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Thème : Israël

Malgré le massacre de Gaza, Israël reste immunisé contre les critiques (Counterpunch)

Patrick COCKBURN
Des milliers de manifestants sont retournés à la frontière vendredi dernier, ils ont brûlé de grands tas de pneus pour créer un écran de fumée noire, dans l'espoir qu'il les cache aux snipers israéliens. Selon le ministère de la santé de Gaza, 5 personnes auraient été tuées ce vendredi et 1070 blessées dont 293 victimes de balles réelles. Les manifestants savent à quoi s'attendre. Une vidéo, datant du premier jour de la marche, montre un manifestant atteint dans le dos par le tir d'un sniper israélien alors qu'il s'éloignait de la barrière séparant Gaza d'Israël. Sur d'autres séquences, on peut voir des palestiniens tués ou blessés pendant qu'ils priaient, marchaient les mains vides vers la barrière frontalière ou qu'ils brandissaient, tout simplement, le drapeau palestinien. Tous ceux qui se trouvent à moins de 300 mètres sont qualifiés « d'instigateurs » par l'armée israélienne, ses soldats ont reçu l'ordre de les abattre. « Tout a été effectué sous contrôle ; tout était précis et mesuré, et nous savons (...) Lire la suite »
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Du sang palestinien, de Sharon à Netanyahou

Chaabane BENSACI
En quelques jours, 30 Palestiniens ont été tués, en majorité des adolescents, et des centaines d'autres blessés plus ou moins gravement par l'armée sioniste dont le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu chante les louanges pour galvaniser davantage l'humeur assassine des soldats. Avec des rassemblements et des campements pacifiques, les Palestiniens poursuivent vaille que vaille leur « grande marche du retour » depuis le 30 mars dernier, afin de réclamer le droit de plus de 700 000 d'entre eux chassés de leurs terres par le colonisateur hébreu dès la création de l'Etat sioniste en 1948. Une politique qui n'a jamais caché son véritable visage, tout en distillant un discours circonstancié sur une paix virtuelle dont on n'a jamais vu le jour. Ceux qui se sont accrochés à leur terre malgré toutes les exactions, c'est-à-dire les « Arabes israéliens » sont des descendants de Palestiniens qui représentent 17,5% de la population de l'Etat hébreu aujourd'hui. « Citoyens » du second collège, ils souffrent (...) Lire la suite »

Israël et Riyadh main dans la main ?

Karim MOHSEN

La déclaration du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, sur le « droit » d’Israël à son « Etat-nation » ne constitue pas une surprise. Elle entre de plain-pied avec la politique inaugurée par le roi Salmane Al Saoud depuis son avènement à la tête du Royaume wahhabite.

Les bruits circulant ces derniers mois sur le rapprochement entre Riyadh et Tel-Aviv semblent ainsi avoir un début de confirmation. De fait, le prince héritier saoudien reprend à son compte et dans les mêmes termes l'antienne occidentale du « droit » d'Israël à son « Etat-nation ». Or, a contrario, la question de l'existence d'Israël ne se pose pas de cette manière, mais bien par rapport au droit de la Palestine à son Etat-nation. Le contentieux est à ce niveau, pas plus, pas moins. Ce ne sont pas les Palestiniens – plus généralement les Arabes – qui s'opposent à l'existence d'Israël, mais ce dernier qui ne veut vivre en paix avec les Palestiniens et s'oppose à l'existence à ses côtés de leur Etat indépendant. C'est cela le nœud gordien du problème. Mohammed ben Salmane le « moderniste » (selon les médias occidentaux) ne fait que caresser dans le sens du poil l'Occident et dire ce qu'il veut entendre. Le prince héritier aurait eu beaucoup à gagner en écoutant ou en réécoutant les propos d'un ministre (...) Lire la suite »

Un Juif américain sur le fascisme israélien : « Il n’y a aucun espoir de changement depuis l’intérieur. »

Abby Martin, Max Blumenthal

Abby Martin interviewe le journaliste et auteur Max Blumenthal sur la situation actuelle en Palestine et l’occupation israélienne. Cet épisode évoque ce qu’il y a derrière la rébellion d’aujourd’hui, la domination croissante de l’idéologie d’extrême droite et ultra-raciste en Israël, les témoignages oculaires de l’après-guerre à Gaza et la peur du gouvernement israélien face à la résistance palestinienne.

Max Blumenthal est un journaliste primé et auteur de best-seller du New York Times. Il a écrit deux livres sur la Palestine, Goliath : vie et haine dans le Grand Israël, et il a dernièrement publié La guerre des 51 jours : ruine et résistance à Gaza.

Transcription : Abby Martin : Aujourd'hui, je suis avec Max Blumenthal, journaliste d'investigation et analyste sur Israël et les luttes en Palestine. Il est l'auteur du livre Goliath (consacré à la vie en Israël), récompensé (par un Prix en 2014) et d'un exposé publié récemment sur la guerre de 51 jours (en 2014 à Gaza). Ses reportages de terrain à Gaza pendant et après l'opération Bordure protectrice ont documenté la réalité terrifiante des crimes de guerre israéliens. J'ai voulu savoir ce qu'il avait découvert durant ses reportages de guerre et comment cela se rattache à l'insurrection actuelle en Palestine. Max, pouvez-vous expliquer ce qui se passe actuellement, et que les gens appellent une troisième Intifada ? Max Blumenthal : Cela ne s'inscrit cadre pas avec ce qu'on considère comme une Intifada, à savoir un soulèvement national dirigé par des factions politiques. Ce que nous voyons est la rébellion complètement désorganisée d'une génération de jeunes qui ont grandi après les accords d'Oslo, (...) Lire la suite »

YouTube interdit à 28 pays de regarder une vidéo exposant la violence d’Israël contre les manifestants. (The Canary)

James WRIGHT
YouTube a empêché 28 pays [dont la France - NdT] de regarder une vidéo de deux journalistes qui dénoncent l'occupation israélienne. La présentatrice d'Empire Files Abby Martin a interviewé l'auteur Max Blumenthal, qui a également critiqué la violence des militaires israéliens contre les manifestants palestiniens. L'émission a été diffusée sur le réseau latino-américain teleSUR English. Interdit YouTube, propriété de Google, affirme que la plate-forme Internet a interdit la vidéo dans 28 pays parce qu'elle viole les "lois locales". La plupart des pays où YouTube a bloqué l'accès à la vidéo sont européens. Ailleurs, YouTube a ajouté un avertissement à la vidéo et bloqué toutes les fonctions interactives : En réponse à des signalements par des utilisateurs, nous avons désactivé certaines fonctions, comme les commentaires, le partage et les vidéos suggérées, parce que cette vidéo contient un contenu qui peut être inapproprié ou offensant pour certains publics. "Il n'y avait absolument rien d'illicite" Mais (...) Lire la suite »
Encouragés par un journaliste israélien, des Internautes s’enthousiasment à l’idée de violer et tuer Ahed Tamimi

La violer ou pas ?

Maxime VIVAS

L’adolescente palestinienne Ahed Tamimi était poursuivie pour avoir frappé un soldat étranger qui s’était introduit dans la cour de sa maison en Cisjordanie. Arrêtée quelques jours plus tard à 4 heures du matin, extirpée de son lit par l’armée israélienne, conduite menottée en Israël, elle est devenue un symbole de la résistance contre l’occupation. Elle a été condamnée à 8 mois de prison après avoir accepté de plaider coupable. Faute de quoi, elle risquait jusqu’à sept ans de prison.

Je vais vous parler d’un pays où Elor Azrya, un soldat franco-israélien de l’armée d’occupation qui a liquidé d’une balle dans la tête un arabe gisant à terre (à 0.39 mn), a fait moins de prison qu’une adolescente de 17 ans qui a giflé chez elle un intrus armé. Mais d'abord, le contexte En mars 2008, Matan Vilnaï, le vice-ministre de la défense israélien a prévenu que les opérations militaires israéliennes contre la bande de Gaza allaient exposer les Palestiniens à une « shoah » (il a dit « shoah »). En mars 2015, Avigdor Lieberman, ministre de la Défense, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien vice-Premier ministre d'Israël a menacé de « décapiter à la hache » (il a dit ça) les citoyens arabes israéliens s’ils ne manifestaient pas une absolue fidélité à « l’État juif ». Il a préconisé le nettoyage ethnique (il a dit « ethnique ») des citoyens palestiniens. En avril 2016, un député israélien a prôné la séparation des femmes juives des Arabes dans les maternités (sans prononcer le mot « apartheid », et sans (...) Lire la suite »
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Harcèlement sexuel contre Ahed Tamimi

Lecteur
Me Gaby Lasky, l’avocate de la jeune détenue palestinienne Ahed Tamimi, vient de saisir le procureur général du gouvernement israélien d’une plainte contre un officier affecté au dispositif sécuritaire de sa cliente pour harcèlement sexuel verbal, selon les révélations du quotidien "Israël aujourd’hui" dans son édition du mardi 3 avril 2018. Au cours de l’enquête avec la jeune fille, l’officier lui a déclaré être charmé par sa chevelure dorée et ses beaux yeux bleus et que si elle ne cède pas à ses avances, il menace de détenir des membres de sa famille. L’avocate a déclaré que ces propos sont assimilables à du harcèlement sexuel et représentent une atteinte grave à la sécurité de sa cliente. Rappelons que Ahed Tamimi, devenue une icône de la lutte contre l’occupation, avait été condamnée le 21 mars à huit mois de prison par un tribunal militaire pour avoir giflé un soldat dans la cour de la maison familiale à Bani Saleh en Cisjordanie (...) Lire la suite »
Le CRIF ou l’obligation pour les députés français d’être solidaires des crimes du gouvernement d’Israël

Le jour de la honte

Jean-Luc MELENCHON

De crainte que les médiacrates n’aient pas l’idée de vous en informer ni d’organiser des débats sur le sujet, nous donnons à lire ici un texte écrit sur du vécu. On y découvre comment dix députés, ceints de leur écharpe, menacés par une milice braillarde hurlant des slogans homophobes et des « Israël vaincra ! », ont quitté « la marche blanche » sur ordre de la police et sous le regard indifférent des hautes autorités, dont François de Rugy, président de l’Assemblée nationale.
LGS

Quelle étrange semaine que celle-ci. Le jeudi 22, j’avais chaussé mes bottes de militant et je rechargeais ma batterie au contact des cheminots qui descendaient de la gare de l’Est. Le pays était à l’unisson. Le fond de l’air était social et le malaise s’épanchait à gros bouillons sur la place publique. Un jour plus tard, à Trèbes et Carcassonne, un épisode majeur de la tragédie du terrorisme bousculait de fond en comble le pays. Le même jour encore, un assassinat, déclaré antisémite par la justice, celui d’une vieille dame rescapée des camps nazis, mettait le pays en sidération. Pourtant, sitôt close la cérémonie des Invalides à la mémoire du Colonel Beltrame, la marche qui devait exprimer l’unité de la communauté républicaine fut déchirée par un particularisme communautariste arrogant et sans pudeur. Un chef communautaire, nommé Kalifat, ayant fulminé une interdiction de paraître à la marche, contre l’avis même de la famille, le ministre de l’intérieur ayant reproché à la LFI ses « péchés », toute dignité (...) Lire la suite »
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L’UE finance l’industrie de guerre d’Israël (The Electronic Intifada)

David CRONIN
La propagande ne se déroule pas toujours comme prévu. L’armée israélienne a choisi en début de mois de retirer une vidéo de Facebook qui la présentait comme une organisation féministe. Certains sionistes moins libéraux avaient été contrariés par le message implicite de la vidéo selon lequel les femmes soldats sont tout aussi capables de tuer les Palestiniens que leurs collègues masculins. Israël a la chance que ses principaux partenaires soient indifférents devant de telles prises de bec embarrassantes. Emanuele Giaufret, l’ambassadeur de l’Union européenne à Tel Aviv, fait partie de ces partenaires. Il a de quoi s’occuper avec le soutien aux Israéliens qui bénéficient des subventions scientifiques de l’UE. Lors d’une récente réception, Giaufret a loué les entreprises et institutions israéliennes pour leurs « idées incroyables ». Il y a aussi promu un court métrage sur les « projets de collaboration » entre l’UE et Israël. Le film montre un représentant d’Israel Aerospaces Industries (IAI – une entreprise de (...) Lire la suite »

Wajib ou la vie quotidienne à Nazareth

Rosa LLORENS
Wajib est un film agréable mais qui ne convainc pas : Anne-Marie Jacir avait-elle vraiment quelque chose à dire ? Que peut-on lui reprocher ? A priori, rien. Au cours du périple urbain d' Abu Shadi et Shadi, le père et le fils, on entrevoit tous les problèmes des Palestiniens de Nazareth, depuis l'enlèvement (insuffisant) des ordures par la municipalité (arabe), jusqu'à l'arrivée de terroristes de Daech, rapatriés par Israël et soignés dans les hôpitaux de Haïfa, en passant par l'imposition de l'hébreu aux Palestiniens (suppression des annonces en arabe dans les bus). Mais c'est bien ce qui fait tiquer : on a l'impression que la réalisatrice s'est dit : "Bon, l'implantation de colonies juives dans les villes arabes, c'est fait ; la misère dans les camps de réfugiés palestiniens, c'est fait ; les tunnels fermés de Gaza, c'est fait ; le contrôle et le noyautage des Palestiniens par les services secrets israéliens, c'est fait", etc. On obtient une mosaïque de notations plus ou moins allusives, des (...) Lire la suite »
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