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Thème : Christianisme

Les missionnaires chrétiens ont-ils détruit l’héritage culturel négro-africain ?

Adil GOUMMA

Missions évangélisatrices en Afrique noire pendant l’ère coloniale : entre culpabilité et innocence.

Dans un contexte colonial qui favorise le Blanc au détriment du l’Africain, des missionnaires avaient cédé devant les privilèges et s’étaient laisser-aller dans le chemin de la débauche. La droiture d’esprit et l’ascétisme étaient laissés de côté par ceux qui devraient représenter dignement le Christ. Ces Emissaires de l’Eglise avaient préféré se joindre au rang du fort pour opprimer davantage le faible. Nombreux sont les égarements de certains missionnaires qui, par maladresse ou par insuffisance de connaissances sur l’Afrique, pratiquaient l’acculturation en forçant le Noir à assimiler la civilisation occidentale et à se désintéresser de son héritage socioculturel. Des missionnaires estimaient qu’il fallait ignorer les valeurs autochtones et imposer leurs principes pour créer des sociétés purement chrétiennes en faisant disparaître les institutions sociales traditionnelles. Alors qu’il fallait étudier la mentalité africaine et comprendre le fonctionnement de la société indigène qu’ils essayaient de convertir, (...) Lire la suite »

L’Église et l’esclavage : une relation ambigüe

Adil GOUMMA

L’attitude de l’Église concernant l’esclavagisme à travers les cinq derniers siècles est marquée d’une inconstance étrange. Cette inconstance était dictée par les conditions politiques et économiques desquelles dépendaient les circonstances de chaque époque, ainsi que par les choix stratégiques de l’institut ecclésiastique.

Vers la fin du XVe, siècle l’histoire allait connaître un phénomène traumatisant sans précédent. Il s’agit de la traite négrière. Des commerçants, des concessionnaires et des administrateurs étaient arrivés aux côtes africaines à la recherche d’hommes valides et de jeunes femmes pour en faire des esclaves et les embarquer vers l’Occident. Il faudrait signaler à ce propos que les pays de la péninsule ibérique étaient les premiers à pratiquer la traite négrière. Plus tard, vers la fin du XVIe siècle, la France, la Hollande, la Grande Bretagne ou encore le Danemark entraient en concurrence dans le commerce des esclaves. Des armateurs avaient l’idée de transporter les Nègres vers l’Amérique pour les vendre ou les échanger contre des produits. C’est le début du commerce triangulaire : expression désignant le processus d’échange et de commerce entre la France, l'Afrique et les Antilles. Des bateaux partaient de l’Hexagone, ils embarquaient des marchandises de toutes sortes : verroteries, des armes, des bijoux...etc. (...) Lire la suite »
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Israël s’en prend aux chrétiens

Zouhir MEBARKI
Loi du talion. « Cela nous rappelle toutes les lois de même nature qui ont été appliquées aux juifs durant les heures sombres de l'Europe » ont déclaré, hier, les responsables chrétiens qui ont pris la grave décision « sans précédent » (les médias occidentaux préfèrent le mot « rare ») de fermer l'église du Saint Sépulcre à Jérusalem-Est. Cette église est le plus important symbole de la religion chrétienne. Elle renferme le tombeau du Christ. Un million de fidèles s'y rendent chaque année. Cette fermeture intervient en signe de protestation contre le gouvernement israélien qui veut taxer fortement « les propriétés des églises » qu'il considère comme « commerciales ». Pour les responsables chrétiens cette fiscalité ouvre la voie à « l'expropriation des terres des églises ». Pour ces mêmes responsables, il n'y a aucun doute que cette imposition n'est rien d'autre qu'une « tentative d'affaiblir la présence chrétienne à Jérusalem ». Or Jérusalem-Est (où se trouve l'église qui vient d'être fermée) est un territoire (...) Lire la suite »
Nous assistons à une remontée des religions dans leurs aspects les plus réactionnaires

La gauche peut-elle être complice des religions ?

PAUL ARIES et YVON QUINIOU

Nous assistons à un retour catastrophique des religions. Que le pouvoir politique de Macron s’en accommode, voire s’en félicite, ne doit pas nous étonner. Mais que la gauche, dont l’identité est laïque et fondée sur une critique rationnelle et raisonnable des méfaits des religions dans l’histoire, s’en fasse la complice est surprenant. Nouvelle défaite de la pensée progressiste ?

La gauche a choisi de croire que les révoltes paysannes d’apparence religieuse au Moyen-Âge, les prêtre ralliés à la révolution française, les prêtres ouvriers et les curés rouges, et même les théologies de la libération pouvaient faire oublier que les Eglises, en tant qu’appareils, ont toujours été du côté des puissants, des dominants, des exploitants. Nous devons nous en souvenir deux ans après la manif contre l’égalité des droits face au mariage et quelques jours après la mal nommée « marche pour la vie ». Les religieux de toute croyance sont de retour et ceux qui reviennent aujourd’hui sont les pires. La gauche dans le passé a constamment entretenu un rapport critique avec les religions, fondé sur son idéal d’émancipation intellectuelle, personnelle et collective, que celles-ci n’ont cessé de bafouer. Cette critique se fondait sur une valorisation de la raison en même temps que sur son projet de transformation progressiste de la société. Tout cela s’éloigne depuis la fin des illusions liées à la tragédie que (...) Lire la suite »
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Patrick Cohen n’a pas vu la Vierge

Bernard GENSANE
Il est vrai qu’il travaille beaucoup et qu’il est très savant. Mais il ne sait pas tout. Ce qui ne serait pas grave s’il ne faisait pas semblant de tout savoir et si sa cuistrerie ne s’exerçait pas à l’encontre de – devinez qui ? – Jean-Luc Mélenchon. Le 4 octobre, dans l’émission “ C à vous ”, la responsable de plateau, Anne-Élisabeth Lemoine, montre Jean-Luc Mélenchon prenant ses fonctions à l’Assemblée Nationale en s’étonnant de la présence du drapeau européen jouxtant (en fait recouvrant) le drapeau français. « Ce drapeau n’a rien à faire en ces lieux, on n’a pas besoin de la vierge Marie », dit Mélenchon. Á défaut de lutter efficacement contre le chômage, c’est Hollande en personne qui avait gadgétisé cet étendard en l’imposant dans les murs de la représentation nationale. L’émission “ C à vous ” avait décidé de revenir brièvement sur cet épisode car les députés de la France Insoumise, éventuellement soutenus par ceux du Front National (c’est comme ça), voulait faire passer une motion interdisant désormais le (...) Lire la suite »
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Ce que les vrais catholiques pensent des faux...

MONTAUBA
Voilà ce que le penseur catholique "poil à gratter" Bernanos disait en décembre 1944 à propos de l'ordre mondial. Nos prétendus "catholiques-qui-vont-à-la -messe" (même à La Réunion !) feraient bien de méditer ce texte : "L’ordre actuel – ou du moins ce qu’on appelle de ce nom est fondé sur une erreur absolue : la primauté de l’économique. Dans un ordre fondé sur la primauté de l’économique, il est parfaitement naturel que des millions d’hommes soient sacrifiés de temps en temps à l’équilibre instable des marchés, pour la conquête des puits de pétrole ou des mines de charbon. Je ne vois pas d’autre moyen de délivrer les hommes que de briser [cet ordre]. Il est révoltant, il est scandaleux d’entendre des catholiques m’inviter à le défendre avec eux." Lire la suite »

Daech ne serait-il pas une nouvelle forme d’inquisition de l’empire du Vatican ?

Jimmy DALLEEDOO

Cet article s’appuie, en partie, sur le livre du docteur Alberto Rivera, qui avait été prêtre jésuite et évêque de l’église catholique romaine. Il avait des responsabilités à l’intérieur de l’église et il avait effectué des recherches intensives sur l’église catholique romaine. Dans le cadre de ses responsabilités, il avait été exposé à des situations et informations graves concernant l’église et qu’il a voulu ensuite dénoncer : atrocités de l’église catholique romaine dénoncés dans son livre « les crimes du Vatican ». Le Dr Alberto Rivera est mort le 20 juin 1997. Le Dr Rivera avait pour principal objectif de dénoncer le rôle de l’église catholique romaine dans les différents courants politiques et économiques mondiaux. Cet article n’est pas une affirmation : il est d’abord une question. Il s’appuie sur des facteurs objectifs et il a pour but d’être un outil afin d’attiser les discussions et les débats. Cet article existe aussi pour poser des questions sur le rôle de l’église catholique romaine dans la lutte de classe à travers toutes les périodes de l’histoire. Nous pourrons constater que dans différentes périodes de l’histoire, l’église a toujours joué un rôle fondamental dans les différents courants politiques : qu’il s’agisse des monarchies ou des républiques. * Témoignage de Donna Eubines (ancienne religieuse) : « Aujourd’hui, après 23 années passées comme religieuse dans le couvent St Joseph, je connais la vraie religion. Je peux dire avec mon expérience personnelle à l’appui que le DR Rivera disait la vérité sur le système religieux catholique ». * Témoignage de Clark Butter Field (ancien prêtre catholique) : « Après avoir lu les confessions d’Alberto Rivera, j’ai compris que je ne suis plus seul, en tant qu’ancien prêtre catholique, dans mon désir d’aider bien des gens à comprendre la tromperie catholique ».

L’église catholique à notre époque Notre époque est marquée par le mode de production capitaliste qui a balayé le féodalisme devenu un mode de production obsolète. Les seigneurs féodaux ont depuis longtemps laissé la place aux dirigeants du CAC 40 et des actionnaires tout puissants. Les sociétés ont changé, car la vie sociale de chaque pays change inévitablement. Les forces productives se développent sans cesse et les hommes engendrent des moyens de production toujours plus performants. Tout cela est englobé dans un processus de devenir sans interruption, c’est-à-dire que toutes les sociétés changent : les hommes aussi. Les seigneurs féodaux ont laissé la place aux bourgeois et la puissance des capitaux bourgeois a effacé les propriétés féodales : alors qu’un élément devient obsolète et sans puissance, un autre élément prend forme et acquiert de la puissance. Mais, l’église catholique romaine, elle, est restée une institution puissante et elle est toujours dotée d’une certaine force morale sur les États : sa (...) Lire la suite »

Un Yankee et un visage (pa)pal

Pierre LEVY

Deux sermons pour le prix d’un. Sans doute n’en fallait-il pas moins pour (tenter de) ragaillardir les dirigeants européens éplorés. Confrontés à une « polycrise » – un terme inventé par Jean-Claude Juncker pour désigner la conjonction des menaces désormais existentielles qui pèsent sur l’intégration européenne – ceux-ci viennent de recevoir le soutien de deux « citoyens du monde » qui les ont exhortés à plus d’unité et à plus d’« ouverture ».

L’un, natif d’Hawaï, est locataire à Washington où il termine sous peu son CDD non reconductible ; l’autre, qui a vu le jour à Buenos-Aires et jouit, au Vatican, d’un CDI à qui seul son divin patron peut mettre un terme, exerce son magistère sur les âmes qui se reconnaissent dans le catholicisme ; il s’octroie cependant volontiers un ascendant sur le genre humain en général, sur les citoyens des pays européens en particulier. Quant au premier, il tient pour naturel – une longue tradition américaine – d’exercer une autorité extraterritoriale sans frontière. A quelques jours d’intervalle, Barack Obama et le pape François ont donc adressé des appels pressants à l’Europe. Le président américain avait commencé sa visite sur le Vieux Continent, fin avril, par Londres, où il enjoignit aux Britanniques de rester au sein de l’UE. Il apportait ainsi sa haute contribution au concert anti-Brexit quasi-quotidien des « élites mondialisées ». Il s’est ensuite rendu à Hanovre, où il a exprimé son amitié ostensible à la (...) Lire la suite »

La Face cachée du pape François

Paul ARIES

Entretien avec Paul Ariès à l’occasion de la publication de son livre « La face cachée du pape François » (Editions Max Milo).

Question : Vous signez fin mars 2016 le premier livre critique sur le pape François ou plus exactement sur « l’Eglise du pape François ». Vous expliquez que ce livre n’aurait pas existé sans le soutien actif des réseaux sud-américains et notamment argentins. Paul Ariès : Il est important en effet de renouer avec une critique de l’Eglise alors qu’on assiste à une montée du fait religieux et que les autres langages peinent à exprimer les ressentiments et les espoirs. Le retour du religion c’est déjà la sanction d’une gauche mondiale aphone. La gauche comme la science se défilent même aujourd’hui devant leur fonction critique et laissent l’Eglise tenir la rue et imposer ses dogmes. Les cathos de gauche sont devenus incapables de tenir un discours critique et reprennent la thèse du bon pape mal conseillé, mal entouré ou simplement empêché d’agir par une Curie qui lui serait opposée. Une Eglise réactionnaire se mordrait les doigts d’avoir choisi un pape devenu subitement, par la grâce divine, progressiste, (...) Lire la suite »
Bartali : "Juste parmi les nations".

Jean-Paul Vespini. Gino le Juste

Bernard GENSANE
Jean-Paul Vespini. Gino le Juste. Bartali, une autre histoire de l’Italie. Toulouse, Editions Le Pas d’Oiseau, 2014 L’historien Jean-Paul Vespini a écrit une bonne quinzaine de livres sur le cyclisme. Cet ouvrage consacré à Gino Bartali tranche sur le reste de sa production en ce qu’il nous propose une histoire de l’Italie, celle des années fascistes et de l’après-guerre, par le biais de cette biographie consacré au cycliste de légende. Bartali fut très discret sur cet aspect fondamental de son existence : au risque de sa vie, il joua un rôle réel dans la résistance au fascisme et contribua à sauver plusieurs centaines de Juifs, d’où son accession (post mortem) au rang de « Juste parmi les nations ». Profondément catholique, proche de Pie XII, il entra dans l’ordre du Carmel à l’âge de 20 ans. Il refusa par ailleurs de porter la chemise noire, contrairement à la majorité des cyclistes professionnels de l’époque. Aujourd’hui, le sport professionnel est conditionné, écrasé par le capitalisme financier et (...) Lire la suite »
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