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Thème : Afghanistan

Sous le masque des droits de l’homme : la perversion

Mohamed EL BACHIR
Mike Pompéo sous les applaudissements et les cris « Allah Akbar » Le 29 février 2020, l’accord négocié durant un an et demi au Qatar a été paraphé par les négociateurs des deux parties ennemies, le représentant américain,Zalmay Khalilzad, et le responsable politique des talibans, Abdul Ghani Baradar, en présence du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. MM. Khalilzad et Baradar se sont serré la main sous les applaudissements et les cris de « Allah Akbar ». Cet accord fixe un calendrier pour le retrait définitif des États-Unis de l'Afghanistan. En contrepartie, les talibans se sont engagés pour interdire toute planification d'actions susceptibles de menacer la sécurité des États-Unis. Sur ce point, deux questions s'imposent : a) la sécurité des autres pays a-t-elle été prise en compte dans cet accord ? b) l'accord signé entre les Talibans et les Etats-unis se limite-t-il à la seule question de la sécurité ? Pour rappel, le chef d'El Quaïda, M. Ayman El Zawahiri a fait allégeance au chef des (...) Lire la suite »

11 septembre, 20 ans après. Impasses et horreurs de l’impérialisme

Patrick LE HYARIC

L’éditorial du Hors-série « Que reste-t-il du 11 septembre ? ».

Chacun garde le souvenir précis de ce 11 septembre 2001, où le monde découvrit effaré les images de l’effondrement des tours jumelles du World Trade Center. La réalité rattrapait la fiction dans un nuage de cendres, un paysage de désolation. Le monde s’en trouva ébranlé et l’histoire, que d’aucuns prétendaient finie, se ranima brusquement. Un nouvel « ennemi » apparut. Le terrorisme islamique frappait déjà, mais personne n’imaginait une telle capacité opérationnelle, au cœur de l’Empire étasunien. De fait, le terrible attentat allait rebattre les cartes de la géopolitique mondiale et engager l’Occident dans une interminable et laborieuse « guerre contre le terrorisme », bien souvent prétexte au redéploiement des logiques impérialistes. Des puissances occidentales, seule la France eut le courage de refuser d’engager ses troupes en Irak en 2003, avant de succomber, elle aussi, aux sirènes de la lutte contre « l’axe du mal », concept forgé par les thuriféraires d’un Occident étriqué, tête de pont du capitalisme (...) Lire la suite »
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Remember the sky : le ciel bleu du 11 septembre…

Luk VERVAET, Nadine ROSA-ROSSO

Nos pays ont érigé la victimisation en nouvelle culture occidentale. Après la conquête du monde pour le christianiser, puis pour lui apporter la civilisation et enfin la démocratie et les droits humains, par le massacre des populations et le vol de leurs richesses, voici venue l’heure de nous présenter comme victimes. Victimes du terrorisme barbare. Victimes des attentats horribles qui ont bouleversé et « changé la face du monde pour toujours », peut-on lire sur presque tous les médias, sans provoquer le moindre froncement de sourcils.

Si l’on veut s’attaquer au bilan du monde, ne serait-ce pas plutôt l’effondrement du camp socialiste en 1989, suivi immédiatement par les guerres sans fin contre les pays musulmans, à commencer par la première guerre du Golfe en 1991, qui sont le vrai tournant historique ? Le jour même des attentats du 11 septembre, nous avions lancé un appel « à empêcher le gouvernement américain et les gouvernements alliés d’utiliser ces attaques comme prétexte pour attaquer des pays qui n'ont rien à voir avec ce terrorisme, mais qui ont été en désaccord avec le gouvernement américain en raison de leurs politiques indépendantes, ou de renforcer les mesures anti-démocratiques aux États-Unis et ailleurs. Une telle réaction ne ferait qu'accroître les dangers de la guerre et du fascisme » . (1) Malgré les manifestations de masse contre la guerre qui se sont étendues au monde en entier, elle a bel et bien eu lieu et ne s’est jamais arrêtée. Depuis cette date-là, on décompte en effet « entre trente-cinq et cinquante conflits (...) Lire la suite »
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Afghanistan : les guerres éclatent quand elles sont nécessaires…. et se terminent de la même façon

Victor Sarkis

« Ils pensaient que j’allais arriver avec une carte leur indiquant qui étaient les bons et les méchants », déclare un ancien conseiller anonyme d’une équipe des forces spéciales [américaines] à l’agence Sigar en 2017. « Il leur a fallu du temps pour comprendre que je n’avais pas ces informations entre les mains.

Au début, ils n’arrêtaient pas de me demander : “Mais qui sont les méchants ? Où sont-ils ?[1]” ». « Ils se sont délivrés du Malin, mais les méchants sont restés, et le Mal est désormais neuf fois pire[2] ». En matière de géopolitique, il est bon de partir du fait que le Mal n’existe pas. C’est une catégorie théologique, qui ravira peut-être les philosophes et les moralistes, mais qui n’est d’aucune utilité en la matière. La géopolitique est avant tout constituée de rapports de forces concrets et objectifs – eux-mêmes très souvent directement déterminés par des rapports sociaux de production –, mais certainement pas d’idées abstraites, et encore moins de grands principes. On s’est beaucoup gaussé de De Gaulle pour sa petite phrase sur « l’Orient compliqué », voulant y voir là une marque de xénophobie quelque peu décomplexée, mais on a beaucoup oublié l’autre partie de la phrase : « Vers l’Orient compliqué, je volais avec des idées simples ». Délaissant quelque peu l’émotion – tout à fait légitime par ailleurs, mais on (...) Lire la suite »

Afghanistan - 2021

Simon KORNER
Michael Rubin de l'American Enterprise Institute, de droite, a écrit sur la page Web de l'organisation (16 août) : « L'OTAN est un homme mort qui marche... En permettant à la Chine de faire avancer ses intérêts en Afghanistan, Biden lui permet également de couper l'Inde et d'autres alliés américains d'Asie centrale. En termes simples... L'incompétence de Biden met désormais en péril l'ensemble de l'ordre libéral de l'après-guerre... Que Dieu aide les États-Unis ». Les faucons de droite, y compris les généraux étasuniens à la retraite et Fox News, ont été rejoints par les médias libéraux pour condamner la sortie précipitée des États-Unis d'Afghanistan, tels que le New Yorker, le Wall Street Journal, le Public Broadcasting Service (PBS), Foreign Policy et le New York Times. Ce tollé est repris par le Daily Mail et les droites ici, y compris Boris Johnson et le ministre de la Défense Ben Wallace, ainsi que par Lisa Nandy et Tony Blair du Labour, l'architecte de l'interventionnisme, qui a qualifié le retrait (...) Lire la suite »
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Afghanistan - Une guerre pour rien !

Djamel LABIDI

Une guerre pour rien ! L'expression est terrible, monstrueuse si on y réfléchit un instant. Et pourtant, après la débâcle occidentale en Afghanistan, ce sont les mots qui sont revenus le plus souvent, dans les médias occidentaux et dans la bouche des dirigeants occidentaux eux-mêmes.

20 ans donc de guerre "pour rien". Des torrents de sang, de larmes, de souffrances, de destruction "pour rien". Des centaines de milliers de morts et de blessés afghans "pour rien". Et aussi des dizaines de milliers de morts et de blessés étasuniens, anglais, français, allemands, danois, norvégiens etc.. bref de tout l'occident représenté dans ce carnage, "pour rien". Avec une franchise désarmante, le président Joe Biden explique que l'Afghanistan est "le cimetière des empires", qu'il fallait arrêter la guerre après la mort de Ben Laden, mais il ne dit pas pourquoi elle a continué vingt ans. Il explique cependant, discours nouveau, que la continuation de la guerre aurait fait encore plus de victimes, encore pour rien. Il dit que ces guerres ce sont des soldats américains morts, mais aussi blessés, d'anciens combattants qui sont handicapés à vie physiquement et moralement, qui se droguent qui se suicident. Il rappelle la mort de son fils après son retour d'Irak. Il dit qu'il ne faut plus de (...) Lire la suite »

La nouvelle façon de faire la guerre de Washington est vouée à l’échec (Counterpunch)

Patrick COCKBURN
Une tentative maladroite de déterminer qui est à blâmer pour n'avoir pas su prévoir la victoire rapide des talibans et la désintégration des forces gouvernementales afghanes masque les leçons stratégiques les plus importantes de la guerre en Afghanistan. Les tournants de l'histoire arrivent généralement par surprise car, si les pouvoirs en place pouvaient les voir venir, ils prendraient des mesures pour les éviter. Les gouvernements et le public aiment à croire que l'histoire est plus inévitable qu'elle ne l'est réellement. Des événements inattendus de grande importance, tels que la chute de la France en 1940, le renversement du Shah en 1979 et l'effondrement de l'Union soviétique en 1991, ont été suivis d'enquêtes visant à déterminer pourquoi les experts ne les avaient pas prévus. Ces enquêtes fouillent en profondeur à la recherche des causes profondes des changements historiques et les trouvent toujours. Mais, comme l'a dit Lord Northcliffe, il ne faut jamais "perdre le sens du superficiel". Les (...) Lire la suite »

Réflexions sur les événements en Afghanistan

MK BHADRAKUMAR
1. Effondrement de l’armée afghane Les médias sociaux ont rapporté qu’à la résidence de Kaboul du conseiller à la Sécurité nationale afghan Hamdullah Mohib, qui a fui précipitamment au Tadjikistan samedi avec le président Ashraf Ghani, trois 4×4 Toyota Landcruiser ont été trouvés remplis de billets de dollars. Mohib était le roi de l’ombre de l’Afghanistan. Il contrôlait le budget de la défense du pays. Au cours de l’année à venir, il aurait géré plus de 3 milliards de dollars, que les États-Unis ont affectés à l’aide aux forces armées afghanes. Les Taliban ont gâché sa fête. Le mystère de la perte de la volonté de combattre des forces armées afghanes n’est en fait pas un mystère du tout. La principale raison en est le détournement du budget de la défense. Dans le système mis en place par Ghani, Mohib, son larbin de confiance, contrôlait le Ministère de la Défense – et non le ministre de la Défense – et il s’est manifestement bien débrouillé – et probablement Ghani aussi. L’avenir nous le dira. Les soldats recevaient (...) Lire la suite »

Kaboul et le désert français

Philippe GRASSET

Voilà sans aucun doute une cause d’une peine profonde qui ressort parfois et s’empare de moi, avant de le céder à la confusion et à l’interrogation. Cela ne dure qu’un instant, mais cela dure pourtant et cela se répète. Je parle de ce que j’ai entendu, ou plutôt devrais-je dire “de ce que je n’ai pas entendu”, venu de la France à propos de l’Afghanistan, puis qui enfin a commencé à se dire.

Mais voyons cela d’un peu plus près. De quoi parle-t-on ? Des risques de terrorisme à partir de l’Afghanistan ? De la “poussée migratoire” probable ? Des droits de l’homme (et de la femme, certes) face aux néo-talibans ? D’autres n’hésitent pas à prêcher dans le “désert français”, ou bien dans le “désert occidental”, comme fait madame Chantal Delsol, pour laquelle j’avais une belle considération, et qui nous chapitre, et dont je découvre qu’elle est peut-être sur une autre planète que la mienne... Voici madame Delsol exposant avec une clarté inattendue la doctrine universaliste du christianisme en train de sombrer, dont elle ne semble pas distinguer que cette doctrine revue à la lumière de la modernité-tardive est chargée de papes François, de neocons, de BHL-Kouchner, d’avions secrets de la CIA amenant ses tortionnaires à la prison de Bagram ; mais aussi, cette même philosophe nous renvoyant en des temps que les talibans eux-mêmes doivent apprécier, puisqu’il s’agit des temps anciens de notre histoire, (...) Lire la suite »

Le capitalisme : source de toutes les crises, et crimes humanitaires

Mohamed BENALLAL

« Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité, et ils ne voient la nécessité que dans la crise » . (Jean MONNET)

Les crises à travers les cinq continents se multiplient, et se diversifient allant de la crise économique à la crise sanitaire, à la crise militaire, en passant par la crise financière. Le tout convergent sur la crise politique, cette dernière n’arrive pas à moraliser, ajuster, et équilibrer les relations internationales sur fond de divergence d’intérêts profond, de rapport de forces, et de sentiments d’arrogance de celui qui détient actuellement la force matérielle, et la puissance financière, et qui enfin de compte veut que sa force, et sa puissance supplantent, et transgressent les règles du droit des relations internationales, et par conséquent, il fait naître l’aversion, la xénophobie, la répugnance, la misanthropie, et les hostilités pour certaines nations vis-à-vis de cette fracture de la société dus aux différentes crises existantes. De ce fait les nations des cinq continents se compartimentent entre deux axes qualifies unilatéralement par l’ ex président des États-Unis, G.W.Bush, lors des (...) Lire la suite »
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