé par la plus grande armée du monde).

Si on a un peu de bon sens, on peut se demander si l’Iran ne préfèrerait pas éviter tout affrontement avec des pays bien plus puissants que lui. D’autant que l’Iran n’a jamais attaqué personne et n’a même jamais menacé de le faire. Ce qu’on ne peut pas dire de ses accusateurs.

Alors, dire que c’est "totalement invraisemblable" que les stratèges US aient eu connaissance de ce qui se préparait le 11 sept, ce ne sont pas les termes que j’emploierais.

Donc, que le dossier du 11 sept soit réouvert pour bien expliquer ce qui s’est passé, parce qu’une enquête bâclée et des explications vaseuses, cela ne suffit pas pour convaincre tout le monde.

C’est tout.

Quant au Monde Diplomatique, je suis d’accord. On ne juge pas un journal sur un seul article ou sur une position à laquelle nous n’adhérons pas, mais à son indépendance, à la qualité de ses analyses par ailleurs et de l’information qu’il apporte et qu’on ne voit pas souvent dans la presse.

06/10/2009 11:56 par maxime vivas

Au déçus du Diplo.

L’Afghanistan, l’Irak, bien des libertés aux USA anéantis par les attentats du 11 septembre, voila qui était déjà gravissime.

S’y ajouterait désormais, par dégât collatéral, le Monde Diplomatique dont les articles, informations, analyses ne sont pas globalement mis en causes par ses lecteurs.

Gardons-nous du « tout ou rien » qui isole et de la propension, historique et mortifère d’une certaine gauche à rejeter d’un bloc ce qui n’est pas en osmose totale avec ce qu’une fraction pense un jour, et qui évoluera demain.

On a connu des combats fratricides, à toutes les époques, dans tous les pays, et même au moments où l’unité, la tolérance étaient vitales entre ceux qui étaient d’accord à plus de 90%, mais qui pensaient que les 10% manquants justifiaient que le frère d’idées et de combat soit voué aux gémonies.

Sur UN sujet qui est en discussion ouverte à travers le monde, le Diplo ne vous a pas suivis (ou précédés).

Comment expliquer qu’il rejoigne pour cela les journaux que vous ne lisez pas, lesquels seront demain les seuls que vous pourrez lire ?

09/10/2009 14:19 par nonaun.o.m.

Petit florilège de la désinformation :
- 11/09/2001 : un article de cockburn s’en prend aux sceptiques de la version du regime bush/cheney. ce journal affirme doctement la these neocon alors que les usa sont la plus puissante armee au monde. ce qui est ridicule au contraire mr ph. arnaud c k une bande de terroristes fantiques aient mis en deroute la defense militaire des usa. le norad a realise 67 interceptions entre /09/2000 et 06/2001 qui furent reussies a 100% la ou le 11/09 la defense aerienne fut absente. de plus comment auraient ils pu echapper a la detection des radars militaires ? franchement ca voudrait dire que les usa sont incapables dempecher lintrusion de nimporte que bombardier russe, jespere que tu realises ce que tu affirmes : tu es en train de dire que les armees classiques sont incapables de proteger leur territoire. alors tu ferais deviter de lire les comics ou de regarder les series b a la tele. ensuite le pentagone est equipe de batteries lance missiles automatiques qui abattent tout aeronef non identifie se dirigeant vers limmeuble du departement de la defense. on peut parler aussi du plan cog (continuite du gouvernement) qui prevoit la mise en place de la loi martiale en cas dattaque nucleaire qui avait ete redige par cheney a lepoque secretaire a la defense de reagan et bush pere et poursuivi sous clinton.
que dire du liberticide patriot act ou dautres mesures comme le nspd59/hspd20 prevoyant de decretrer la loi martiale en cas dalerte pandemique ? ou le hr 645 autorisant la creation de camps diriges par la fema (agence federale de gestion des urgences) sur des bases militaires ?
- afghanistan : pourquoi le diplo nappelle pas a un retrait de cette guerre dont lun des buts est de construire un pipeline ? contrairement a ce kaffirment les media ben laden nest pas un ennemi de loccident. il fut recrute par la cia pour soutenir les moujahidins afghans contre les sovietiques. ensuite il sest mis au service du prince bandar ben sultan, ambassadeur darabie saoudite aux usa et intime de bush pere au point detre surnomme bandar bush. ce sont les petrodollars saoudiens qui proviennent des compagnies petrolieres britanno us qui sont canalises pour assurer ce financement de meme que les contrats darmement avec des societes comme bae systems. la famille ben laden est liee aux bush notamment salim ben laden, frere doussama associe de w a lepoque ou celui gerait la compagnie petroliere harken. noublions pas non plus lisi, les services secrets pakistanais qui avaient ete diriges par mucharraf avant quil ne prenne le pouvoir au pakistan. les profits de lheroine afghane etaient recycles par larmee pakistanaise pour entrainer al qaida. ces services secrets sont lies au mi6 et a la cia dailleurs. ou encore legypte qui envoyait des conseillers militaires a cette organisation. maintenant les taliban : rappelons que ce sont londres et washington qui avec laide de riyad et islamabad les ont mis au pouvoir a kaboul en 1996. si les usa leur ont declare la guerre c parce que les negociations avec les taliban sur le pipeline dunocal ont echoue. en 02/2001 le representant us en afghanistan a declare ceci : "ou vous acceptez notre offre sur un tapis dor, ou nous vous enterrons sous un tapis de bombes." les us et leur allie britannique ont fait venir du materiel militaire en egypte pendant que la marine royale britannique et les gurkhas sentrainaient en oman en /06.

- israel/palestine : qui a censure un article dedward said quand celui ci critiquait la solution a deux etats preferant un etat binational unique ? le diplo oublie quisrael est un regime raciste, qui nest kune variant de lapartheid sud africain. merci doublier aussi de mentionner que certains regimes arabes tels que legypte ou larabie soudite auraient organise loffensive israelienne a gaza avec le soutien de lautorite palestinienne mahmoud abbas. les lecteurs du diplo connaissent ils la corruption du regime de ramallah ki interdit tout soutien a la cause palestinienne toturant, emprisonnant et tuant des palestiniens pour le compte des us et disrael ?

- haiti : le diplo a me semble til compare le gouvernement daristide a une dictature quelque temps avant que les forces speciales us ne lenlevent et ne dit pas un mot sur la repression menee par le regime actuel.

- obama : le diplo essaie de nous le presenter en progressiste alors kil est soutenu par wall street, le complexe militaro industriel, big oil et les fmn notamment big pharma ou les producteurs dogm. obama a decide de renforcer loccupation de lafghanistan et detendre la guerre au pakistan. il a repousse le retrait de lirak de 2010 a 2012 en y laissant plus de troupes que prevu 50 000 pour les seules forces regulires, il na jamais mentionne les mercenaires qui sont sur place. il a fomente la revolution twitter en iran, soutenu le bouclier anti missiles en pologne et en republique tcheque, envoye lotan en georgie et au g20 menace liran. il parait que des congressistes us veulent interdire les livraisons dessence a teheran, le projet est en cours de discussions et maintenu son soutien a israel en escamotant le rapport goldstone avec laide des sionistes. joubliais aussi que c le southcom qui a renverse le president hondurien zelaya, le premier putsch dobama. pour un president annoncant le changement ca commence mal. de meme le chomage sest accru depuis les debut de lannee aux us, la reforme de la sante suscite une opposition de lopinion car ayant pour but de confier les programmes medicare et medicaid a des cliniques privees et des compagnies dassurance (assurance maladie dans le sens us),... ne parlons pas des allegements fiscaux au plus riches ou meme des coupes budgetaires dans le budget de leducation. a propos les mesures liberticides de bush sont maintenues de meme que la departement a la securite de la patrie sous lautorite du president lui meme et obama a etendu la surveillance des citoyens dans le but de controler internet.

or bien sur le diplo voudra ensuite se presenter en contestataire alors kil sert les memes puissances de largent kil pretend critiquer et se met au service de limperialisme us, du sionisme et de lotan que ce journal ne mentionne meme pas. il ne parle pas non plus que la strategie de la tension que celle ci a employe durant la guerre froide a lepoque ou celle ci manipulait lextreme droite afin de commettre des attentats terroristes en europe ki etaient ensuite attribues a lextreme gauche. je termine en rappelant que le monde diplomatique est une filiale du groupe le monde, propriete du groupe lagardere.

09/10/2009 14:53 par legrandsoir

Oulala, ca en fait choses.... Mais la liste de choses dont un journal n’a pas parlé est évidemment toujours plus longue que la liste de choses dont il a parlé...

Et maintenant si on comparait ce dont le Monde Diplo a parlé par rapport au reste de la presse ?

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