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Thème : Charles de Gaulle

Nommer De Gaulle

Bernard GENSANE
Quand j’étais jeune (qui a dit : « et beau » ?), on disait « De Gaulle ». Quand on était un de ses chauds partisans, on disait « le général De Gaulle ». C’est ainsi que lui-même se nommait parfois à la troisième personne. Sur sa tombe, que partagent sa femme Yvonne et sa fille Anne, le chef de la France libre a fait inscrire « CHARLES DE GAULLE ». Les gens de ma génération, qui n’ont pas connu la guerre, n’éprouvaient aucune révérence ou fascination particulière pour cet homme. Je me souviens d’une chanson qu’on entonnait dans les cours d’école à la fin des années cinquante en se tapant sur les cuisses (sur l'air de "Et voilà l'général qui passe") : Et voilà l’général De Gaulle Tout poilu Tout tordu La médaille au trou du cul Hé oui ! Quand on était, comme moi, issu d’une famille de gauche, on lui était évidemment reconnaissant d’avoir – après quelques palinodies – mis un terme à la guerre d’Algérie et accordé l’indépendance à ce pays qui l’avait payée bien cher. On l’admirait pour savoir tenir tête aux États-Unis et (...) Lire la suite »
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OTAN : projet de retour de forces militaires étrangères sur le sol français

PRCF

Pierre Pranchère et l’Amiral Michel Debray appellent les parlementaires à refuser la réintégration totale de la France dans l’OTAN et à sortir de l’OTAN.

À l’initiative du président Hollande, un projet de loi prépare le retour de l’OTAN avec le stationnement sur notre sol de forces militaires étrangères membres, 50 ans après en avoir été exclues par le général de Gaulle. Le président de la République, bafouant les principes établis au nom de la France, de 1958 à 1966 pour sa sortie de du commandement intégré de l’OTAN, a soumis au conseil des ministres du 4 janvier 2016 un projet de loi qui autoriserait le retour sur notre sol de forces militaires étrangères sur décision des Etats-Unis, véritable maître de l’OTAN. Le général De Gaulle, dès son accession à la présidence de la République en janvier 1959, a multiplié les démarches et pris les décisions afin que la France rétablisse sa souveraineté et son indépendance, ce qui fut réalisé en mars 1966. Le texte prévoit, s’il est adopté par le parlement, l’adhésion de la France à un protocole datant de 1952 qui définissait « le cadre juridique du stationnement des quartiers généraux de l’OTAN et de leurs personnels au sein (...) Lire la suite »

Faire entrer Pierre Brossolette au Panthéon, un affront à la mémoire de Jean Moulin

Pierre PÉAN

François Hollande est sous pression pour accepter la panthéonisation de Pierre Brossolette (1903-1944), ce héros de la Résistance qui s’est tué en se jetant par la fenêtre pour ne pas parler à la Gestapo.

Un comité de soutien, présidé par l’historienne Mona Ozouf, est apparemment convaincant. S’il en acceptait les arguments, le président de la République infligerait un nouvel affront à Jean Moulin (1899-1943), qui, à la fin de sa vie, a subi les assauts d’un Brossolette désobéissant au général De Gaulle. Il nierait son rôle déterminant dans la victoire de ce dernier contre le général Giraud (1879-1949), alors soutenu par Roosevelt et Churchill. Les deux cercueils au Panthéon rendraient illisible l’histoire de cette dramatique période. Pour installer celui de Brossolette, il faudrait d’abord retirer celui de Moulin, en considérant a posteriori que "Max" n’aurait pas dû imposer l’unification de la Résistance intérieure sous sa houlette contre tous ceux qui la contestaient. La haine entre les deux hommes était si forte de leur vivant qu’il serait indécent de leur imposer une cohabitation post mortem. Faire entrer Brossolette au Panthéon, ce serait donner raison à tous ceux qui, depuis février 1943, n’ont pas (...) Lire la suite »

Les guerres de la France : si ça gagne pas, ça débarrasse

Michel J. CUNY

Redevenue, grâce à Hollande et Sarkozy, le pays le plus agressif au monde, la France renoue avec son passé "révolutionnaire", côté Girondins et Buonaparte, mais aussi côté De Gaulle d'après 1945... Pour quels résultats ? Toujours l'Empire en miettes. Regardons-y de plus près.

Selon Charles De Gaulle himself : "La France fut faite à coups d'épée. Nos pères entrèrent dans l'Histoire avec le glaive de Brennus. Ce sont les armes romaines qui leur portèrent la civilisation." (La France et son armée, 1938) Nous le sentons à merveille : Nicolas Sarkozy et François Hollande sont occupés à nous civiliser. L'avantage, c'est qu'ils le font sans qu'il nous en coûte la moindre plaie, la moindre bosse : il suffit de regarder les résultats à la télévision. Aussitôt, nous voici meilleur(e)s, et nettement plus civilisé(e)s. Désormais, nous autres, Françaises et Français, nous cassons du dictateur à n'en plus finir. À qui le tour ? Un bémol toutefois : nous ne faisons encore qu'assez peu de morts... C'est regrettable puisque, selon nos classiques : "À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire." (Pierre Corneille) Il faut en convenir : ici encore, nous trahissons la pensée profonde de notre grand maître à toutes et tous : Charles De Gaulle. D'avance, en effet, Sarkozy et Hollande sont (...) Lire la suite »

Quand le lobby colonial bloque Alger : retour sur la semaine des barricades

Ait Benali BOUBEKEUR

« Compte tenu de toutes les données, algériennes, nationales et internationales, je considère comme nécessaire que ce recours à l’autodétermination soit, dés aujourd’hui, proclamé », extrait du discours du général De Gaulle du 16 septembre 1959.

Dans ce fameux discours, le général propose trois solutions possibles. Les Algériens peuvent choisir, selon lui, ou la sécession, ou la francisation complète, ou le gouvernement des Algériens par des Algériens, appuyés sur l’aide de la France et en union étroite avec elle, pour l’économie, l’enseignement, la défense et les relations extérieures. Pour le président français, la solution réside, sans ambages, dans la troisième possibilité. Mais, en sachant que le peuple algérien rejettera tout maintien sous tutelle, les ultras s’invitent dans la bataille. D’ailleurs, la controverse sur l’autodétermination touche même le parti gaulliste, l’UNR (Union pour la Nouvelle République). Pour Benjamin Stora, auteur de Le mystère de Gaulle : son choix pour l’Algérie, « neuf députés gaullistes quittent la formation en octobre 1959. Quelques jours auparavant, le 19 septembre, Georges Bidault et Roger Duchet ont créé le Rassemblement pour l’Algérie française. » Dans la foulée, les organisations des ultras de l’Algérie française (...) Lire la suite »
Adulé, promis à un procès de Nuremberg ou jugé obsolète...

Trois approches contrastées autour du général De Gaulle

Michel PEYRET, Jean-Pierre DUBOIS, Comité Valmy

Le Grand Soir a reçu trois textes qu’il donne à lire en suivant.

Il y est question du général De Gaulle.

L’un estime qu’il a fait son temps et qu’il faut faire place à de l’inédit pour faire évoluer la France d’aujourd’hui. (" Que se vayan todos ?").

L’autre voit en De Gaulle un faux décolonisateur qui a usé de nos colonies comme réserve de chair à canon et qui ne rendit les colonies que contraint et forcé.

Le troisième enfin (un texte collectif) oppose le général, qui méprisait l’argent, à nos dirigeants et le rapproche "dans ce combat d’intérêt général pour changer le monde", de Fidel Castro, Hugo Chavez et Yasser Arafat .

A lire donc, et à discuter.

Le Grand Soir.

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ILS ONT FAIT LEUR TEMPS, PLACE A L'INEDIT par Michel Peyret. Mercredi 10 novembre, je rentrais à Bordeaux après une douzaine de jours d'absence. L'éditorial du Monde titrait : « La France définitivement orpheline du gaullisme. » UN ANACHRONISME Après avoir rappelé que Charles de Gaulle voyait loin et grand, l'éditorial poursuivait : « Héros de la seconde guerre mondiale, héros tonnant de la guerre froide, de Gaulle ne reconnaîtrait plus son « cher et vieux pays. » Il en découle que le gaullisme aujourd'hui, revendiqué par les uns, exploité par les autres, est un anachronisme. Restent la figure historique et le mythe, l'homme d'Etat modèle et la nostalgie. Hauteur de vue, foi inébranlable dans le génie français, style, verbe, rapport puritain à l'argent... Comment ne pas voir que, par comparaison, le théâtre politique d'aujourd'hui est peuplé de nains. Le mythe, lui, perdure... » Anachronisme, mythe, nostalgie, nains politiques, en quelques mots beaucoup est dit. LA LIBERATION ET MAI 1968 Les hommes et (...) Lire la suite »