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Thème : Afghanistan

Les Talibans sont en train de faire plier les États-Unis

Kharroubi HABIB
Des négociations sont en cours au Qatar entre les Etats-Unis et les Talibans afghans en vue de mettre fin à 17 années de guerre en Afghanistan. Le repésentant spécial des Etats-Unis pour la reconciliation en Afghanistan Zalmay Khalizad qui mène la négociation pour le compte de Washington, s'est déclaré satisfait des « progrès » enregistrés qui ont trait à des enjeux cruciaux. L'enjeu crucial qui a poussé Donald Trump a ouvrir des négociations de paix avec les Talibans est à coup sûr celui d'obtenir de ces derniers des arrangements qui masqueront que les Etats-Unis ont subi une défaite militaire en Afghanistan et que leur retrait de ce pays qui a fait partie de ses promesses électorales et qu'il a moralement acté en accédant à la Maison Blanche n'ait pas lieu dans des conditions humiliantes pour l'Amérique. Si les Talibans donnent leur accord aux arrangements que les Étasuniens veulent leur arracher, l'on reviendrait inéluctablement à la case départ en Afghanistan, ce qui veut dire qu'ils reprendront ce (...) Lire la suite »

Les rebelles afghans sont en train de gagner la guerre à cause de la division du commandement américain

Moon of Alabama
Les États-Unis sont en train de perdre leur guerre en Afghanistan. Les divisions au sein du commandement et le manque de prévoyance politique rendent la défaite des États-Unis inévitable. Au cours des derniers mois, les 'rebelles modérés' d’Afghanistan ont fait de grands progrès contre les forces gouvernementales parrainées par les États-Unis. La semaine dernière, un convoi d'une quarantaine de camions chargés de matériel militaire a été pris en embuscade et anéanti (photos, vidéos). Il s'agissait du plus grave incident de ce genre depuis que les Soviétiques ont quitté l'Afghanistan. La semaine dernière également, une grosse bombe a frappé des installations de sécurité dans le quartier international fortifié de Kaboul. Au moins cinq personnes sont mortes et une centaine d'autres ont été blessées. Dimanche, une voiture piégée a frappé le convoi du gouverneur de la province du Lôgar. Huit de ses gardes du corps sont morts dans l'attaque. Plus tôt aujourd'hui, un raid contre un centre d'entraînement militaire de (...) Lire la suite »

Retrait de Syrie et d’Afghanistan : pantalonnade de Trump

Pierre GUERLAIN
Le 19 décembre 2018 le président américain annonçait qu’il retirait les troupes américaines de Syrie. Sa décision qui correspondait à une promesse de campagne devait s’appliquer dans les 30 prochains jours. Il a aussi ajouté qu’il allait retirer 7000 soldats d’Afghanistan. Toute la classe politique américaine ou presque a alors repris son antienne : Trump ne respectait pas les alliés des États-Unis, mettait en danger les Kurdes, ne finissait pas le boulot contre l’État islamique et donnait carte blanche à la Russie et à l’Iran. Son ministre de la défense, Mattis, un va-t-en-guerre confirmé et responsable de la destruction de Falloujah en Irak [1] et auteur de phrases dignes d’un psychopathe [2] a démissionné. On aurait pu croire que les États-Unis avaient toujours respecté leurs alliés, en Irak en 2003 par exemple, et qu’ils étaient soudain en train de gagner la guerre asymétrique en Afghanistan, ce qui s’est avéré impossible en 17 ans de présence militaire dans ce pays. Alors qu’en 2017 les critiques de (...) Lire la suite »

Afghanistan - Le pipeline, la paix, et les saboteurs

Moon of Alabama
Les négociations de paix en Afghanistan ont longtemps été au point mort. Mais cela vient de changer à la surprise générale. Il y a dû y avoir pas mal de négociations secrètes entre de nombreux acteurs pour parvenir soudain à ces deux résultats : Les talibans s'engagent à protéger le projet de gazoduc TAPI - VOA, 24 février Afghanistan - Ghani propose des pourparlers « sans conditions préalables » aux talibans - Reuters, 28 février Les deux décisions, le soutien des talibans au TAPI et l'offre du président Ghani marquent un changement. Il y a tout juste deux semaines, Ghani rejetait toujours des pourparlers sans conditions. Le gazoduc Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde (TAPI) est en négociation depuis le début des années 1990. Il est censé apporter du gaz d'Asie centrale au Pakistan et en Inde. Seuls les gazoducs russes relient actuellement le Turkménistan et ses grandes réserves de gaz à ses marchés d'exportation. C'est une des raisons pour lesquelles les États-Unis ont toujours soutenu le projet. (...) Lire la suite »

« Le peuple afghan en a vraiment assez de la barbarie impérialiste occidentale » (Anti Diplomatico)

Andre VLTCHEK

En avril dernier, des pourparlers entre l’Afghanistan, l’Inde, le Pakistan, la Russie et la Chine laissaient entrevoir une sortie de crise pour ce pays ravagé par 16 années d’occupation occidentale. Mais quelques mois plus tard, Donald Trump annonçait l’envoi de nouvelles troupes. Andre Vltchek a effectué de nombreux voyage en Afghanistan. Le journaliste nous livre ses impressions sur le conflit et ses possibles issues. Entretien réalisé par Alessandro Bianchi, rédacteur en chef de Anti Diplomatico.

Alessandro Bianchi : La position géographique de l’Afghanistan a toujours occupé un rôle central. Les pourparlers de paix d’avril entre l’Afghanistan, l’Inde, le Pakistan, la Russie et la Chine semblent avoir mis fin à la dominante et persistante présence américaine dans le pays. Quelle est votre opinion ? AV : Ce que vous venez de mentionner est extrêmement important, mais je ne suis pas prêt à m’en réjouir encore. Cela pourrait être en tout cas en théorie, la première étape vers la fin de l’une des occupations les plus brutales et destructrices de l’histoire de l’OTAN, ou ce que les médias nationaux US aiment décrire comme « la plus longue guerre américaine ». Mais ne l’appelons pas seulement « présence américaine ». Je sais que quelques Européens aiment se décrire en quelque sorte comme des victimes, mais ils ne le sont absolument pas. L’Europe est au cœur de tout ce cauchemar et les Etats-Unis ne sont rien d’autre que leur création : ils sont la progéniture de l’Europe. À de nombreux égards, les Etats-Unis (...) Lire la suite »

Phoenix 2.0 – Après le Vietnam, l’Afghanistan

Moon of Alabama
La semaine dernière, le nouveau chef de la CIA, Mike Pompeo, a émis en public la menace de faire de la CIA une « agence beaucoup plus féroce ». Son premier pas dans cette direction a été de libérer les gangs de tueurs parrainés par la CIA contre le peuple afghan : Le CIA étend ses opérations secrètes en Afghanistan, en envoyant de petites équipes d'officiers et de mercenaires bien entraînés soutenir les forces afghanes pour poursuivre et éliminer les militants talibans dans tout le pays ... Cette initiative de la C.I.A. permettra d’augmenter le nombre des missions effectuées par les unités militaires, ce qui signifie qu'une plus grande partie du rôle des États-Unis dans les combats en Afghanistan sera cachée au public. Cela ne va pas être une simple campagne contre-insurrectionnelle, même si certains ne manqueront pas de l'affirmer. Une campagne anti-insurrectionnelle doit intégrer plusieurs éléments : la politique, la sécurité, l’économie et l’information. Elle ne peut réussir que si elle soutient (...) Lire la suite »

Afghanistan - Trump annonce quatre années supplémentaires de guerre

Moon of Alabama
L’article a été écrit avant l’annonce. Il y a une mise à jour ci-dessous (NdT) Ce soir, Trump va annoncer une nouvelle « avancée » de l'occupation de l'Afghanistan. Selon les fuites habituelles, les États-Unis « avanceront » exactement de la même manière que depuis 16 ans. Plusieurs milliers de soldats des États-Unis et de divers pays de l'OTAN entraîneront l'armée afghane (en vain). Les forces spéciales, et les mercenaires de la CIA lanceront des raids sur une propriété familiale ou une autre sur la foi d’ouï-dire. Des bombes seront larguées sur tout ce qui sera considéré comme une cible. Trump va annoncer qu'un millier de soldats va être ajouté au contingent actuel. Il y aura environ 15 000 soldats étrangers en Afghanistan. Environ trois paramilitaires seront en outre déployés pour chaque soldat. Trump sait que cette « avancée » est un non-sens qui ne conduit nulle part, que le mieux serait que toutes les troupes étrangères en Afghanistan partent tout simplement : Donald J. Trump @realDonaldTrump - 21 (...) Lire la suite »

Antérieure surradicalisation : « les premiers jihadistes »

Mila DESMERS
Si l'on s'inquiète maintenant de « déradicalisation », il est une époque pas si lointaine où il était « donquichottesque » et consensuel que de pousser à la surradicalisation religieuse et violente. Des ONG françaises finançaient les centres d'irrationalisation de masse, les fameuses madrasas de l'arriération, de l'oppression des femmes, etc., l'une des sources de ce courant de pensée antimoderniste qui ravage l'Afghanistan et tant de pays aujourd'hui. Des pans entiers de sociétés si tranquilles ont massivement et durablement été lancés dans l'impasse de la violence religieuse par des marionnettistes qui aujourd'hui s'en lavent les mains. En Afghanistan, Djalâlouddine Haqqani, descendant d'une grande famille de richissimes propriétaires terriens, était bien entendu radicalement opposé au régime dit « marxiste », mais juste un tantinet moderniste. Ce « combattant de la liberté » fut paraît-il même reçu par Reagan. Ses méthodes étaient des plus violentes, ses idées des plus rétrogrades. Là où passait Haqqani (...) Lire la suite »

Pourquoi les occupations durables de l’Afghanistan échouent toujours

Moon of Alabama

L’armée étasunienne se prépare actuellement à occuper durablement l’Afghanistan. Une réflexion sur l’analogie historique des Soviétiques en Afghanistan montre que cette entreprise a peu de chance d’être couronnée de succès.

Un responsable pakistanais a résumé le dilemme soviétique en Afghanistan comme suit : Les Soviétiques peuvent continuer à occuper le pays, mais ils ne peuvent pas gagner la population. Plus ils restent, plus ils s’aliènent le peuple. Plus ils s’aliènent le peuple, plus ils sont obligés de rester. Ce dilemme russe est également le dilemme afghan, et les deux pays semblent condamnés à en subir les conséquences. C’est dans le livre de Joseph. J. Collins, Afghanistan : The Empire Strikes Out, qu’on trouve ce commentaire, et c’est une bonne description de la situation actuelle en Afghanistan : il suffit de remplacer Soviétiques par Etasuniens. Après avoir essayé d’en finir par la torture, les bombardements aveugles, les pots de vin tous azimut, l’escalade via le « déferlement » de renforts, COIN** et autres sottises de science sociale, l'armée étasunienne veut maintenant s’installer en Afghanistan pour dix ans pour arriver à une Afghanisation durable du conflit : Des hauts-gradés militaires étasuniens, qui, (...) Lire la suite »

Il n’y a rien à espérer des médias-système

Moon of Alabama
Les médias américains se moquent complètement qu’un expert qu’ils publient se soit trompé dans ses prévisions précédentes. Ils laissent des idiots qui refusent de voir la réalité en face répéter leurs erreurs, encore, encore et encore. A une condition toutefois : que l’expert en question soit issu d’organisations « respectables » ou de think tanks qui ont de gros soutiens financiers. Prenons par exemple Michael O'Hanlon du Brookings Institute sur l'Afghanistan. En janvier 2014, nous avons publié un article appelé : O'Hanlon, un cas désespéré : Une rapide recherche sur Internet sur les mots : « O'Hanlon » « Hope » « Afghanistan » donne les résultats suivants : TwinCities.com, 17 novembre 2009 : Michael O'Hanlon : Une ligne bleue d'espoiren Afghanistan LA Times, 27 décembre 2009 : Une année de guerre - et des progrès La question est de savoir si ce sera trop peu trop tard, mais il y a des raisons de garder espoir. Washington Post, 26 juin 2010 : La stratégie américaine en Afghanistan permet de garderespoir (...) Lire la suite »
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