RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Coronavirus

Le Covid-19 a-t-il agi comme révélateur de notre degré de déshumanisation ?

Dominique MUSELET
Au Moyen-Âge, on cherchait à concilier le salut de son âme et l’appât du gain, comme en témoigne la formule « Au nom de Dieu et du profit » qu’on trouve notée pour la première fois en 1253 dans un registre de comptabilité. L’Église tentait de modérer les appétits des commerçants sans se mettre à dos les élites urbaines. En même temps, elle encourageait ses ouailles à accepter leur sort. A l’époque, il n’y avait pas de statistiques et on ne parlait pas de productivité. Capitalisme et esclavage L’équilibre entre le matériel et le spirituel s’est progressivement rompu à mesure que l’Occident s’enrichissait, et que les grandes découvertes de la Renaissance ouvraient une nouvelle ère. C’est là que le capitalisme a pris son essor comme le montre Alain Bihr dans le premier tome (L’expansion européenne) de son histoire du Premier Âge du capitalisme (1415 à 1763). Il fallait des capitaux pour construire des caravelles et financer des expéditions qui pouvaient mettre des années à revenir ou même disparaître entièrement. (...) Lire la suite »

Le dernier homme

Mauro PASQUINELLI
Genèse et finalités de la pandémie Cette réflexion ne se propose pas d'établir si la pandémie a été artificiellement créée par les nouveaux patrons du monde, ou si elle émerge spontanément du chaos de la dévastation criminelle de la nature. Quoi qu'il en soit, l'accusé numéro un est le capitalisme, que ce soit sous la forme néo-libérale occidentale, ou sous la forme étatiste chinoise. Quoi qu'il en soit, la pandémie est la nouvelle technique « miraculeuse » pour faire en sorte que l'esclave intériorise les ordres du seigneur. Même s'il était vrai, mais nul ne peut le dire avec certitude, que le virus a été modifié dans un secteur du laboratoire OMS installé à Wuhan, contrôlé par les Anglais et les Étasuniens, reste le fait que la Chine garde le silence et est donc complice, co-responsable du crime. La complicité entre néo-libéraux et étatistes se vérifie tout autant si nous supposons que la pandémie est une fausse pandémie, utile aux deux capitalismes pour perfectionner et mettre à l'épreuve de nouveaux (...) Lire la suite »
14 

La « bataille » contre le COVID-19 dans un monde fragmenté a ruiné des milliards de vies

Andre VLTCHEK

Il ne s’agit pas seulement de survivre physiquement à la « pandémie ». Les gens sont privés des autres et de lieux de vie, parfois désespérément. Et lorsqu’ils sont séparés, ils meurent. Nous sommes bombardés de rapports et de chiffres. Nous sommes effrayés par des histoires médicales horribles, par des images choquantes, et puis, simultanément, par des prédictions de chute économique et sociale. Jour et nuit, encore et encore. Mais d’une manière ou d’une autre, si souvent pendant cette soi-disant urgence coronavirus, nous avons tendance à oublier que les gens sont des personnes, pas des chiffres, et que la simple survie est loin de tout.

Pendant des décennies, on nous a dit : « Vous vivez dans un monde globalisé. Les frontières sont devenues superflues ». Certains ont accepté à contrecœur, d’autres avec joie. Les riches Occidentaux ont envahi tous les coins du monde avec leurs yachts, leurs villas et leurs résidences secondaires et tertiaires. De pauvres domestiques et employés d’hôtel philippins et indonésiens ont émigré dans le Golfe, à la recherche d’emplois décemment rémunérés. Les mariages et les relations interraciales et intercontinentales sont devenus la norme. Fin 2019, des centaines de millions de personnes vivaient simultanément dans plusieurs parties du monde. Pour différentes raisons, des individus riches et pauvres. Pour certains, c’est devenu un mode de vie, pour d’autres, une simple nécessité. Pour le meilleur ou pour le pire, les cultures se sont progressivement entremêlées. Pour beaucoup, la couleur de la peau n’avait plus d’importance. Du moins pour les quelques centaines de millions de personnes qui vivent sur cette (...) Lire la suite »

La Terre promise

Dominique MUSELET
Depuis le début du déconfinement, on voit revenir peu à peu sur les plateaux les élus du parti du président. Ils ne se bousculent pas. Peut-être n’ont-ils pas encore reçu les éléments de langage nécessaires pour faire face au renversement idéologique qu’a provoqué la pandémie. Et comme ils ne peuvent plus affirmer qu’on dépense trop d’argent pour la santé et les services publics, ils ne disent plus rien, ou alors, pour ne pas être en reste, ils renchérissent sur la nécessité de mieux rémunérer les soignants et, d’une manière générale, le petit personnel qui a fait tourner la France en leur absence. Quelques-uns ont formé un groupe de « frondeurs » pour ne pas être assimilé au fiasco, ce qui a donné une nouvelle assurance aux députés Modem convaincus de pouvoir jouer désormais les faiseurs de rois. Les autres font profil bas, ce qui nous change de leur arrogance habituelle. Mais ils ne se sont pas convertis. Pour cela, il aurait déjà fallu qu’ils aient des convictions, or la plupart ne sont là que par opportunisme. (...) Lire la suite »
12 
L’Art de la guerre

Plan des États-Unis : contrôle militarisé de la population (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI

La Fondation Rockefeller a présenté le “Plan d’action national pour le contrôle du Covid-19”, en indiquant les “pas pragmatiques pour rouvrir nos lieux de travail et nos communautés”.

Mais il ne s’agit pas, comme il apparaît dans le titre, simplement de mesures sanitaires. Le Plan – auquel ont contribué certaines des plus prestigieuses universités (Harvard, Yale, Johns Hopkins et autres) – préfigure un véritable modèle social hiérarchisé et militarisé. Au sommet : le “Conseil de contrôle de la pandémie, analogue au Conseil de production de guerre que les États-Unis créèrent dans la Seconde Guerre mondiale”. Il serait composé de “leaders du monde des affaires, du gouvernement et du monde universitaire” (ainsi répertoriés par ordre d’importance, avec au premier rang non pas les représentants gouvernementaux mais ceux de la finance et de l’économie). Ce Conseil suprême aurait le pouvoir de décider productions et services, avec une autorité analogue à celle conférée au président des États-Unis en temps de guerre par la Loi pour la production de la Défense. Le Plan prévoit qu’il faut soumettre au test Covid-19, hebdomadairement, 3 millions de citoyens étasuniens, et que le nombre doit être porté à (...) Lire la suite »

Demain le Corona des pauvres va nourrir les comptes des riches

Bertrand ROTHE

Qui a cru à "un monde de demain qui ne serait plus comme celui d'hier" ? Macron l'a laissé entendre, dans la panique, puis il s'est ressaisi : le monde de demain sera celui de l'écrasement de ce qui reste de droits acquis, sera à une violence sociale qui, ayant le Covid pour fondement, n'a plus besoin d'alibi. Comment imaginer que des cerveaux formés dans des banques puissent imaginer autre chose que de conserver, ou d'améliorer, le taux de profit...

On ne sait plus à combien chiffrera réellement la douloureuse : 6 000 milliards rien que pour l’Europe ? 10 000 milliards ? On ne sait pas ! La pompe à phynance turbine trop vite. Face à sa calculatrice tout le monde n’a pas le génie de Glenn Gould face à son clavier. On se trompe sans cesse de chiffres et on joue faux. Trois zéros de plus c’est quoi ? Le pourboire ? Pour tout simplifier les unités changent. Comme en 2008 on se remet à calculer en trilliards l’équivalent de mille milliards. Pour la seule Europe donc, la BCE a décidé d’acheter 750 milliards de bons du trésor. Ce qui fera passer à 1 100 milliards ses achats d’ici à décembre [1], la Commission y est allée de sa poche de 450 milliards auquel il faut ajouter 1 100 milliards [2] « d’aides aux entreprises » chez nos voisins germains (600 milliards pour les grandes entreprises et 357 milliards d’euros pour la banque d’investissement publique allemande). Notre gouvernement s’est montré un peu plus pingre, un petit 300 milliards, à quoi il faut (...) Lire la suite »
20 

Brésil : la file d’attente unique est la seule option pour le Covid-19

Elio GASPARI

Le médecin Gonzalo Vecina Neto a préconisé l’instauration d’une seule file d’attente aux hôpitaux publics et privés pour les soins des patients atteints de Covid-19.

Selon ses propres termes : "Ça fera mal, mais il faut le faire. Sinon, les Brésiliens pauvres mourront et les Brésiliens riches se sauveront. Ça n'a pas de sens". Vecina, ancien directeur de l'Agence de surveillance de la santé et ancien directeur de l'hôpital syro-libanais (São Paulo NDT), a autorité pour dire cela. La file d'attente unique n'est pas seulement son idée. Elle a été proposée début avril par des groupes d'étude des universités fédérales de São Paulo et de Rio. Mercredi (29), le président du Conseil national de la santé, Fernando Zasso Pigatto, a envoyé au ministre Nelson Teich et aux secrétaires d'État à la santé sa recommandation n° 26, afin qu'ils assument la coordination "de l'allocation des ressources existantes en matière de soins de santé, y compris les lits d'hôpitaux appartenant au réseau privé, en demandant leur utilisation lorsque cela est nécessaire, et en réglementant l'accès en fonction des priorités sanitaires de chaque cas". Pourquoi ? Parce que le réseau privé compte 15 898 lits (...) Lire la suite »

Déconfinés mais surtout pas déconditionnés - Pour le plus grand bonheur des capitalistes

IRAE
Depuis une vingtaine d'années je suis ébahie devant les images télévisées de files d'andouilles nocturnes attendant comme le messie de claquer 1000 mille euros pour le prochain iphone qui inondera les magasins dès les jours suivants. De la même manière, les fous se glissant sous le rideau de fer de grandes surfaces en début de soldes et se ruant sur n'importe quel article sont pour moi un sujet de stupéfaction sans fin. Même en période de confinement, le spectacle de kilomètres de véhicules attendant d'être servis en malbouffe au drive d'un Mcdonald laissait sans voix. Dans le même ordre d'idées, c'est bien le consommateur lambda, à la recherche de produits chinois médiocres mais bon marché et matuvu qui fait la fortune d'un excité à la Bezos. Or, par la grâce du capitalisme neo-libéral mondialisé, nous nous sommes retrouvés dans une situation qui promettait à n'importe qui (car peu ou prou, tous les âges et tous les profils ont été touches) un risque de mort dans d'affreuses souffrances et sans revoir (...) Lire la suite »
29 

Les médias, le confinement et le déconfinement

Philippe ARNAUD
Dans tous les médias, il n'est bruit que du déconfinement et du déconfinement. Néanmoins, les conditions dans lesquelles il interviendra soulignent, quand elles ne les accroissent pas, les inégalités de la société et les avantages dont jouissent les dominants (politiques et économiques). Ce que, bien entendu, les médias taisent... 1. On a souvent dit que les privilèges essentiels, primordiaux, dont jouissaient les dominants ce n'était pas la richesse, c’étaient l'espace et le temps. 1.1. Le premier luxe des dominants, c'est l'espace, dans ses deux dimensions. D'abord ils ont des lieux de résidence bien plus vastes que ceux des pauvres. Et le confinement actuel a souligné les difficultés, la détresse des plus pauvres à être confinés près de deux mois dans des appartements minuscules - et le confort des plus riches dans des appartements de 100 à 200 m² au minimum (avec jardin ou parc associés). De surcroît, les dominants n'ont pas une seule "maison", ils en ont plusieurs – et ne se gênent pas pour (...) Lire la suite »

Deux écrans, deux mondes, deux systèmes de production

Dominique MUSELET
Pendant que nous étions enfermés seuls chez nous, nous étions dans une position tout à fait spéciale pour observer la scène du monde à travers les deux écrans que nous avions à notre disposition, l’officiel, la télévision, et l’alternatif, l’ordinateur et Internet. Deux écrans Il faut une solide colonne vertébrale pour garder l’équilibre entre ces deux pôles. A la TV, la parole des puissants est célébrée comme parole d’évangile, quel que soit son niveau de crédibilité, et on dirait même que moins elle en a, plus les médias l’encensent, sans doute pour compenser. Les experts, les journalistes et autres éditorialistes qui squattent les plateaux sont la lie de l’humanité en matière de compétence comme de probité, leur seule qualité est d’être serviles jusqu’à l’abject. La loyauté à l’organisation est la qualité mafieuse par excellence. Le rôle de ces medias est d’incarner la bien-pensance face à des figures de la « dissidence » qu’on trouve, elles, sur internet. Je ne parle pas de révolutionnaires, non, simplement des (...) Lire la suite »
10 
afficher la suite 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 150
Brèves
*Comme le scorpion, Florent Pagny/Tu es comme le scorpion (1)
Covid-19. Si l’on voulait frapper fort (la colère aidant) on livrerait les noms de ceux qui ont, peut-être, un bout de responsabilité dans l’hécatombe. Parmi eux, des gens qui se sont enrichis en (...)
*Alerte ! Armées de seringues, les blouses blanches cubaines avancent vers la France
Le 21 mars, 41 députés français de tous bords (du LR à LFI) ont demandé au Premier ministre d’autoriser le renfort dans l’hexagone de médecins cubains. Le 29 mars, 12 médecins, 26 infirmières et un (...)
21