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Thème : Afrique
Combien vaut un enfant cobaye mort ?

Bonne année….de jardinage !

Charles HOAREAU

En cette période de l’année où nous nous souhaitons une bonne année et, encore plus cette année que les autres, tous nos vœux de bonne santé, il me revient en mémoire qu’il y a exactement 20 ans, un scandale commença à s’ébruiter concernant des essais cliniques sauvages faits en 1996 au Nigéria.

Il s’agissait d’essais faits dans le dos de la population, qui servit ainsi d’échantillon de cobayes involontaires, d’une molécule le "Trovan" ou "trovafloxacine", antibiotique rapidement interdit en Europe à cause des hépatites médicamenteuses qu’il provoquait. L’histoire était particulièrement choquante car elle concernait des centaines d’enfants et de nourrissons dont certains décédèrent et d’autres gardèrent des lésions à vie. L’affaire donna lieu à plusieurs procès où finalement le laboratoire s’engagea à verser des millions de dollars dont 34 millions d’indemnités aux familles des victimes. 17 ans après, non seulement aucune famille n’avait été indemnisée, mais loin de faire amende honorable, le laboratoire s’en prit à "Médecins Sans Frontière" qui avait révélé ce scandale, en calomniant l’association ce que celle-ci dénonça à juste titre. Je n’ai jamais su quelle somme d’argent pouvait remplacer un enfant mort. Je ne sais pas non plus où en est l’indemnisation, ce que je sais c’est qu’il a fallu attendre (...) Lire la suite »
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Comment la colonisation du Congo a enrichi les grands patrons belges

Nick DOBBELAERE
Nick Dobbelaere Cela fait 60 ans que le Congo a obtenu son indépendance. D'abord propriété de Léopold II, le Congo a été exploité pour enrichir quelques grands capitalistes belges ainsi que la famille royale. Impossible de comprendre l'importance du mouvement de décolonisation et les débats actuels sans se plonger dans l'histoire de ce gigantesque pays africain. Rencontre avec Lucas Catherine, écrivain et spécialiste de la colonisation. Comment le Congo est-il devenu une colonie belge ? Les pays européens se sont partagé l’Afrique. Ils se sont promis de ne pas se nuire mutuellement. Et Léopold II a gagné le droit de coloniser ce grand pays situé au cœur de l’Afrique Lucas Catherine. À la fin du XIXe siècle, les pays européens étaient en plein développement industriel. Ils avaient besoin de matières premières et de marchés. C’est pourquoi les colonies étaient primordiales. Lors d’une conférence à Berlin en 1885, les puissances européennes ont décidé de se partager l’Afrique. Les Allemands en ont reçu une (...) Lire la suite »

La révolution est-elle assez entrée dans l’histoire de l’homme africain ?

Valentin- JRCF

Le 26 juillet 2007, un sombre personnage venait affirmer à Dakar : « l’Homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire ». Bien évidemment, le continent qui a vu naître notre espèce et tant de civilisations a dû attendre l’arrivée des commerciaux et colons européens pour entrer dans l’histoire du capitalisme, plus souvent de force que de gré.

L’histoire bourgeoise écrit ce qui l’arrange, mais qu’en est-il de la nôtre, de l’Histoire de notre classe ? Cette question nous donne l’occasion de traverser la Méditerranée puis le Sahara, ainsi que le temps, pour survoler une grande partie du siècle dernier. Les répressions régulières exercées alors par les puissances impérialistes dans leurs colonies montrent une peur croissante face aux révolutionnaires locaux, qui va s’accentuer après la Seconde Guerre Mondiale dans un contexte de guerre froide propice à l’émancipation des peuples. Ainsi, l’insurrection malgache démarrée en mars 1947 sera écrasée dans le sang par l’armée française : on estime aujourd’hui les victimes du massacre entre 100 000 et 200 000 morts. Si l’indépendance devra encore attendre plus d’une décennie, il faudra à l’armée coloniale une année entière pour en finir avec la guérilla. Le 6 mars 1957, la Côte-de-l’Or (Gold Coast) est le premier pays d’Afrique Subsaharienne à accéder à l’indépendance sous son nom historique de Ghana. Son premier (...) Lire la suite »

L’armée française n’a rien à faire en Afrique !

Francis ARZALIER

La pandémie a profondément et durablement bouleversé les peuples, dont le nôtre, et ses conséquences encore imprévisibles seront multiples. Mais les règles économiques et politiques qui permettent d’expliquer le chaos des relations entre nations n’ont pas changé. L’impérialisme, qui, selon nos télévisions, n’existe pas, c’est à dire la volonté de domination, d’exploitation d’un autre peuple, de ses richesses et de ses hommes, continue de semer partout dans le monde des guerres, des migrations de foules entières fuyant les combats ou la pauvreté.

Les gouvernements successifs des États-Unis d’Amérique, qui, à eux seuls, dépensent près de la moitié des budgets militaires du monde, sont présents sur tous les continents, avec leurs bases équipées d’armes nucléaires, leurs flottes sur mer et dans les airs, leurs drones et leurs espions, et les gouvernements occidentaux (OTAN, UE, France, Israël, Arabie Saoudite, etc) sont ses supplétifs dévoués. Les subversions par intégristes interposés, le sabotage économique, les menaces guerrières, infligées au peuples (de Libye, d’Irak, de Syrie, d’Iran, du Yémen, de Cuba, du Venezuela, de Corée, etc...) parce qu’ils ont eu la prétention de vouloir être indépendants, ne sont pas des catastrophes naturelles. L’ANC, héritière des Communistes français qui, en 1920, ont fondé le PCF (Section Française de l’Internationale Communiste) contre l’impérialisme responsable du Grand Massacre Mondial, reste fidèle à l’idéal originel : Tout communiste a pour mission de lutter contre l’impérialisme, et en premier lieu celui de son pays, (...) Lire la suite »

Jérôme Munyangi : « L’Artemisia est la solution pour l’Afrique »

Jérôme DUVAL

Le docteur Jérôme Munyangi est diplômé en Médecine à l’Université de Kinshasa, il a obtenu un Master à l’Université Paris Diderot et un autre à l’Université d’Otawa. En 2011, il a été recruté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme chercheur sur les maladies tropicales négligées. Il travaille depuis maintenant 6 ans sur un traitement alternatif contre le paludisme à base d’une plante en République démocratique du Congo (RDC), 3e pays d’Afrique le plus touché par cette maladie, après le Nigeria et le Mozambique. Ses recherches démontrent l’efficacité du traitement à base d’Artemisia, plante avec laquelle les chinois se soignent depuis plus de 2000 ans, l’OMS et d’autres organisations internationales s’opposent à son utilisation, la France et la Belgique l’interdisent et le sujet crée la polémique alors que le fléau continue de s’abattre sur les populations concernées. Selon le dernier rapport de l’OMS, le World Malaria Report 2018, toutes les 2 minutes, un enfant de moins de 5 ans meurt de cette maladie guérissable.

Docteur Jérôme Munyangi, récemment vous avez fui votre pays, la République démocratique du Congo, pour des raisons de sécurité. Cela fait maintenant plusieurs mois que vous êtes à Paris. Qu’est-ce qui vous a motivé à vous exiler en France ? En 2015, j’ai commencé à subir des menaces de revendeurs de médicaments qui travaillent en relations avec des firmes pharmaceutiques indiennes et chinoises et qui s’installent un peu partout en Afrique. Ces firmes sont reconnues pour être impliquées dans le trafic de médicaments falsifiés. J’ai résisté à plusieurs attaques depuis 2015, puis j’ai été empoisonné comme cela a été clairement dit dans le documentaire Malaria Business [1], et dans la presse en 2017. Pouvez-vous nous rappeler les faits ? Nous avons commencé une étude clinique sur la malaria dans la province du Maniema à Kindu en novembre 2015, avec toutes les autorisations requises à Kinshasa, du ministère de la Santé, du ministère de la Recherche scientifique, etc. Le médecin chef de zone a fait une première (...) Lire la suite »

Missions en conflit

Piero GLEIJESES
Cet ouvrage présente un récit haletant de la politique cubaine en Afrique de 1959 à 1976 et de son conflit croissant avec les États-Unis. L’auteur conduit le lecteur des premiers pas de Cuba pour aider les rebelles algériens combattant la France en 1961, à la guerre secrète entre La Havane et Washington au Zaïre en 1964-65 — où 100 Cubains menés par le Che Guevara ont affronté 1 000 mercenaires contrôlés par la CIA — et, finalement, à l’envoi héroïque de 30 000 Cubains en Angola en 1975-76, qui a stoppé l’avance sud-africaine sur Luanda et condamné la grande opération masquée d’Henry Kissinger. Seul chercheur étranger à avoir eu accès aux archives cubaines, l’auteur a étayé ses travaux sur des ressources complètement inédites et des entretiens de première main dans presque tous les pays concernés. Ce travail complet et équilibré apporte un éclairage nouveau sur la politique étrangère américaine et les opérations secrètes de la CIA. Il révolutionne notre vision du rôle international de Cuba, remet en question les (...) Lire la suite »

Les missionnaires chrétiens ont-ils détruit l’héritage culturel négro-africain ?

Adil GOUMMA

Missions évangélisatrices en Afrique noire pendant l’ère coloniale : entre culpabilité et innocence.

Dans un contexte colonial qui favorise le Blanc au détriment du l’Africain, des missionnaires avaient cédé devant les privilèges et s’étaient laisser-aller dans le chemin de la débauche. La droiture d’esprit et l’ascétisme étaient laissés de côté par ceux qui devraient représenter dignement le Christ. Ces Emissaires de l’Eglise avaient préféré se joindre au rang du fort pour opprimer davantage le faible. Nombreux sont les égarements de certains missionnaires qui, par maladresse ou par insuffisance de connaissances sur l’Afrique, pratiquaient l’acculturation en forçant le Noir à assimiler la civilisation occidentale et à se désintéresser de son héritage socioculturel. Des missionnaires estimaient qu’il fallait ignorer les valeurs autochtones et imposer leurs principes pour créer des sociétés purement chrétiennes en faisant disparaître les institutions sociales traditionnelles. Alors qu’il fallait étudier la mentalité africaine et comprendre le fonctionnement de la société indigène qu’ils essayaient de convertir, (...) Lire la suite »

Les guerres secrètes des États-Unis mettent l’Afrique en danger

Moon of Alabama
Sous prétexte de « guerre contre le terrorisme », les forces spéciales étasuniennes dépensent beaucoup d'argent et s’appuient sur des décrets obscurs pour s'introduire dans le ventre de l'Afrique. Leurs opérations secrètes ne peuvent que provoquer une plus grande instabilité et mettre en danger les peuples d'Afrique et leurs gouvernements. Dans une récente interview, Seymour Hersh a parlé (@2mn50) des opérations militaires américaines en Afrique : "Nous avons d’importantes forces spéciales qui sont particulièrement actives en Afrique, dans beaucoup d'endroits. Je pense que le public n’en sait à peu près rien. Je ne pense pas que mon président en ait été informé. Je pense qu'il ne s'y intéresse pas ou qu'il n'est pas au courant. Je sais qu'il y a des gens dans l'armée, dans les hautes sphères de l'armée, au gouvernement, à Washington qui s’interrogent : « Qu'est-ce qu’elles font là-bas ? « Qui est aux manettes ? » Ces forces spéciales ne sont pas très contrôlées. Beaucoup d'entre eux se croient partis en (...) Lire la suite »

Retour sur le bide de Lomé

Kharroubi HABIB
L'annonce la semaine dernière par les autorités togolaises du report « sine die » du sommet israélo-africain qui devait se tenir dans la capitale de leur pays Lomé du 23 au 27 octobre relativise la « percée » africaine qu'Israël serait parvenu à opérer dans le sillage des visites effectuées à deux reprises sur le continent noir par son Premier ministre Benjamin Netanyahu au cours des 16 derniers mois. Ce sommet israélo-africain devait en effet dans l'esprit de ceux qui en ont eu l'idée à Tel-Aviv être la traduction du résultat triomphal de l'offensive diplomatique menée en Afrique par l'Etat sioniste et l'occasion pour Netanyahu de faire la démonstration qu'il est parvenu à réaliser l'objectif qu'il s'est fixé en matière de politique étrangère sur le continent qu'il a résumé comme devant aboutir au « retour d'Israël en Afrique et de celle-ci en Israël ». Le report du sommet leur a causé du désenchantement car provoqué par une levée de boucliers sur le continent contre sa tenue qui a refroidi même des (...) Lire la suite »
Des documents militaires étasuniens secrets révèlent une constellation de bases militaires étalées sur tout le continent.

La machine de guerre étasunienne en Afrique (TomDispatch)

Nick TURSE

Pendant des années, AFRICOM a vendu la fiction que Djibouti est le site de sa seule « base » en Afrique. Alors que les États-Unis maintiennent un vaste réseau d’installations militaires dans le monde entier, avec des complexes militaires énormes et difficiles à ne pas voir en Europe et en Asie, les bases d’Afrique ont été mieux dissimulées.

Et les Russes ne sont pas les seuls étrangers qui occupent l’esprit de Waldhauser. Il se méfie également d’une « base militaire » chinoise qui se construit non loin du Camp Lemonnier, la grande base américaine installée dans la minuscule nation de Djibouti. « Ils n’ont jamais eu de base à l’étranger, et nous n’avons jamais eu de base […] un concurrent sérieux aussi proche d’une de nos bases que celui-là, a-t-il déclaré, cela entraine des problèmes de sécurité opérationnelle très importants. » Lors de cette conférence de presse, Waldhauser a mentionné encore une autre base, une américaine, exposée par le Washington Post, en octobre dernier, dans un article intitulé Les États-Unis ont secrètement élargi leur réseau mondial de bases de drones en Afrique du Nord. Cinq mois plus tard, le commandant de l’AFRICOM en semblait encore affligé. « L’histoire du Washington Post qui a déclaré ‘volant depuis une base secrète située en Tunisie’. Ce n’est pas une base secrète et ce n’est pas notre base […] Nous n’avons pas (...) Lire la suite »
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