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Thème : Classe Ouvrière

Le mythe de la Porsche de l’ouvrier qui aura "durement travaillé" pour se la payer

Andréa TARGY
Il y a deux semaines, aux Champs-Élysées, pendant l’acte 18 des Gilets jaunes, une Porsche a été brûlée. Symboles de la bourgeoisie et des exploiteurs, on nous rappelle que cette Porsche aurait pu appartenir à un ouvrier ayant acquis sa voiture après de longues années de travail. C’est tout simplement humainement impossible. Nous allons nous baser sur un document montrant la répartition des dépenses d’un ouvrier, en 2011, à partir d’une enquête de l’INSEE. Ce document nous présente les différentes parts du budget d’un ouvrier, et nous allons prendre comme revenu de référence le SMIC net, sans allocation. Le SMIC net, a aujourd’hui une valeur de 1202€ par mois. Nous allons déjà regrouper les dépenses « essentielles » d’un ouvrier pour sa survie, soit le logement, l’alimentation, l’habillement, les dépenses diverses (comprenant les factures), la communication, le transport, et les dépenses liées à la santé. Nous laisserons donc de côté les dépenses liées aux loisirs, à la culture, aux meubles et équipements du (...) Lire la suite »

Les moutons finissent par voir rouge quand il n’ont plus de Berger jaune pour les enfumer

Georges GASTAUD

Mobilisation des « gilets jaunes », 17 novembre 2018 : Les leçons populaires de l’action des gilets jaunes

Dénigrés par les directions confédérales CFDT, FO, FSU, UNSA, et hélas aussi par les directions nationales de la CGT et de la FSU, les « gilets jaunes » n’y sont pas allés par quatre chemins : # Ils n’ont pas appelé au « dialogue social » bidon avec Macron pour savoir comment « accompagner syndicalement » la casse sociale et désamorcer les luttes, comme n’a cessé de le faire M. Berger et ses suiveurs # Ils n’ont pas déclaré partout que « Macron est légitime », comme l’ont fait la plupart des dirigeants confédéraux, sans oublier ceux du PCF et de la fausse gauche, ils ont carrément cerné l’Elysée, repris en chœur le refrain insurrectionnel de la Marseillaise et crié sans complexe « Macron démission ! » # Et leur détermination de masse a placé sur la défensive ce gouvernement thatchérien de brutes patronales qui, d’ordinaire, provoque le monde du travail, dénigre le peuple français, gave les super-riches de cadeaux fiscaux, rampe devant l’UE de Merkel et multiplie les mauvais coups contre la France populaire : casse (...) Lire la suite »
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Faut-il attendre quand le gouvernement fonce ?

Dans la rue le 12 juillet pour défendre la Code du travail

Vincent MORET

« Non à la casse du code du travail »

Le 12 juillet, rassemblements populaires partout en France pour dire « non » à la casse du code du travail par ordonnances comme le veut Emmanuel Macron.

À Paris, le rassemblement se tiendra à 18h30 place de la République en présence de Jean-Luc Mélenchon et des députés de la France insoumise. Plafonner les indemnités prud’hommales de licenciements, augmenter la durée maximale du travail à 60 heures par semaine, étendre les forfaits jours sans accord collectif, faciliter les licenciements économiques, mettre fin aux paiements des heures d’astreinte, autoriser l’employeur à baisser les salaires sans l’accord des salariés concernés et sans raison économique... c'est son prooojeeeet. Selon le mot d'un député insoumis : le gouvernement En Marche veut piétiner 150 ans de droit sociaux. En mars 2016, LGS publiait un article où il apparaissait que même Tarzan était contre la casse du Code du travail. PS ou LREM au pouvoir, l'article reste d'actualité, sauf sur un détail : Jane a disparu. Même Tarzan défend le Code du Travail : « Comment voulez-vous que le chômage recule si je ne peux pas créer des chômeurs ? » C’est le dernier illogisme du MEDEF (donc du PS) (...) Lire la suite »
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États-Unis - Pourquoi la classe ouvrière blanche se révolte : le néolibéralisme est en train de la tuer… littéralement (Truth Dig)

Juan COLE
Depuis huit ans c’est le Parti Démocrate qui incarne l’Establishment, et on peut dire que les Clinton l’incarnent depuis 24 ans. Depuis la fin des années 1990, les membres de la classe ouvrière blanche titulaires au mieux d’un diplôme d’études secondaires ont vu leur espérance de vie chuter considérablement, au point qu’ils sont en train de mourir à un rythme bien plus rapide que les statistiques ne le prévoient. Voici un an, Anna Case et Angus Deaton, économistes à l’Université de Princeton, ont publié une étude aux résultats saisissants ; depuis 1999, le taux de mortalité chez les Étasuniens blancs âgés de 45 à 54 ans est en augmentation constante. Le constat est pire encore quand on sait que dans le même temps le taux de mortalité était en diminution pour la population dans son ensemble. L’une des raisons principales à cette augmentation est la forte consommation d’opioïdes et autres drogues pouvant conduire à l’overdose, mais également les maladies hépatiques causées par une consommation excessive (...) Lire la suite »

Le revenu de base : historique, et objectifs (Intergalactic proletarian)

Leigh PHILLIPS
Où il est question du revenu universel, du plein emploi et d’éviter les pièges libertaires C’est l'été 1986. Top Gun et Glasnost et l’abîme d’une nouvelle guerre froide, une guerre que le Bloc de l'Est est en train de perdre. Reagan est au milieu de son second mandat. Thatcher est en passe de remporter son troisième dans un peu moins d'un an. Le président socialiste français, François Mitterrand, a abandonné depuis longtemps le programme radical sur lequel il avait été élu, à cause de la fuite des capitaux, de la hausse de l'inflation et du sabotage économique. Il devient tout à fait clair à une partie de la gauche que le virage à droite entamé à la fin des années soixante-dix par une grande partie de l'Occident n’est pas une régression temporaire, ni le mouvement naturel du balancier politique qui sera bientôt corrigé par le réveil militant de la classe ouvrière. Parce que les syndicats ont été proprement liquidés presque partout. L'équilibre des forces politiques, économiques et industrielles n’est pas (...) Lire la suite »
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Le jour J des ex-Fralib

Christophe DEROUBAIX

Hier, la fierté, l’émotion se lisaient sur les visages des coopérateurs qui veulent "démonter que l’on peut faire autrement dans un pays capitaliste".
Photo : Romain Beurrier

Les coopérateurs ont présenté hier les produits de la Scop-TI, dont un « 1 336 », référence au nombre de jours de lutte pour faire céder Unilever. Marseille, correspondant. C’est jour de renaissance. Un an après l’accord conclu avec le groupe Unilever qui soldait 1 336 jours de lutte, les ex-Fralib constitués en coopérative Scop-TI (Société coopérative ouvrière provençale de thés et infusions) ont officiellement lancé hier leur nouvelle gamme de produits dans l’usine de Gémenos, près de Marseille. Les scoptistes ont voulu une présentation en présence conjointe de la presse et de ceux qui ont soutenu la lutte depuis le début. « On ne voulait pas que ces derniers l’apprennent par la presse », explique Gérard Cazorla, ancien secrétaire du CE, désormais président de la nouvelle structure. À quelques minutes du lancement officiel, le syndicaliste prend un peu de temps pour faire le point : « Encore une étape, la dernière : celle de la pérennisation de la Scop. On est condamné à réussir, comme on se le répète. Si on (...) Lire la suite »

Quand les artistes libèrent la parole des employés et des ouvriers

Naly GÉRARD

Etouffé par le management par les chiffres, méconnu des politiques, le travail « réel » se produit sur scène. Grâce à quelques compagnies théâtrales dans le Nord-Pas-de-Calais ou en Seine-Saint-Denis, des employés, ouvriers et cadres peuvent s’exprimer librement sur leur métier, le sens qu’ils donnent à leur travail, les contraintes que fait peser le management par objectifs, les plans de restructuration et les luttes sociales. Bref, pouvoir parler de leur vie et de leur ressenti sans qu’on leur renvoie un taux de chômage ou de croissance, ou une convocation préalable à licenciement.

« Ce n’est pas parce que l’on a un plan social que l’on n’a rien à dire », proclame un écriteau tenu avec dignité par un homme face à la caméra. La scène figure dans le spectacle Qui redoute la parole ? présenté à Roubaix le 14 mars dernier. La soirée mêle témoignages filmés et spectacle vivant. Avec en vedette les salariés de l’enseigne de vente par correspondance d’habillements et de linges. Elle montre que les salariés de La Redoute, entreprise chargée d’histoire – elle a été créée en 1837 – mais en perpétuelle « restructuration » depuis plusieurs années – 1178 postes doivent être supprimés d’ici 2017 – ont, en effet, des choses à raconter [1]. La compagnie HVDZ, implantée dans le Pas-de-Calais, et le Centre dramatique national itinérant, Les Tréteaux de France, ont interrogé ces employés dans le cadre d’une recherche artistique sur la culture ouvrière et le travail. Leurs témoignages vont servir de matière première au spectacle [2]. « La Redoute est emblématique du monde chaotique dans lequel nous sommes. Raconter ce (...) Lire la suite »

Le chemin des chemins qui ne mènent nulle part

Mauris DWAABALA

L'article « Le fil conducteur » de Ammar BELHIMER http://www.legrandsoir.info/le-fil-conducteur.html, si je l'ai bien lu, dit en substance deux choses : d'abord que les États-Unis et la France se sont fortement désindustrialisées bien que la masse des travailleurs salariés n'y ait jamais été aussi grande, et que cette masse formerait une sorte de nouvelle « classe ouvrière » ; et que d'autre part la « vraie » classe ouvrière existe toujours quoique réduite en effectifs, et que le jour où elle se mettra en branle, cela en cuira pour le capital. Ce qui, au lieu d'un fil conducteur pour le lecteur, constitue plutôt un strabisme divergent chez l'auteur.

Il faut se garder des erreurs de perspective. Bien sûr, si l'on se limite aux populations des EU ou de la France, comme le fait l'article, le nombre des producteurs directs de l'industrie capitaliste a fortement diminué depuis telle ou telle date, 1970 par exemple. Et pourtant, si l'on considère ce qu'était alors le nombre de ces producteurs dans le monde cette fois, en le comparant à ce qu'il est devenu aujourd'hui, que constate-t-on ? Qu'il a également diminué ? Rien n'est moins sûr. Autrement dit, les capitaux n'ont pas de frontières, donc l'exploitation des travailleurs est également sans frontières. Ce n'est pas un moyen secondaire pour le capital, outre les procédés connus et éprouvés pour augmenter ses profits chez lui, que d'avoir recours depuis plusieurs décennies à des forces de travail étrangères dont l'entretien journalier sur place est bien moins onéreux. Ou encore : le travail directement productif emploie-t-il moins de monde ici ? Il suffit de regarder ailleurs pour concevoir que (...) Lire la suite »

L’histoire du 1er mai

Benedikt ARDEN

Parmi tous ceux qui défilent le 1er mai, combien savent vraiment ce pour quoi ils manifestent ? Outre le fait que ce jour commémore le combat ouvrier, saviez-vous que celui-ci tire ses origines d’un des principaux combats syndicaux du 19e siècle, soit celui de la limitation de la journée de travail à 8h ?

Au-delà de la simple tradition, et contrairement à notre « Fête du travail »[1] le premier lundi de septembre, ce jour n’en est pas un de fête, mais de combat. Doublé d’un jour de souvenir, afin que l’on se souvienne du massacre de Haymarket Square dans les premiers jours de mai 1886 à Chicago. Cette belle journée de Beltaine, celle qui précède les beaux jours d’été, est malgré tout pour ceux qui l’honorent un symbole d’espoir, car la cause ouvrière, quoique plus avancée aujourd’hui qu’elle ne l’était à l’époque, est toujours un combat d’avant-garde et une nécessité pour tous ceux qui croient encore en l’avenir. Enfin, retournons un petit peu dans le passé afin de se remémorer les évènements qui ont fait de cette date ce qu’elle est aujourd’hui. L’histoire de la journée internationale du travail commence chez les travailleurs australiens qui ont eu l’idée de faire une grève de masse le 21 avril 1856 comme moyen de pression afin d’obtenir une baisse raisonnable de la journée de travail, soit à 8h. La journée typique pour (...) Lire la suite »

100 ouvriers népalais arrêtés au Qatar, bientôt déportés : leur crime, avoir osé faire grève sur les chantiers !

solidarite-internationale-pcf.
Pour chaque but du PSG made in Qatar, quatre ouvriers meurent sur un chantier de la Coupe du monde au Qatar. Le parallèle est cruel mais juste. Le dernier scandale, dans le dernier Etat esclavagiste du monde : une centaine d'ouvriers, arrêtés, déportés, pour fait de grève. Que se passe-t-il dans le richissime Etat qatarien quand les ouvriers étrangers sur-exploités décident de réclamer un salaire leur permettant de vivre ? 800 ouvriers en grève dans un pays où règne un régime de semi-esclavage Au Qatar, les grèves sont rares. Il faut dire que le droit de grève est inexistant, que les patrons ont un droit de propriété effectif, une dépendance légale sur les salariés via le système du kafala (patronnage), que 95 % des salariés sont des étrangers au droit de séjour précaire. Pourtant, dans le 3ème pays le plus riche par tête au monde, les ouvriers d'Asie du sud survivent péniblement avec 100 ou 150 $ par mois, s'entassent des taudis, des chambres de 20 m2 bondées, endurent des journées de 10-12 h, en été (...) Lire la suite »
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