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Thème : Israël

Mise en perspective de la Résolution 2334 (2016) du Conseil de Sécurité des Nations Unies condamnant la politique de colonisation israélienne

Nicolas BOEGLIN
Pour la première fois depuis l´année 1980, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a pu adopter, le 23 décembre 2016, une résolution condamnant en des termes extrêmement fermes, les implantations israéliennes en territoire palestinien. Les projets de résolution sur celles-ci présentés pendant ces dernières décennies étaient systématiquement l´objet d´un véto nord américain, permettant ainsi aux autorités israéliennes, en toute impunité, de continuer la construction de nouvelles implantations et de procéder à la destruction de maisons habitées par des familles palestiniennes, tant en Cisjordanie que dans les quartiers de Jérusalem-Est. Colonisation israélienne et Conseil de Sécurité : brefs rappels et quelques chiffres Les dernières résolutions du Conseil de Sécurité condamnant ces actions israéliennes datent de l´année 1980 (voir le texte des résolutions 476 et 478). La première fois que l´administration du Président Barack Obama a fait usage de son droit de véto en la matière fut lors de la séance du 18 (...) Lire la suite »

2016 : une année parmi les plus meurtrières pour les jeunes Palestiniens des territoires occupés

Capitaine Martin

L’année 2016 restera comme l’année au cours de laquelle Israël a tué le plus de mineurs au cours de la dernière décennie en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

C’est ce que nous apprend le rapport de l’organisation non gouvernementale « Defence for Children International-Palestine » (DCIP) publié la semaine dernière. Selon ce dernier, ce ne sont pas moins de trente-et-un jeunes Palestiniens qui ont été tués par l’armée israélienne cette année. Le dernier en date, Farid Ziyad Atta al-Bayed, était à peine âgé de quinze ans. Il est décédé le 23 décembre après 69 jours de coma. Faris avait été blessé le 15 octobre dernier lors d’affrontements avec l’armée survenus dans le camp de réfugiés de Jalazoun, non loin de Ramallah. L’ONG s’est ému dans son rapport qu’aucun soldat n’ait été inquiété par les autorités israéliennes pour les morts qu’ils ont commises. Ce n’est malheureusement pas une surprise... Au cours des trois dernières années, un seul militaire a fait l’objet d’une enquête en bonne et due forme. « Les forces israéliennes font depuis 2014 davantage usage de répression pour contenir les manifestations », accuse Ayed Abu Eqtaish, un des directeurs de programme de l’ONG. La (...) Lire la suite »

Le soldat franco-israélien Elor Azaria, reconnu coupable d’homicide, est la norme (Haaretz)

Amira HASS

Depuis un an et demi, des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants palestiniens ont été tués, bien qu’ils eussent pu être maîtrisés quand ils étaient encore en vie. La différence entre eux et Azaria [qui a assassiné d’une balle dans la tête un assaillant Palestinien gisant à terre] est qu’il a été filmé.

Il y a une chose sur laquelle les Palestiniens sont d’accord avec Elor Azaria et ses partisans : il n’était pas le seul, et il avait juste la malchance d’être filmé à son insu. Les Palestiniens conviennent avec Azaria et ses partisans qu’il respectait la norme et faisait exactement ce que les autres soldats font – à savoir tirer avec l’intention de tuer, même quand aucune vie n’est en danger. Les Palestiniens sont d’accord avec Azaria pour dire qu’il a été victime d’une discrimination du système. Mais ils considèrent pour leur part que des dizaines d’autres soldats et policiers auraient eux aussi dû être jugés. Comme Azaria lui-même, les Palestiniens se demandent pourquoi il a été jugé alors que les soldats qui ont tué Hadeel al-Hashlamoun à Hébron n’ont pas même fait l’objet d’une enquête de la police militaire. Elle aussi était allongée au sol, après que des soldats lui aient tiré dessus à distance dans poste de contrôle, parce qu’elle tenait un couteau (aucun soldat n’avait subi la moindre égratignure). Puis, (...) Lire la suite »
Israël, l’ONU, Chavez, le Tibet, les nazis...

Le Centre Simon Wiesenthal et le dalaï-lama

André LACROIX

Le 25 mars 2012, le Centre Simon Wiesenthal exigeait des excuses de la part de China Tibet Online et de Xinhua News Agency pour avoir osé un rapprochement entre le dalaï-lama et le nazisme. Les sites incriminés avaient eu le tort, selon le Centre, d’accuser le dalaï-lama de soutenir une politique qui aurait entraîné l’expulsion de Chinois Han de territoires historiquement tibétains, une politique comparable à celle des nazis à l’égard des juifs.

Il n’en fallait pas plus pour le Centre monte sur ses grands chevaux, lui qui, en 1996, avait attribué au dalaï-lama son … « Prix humanitaire ». Sur la photo illustrant la cérémonie de remise du prix, on peut voir le dalaï-lama s’exprimer, à la tribune du « Museum of Tolerance » du « Simon Wiesenthal Center », sur fond de drapeaux états-unien, israélien et, pour autant que la mauvaise qualité du cliché le laisse deviner, … tibétain. Si le Centre Simon Wiesenthal a joué un rôle irremplaçable et salutaire dans la traque des anciens nazis et s’il continue aujourd’hui, à juste titre, à promouvoir la tolérance et à dénoncer le racisme, l’antisémitisme, le terrorisme et les génocides, y compris arménien et tutsi, force est de constater que son combat contre l’antisémitisme s’assimile parfois à une défense inconditionnelle de la politique d’Israël. Suivant en cela la pratique constante de la diplomatie israélienne, préoccupée de défendre à tout prix dans les médias la politique de l’État juif, le Centre Simon Wiesenthal a (...) Lire la suite »

Israël : Lehava sème « l’anarchie » à Jérusalem (Al-Jazeera)

Jonathan COOK

Selon certains analystes, les groupe d’extrême droite cultivent la haine et incitent leurs adeptes à la violence contre les Palestiniens.

Jérusalem - En juillet dernier, quatre jeunes en T-shirts noirs, portant un insigne avec une flamme jaune, se sont approchés de « A » qui sortait d'un taxi dans le centre de Jérusalem où il allait voir des amis. Ils lui ont demandé l'heure. Le soupçonnant d’avoir un accent, ils lui ont demandé : « Êtes-vous arabe ? » « Quand j'ai dit oui, l'un d'eux m'a frappé à l'œil, les autres ont sauté sur moi et ont commencé à me tabasser. Il y avait beaucoup de monde autour mais personne n’a fait attention à nous, ni ne m’a aidé. » « A » a réussi à se libérer et a fui vers un restaurant voisin, où un de ses amis travaille, et s'est caché à l'intérieur. « Si je n'avais pas réussi à m’enfuir, ils m'auraient tué », dit-il. La vidéo de son témoignage s’ajoute à toutes celles qui ont déjà été prises récemment de Palestiniens violemment agressés à Jérusalem par des militants juifs d'extrême droite. Craignant les représailles, la plupart des victimes ont demandé à garder l’anonymat. Les attaques sont menées par un groupe d'extrême droite (...) Lire la suite »

Pourquoi j’ai abandonné le culte (Mondoweiss)

Avigail ABARBANEL

Avigail Abarbanel – une psychologue d’origine israélienne qui a quitté Israël depuis 25 ans – exprime ici ce qui la sépare de ses anciens compatriotes.

Cher Israël et chers juifs israéliens, Il est probable que vous écrire soit inutile et, d’ailleurs, je n’attends pas de réponse de votre part. J’écris par une sorte de sens du devoir. Après tout, je viens de chez vous alors, peut être, quelques uns pourraient m’écouter, être curieux, prendre un risque et examiner ce qui vous est impensable. Je suis partie depuis ce qui me semble être une éternité, vingt-cinq ans. Je ne pense pas que vous ayez beaucoup changé depuis, sauf peut-être pour le pire. Les psychologies comme la vôtre ont la mauvaise habitude de s’aggraver si elles ne sont pas soignées. Je me souviens toujours de vous comme de gens durs, sur la défensive, chauds du collier et prêts à exploser à chaque occasion, bruyants et impitoyables. Vous aviez des moments de calme et peut-être même de bonté, mais ils étaient réservés à ceux qui vivaient dans des endroits plus verts et agréables, et qui avaient plus d’argent que nous n’en avions. J’ai grandi à Bat-Yam et c’était terrible là bas. Un amas dense de (...) Lire la suite »

La troïka ou l’alchimie du mal !

Karim MOHSEN
La situation du monde, singulièrement au Moyen-Orient, aurait été burlesque, si elle n'était pas aussi dramatique et aussi désespérée. Les puissants se permettent de « paillonner. » et d'imposer leur vision des choses, ce sont eux qui ont raison dès lors que tous les atouts [militaires, économiques...] sont entre leurs mains. La Syrie illustre parfaitement ce postulat. Après y avoir semé le chaos et la tragédie, la troïka (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne) se récrie comme une vierge, effarouchée par le sang d'innocents au versement duquel elle aura grandement contribué. Le sang des Syriens éclabousse aujourd'hui les murs de la Maison-Blanche, de l'Elysée et du 10 Downing Street. Comme, ils sont également douchés par le sang des Palestiniens instrumentalisés depuis un siècle. Cette troïka (dont les membres sont détenteurs du droit de veto) a été à l'origine de la guerre qui détruit, depuis 2011, la Syrie ; c'est encore elle (notamment la Grande-Bretagne, singulièrement perfide) qui est derrière le martyre (...) Lire la suite »

L’autre visage de Shimon Peres

Ben WHITE
Shimon Peres (1923-2016). Mieux connu en Occident pour son rôle dans les accords d’Oslo. Sa famille s’était installée en Palestine dans les années 1930. A combattu avec la Haganah durant la Nakba. Présenté comme l’architecte du programme nucléaire clandestin d’Israël. Percevait les citoyens palestiniens comme une « menace démographique ». A joué un rôle majeur dans les premiers jours des implantations en Cisjordanie. Responsable du massacre de Qana au Liban, en 1996. A soutenu le blocus de Gaza et les récentes offensives israéliennes. Shimon Peres, décédé ce mercredi à l’âge de 93 ans, après avoir subi un AVC le 13 septembre dernier, incarnait la disparité entre l’image d’Israël en Occident et la réalité de la politique coloniale sanglante d’Israël en Palestine et dans l’ensemble de la région. Peres était né en 1923 dans ce qui, plus tard, allait devenir la Biélorussie, et sa famille s’était installée en Palestine dans les années 1930. Jeune homme, Peres s’était enrôlé dans la Haganah, la milice responsable (...) Lire la suite »

Shimon Peres : le criminel de guerre israélien dont l’Occident a ignoré les victimes (Middle East Monitor)

Ben WHITE
Shimon Peres, qui est décédé mercredi à 93 ans après avoir subi un accident vasculaire cérébral le 13 septembre, incarne la disparité entre l’image d’Israël en Occident et la réalité de sa politique coloniale sanglante en Palestine et dans la région. Peres est né en 1923 dans le Belarus actuel, et sa famille a déménagé en Palestine dans les années 1930. Jeune homme, il a rejoint la Haganah, la milice principalement responsable du nettoyage ethnique des villages palestiniens en 1947-49, pendant la Nakba. Bien que le déplacement violent des Palestiniens soit un fait historique, Peres a toujours soutenu que les forces sionistes « ont respecté la pureté des armes » pendant l’établissement de l’Etat d’Israël. Et il a même affirmé qu’avant qu’Israël n’existe, « il n’y avait rien ici ». Pendant sept décennies, Peres a occupé les mandats Premier ministre (deux fois) et président, bien qu’il n’ait jamais vraiment remporté une élection nationale directe. Il fut membre de 12 gouvernements et à plusieurs reprises ministre de la (...) Lire la suite »
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Etude d’un cas d’hypocrisie (The Electronic Intifada)

Michael Lesher
« Ils ne comprennent pas », m'a déclaré un jeune homme à l'extérieur d'une synagogue orthodoxe de New Jersey où je vais souvent prier, en écartant ses mains, impuissant à souligner le grand fossé entre la conscience des Juifs religieux et non-religieux. « Nous plaçons Dieu au-dessus de tout. » Il expliquait pourquoi les Juifs Haredi en Israël ont réussi, par des protestations véhémentes et des menaces contre le gouvernement, à obtenir l'annulation de 17 des 20 « projets d'infrastructure » que la compagnie des chemins de fer israéliens a prévu de construire le jour du sabbat juif. Il avait raison, bien-sûr : les juifs orthodoxes placent la loi de Dieu au-dessus de toute autre considération. Mais pas toujours. Incommoder le reste du pays par déférence envers les interdictions du Sabbat orthodoxe était évidemment un de ces cas. En fait, malgré les cris de joie après avoir obtenu en partie gain de cause contre le gouvernement, les dirigeants orthodoxes d'Israël ne sont pas satisfaits : ils exigent toujours (...) Lire la suite »
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