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Thème : Blocus/Embargo
Déclaration du ministère cubain des Relations extérieures

La pandémie prouve qu’au-delà des clivages politiques la coopération est incontournable

MINREX *

On peut d’ores et déjà mesurer les retombées du Covid-19 – et on pourra le faire encore mieux à l’avenir – par les quantités de contagieux impressionnantes qu’elle provoque, par les chiffres de décès inacceptables qu’elle entraîne, par les dégâts indéniables qu’elle cause à l’économie mondiale, à la production, au commerce, à l’emploi et aux revenus de millions de personnes.

Nous sommes face à une crise qui déborde largement du terrain sanitaire. Cette pandémie se propage dans un monde qui se caractérise par des inégalités économiques et sociales épouvantables dans les nations et entre elles, par des flux de migrants et de réfugiés sans précédent, par la résurgence de la xénophobie et de la discrimination raciale, et par le fait que les avancées impressionnantes de la science et de la technologie en matière de santé, loin de viser à garantir le bien-être et la vie saine des majorités, se concentrent toujours plus sur les affaires pharmaceutiques et sur la marchandisation de la médecine. Elle se répand dans un monde grevé par des modèles de production et de consommation dont on sait pertinemment qu’ils sont insoutenables et incompatibles avec la finitude des ressources naturelles qui garantissent la vie sur la planète, des modèles imposés en particulier dans les pays les plus industrialisés et au sein des élites de pays en développement. Dès avant l’apparition du premier (...) Lire la suite »
L’interview choc

Alfred de Zayas : "Les sanctions économiques sont un crime contre l’Humanité"

Romain MIGUS

Alfred de Zayas a été secrétaire du Comité des Droits de l’Homme de l’ONU, directeur du bureau des requêtes au Haut Commissariat des Droits de l’Homme de l’ONU, et expert indépendant auprès des Nations Unis pour la promotion d’un ordre international démocratique et équitable. C’est un avocat et professeur universitaire reconnu pour la rigueur de son travail.

Dans cette interview exclusive, Mr De Zayas revient sur les avancées et les limites du système de protection des droits de l’Homme de l’ONU et analyse pour nous les "mesures coercitives unilatérales" -les sanctions économique et le blocus financier- que les États-Unis et leurs alliés déploient contre certains pays afin de renverser leurs gouvernants (Russie, Iran, Venezuela, Cuba,...). Ils n’hésitent pas à les qualifier de "crimes contre l’Humanité".

Alfred de Zayas revient aussi sur le rapport qu'il a écrit en 2018 pour le compte de l'ONU sur la situation économique et sociale au Venezuela. Au rebours des ONG, des médias, et des politiciens, il a été le premier à mettre en lumière la barbarie des sanctions états-uniennes contre ce pays. Connaissant son honnêteté et son perfectionnisme méthodologique, certaines multinationales de l'humanitaire ont essayé de le dissuader de faire son travail pour les Nations Unies. Comme Alfred De Zayas a persévéré dans son travail, il a été harcelé et menacé par ces ONG et complètement abandonné à son sort par le Haut Commissariat aux Droits de l'Homme de l'ONU. Ce témoignage est une incursion exceptionnelle dans le monde de la gestion politique des Droits de l'Homme. Sommaire : 0'10 : Introduction 2'02 : Le système de protection des DDHH mis en place par l’ONU 12'12 : Les ONG : une limite à ce système ? 13'53 : L'ONU et les mesures coercitives unilatérales 22'40 : Le harcèlement et les menaces des ONG 26'42 : (...) Lire la suite »

Iran/Etats-Unis : sanctions, chantages et extorsions de fonds (ou comment le voyou fait appliquer sa "loi")

Viktor DEDAJ
« Celui qui contrôle le vocabulaire contrôle les termes du débat » Une amende, selon le Larousse, est « une sanction pécuniaire édictée par la loi en matières civile, fiscale, douanière ou pénale, consistant en une somme d'argent payable à l'État. » L'Etat, ici, n'est pas n'importe quel Etat, mais bien l'Etat sous la juridiction duquel se trouve l'enfreignant. Je paie une amende à l'Etat français lorsque j’enfreins une loi ou une réglementation édictée par l'Etat français ou une autorité française et lorsque je me trouve dans un état de subordination à, ou sous la juridiction de, l'autorité en question. En clair : je peux rouler à 200km/h sur une autoroute allemande sans risquer une « amende » lors de mon retour en France. A contrario, ce n'est pas parce que j'ai le droit de rouler à 200km sur une autoroute allemande que je pourrais me permettre de le faire sur une autoroute française. Un autre élément fondamental en droit pénal est que la sanction ne s'applique qu'aux actes commis après la date (...) Lire la suite »

Etats-Unis : lourde amende contre un militant pro-Cubain (In Cuba Today)

Nora Gámez Torres
Dans une affaire qui semble représenter un changement de politique, le Bureau du Département du Trésor des Etats-Unis de Contrôle des Avoirs étrangers (OFAC) a ouvert une procédure judiciaire contre un militant pro-cubain de longue date basé à Tampa. Albert A. Fox Jr., qui a des liens étroits avec le gouvernement cubain, risque une amende de 100.000 $ pour des violations présumées de l'embargo des Etats-Unis au cours de deux voyages à l'île au cours des six dernières années. Les sanctions sont les premières émises par l'OFAC envers un individu depuis au moins 2013. Selon les documents officiels obtenus par El Nuevo Herald, l'OFAC accuse Fox, président de Alliance for Responsible Cuba Policy, de transactions illégales liées à deux voyages effectués à Cuba. Les transactions prohibées alléguées comprennent la fourniture de services de voyage non autorisés à cinq membres de l'Association internationale des entrepreneurs de forage de Houston - qui se sont rendus sur l'île en Août 2010 - et des activités (...) Lire la suite »

Rapport de Cuba à l’ONU sur le blocus appliqué par les Etats-Unis d’Amérique - Juin 2016

Pour ceux et celles qui avaient cru comprendre que le blocus contre Cuba appliqué par les Etats-Unis avait été levé et que les relations entre les deux pays avaient été "normalisées", voici, pour la 25ème année consécutive, le rapport de Cuba qui sera présenté à l’Assemblée Nationale des Nations-Unies. L’année dernière, la demande de la levée du blocus avait été approuvée par 191 pays en faveur, 2 contre (les Etats-Unis et Israël - le pays qui condamne les simples boycotts...) et 0 abstentions. Le lecteur attentif relèvera la chape de silence médiatique qui recouvrira, comme chaque année, la condamnation du blocus par le monde entier - à l’exception des deux états-voyous habituels. - LGS

Rapport de Cuba sur la Résolution 70/5 de l’Assemblée générale des Nations Unies : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique » - Juin 2016INTRODUCTION D’avril 2015 à avril 2016, les rapports entre les États-Unis et Cuba ont connu quelques progrès, notamment en raison du rétablissement des relations diplomatiques et de la réouverture d’ambassades, précédés d’une décision juste : le retrait de Cuba de la liste illégitime des États parrainant le terrorisme, car elle n’aurait jamais dû y être inscrite. En mars 2016, à l'occasion de sa visite à Cuba, le président des États-Unis, Barack Obama, a reconnu une fois de plus que la politique de blocus avait fait son temps et qu’il fallait l’éliminer. Le 22 mars, dans son discours au Grand Théâtre Alicia Alonso de La Havane, il a souligné que le blocus « faisait du tort à Cuba au lieu de l’aider » et il a de nouveau appelé le Congrès à mettre fin à cette politique. Pourtant, le blocus économique, commercial (...) Lire la suite »

Cuba/Etats-Unis : Le blocus est une politique du passé et doit cesser !

Sergio Alejandro Gómez

Entretien exclusif de Granma international avec Josefina Vidal, directrice générale chargée des Etats-Unis au ministère des Relations extérieures. Auteur : Sergio Alejandro Gómez | internet@granma.cu 22 juillet 2016 « NOUS avons beaucoup travaillé pour parvenir à un changement dans la politique des États-Unis vis-à-vis de Cuba », signale Josefina Vidal, qui a conduit la délégation cubaine aux conversations avec les États-Unis qui ont débouché sur l’ouverture d’un nouveau chapitre dans les relations bilatérales. Mais elle ne parle pas des démarches difficiles entreprises depuis un quart de siècle sur ce sujet. « Il faut savoir lire l’histoire pour savoir que Fidel a fait part à plusieurs reprises de la disposition de Cuba à discuter et régler les divergences avec les États-Unis par la voie des négociations, sans renoncer à un seul de nos principes. Et le général d’armée Raul Castro, en assumant la direction de notre gouvernement, a signalé que nous avons toujours été prêts à normaliser les relations avec ce pays sur un pied d’égalité ». Ce processus a été amorcé le 17 décembre 2014, au terme d’un demi-siècle de résistance du peuple cubain à tout genre d’agressions. Quelques mois plus tard, le 20 juillet 2015, les bâtiments qui abritaient jusque-là les sections d’intérêts dans chaque capitale ont retrouvé automatiquement leur statut d’ambassade. Un an après ces événements, Granma international s’est entretenu en exclusivité avec Josefina Vidal dans son bureau situé au 6e étage du ministère des Relations extérieures, à la Direction générale chargée des États-Unis.

Parlez-nous des progrès accomplis jusqu’à ce jour... Pour avoir un bilan le plus complet possible, il faut analyser une période qui s’étend sur plus d’une année. Il faut tenir compte du processus de négociations de près de six mois qui a précédé le rétablissement des relations diplomatiques. Je préfère donc parler des progrès enregistrés pendant ces 19 derniers mois. Au cours de cette étape, des résultats ont été obtenus dans des domaines prioritaires et d’intérêt pour Cuba, dans les sphères politiques et diplomatique, ainsi que dans la coopération et le dialogue sur des questions d’intérêt bilatéral et multilatéral. Parmi les aspects prioritaires pour Cuba figure le retour de trois de nos Cinq héros incarcérés aux États-Unis, l’exclusion de Cuba de la liste des États terroristes et le renouvellement du dépôt de la marque de rhum Havana Club dans ce pays. Dans le domaine politico-diplomatique, je dois mentionner la création de la Commission bilatérale Cuba-États-Unis pour le suivi de l’agenda ultérieur au (...) Lire la suite »
Le jour où JFK mangea son chapeau...

Cinquante-cinq ans après, quelques séquelles immédiates de la tentative étasunienne d’invasion de Cuba par la Baie des Cochons.

Hernando CALVO OSPINA

Le 14 avril 1961, cinq bateaux « marchands » se dirigèrent depuis l’Amérique Centrale vers la baie des Cochons à Cuba. Trois d’entre eux portaient les noms de « Barbara », « Houston », et « Zapata ». Ils transportaient une force paramilitaire de quelque 1500 hommes, appelée Brigade 2506.

Les jours précédents, des bombardiers B-29 peints aux couleurs des Forces Armées Révolutionnaires de Cuba attaquèrent les aéroports de trois villes cubaines. C’était le 15 avril 1961.

L'un des pilotes vola jusqu'à Miami et déclara à la presse qu'un soulèvement intérieur avait lieu. On apprit postérieurement que la CIA avait fourni les appareils et qu'ils avaient décollé du Nicaragua. Les bombardements avaient pour objectif de s'assurer la domination de l'espace aérien cubain par la destruction de la maigre et vieillissante flotte d'avions de combat dont disposait la Révolution. En se replaçant dans le contexte de l’époque, on peut affirmer que “la plus importante des opérations secrètes de toute l’histoire des Etats-Unis venait de commencer.” Le débarquement eut lieu le 17. Mais en moins de soixante-dix heures, les envahisseurs étaient vaincus. Alors que les bombes pleuvaient sur Cuba, Raul Roa, ministre cubain des affaires étrangères, appela une nouvelle fois les Nations Unies à l’aide. Il expliqua que son pays avait été attaqué par « une force mercenaire organisée, financée et armée par le gouvernement des Etats-Unis, en provenance du Guatemala et de Floride ». L’ambassadeur (...) Lire la suite »

Etats-Unis/Cuba : nouvelle sanction contre une compagnie française

CubaDebate

Le groupe pétrolier français CGG Services S.A. a payé plus d’un demi-million de dollars aux États-Unis pour éviter une demande juridique pour violation de blocus appliqué à Cuba, ont informé ce lundi les autorités étasuniennes.

CGG Services S.A. et ses filiales ont accepté de payer 614 250 dollars pour avoir « ignoré imprudemment » les restrictions imposées par les États-Unis à la nation antillaise, a affirmé le département du Trésor, qui a toutefois précisé que les infractions constatées avaient été « mineures ». L’une des transgressions remonte à 2010 quand une de ses filiales a fait des sondages sismiques à Cuba à la demande d’une entreprise, a affirmé le département du Trésor. De plus, entre décembre 2010 et février 2011, la CGG a fourni des services, des pièces de rechange et des équipements d'origine étasunienne en vue de prospection de gaz et de pétrole à des bateaux qui opéraient en eaux territoriales cubaines. « CGG France connaissait l’origine des prétendues violations, car elle savait où se trouvaient les navires et quelle était l’origine des marchandises », affirme le communiqué du département du Trésor. Selon le communiqué de l'Office of Foreign Assets Control (OFAC), les transactions réalisées par la compagnie (...) Lire la suite »

Isolement des Etats-Unis : 191 pays (sur 193) dénoncent le blocus contre Cuba.

Maïté PINERO
« Si Cuba pense que cet exercice va aider à faire avancer les choses dans le sens que les deux gouvernement souhaitent, elle se trompe ». C'est ce qu'a déclaré le représentant des États-Unis, Ronald Godard, devant l'Assemblée générale de l'ONU. Pour la vingt-quatrième fois, cette dernière qui compte 193 états, se prononçait sur l'embargo infligé à l'île des Caraïbes par le voisin du nord. Le blocus le plus long, le plus rigoureux, le plus injuste de l'histoire dure depuis cinquante six ans mais ce n'est qu'à partir de 1992 que Cuba a présenté un rapport qui expose devant la communauté internationale les violations aux accords, traités ou règles qui régissent les relations entre pays dans tous les domaines (diplomatie, commerce, etc), en détaille les infractions, en comptabilise les dommages. Sa condamnation qui ne recueillait que 59 votes en 1992 était passée l'an dernier à 188 (deux contre les États-Unis et Israël et trois abstentions). Hier, sur proposition cubaine, 191 pays ont exigé la levée du blocus. (...) Lire la suite »
En faveur de la levée du blocus : 191 ; contre : 2 ; abstention : 0

Intervention du Ministre des Affaires Etrangères de Cuba à la 70ème session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies - 27/10/2015

Bruno Rodriguez Parrilla

Voilà, c’est fait. L’Assemblée générale vient de voter voilà dix minutes la résolution de Cuba sur le blocus. Résultat : 191 voix pour, 2 contre (celles de toujours - Etats-Unis, Israël - voir tableau des votes à la fin - NdR). Les 3 petits Etats du Pacifique qui s’étaient abstenus jusqu’ici et qui viennent d’établir des relations diplomatiques avec Cuba ont voté pour : 188+3=191. Obama, dont certaines rumeurs laissaient croire qu’il allait s’abstenir, n’a finalement pas osé aller contre son congrès, qui lui est déjà contraire sur ce plan. Comme quoi, la politique intérieure continue de dicter la politique extérieure aux USA. Le représentant USA a affirmé, entre autres : "Si Cuba croit que présenter une nouvelle fois sa résolution est un bon moyen de faire avancer les choses, elle se trompe" (ce n’est pas une citation exacte, mais c’est l’idée).

Amitiés

Jacques-François Bonaldi (La Havane)

Proyecto 23/10/2015 14:17 / Revisado 26/10/205 DISCOURS DE M. BRUNO RODRIGUEZ PARRILLA, MINISTRE DES RELATIONS EXTÉRIEURES DE LA RÉPUBLIQUE DE CUBA, SUR LE POINT « NÉCESSITÉ DE LEVER LE BLOCUS ÉCONOMIQUE, COMMERCIAL ET FINANCIER APPLIQUÉ À CUBA PAR LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE », À LA SOIXANTE-DIXIÈME SESSION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES, New York, le 27 octobre 2015 Monsieur le Président, Chers représentants permanents, Chers délégués, Le président des États-Unis, Barack Obama a reconnu le 17 décembre dernier que le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba avait échoué faute d’avoir atteint les objectifs prévus, qu’il était anachronique, qu’il causait des dommages au peuple cubain et qu’il avait provoqué l’isolement de son propre gouvernement. Le président a réitéré depuis que le blocus devait être levé. Il a demandé au Congrès de le faire et de ne pas s’opposer à la volonté des Étasuniens qui en demandent clairement l’élimination. Il s’est engagé à s’impliquer à ces fins dans le (...) Lire la suite »
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