29 

On est au bord de la guerre nucléaire et tout le monde s’en fiche

26 avril 2022. Les États-Unis convoquent , sur leur base militaire de Ramstein en Allemagne, 40 États, 40 pays occidentaux. C'est tout l'Occident qui est là pour armer de plus en plus l'Ukraine. L'Histoire retiendra peut être cette date, si la guerre a lieu et si l'humanité y survit, comme le début de la troisième guerre mondiale.

Peut-on parler en effet militairement de non belligérance, sauf à faire preuve d’hypocrisie, lorsqu’on voit l’effort de guerre des États-Unis, 30 milliard de dollars prévus, et celui dans lequel ils impliquent toujours plus les États occidentaux, ainsi que le type d’armes fournies, de plus en plus lourdes, de plus en plus sophistiquées. Le Secrétaire à la Défense des États-Unis, Lloyd Austin, reprenant une formule du président Roosevelt à la veille de l’entrée des États-Unis dans la Deuxième Guerre mondiale, qualifie cet énorme effort militaire "d’aide pour renforcer l’arsenal de la démocratie ukrainienne". Mais il révèle, en même temps, sans autre précaution, que le but de cette réunion, ainsi que celui de la guerre est "d’affaiblir" durablement la Russie. Dans le même sens, et dès le début de la guerre d’ailleurs, le 24 février, le président Joe Biden annonçait des sanctions dévastatrices" contre la Russie et le 7 avril il promettait que "ces sanctions effaceraient quinze ans de progrès économique de la Russie".

Bref, il s’avère, et en fait depuis le début, que les États-Unis envisageaient la guerre en Ukraine comme une guerre contre la Russie.

Un tournant dangereux

Mais jusqu’à présent, il s’agissait militairement d’une guerre entre deux pays, l’Ukraine et la Russie. Avec cette réunion du 26 avril, un tournant dangereux pour tout le monde, est pris résolument par les États-Unis, celui vers une guerre de 40 États, de tout l’Occident, par procuration contre la Russie. Les États-Unis précisent même que ces 40 États vont garder le contact et se réunir régulièrement pour évaluer la situation militaire. Ce faisant, mais les États Unis en ont-ils conscience, ils donnent de fait ainsi à la guerre en Ukraine l’allure d’une confrontation mondiale.

Le 18 janvier 2017 déjà, au Forum économique mondial de Davos, Joe Biden, alors vice-président des États-Unis, accusait le président Poutine de "menacer l’ordre libéral international", c’est-à-dire l’ordre étasunien, la domination jusqu’à présent sans partage des États Unis sur le monde. Un peu partout, actuellement, dans les médias occidentaux, des voix autorisées précisent désormais que la défaite de l’Ukraine serait celle de l’hégémonie occidentale. Remarquons au passage, que les expressions trompeuses, d’il y a à peine quelques mois, de "communauté internationale" ont disparu du vocabulaire occidental pour laisser la place au mot "Occident".

De son côté, la Russie, elle aussi, désigne clairement l’enjeu actuel de cette guerre, lorsqu’elle parle de remettre en question l’hégémonie occidentale. Elle l’a même fait plus tôt que les États-Unis en disant, dès le départ, que ceux-ci n’avait cure de l’Ukraine, et "de la défense du droit international qu’ils n’ont cessé de violer", mais que leur véritable objectif était de mener une guerre contre la Russie par procuration.

L’Histoire nous apprend que, jusqu’à présent, lorsque deux grandes puissances se sont affrontées, ou bien l’une a été détruite ou les deux l’ont été, sauf quelques exceptions. C’est vrai depuis la guerre du Péloponnèse entre Sparte et Athènes et jusqu’aux deux guerres mondiales. Mais cette fois ci, à l’ère nucléaire, c’est le monde qui sera détruit, l’humanité qui probablement disparaitra. Sparte avait dominé pendant cent ans le monde civilisé connu d’alors. Athènes a émergé, et une fois devenue une puissance sur tous les plans, économique, culturel, militaire, elle a demandé plus de place, la place qui lui revenait désormais. La guerre était inévitable.

Un engrenage mortel

L’Histoire nous apprend aussi que lorsqu’une puissance domine le monde longtemps, ce qui est le cas des États Unis, mais aussi, depuis plus longtemps encore, de l’Occident en tant que puissance globale, elle vit sa remise en cause, la contestation de sa domination, l’éventualité de son déclin , comme une agression insupportable. Elle la ressent de façon douloureuse, angoissante, avec aussi le sentiment de l’ingratitude des puissances montantes , dans un monde qu’elles ont la conviction d’avoir bâti, façonné, de lui avoir tout donné : sa technologie, sa culture et même ses valeurs.

Cela ferme leur perception des réalités nouvelles, pire il leur devient pratiquement impossible d’ accepter ces réalités. Le changement, le bouleversement de l’ordre établi est vécu comme une menace existentielle. Leur domination est perçue comme une condition de leur survie même. D’où le caractère extrême, aussi bien verbal que matériel, que peut avoir leur affrontement avec les puissances montantes, celles qui les contestent, l’impossibilité totale de prendre en compte le point de vue de l’autre, car tout ce que dit l’autre, tout ce qu’il fait lui parait une menace. La volonté de compromis n’existe pas. On veut vaincre. Là est le mécanisme intime d’une l’escalade continuelle, et celui de l’escalade actuelle entre les États-Unis et la Russie : tout recul de l’autre est interprété comme une faiblesse et donc un encouragement à l’escalade, en même temps que tout succès de l’autre est perçu comme un danger et donc comme une raison d’aller encore plus loin dans l’escalade. Un engrenage mortel.

Du côté de la Russie, un même mécanisme se met en place, même si c’est pour des raisons différentes. L’obsession hégémonique des EU depuis la fin de la guerre froide, celle de l’OTAN à l’encercler, puis à s’installer directement en Ukraine à ses frontières, ont amené la Russie , à avoir, elle aussi, mais par un autre processus, le sentiment que son existence même était menacée. Elle vit, elle aussi, le conflit actuel comme une question de survie. C’est ce qu’a répété sans arrêt Vladimir Poutine.

Tous les ingrédients alors sont réunis pour une déflagration qui ne peut être que majeure, et toucher à l’existence même de l’autre. Les États-Unis n’ont pas besoin, du moins actuellement, à recourir à l’arme nucléaire puisqu’ils disposent d’autres armes de destruction massive, notamment économiques et que, surtout, ils peuvent faire mener par les ukrainiens, une guerre par procuration, qu’ils sont décidés à entretenir, à alimenter financièrement et militairement pour qu’elle soit longue. C’est là leur calcul.
Mais on ne joue jamais tout seul. La Russie ne peut accepter cette différence toute théorique, de plus en plus formelle entre belligérance et non belligérance, d’autant plus que le but de la guerre et l’ennemi sont clairement définis par les États Unis : la Russie. Les États-Unis disent qu’ils ne font pas la guerre contre la Russie en Ukraine. Mais c’est une pétition de principe. Ce qui est certain, c’est que la Russie, elle, ne fait pas la guerre en Ukraine contre les États Unis, mais que les États Unis eux la font, presque directement, en Ukraine contre la Russie. Ils le proclament d’ailleurs.

Les situations de la Russie et des États-Unis, sont totalement différentes : si les États Unis peuvent faire la guerre contre la Russie par procuration, la Russie elle ne le peut pas. Elle n’a pas d’autre solution que de la faire directement aux États Unis si l’action des États Unis s’avère constituer pour elle une menace directe, stratégique, existentielle. C’est cela qui fait que la situation est lourde de terribles dangers pour le monde.

"Nous les utiliserons si cela s’avère nécessaire"

En désignant à la réunion de Ramstein, aux 40 pays occidentaux, la Russie comme l’ennemi, comme l’objectif de cette guerre en Ukraine, les États-Unis en ont changé la signification, y compris aux yeux de certains pays européens. Ils ont imposé au conflit leur vision, leur direction, et le risque désormais probable, d’un affrontement direct.
La réaction du président Vladimir Poutine, le lendemain 27 avril, devant la Douma, à Saint-Pétersbourg, a voulu prendre en compte désormais clairement ce risque. Il déclare que s’il y a l’ingérence d’un "élément externe", et que la Russie se sent menacée de façon vitale, sa réponse sera "rapide et foudroyante". Il signale une nouvelle fois que la Russie a des armes stratégiques que ne possèdent pas les États-Unis : « Nous avons pour cela tous les instruments. De ceux que personne ne peut se vanter de posséder. » Et surtout, il précise sur ces armes nouvelles : "Nous ne nous contenterons pas de nous en vanter, nous les utiliserons si cela s’avère nécessaire” et il ajoute " « Toutes les décisions là-dessus ont été déjà prises ».

Toute la gravité de la situation est dans ces mots "nous les utiliserons". Jusqu’à présent la règle implicite pour tous, résidait dans la dissuasion nucléaire, c’est-à-dire dans le principe stratégique que les armes nucléaires ne peuvent être utilisées, d’où le terme "dissuasif", parce que leur utilisation signifierait l’anéantissement réciproque. Or on passe désormais à autre chose, à quelque chose de différent de ce qu’ a vécu le monde jusqu’à présent, le risque, non plus théorique, mais réel d’une guerre nucléaire.
De théorique, le risque de guerre nucléaire est devenu réel. C’est ce qu’a résumé dans une déclaration, le 25 avril, le ministre russe des affaires étrangères, Serguei Lavrov.
A la gravité de la situation, les étasuniens répondent par la désinvolture, l’ironie, voire la dérision. Pour Le président Joe Biden, dans des déclarations du 28 avril "c’est une réaction de désespoir de la Russie face à son échec en Ukraine". Pour les médias des États Unis, ce risque de guerre nucléaire n’est depuis le début que de "la propagande", "du bluff", des tentatives de faire peur à l’Occident, de l’intimider. Le ton est donné ainsi à tous les médias occidentaux qui vont dans le même sens dans un unanimisme quasi total.

Par contre, sur les médias russes le ton est diffèrent, grave. Le 30 avril, sur la chaine
"Russia 1", la gravité de la situation n’est pas niée ou sous-estimée. On considère l’éventualité d’une guerre nucléaire comme réelle. Les gens en parlent avec sérieux, et même avec une sorte de fatalisme, comme si on voulait préparer l’opinion à cette situation.

Le 28 avril sur le plateau de Rossiya 1, Margarita Simonyan, la directrice de la chaîne d’information russe Russia Today, affirme :" L’idée que tout se termine par une attaque nucléaire me semble plus probable que tout autre scénario." On va jusque dans les détails, le discours est concret : on explique l’avantage dont dispose actuellement la Russie sur le plan de la technologie militaire et des armements nucléaires, avec ses missiles hypersoniques qui arrivent invisibles sur l’ennemi, et avec l’énorme missile balistique Sarmat, invisible lui aussi, et qui peut détruire, à lui seul, un pays tout entier. On donne même des chiffres sur leur rapidité "foudroyante" : 106 secondes pour arriver à Berlin, 200 à Paris, 206 secondes à Londres, ce qui ne permet pas à l’adversaire de réagir. "Personne n’y survivrait" dit un animateur de l’émission, "Personne sur cette planète" rectifie le présentateur du Programme. Le dialogue est hallucinant.
Les images de ce dialogue sur un plateau de la télé russe sont transmises, fait rare, sur des chaines françaises. Les animateurs français en rient. Ils rivalisent de moqueries envers les russes. L’atmosphère est surréaliste. Sur un plateau français, une jeune femme ukrainienne, qui fait la guerre à Paris, accuserait presque les Français d’être des lâches, et" d’avoir peur de Poutine" et de la guerre nucléaire. Un vieux général en retraite lui dit que la vitesse des missiles russes ne devrait pas impressionner, et qu’un missile de plus ou de moins ne change rien à l’affaire, puisque chaque camp a les moyens d’anéantir l’autre. Ils voient tous dans ce dialogue à la TV russe la preuve de la folie russe.

Mais moi, cela me rappelle cette histoire d’un fou qui monte sur le mur de son hôpital pour voir l’extérieur et qui voit un homme passer dans la rue. Il crie alors au passant : "vous êtes combien là-dedans."

Où sont les pacifistes ?

Ce qui est terriblement inquiétant, plus que tout le reste, c’est la façon avec laquelle les États Unis, et derrière eux les canaux d’opinion occidentaux minimisent ou veulent minimiser la gravité extrême de la situation, cette escalade qui nous charrie invinciblement vers une troisième guerre mondiale, vers une guerre nucléaire. S’agit-il d’aveuglement comme c’est le cas des empires, notamment déclinants, quand ils sentent leur domination contester, comme le fait actuellement la Russie qui déclare sans détours qu’elle veut remettre en cause l’ordre mondial existant. La réaction des États-Unis est sans nuances. Le contestataire de l’ordre régnant est à la fois méprisé et sous-estimé . Sur ce danger nucléaire, on peut noter que l’attitude russe est différente de celle des États Unis. Autant la Russie en informe son opinion franchement, autant les États-Unis le nient.

S’agit-il alors de déni, de sous-estimation de la situation, ou est-ce une volonté délibérée de vouloir chloroformer l’opinion publique, de vouloir empêcher son intervention, en un mot de la garder inconsciente de la situation réelle, et de cette escalade insensée dans laquelle les États-Unis entrainent les pays occidentaux.

Jamais depuis l’invention de l’arme nucléaire, quelles que soient les crises qu’a connues le monde pendant la guerre froide, il y eu un tel degré de gravité de la situation. Et il n’y a plus, on dirait, les forces populaires qui faisaient naguère obstacle à la guerre et à l’armement nucléaire, aussi bien en Occident que dans le monde. Il y avait dans les années 70 et 80 un puissant mouvement de la paix. Les gens se mobilisaient, par millions, contre le déploiement de missiles en Europe, ils constituaient des chaines humaines de plusieurs centaines de kilomètres entre les pays européens pour s’opposer à la guerre. Les élites intellectuelles et scientifiques, les savants , les artistes publiaient des déclarations contre la guerre. Les prix Nobel avaient constitué des groupes pour analyser les conséquences d’un holocauste nucléaire et en décrire l’horreur. L’opinion en était régulièrement informée. Ce n’est plus le cas. Où sont les pacifistes d’antan, des temps de la guerre froide ?

On est au bord de la guerre nucléaire, et on a l’impression que tout le monde s’en fiche !
La raison, les raisons ? En Occident, les gens semblent être soumis à une propagande de guerre sidérante, paralysante. Ailleurs dans le monde, on pense que c’est une guerre limitée à l’Europe et aux États Unis. "Est-ce que les missiles peuvent arriver jusqu’à nous" m’a demandé innocemment quelqu’un. On ne comprend pas les conséquences globales d’une guerre nucléaire, même limitée à une partie du monde. Peu savent que l’hiver nucléaire s’étendra partout, que la guerre nucléaire est par définition totale, qu’elle peut signifier la fin du monde, la fin de l’humanité. Aucun journal, aucune chaine, aucun site n’en parle, ne dit, ne décrit les horreurs de la guerre nucléaire.

Qui donc va pouvoir réveiller l’opinion publique mondiale ? Que faire ? Qui va donner l’alerte ? Qui peut arrêter cet engrenage mortel ? Quelles personnalités, quels hommes de bonne volonté, quels partis, quels gouvernements, quels États ? Il faut arrêter ça ! Il faut que "les gens", que les peuples "bougent".

COMMENTAIRES  

02/05/2022 19:00 par Abdul

Article extra lucide, on est sur le Titanic, en effet. Cette espèce de suicide mondial collectif est fascinant, terrorisant, incroyable. C’est bien pour ça que les Cassandre sont inaudibles. La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil (nucléaire). Bonjour la planète des singes...

02/05/2022 21:01 par michel PAPON

Peut-être une lueur d’espoir : il semble que le chancelier allemand ait compris le piege dans lequel les USA essayent d’entrainer l’Europe.
Par exemple les chars "Guepard" qu’il a livrés à Kiev sont des modeles anciens et obsoletes ....pour lequel les allemands ne peuvent livrer de munitions puisqu’elles sont fabriquées par la Suisse qui refuse d’en livrer...Ainsi l’Allemagne louvoie, comme d’autres pays, pour faire semblant d’aider l’Ukraine en evitant d’aider réellement l’effort de guerre.
Par ailleurs, selon Scott Ritter (DeDefensa) ancien officier US, l’armée russe termine ses operations sans que des livraisons d’armes puissent avoir une influence sur la fin de la guerre.
Il est helas probalble que cette guerre se terminera par un cessez-le-feu et une DMZ sur le modele coréen où la paix n’a toujours pas été signée.

02/05/2022 21:50 par Roubachoff

Cri d’alarme essentiel ! Nous sommes au bord du gouffre, et tout le monde vaque à ses petites occupations. Sur le net, j’ai cherché "troisième guerre mondiale" et trouvé une tonne d’articles qui en parlent comme si c’était juste un truc comme ça, qui ne signifie pas la quasi-fin de l’humanité. Et tous les politiques, ou presque, sont d’une placidité d’érain. (Jaurès, réveille-toi, ils sont devenus fous.)
Le monde transformé en jeu vidéo...

02/05/2022 22:51 par Geb

Franchement personne n’arrivera à réveiller des endormis qui ne veulent pas l’être.

L’article est frappant de lucidité. Mais le problème est qu’il arrive alors que des frappes à répétition ont été lancées depuis plus de vingt ans sur les cerveaux occidentaux.

Tous ceux qui suivent de près la situation politico-économique et géo-stratégique savaient depuis plus de dix ans qu’on y allait tout droit.

Mais la travail de sape a été bien mené.

Premièrement ils ont détruit ou achetés les médias qui pouvaient lancer l’alerte. Ensuite ils ont décrédibilisé l’action politique qui aurait permis de mobiliser les Peuples. Puis ils ont maintenu les citoyens dans des alertes de plus en plus poussées, des alertes climatiques, aux alertes terroristes, puis virales, puis vaccinales, jusqu’à ce que la majorité ait désappris à penser par elle-même et à s’assumer.

Je suis un peu moins pessimiste que l’auteur, peut-être parce que je connais un peu mieux que lui les possibilités technologiques et tactiques des deux camps. : Les Russes et leurs alliés, (Parce qu’il ne faut pas se leurrer, un grand nombre d’acteurs majeurs sont à leurs côtés et bénéficient de technologies locales ou de transferts de technologies presque aussi pointues en matière d’armement que les Russes), ont des moyens qui leur permettent de frapper sans nucléaire, (Ou avec), avec des hypersoniques, et de parer dès le départ de quelconques attaques de missiles nucléaires occidentaux. Evidemment il y aura du dégât, probablement des millions de morts directes ou induites, mais il ne s’agira pas de confrontation de saturation dans ce domaine et probablement pas d’hiver nucléaire irréversible comme on l’imaginait dans les années 50.

En tout cas s’imaginer qu’aujourd’hui on aura des réactions populaires de masses en Occident contre la guerre ça relève de l’utopie. Cette guerre là elle n’est plus destinée à conquérir des marchés ou des terres ou à gonfler les dividendes des actionnaires, mais elle est simplement une guerre systémique pour le Système économique frelaté occidental qui coule avant de mourir. Et il n’hésitera pas à entraîner la Planète entière avec lui si on le laisse décider.

De toute façon les Occidentaux ne s’arrêteront pas. Et ce qu’on constate et à quoi on va être confrontés c’est à des jobards comme dans les chaudrons du Donbass qui savent qu’ils vont y passer mais continuent de bombarder et torturer les civils dans un accès de folie nihiliste.

J’imagine que si ça s’envenime le seul moyen sera une frappe commune non nucléarisée.de tous les alliés alternatifs en priorité sur le sanctuaire nord-américain. Et peut-être avant, des prises des contact avec les décideurs européens conscients. Pas ceux qui sont aux manettes actuellement mais ceux qui ont de très gros intérêts à perdre dans une catastrophe en Europe. J’imagine qu’il doit déjà y avoir en off des discussions informelles à ce sujet basées sur une première frappe dans le sanctuaire yankee et des frappes de blocage limitées en Europe et dans le Monde sur les bases US.

Aujourd’hui tous les pays dans le collimateur yankee savent à quoi s’en tenir. Soit ils frappent fort et vite ensemble de plusieurs points planétaires, soit ça durera inutilement pour en arriver à plus pire pour tout le Monde.

La Catastrophe économique et sociale qui est le quatrième cavalier de l’Apocalypse de la Saga qui a commencé avec une fausse Pandémie, puis un faux Vaccin, puis une Guerre qui n’en sera pas vraiment une, ne pourra être réduite positivement sans mettre hors-jeu ceux qui nous ont amenés dans ce traquenard sans issue .

Et pour ça ils devront être mis hors d’état de nuire définitivement et sans espoir de retour. Des Chefs d’Etats comme Poutine ou Xi et les autres ne peuvent pas ignorer la situation.

Ou ils dégagent les fauteurs de guerre ou il n’y aura plus personne et plus rien à dégager.

03/05/2022 06:05 par Xiao Pignouf

Il est illusoire de croire à une inversion de la narrative actuelle en Occident et dans laquelle la Russie incarne le mal absolu.

C’est pourtant la condition sine qua non pour un changement de l’opinion publique sur ce conflit.

Désormais, les faits n’ont plus aucune valeur, la réalité et ses nuances sont écrasées : toute conséquence de la guerre, économique ou militaire, sera imputée à la Russie et à Poutine. Et même plus encore.

Nous sommes parmi les rats qui suivent le joueur de flûte et la Weser n’est plus loin.

Deux minutes de réflexion suffisent cependant à entrevoir la tromperie phénoménale construite par les médias. La Une du Monde en ligne de ce matin : « Guerre en Ukraine en direct : un adolescent tué dans une frappe russe sur Odessa »

Qu’est-il arrivé aux centaines de milliers d’enfants tués pendant la guerre en Irak, à ces morts qui en valaient la peine ? Est-on seulement capables de citer le nom d’un seul de ces enfants ?

Il semble qu’en tout cas, elles valaient moins que celle de ce pauvre adolescent ukrainien.

03/05/2022 09:19 par Danael

Des mouvements commencent et donnent le juste ton :
À Stockholm une manifestation pour la Paix et contre l’OTAN principale source de guerres, de sanctions et de blocus à l’échelle internationale qui martyrise les peuples. Un premier mai comme il se doit.
https://www.cubainformacion.tv/solidaridad/20220502/97005/97005-primero-de-mayo-en-estocolmo-contra-la-otan-y-los-bloqueos-de-eeuu-fotos

03/05/2022 10:01 par cunégonde godot

L’arme nucléaire – trop dévastatrice – n’ "arrange" à mon avis aucun des belligérants et par-là reste essentiellement l’arme défensive ultime, y compris la bombe nucléaire tactique.

La Russie n’a d’autre choix que de gagner cette guerre contre l’Ukraine, mais pas seulement.

Cette guerre masque l’autre grande guerre menée par la Russie – appuyée peu ou prou par d’autres grandes puissances économiques comme les BRICS : la démolition systématique de la suprématie du dollar sur la planète et le retour de la valeur des monnaies évaluée à l’aune de la richesse réelle des nations (en gros, l’or et plus encore les matières premières dans le cas de la Russie).

En exagérant considérablement sa lutte contre la covid, qui paralyse et sabote l’économie occidentale déjà en difficulté depuis la crise des subprimes, la Chine s’implique bien plus que ne le laisse entendre la junte médiatique occidentale dans ce conflit mondial – une lutte "surjouée" contre la covid qui lui permet de peaufiner ses méthodes d’alerte et de défense en vue d’une attaque biologique que sans doute craint-elle par-dessus tout.

Plus que l’arme nucléaire, le danger extrême aujourd’hui, l’arme biologique.

A l’aune des matières premières, il sera rapide d’évaluer la richesse réelle de la France dans nôôôtreurope. C’est toujours du temps de gagner...

03/05/2022 14:09 par va savoir

non, non, ce n’est pas que "tout le monde s’en fout" mais il faut comprendre aussi le désespoir de ne pas parvenir à déloger cette clique mondiale infernale et toute puissante :
- par les élections
- par les manifestations (les gilets jaunes soi-disant soutenus par 70% des français)

Vient un moment, après quelques décennies, où l’impuissance des peuples les poussent à espérer :
- en Dieu
- qu’une bombe ou 2, visant les bons salopards (et ne les ratant pas !) fasse le boulot dont ils ne viennent pas à bout
- le sacrifice ultime (notre vie) comme ce qui se passe en Palestine occupée ?

Lorsque l’espoir est tué ...

J’ai lu, quelques années en arrière, un livre qui est tellement d’actualité 10 ans +tard qu’il en est bluffant, pourtant Paul Dautrans ne se réclame pas de la sphère VOYANCE ("Manuel de l’hérétique")

Une formidable analyse qui permet de comprendre le monde qui nous étrangle (sous toutes ses formes) ET le combattre
Plein d’humour en ++

03/05/2022 16:10 par Assimbonanga

Disons qu’il y a un puissant mouvement contre le désastre climatique. Mais pas puissant en fait, puisque rien ne se produit. Donc, nous avançons vers le désastre climatique. Ça flambe un coup ici, un coup là, sur la planète. Quand c’est passé, chacun reconstruit tant bien que mal et ça flambe ailleurs, ou ça inonde. Ou c’est les ouragans. Les accidents météo. Le covid. La grippe aviaire. L’exportation de plantes envahissantes, d’insectes. La chute de la biodiversité, la disparition de centaines d’espèces. Mais pas moyen de faire une chaîne humaine internationale pour stopper les causes. On voit plutôt des gros bras qui ne connaissent que le symbole des drapeaux. Les drapeaux, les nationalismes, les chaînes de télé bollorées. La bêtise domine tout.

Les approvisionnements en armes de l’Ukraine devraient être envisagés sous l’angle écologique car ils sont totalement inadmissibles dans la situation où nous nous trouvons... Et je ne parle même pas de l’arme nucléaire.

Mais tout le monde s’en fiche. Au supermarché, le rayon de l’huile de tournesol et d’arachide est vide. A la pompe, le carburant est très cher. Pourra-t-on se payer des vacances cet été ? Pour d’autres, les vols touristiques reprennent vers les USA, l’Australie, la Thailande, on peut respirer, qu’ils disent. Mélenchon est un dictateur. Il crie. L’union de la gauche, les égos. J’ai peur de Poutine. Voilà le degré de compréhension politique général. Pas sûr que la guerre en Ukraine ait fait tilt dans toutes les têtes.

03/05/2022 20:03 par Geb

@assim...

Parce qu’il aurait fallu attendre l’Ukraine pour s’apercevoir que depuis plus de quatre-vingt ans les USA et leurs fachos de larbins, y compris la France et y compris quand elle était soi-disant "socialiste" avec Guy Mollet ou "d’Union de la Gauche" avec Mitterrand, pourrissent la Planète en guerre perpétuelles contre les peuples ???

Mais vous étiez où, tous, quand en Corée, Indo, Algérie, au Vietnam, Iraq, Somalie, Libye, Syrie, Kosovo etc, l’Occident assassinait à tout va aussi bien chimiquement, que biologiquement, ou que mécaniquement ?

Il aura fallu que la guerre s’installe à nos portes pour que d’un coup des écolos de merde se réveillent autrement qu’en chantant des chansons parce qu’on risque d’intoxiquer leur potager ???

Au Kosovo, en Croatie, en Serbie, y a des endroits ou ne peut plus vivre pour les quatre millions d’années à venir, (4 000 000), à cause de l’U238 des armes occidentales. Du calibre 5,5 à la bombe Bunker Burster. En Libye, en Afghanistan pareil, et en Irak encore plus.

Sans compter en France à Bourges ou à Caylus, ou en Italie à Sigonella ou à la Madalenna, où les essais de ces armes de merde ont été testées à l’air libre par la France ou les USA et continuent aujourd’hui à assassiner les populations locales sans qu’un seul écolo ne bouge sinon pour nous les briser avec nos diesels qui puent.

Ca dure depuis 50 ans et plus et j’ai JAMAIS lu ou entendu un seul homme politique en parler ou le mettre en cause.

Faut le dire que jusqu’ici tous vous vous en branliez parce que ça touchait que "des jaunes", "des négros", ou "des arabes", et surtout que c’était loin d’ici et pour leur apporter "la Liberté" du "Pays des Lumières"....

Que ça soit à droite ou à gauche tout le monde s’en branlait pourvu que ça fasse pas perdre de voix aux élections de dénoncer le fait que c’est l’Armée Française devenue une armée coloniale de mercenaires ainsi que les politique agressives de nos dirigeants qui bousillent la planète, à commencer par ceux qui y vivent dessus. "NOUS".

J’ai jamais entendu un seul parti parler lors de campagne électorale du danger des agressions militaires sur l’environnement. Jamais entendu un écolo critiquer les moteurs nucléaires d’un Charles De Gaulle toxique et qui sert à rien, tout en réclamant la fermetures de Centrales d’Energie nécessaires à la vie des gens de tous les jours. Ca est toujours resté au niveau des bébés phoques et presque on interdirait aux Inuits de vivre en tant qu’assassins de la Planète. Et on voudrait que les gens "normaux" qui sont un peu au courant prennent ces connards au sérieux ?

C’est comme les "nazis " en Ukraine. Quand les mêmes, ou leurs frangins, payés par la CIA, coupaient en morceaux les populations du Salvador ou de Syrie par mandataires interposés formés à la "School of America" j’ai jamais entendu parler de "nazis".

Pas plus que quand les Sionistes torturent depuis presque un siècle les autochtones de Palestine dans un camp de concentration à ciel ouvert : J’ai jamais entendu un homme politique parlant de politique étrangère dénoncer le fait ou fait remarquer remarquer que les "nazi" en titre, ils ont torturé dans les camps que de 1933 à 1944 avant que les Russes n’arrivent leur couper les couilles et que les Yankees ne les mettent à l’abri aux USA, mais qu’en Palestine ça dure depuis plus d’un demi-siècle.

S’il y en a un seul ici qui peut rappeler quand un "élu" du Peuple a fait une intervention sur un des sujets que je cite à la Tribune de l’Assemblée ou du Sénat pour dénoncer la complicité de nos dirigeants, et ceci depuis au moins cinquante ans, il est prié de se signaler. Les dernière interventions du genre c’était pendant la Guerre d’Algérie quand il y avait encore un vrai Parti Communiste en France. Depuis silence radio.

Alors le bal des faux culs qui font dans leurs frocs quand les missiles SARMAT russes sont à la porte du Larzac et de ses bo-bos ça me donne juste envie de gerber et de voir Poutine appuyer sur le bouton.

03/05/2022 21:06 par CAZA

La lutte contre NATO et Los Estados Unidos avec Cubainformacion
Avec Danael
Et Manu Tchao .
Imaginez que la presse cubaine demande une aide militaire pour renverser le régime des USA ?
https://www.youtube.com/watch?v=Gbd7JvN2blw
https://www.youtube.com/watch?v=vEPhai0N2zM

03/05/2022 21:45 par Vania

@Danael. Merci pour le lien. En effet, les pays véritablement progressistes, sanctionnés par l’occident comme Cuba, le Venezuela ou le Nicaragua sont un espoir pour la Paix dans le monde.Observons par exemple la célébration du 1è mai au Venezuela avec le président Maduro en tête, avec les travailleurs et syndicats, et ceci dans toutes les villes du pays, dans une belle atmosphère de fraternité,enthousiasme et paix.
https://twitter.com/NicolasMaduro/status/1520898878362595329?cxt=HHwWgsC9gZneqJsqAAAA
https://twitter.com/PartidoPSUV/status/1520853059856916481?cxt=HHwWgoCzxZrzk5sqAAAA
Ou à Cuba :
https://twitter.com/PerspCommuniste/status/1520785293422514177
Dans les pays occidentaux , un événement pareil est impossible !

04/05/2022 10:50 par Assimbonanga

Euh, @Geb, les écolos de merde, les faux-culs, c’est pour moi ?
Tu penses que j’ai mérité tous ce bombardement de ressentiment ?
C’est lourd, tu sais...

Je vais tacher de pas embrayer dans le même style, quoique ce soit dur à prendre dans la gueule.

Non, en fait, j’essayais de trouver le biais pour embarquer un maximum de gens dans une mouvement contre la livraison d’armes à l’Ukraine. Un biais qui ne fasse pas du manifestant un poutinolâtre. Quelque chose de plus neutre, plus fashion. Tu vois ?

Je viens de me prendre une volée de bois vert plutôt injuste surtout que je suis pas du tout dans le monde des écologistes politiques. Effectivement, plutôt dans mon potager. Serais-je si criminel ?

04/05/2022 10:58 par Assimbonanga

@Vania, merci pour les liens et j’ajouterai : et le chef d’État français est loin, très loin, de pouvoir mobiliser une telle base populaire !
Merci également pour d’autres liens sur d’autres pages ainsi qu’à Geb pour les liens vers le saker francophone et l’horrible crevure qui met à bouillir un os humain et je n’ai pas pu aller plus loin pour voir ce qu’il fait ensuite.
On ne peut pas remercier à chaque fois pour tout parce qu’on a un nombre limité de commentaires, donc je remercie à la bloque.
Et merci LGS d’exister ! C’est une source d’information inespérée car même les médias qui se veulent alternatifs (Blast et Le Média TV) n’arrivent pas à s’émanciper de l’information dominante. Ils ne se réfèrent qu’à la revue de presse officielle. Sur l’Amérique Latine, c’est le néant, l’ignorance totale.

04/05/2022 15:58 par Safiya

Merci @Danael et @Vania pour vos liens. Ça fait du bien à visionner.
Merci à toi @Geb pour tes deux commentaires. Ça remet la tête à l’endroit.

05/05/2022 12:01 par Geb

@ Assim...

Tu écris sans rire :

"Les approvisionnements en armes de l’Ukraine devraient être envisagés sous l’angle écologique car ils sont totalement inadmissibles dans la situation où nous nous trouvons... Et je ne parle même pas de l’arme nucléaire".

Tu te rends pas compte du ridicule ?

On parle de guerre. On parle d’approvisionner en arme des gens qui assassinent depuis des lustres et qui menacent de déclencher une riposte, (Riposte mesurée et obligatoire pour la survie des menacés), qui va nous retomber sur la gueule.

Et toi tu parles "d’écologie" ?

Tu as "peur de Poutine" ?? Ils t’ont jamais "fait peur" tous les assassins que j’ai cités, qui assassinent depuis au moins cent ans et pour lesquels tu votes sans états d’âmes ou si peu ??? J’ai jamais entendu un "écolo" reprocher à son gouvernement d’empoisonner des milliers de personnes à 10000 km de chez lui. L’essentiel pour lui est que le moteur de la vieille 4cv du beauf de voisin ne lui pourrisses pas ses salades. Et encore que c’est parce que le marchand de véhicules électriques le lui a soufflé à l’oreille dix fois par jour à a télé.

Si tu habitais au Donbass ou en Syrie c’est pas de Poutine que tu aurais peur. T’espèrerais juste qu’il soit immortel pour continuer à t’autoriser à vivre sans des bombes sur la tronche à longueur de journée au prix de la mort de ses militaires.

J’ai jamais eu de gourou, mais je peux quand même faire remarquer que dans la vie il y en a des des moins toxiques et plus positifs que d’autres. Si on n’est pas capable de comprendre aujourd’hui que la seule chose qui nous empêchera peut-être de devenir des esclaves dans un système féodal c’est la Russie et la Chine ainsi que leurs dirigeants on est dans le même panier que ceux qui prétendent être nos futurs barons.

Toi t’as "peur de Poutine", mais ceux qui se prennent les bombes de nos dirigeants démocratiquement élus sur la tronche depuis cent ans payé par nos impôts sans qu’ici personne n’ai peur, eux ils doivent en penser quoi de "notre peur" ???

Sinon que pour une fois la peur change de camp ?

Je t’en veux pas. Ce que je cite dans ma réponse sur les armements et les crimes commis avec eux en collatéral soi-disant pour nous protéger y a pas la moitié des intervenants d’ici qui en ont eu connaissance et même qui ont cherché à s’y intéresser. Même ceux qui les ont subis en France, à Bourges ou dans le Tarn, sont victimes de l’Omerta sur le sujet. Ainsi que tous ces gens qui prétendent se ré-informer sur le Web mais qui tapent jamais par eux mêmes un item dans un moteur de recherche.

Tu viens me parler de Mélenchon et autres zombies. Alors que toute la campagne des Présidentielle aurait dû être basée sur un candidat qui n’aurait parlé que de deux choses : Ce qu’on va se prendre dans les dents avec les retombées pathologiques des "vaccins à ARNm" et la Guerre qui arrive dans l’immédiat suivie du fascisme et de la misère. Et au sujet de la Guerre je parle pas de l’Ukraine, mais de la vraie qui va pas tarder.

Eux ils ont préféré annoncer sans rire "un SMIC à 1500 euros" tout en sachant qu’avec 1500 euros dans un an ou deux dans une France ukrainisée tu auras pas un quignon de pain. Ou qu’ils "allaient foutre les immigrés à la mer" alors que ce seront les Français qui feront le trajet inverse à la nage pour se sortir d’ici.

J’en veux même pas aux candidats qui ont fermé leur gueule alors qu’ils savaient. S’ils l’avaient ouverte, dans les circonstances actuelles ils seraient morts ou en prison sous les acclamations de la Plèbe...

J’en veux à tous ceux qui auraient dû les soutenir et les contraindre à l’ouvrir et qui ne l’ont pas fait par suivisme, ignorance, ou opportunisme.

Et de toute façon pour finir comme le Zelensky français , Macron, j’imagine qu’ils sont assez intelligents pour avoir tout fait pour pas être élus.

"Pourris", "écolos", "gauchos", "fachos", mais pas cons, planqués... et à l’abri....

Pour l’instant...

05/05/2022 13:53 par Francine

Pendant que les repreésentants des différentes couleurs et marques politiques s’activent pour leur survivance, le découpage électoral, les parts du gateau des subventions et honoraires généreux de la 5e République, et assurer l’avenir des baronnies locales...

Oui, tout le monde s’en fout de la guerre avec la Russie en 2022.

Tout le monde met même de l’huile sur le feu : le lubrifiant pour être élu aujourd’hui en mai 2022, de maire de village à président de la France, en passant bien sûr par l’AN !!

Un lubrifiant qui fera bien mal dans quelques mois.

05/05/2022 14:44 par Assimbonanga

@Geb, tu te seras fourvoyé dans ma littérature.... Peut-être que tu as juste prélevé une phrase vite-fait mais peut-être bien que je suis nulle comme écrivaine !

Au supermarché, le rayon de l’huile de tournesol et d’arachide est vide. A la pompe, le carburant est très cher. Pourra-t-on se payer des vacances cet été ? Pour d’autres, les vols touristiques reprennent vers les USA, l’Australie, la Thailande, on peut respirer, qu’ils disent. Mélenchon est un dictateur. Il crie. L’union de la gauche, les égos. J’ai peur de Poutine : voilà le degré de compréhension politique général.

Mais peut-être aussi que tu ne veux pas comprendre. Ou alors, tu m’as dans le pif et ça, c’est rédhibitoire. Le désordre climatique c’est pour maintenant. Toute goutte d’eau peut faire déborder le vase. Une guerre supplémentaire par exemple.

05/05/2022 15:05 par Assimbonanga

SCOOP ! Zélinsky vient de lancer un financement participatif de la guerre ! Véridique. Je viens d’entendre ça à la radio d’Etat française.
C’est génial, Zélinsky vit avec son temps. Les sommes seront versées directement à la banque nationale d’Ukraine et débloquées chaque jour.
Nous auront ainsi la magnifique opportunité d’une guerre durable de longue durée approvisionnée par de l’argent du monde entier. Et tout le cortège de misère pour les pauvres gens, l’inflation, les difficultés d’approvisionnement.
Zélinsky est le premier guerrier de l’Histoire à mener la guerre par crowdfounding ! Associé à une campagne promotionnelle à base de visages d’enfants innocents, de vieilles éplorées et de femmes belliqueuses.
Et il y aura des cons pour donner...

05/05/2022 19:06 par Geb

@assim... T’as pas compris.

J’ai rien contre toi, simplement qu’il y a des sujets trop graves pour supporter l’à peu près.

Si je veux j’ai la possibilité de m’enterrer dans mon gourbi alpin. Un endroit ou avant qu’on me rattrape il faudra 20 ans Et dans 20 ans je serai mort et fossilisé sur place. C’est où j’avais prévu de rester pour la fin. Mais les événements à venir ont changé la donne.

Simplement pour l’instant je reste chez moi chez les civilisés parce que je sais que la situation va changer très vite et que peut-être on aura besoin de gens comme moi autour de moi.

C’est toute la différence. Moi j’ai peur comme tout le monde, surtout pour les autres, mais ça m’empêche pas de réfléchir.

Et je sais que le plus mauvais n’est pas derrière nous. Jusqu’à aujourd’hui on a été des spectateurs "privilégiés".

Alors sans rancune, y a rien de négatif entre nous, Mais si tu veux mon humble avis il faut arrêter de raisonner à travers les filtres et les prétendues solutions que nos ennemis nous agitent sous le nez.

Les bonnes solutions et les bonnes personnes pour changer chez nous ne sont pas encore sorties du bois ; Et ceux qui se prétendent les héritiers des anciennes en usurpant leurs acquis et en trahissant la Lutte révolutionnaire n’en sont plus que leurs cendres toxiques au service des casseurs.

La solution elle passe par des gens comme toi ou moi, qui franchissent les clivages implantés par nos ennemis et qui connaissent l’histoire de ce qu’ils défendent. Et qui dans un univers technique acquièrent un maximum de technicité dans tous les domaines possibles.

Je crois avoir lu quelque part que mon camarade Hoareau, de Rouge Midi, a écrit : "Le Fascisme ça ne se combat pas tous les cinq ans en mettant un bulletin dans une urne".

Je vois pas grand chose à ajouter de plus que ce qu’il a déclaré..

07/05/2022 12:45 par Xiao Pignouf

Il faudrait peut-être un peu raison garder.

Sur le terrain, la Russie suit son plan à la lettre, probablement avec dix coups d’avance, ce qui n’est pas surprenant au pays où les échecs sont reines.

Les gesticulations et la propagande occidentales n’y peuvent rien. Les Américains pas plus que les Européens. Ils peuvent bien nous faire croire qu’ils envoient l’arsenal dernier cri aux forces ukrainiennes, il s’agit en fait du remplacement induit des vieux équipements de certains pays d’Europe de l’Est, au premier rang desquels la Pologne, datant de l’ère soviétique et dont ils se débarrassent en Ukraine. Les (salauds de) Rosbeefs tentent bien de faire passer du matos côté ukrainien, mais il y a peu de chance qu’il arrive jamais à destination, c’est-à-dire dans les mains des soldats ukrainiens, nazis ou réguliers. Les Russes veillent évidemment à ce que ça n’arrive pas. Et si par une chance improbable cela arrivait, l’Ukraine n’a pas (ou plus) les moyens de la formations requise pour le maniement de ce matériel et encore moins ceux de sa maintenance. Et ce n’est pas quelques manpads ou de vieux Flakpanzer Gepard allemands qui vont faire la différence...

L’Ukraine a déjà perdu la guerre. Elle n’existera plus jamais comme nous l’avons connue. Et la responsabilité en incombera à jamais aux ignorants, aux incompétents, aux canailles qui nous gouvernent, ici en Europe, Outre-Manche et Outre-Atlantique. Les gesticulations et la propagande occidentales n’ont que pour objectif de dissimuler cette réalité et n’auront pour conséquence que la destruction totale de l’armée ukrainienne et encore davantage de victimes. En veillant à ce que Zelensky sacrifie son armée dans une lutte perdue d’avance (Johnson lui a probablement promis l’asile et un compte en banque bien fourni lors de sa visite à Kiev), confidence pour confidence, au grand dam de mes amis anglais, et plus encore que l’Oncle Sam, la Perfide Albion mérite effectivement de se prendre un missile sur la gueule... une frappe chirurgicale sur le 10, Downing Street... Quant aux Américains, à l’approche des élections de mi-mandat, ils mettent en danger un des droits fondamentaux des femmes pour faire oublier à leur population le fiasco ukrainien... Quelle courage ! S’en prendre aux femmes américaines...

Je dois avouer que je n’aime pas beaucoup le genre d’articles comme celui de D. Labidi ci-dessus. Trop émotif : l’hystérie nucléaire mène à l’hystérie collective qui mène à l’hystérie de surconsommation qui mène à la raréfaction de certaines denrées qui mène à leur spéculation par les profiteurs de guerre et à l’inflation programmée qu’on va ainsi pouvoir continuer à foutre sur le dos de Poutine. Le danger de guerre nucléaire existe par le simple fait que les armes nucléaires existent, et je rappellerai à l’auteur de cet article qu’il est un peuple qui en a DÉJÀ fait les frais par deux fois. Non, je n’aime pas beaucoup l’article de D. Labidi : trop donneur de leçons. Lui n’a plus à en recevoir, il a fait sa B.A. en écrivant un article pour dire que tout le monde se fiche de l’apocalypse qui vient, et qu’à part lui qui est bien réveillé, tout le monde dort. M. Labidi, j’aimerais voir de vous une photo, fussiez-vous seul, vous montrant au milieu de la plus grande avenue de la plus grande ville de votre pays, empoignant une pancarte contre la guerre nucléaire. Sinon, le dernier paragraphe de votre article revient à pisser dans un violon. De toute façon, on sait tous très bien que de telles manifestations ne seraient que des immenses rassemblements anti-russes, puisque ceux-ci sont condamnés à être les méchants de l’histoire. Moi, je veux bien manifester contre l’apocalypse, mais pas aux côtés de crétins décérébrés. Ces protestations ne peuvent avoir un sens que basées sur une réalité irréfutable : elles doivent être contre le néonazisme émergent en Europe, contre le danger militariste américain méga-meurtrier, pas seulement en Ukraine mais depuis 70 ans au bas mot et sur chaque continent, reconnaître que la guerre a commencé non pas cette année mais il y a 8 ans, sans que M. Labidi n’ait jamais écrit, à ma connaissance, le moindre article là-dessus d’ailleurs, et donc légitimer l’intervention russe, libératrice non seulement du peuple ukrainien, mais aussi des peuples européens. Mais c’est un peu beaucoup demander par les temps qui courent. Tant de soirées entre amis tournent dores et déjà à la foire d’empoigne...

Si le prix à payer est la peur panique de se prendre une bombinette, je dirai à M. Labidi qu’on ne fait pas d’omelettes sans casser des oeufs...

Les réels dangers de ce conflit, pour nous :

- l’infiltration d’éléments néonazis parmi les civils dans les couloirs humanitaires vers... l’UE.
- le retour de flammes de l’armement si généreusement distribué sans contrôle de qui les recevra et qui finira par tuer chez nous d’une manière ou d’une autre en faisant le bonheur des trafiquants.
- évidemment, la crise qui s’annonce.

Je ne blâmerai pas Poutine pour cela, je laisse ça à ceux qui sont sûrs de tout comprendre parce qu’ils sont informés h 24.

Et si les Amerloques, les Rosbeefs, les Fridolins et même nous, les amateurs de colimaçons au beurre à l’ail, le méritons par les actes de nos gouvernements stupides, je suis sûr que Vladimir Vladimirovitch nous réserve un chien de sa chienne, et paraphraserai Bevin, responsable du site Moon Of Alabama : c’est un homme patient et la vengeance est plat qui se mange froid.

07/05/2022 19:49 par HUGO

Bravo Xiao - Pertinente contribution d’un ami / citoyen qui a "bossé" le sujet pentagonazi sur quasiment toutes ses faces à ce jour.

07/05/2022 21:14 par décroissanbeure

A ceux qui croient encore que la vie sur Terre pourrait survivre à un conflit nucléaire, je recommande la lecture de cet article.

08/05/2022 14:29 par Assimbonanga

@Geb, message reçu. Je note l’adoucissement de tonalité. Toutefois, je ne suis pas encore remise du précédent dans la tonalité Eagle 4. Et je greline énormément, ce qui absorbe pas mal de mes forces, du coup pas de réplique pour l’instant.

10/05/2022 01:31 par act

Un article plus raisonnable et intéressant sur la même question :
https://edition.cnn.com/2022/05/03/opinions/nuclear-war-talk-russia-helfand-christ/index.html

@Xiao : ne sous-estimez pas la situation et le degré de menace nucléaire actuel, les doctrines et les vecteurs nucléaires disponibles ont grandement évolué, autant au sein de l’OTAN qu’en Russie, ce dans le désintérêt général. Ajd l’utilisation "flexible et en premier" d’armes nucléaires dites "tactiques" a de nombreux partisans dans les plus hautes sphères militaires et politiques, particulièrement au sein de l’OTAN

10/05/2022 07:22 par Xiao Pignouf

@act

Je ne la sous-estime pas. Mais l’hystérie invectivante et donneuse de leçons de l’auteur me dérange. Il croit se mettre du côté de ceux qui savent en écrivant un article. Sur le GS, la majorité réalisent ce qui se passe.

Quant à manifester son désaccord dans les rues, on sait tous très bien que ce serait essentiellement des manifs anti-russes.

10/05/2022 09:09 par act

@Xiao : "Quant à manifester son désaccord dans les rues, on sait tous très bien que ce serait essentiellement des manifs anti-russes."

Dans les faits, la seule manif d’ampleur contre cette guerre à laquelle j’ai participé -avec plus de 5000 personnes à Bruxelles- s’est pourtant fait qualifier de "pro-russe" (elle avait le "tort" de rappeler la responsabilité de l’otan et de d’exiger l’arrêt d’envoi d’armes).
de même, à chaque communication du mouvement de la paix contre cette guerre ou la menace nucléaire, la droite et une bonne partie de la prétendue "gauche", accuse les pacifistes d’êtres des "alliés de Poutine". Tout comme les centaines de milliers de manifestants contre les "euro-missiles" des années ’80 étaient accusés d’être manipulés ou-et payés par Moscou...

Il y a aussi eu et il y aura encore des manifestions qui soutiennent le régime ukrainien c’est aussi un fait mais est-ce une raison pour leur laisser occuper le terrain ? je ne le pense pas, que du contraire.

10/05/2022 11:30 par Assimbonanga

Et, tous, ne sous-estimez pas l’impact du dérèglement climatique. On est début mai et la sécheresse a commencé depuis janvier. Les ploucs continuent leur agriculture qui a provoqué le désastre. Ils approvisionnent des retenues dont l’eau provient de la nappe phréatique pour pouvoir arroser leurs cultures. Ils accaparent un bien commun, l’eau, pour leur seul profit d’entreprise. C’est scandaleux.
Non seulement le problème en Ukraine met en péril tout l’approvisionnement en gaz, en engrais, en céréales, en oléagineux, mais les récoltes en France risquent d’être en fortes baisses. Gare aux résultats en 2022-2023 !
Il faut faire feu de tout bois au niveau des arguments pour demander l’arrêt des livraisons d’armes. La situation va être dramatique au retour des vacances. Toutes les plaies vont se conjuguer.

11/05/2022 21:23 par act

@Assi : je ne sous estime pas, c’est juste que même si plus que catastrophique, le changement climatique laisse quelque possibilités, dans le temps, d’agir, d’amoindrir les effets, etc...
Contrairement à une guerre nucléaire où l’humanité disparait en quelques minutes (il y a aura bien entendu des survivants dans un premier temps, "ailleurs" mais même là-bas il ne s’agira déjà plus d’humains, juste des survivants en sursis).

(Commentaires désactivés)