RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Déontologie

Les vrais journalistes agissent au service du peuple, pas du pouvoir (The Daily Star)

John PILGER
Dans un article paru dans The Guardian en 2008, vous avez écrit que lorsque vous êtes venu couvrir la guerre de libération du Bangladesh en 1971, l'épouse de Bangabandhu Sheikh Mujibur Rahman, Sheikh Fazilatunnesa Mujib, vous avait demandé, "Pourquoi êtes-vous venu alors que même les corbeaux ont peur de survoler notre maison ?" Mais vous n'avez pas écrit quelle avait été votre réponse. Pouvez-vous nous en parler ? J'avais passé une grande partie de l'année 1971 à Calcutta à faire des reportages sur les sept millions de réfugiés venant de ce qui était alors le Pakistan oriental. Ils avaient voyagé le long de ce que nous, journalistes, avions appelé un "couloir de douleur". L'année précédente, j'avais été témoin de la dévastation causée par le grand raz-de-marée qui a englouti la baie non protégée du Bengale. Ce qui m'a frappé, c'est l'absence de réelle préoccupation du gouvernement d'Islamabad, qui a envoyé l'armée pour imposer la loi martiale à la population du Bengale oriental. C'était un coin dangereux du (...) Lire la suite »

140 contrevérités et diffamations à propos de Wikileaks et Julian Assange couramment relayées par la presse.

WIKILEAKS

LGS : Le document suivant ayant été "fuité", voici sa traduction. (le titre est de la rédaction)

COMMUNICATION JURIDIQUE CONFIDENTIELLE NON DESTINÉE À LA PUBLICATION. Julian Assange a publié les plus grandes fuites de documents de l'histoire de la CIA, du département d'État, du Pentagone, du Parti Démocratique américain et du gouvernement de l'Arabie saoudite, parmi tant d'autres, et a aussi entrepris le sauvetage d'Edward Snowden. Comme on pouvait s'y attendre, de nombreuses contrevérités se sont répandues par la suite sur WikiLeaks et son éditeur. Les contrevérités ont également été propagées par des tiers : des concurrents des médias, des sites à sensation et "pièges à clics", des sympathisants de partis politiques, et aussi par ceux liés aux gouvernements avec lesquels WikiLeaks ou Julian Assange sont en procès ou contre lesquels ils ont été en procès (Royaume-Uni, États-Unis, Équateur, Suède), qui demandent son arrestation (États-Unis, Royaume-Uni), qui cherchent son expulsion (Équateur), ou qui ont lancé une enquête criminelle officielle (États-Unis, Arabie saoudite, Australie), ou qui ont (...) Lire la suite »

En refusant de défendre Julian Assange, les médias révèlent leur véritable nature

Caitlin JOHNSTONE
Mardi dernier [juillet 2018 - NdT], un grand avocat du New York Times, David McCraw, a averti une salle pleine de juges que la poursuite de Julian Assange pour les publications de WikiLeaks créerait un précédent très dangereux qui finirait par nuire aux principaux médias d'information comme NYT, le Washington Post et les autres médias qui publient des documents gouvernementaux secrets. "Je pense que la poursuite contre lui constituerait un très, très mauvais précédent pour les éditeurs", a déclaré M. McCraw. "Dans cette affaire, d'après ce que je sais, il se trouve dans la position d'un éditeur classique et je pense que la loi aurait beaucoup de mal à faire la distinction entre le New York Times et WikiLeaks." Vous savez où j'ai lu ça ? Pas dans le New York Times. "Curieusement, au moment d'écrire ces lignes, les mots de McCraw n'ont trouvé aucun écho dans le Times lui-même", a écrit l'activiste Ray McGovern pour le média alternatif Consortium News. "Ces dernières années, le journal a montré une (...) Lire la suite »

Rainbow Warrior : Paris Match re-coule l’histoire.

Richard LABÉVIÈRE

Si nous osions, à propos du Rainbow Warrior, nous écririons que certaines histoires sont elles, insubmersibles. Ainsi Mai 68, le Temple Solaire, le petit Grégory, l'Année sécheresse, le Yéyé sont de bon clients. On peut sortir les plats du frigo, les servir ainsi ou les réchauffer. C'est le choix fait par les concepteurs d'un supplément "vintage" de Paris-Match. Comme les degrés de l'atmosphère grimpent et dilatent la mer qui recouvre alors les terres, Match efface l'histoire.

Vous me direz : « quel besoin avais-je d’acheter un supplément de Paris-Match ? » Sinon, par rapport au magazine hebdomadaire, de m’infliger une double peine. En réalité, comme je suis très fortuné et que, passant devant la gare Saint Lazare, je n’avais en poche qu’un billet de 50 euros pour acheter L’Equipe, ne voulant pas vexer le kiosquier, j’ai aussi pris un coûteux machin, une édition spéciale de Match qui nous ramène en 1980, et aux alentours. Voilà donc pourquoi je me suis usé la cornée sur cette publication : pour y découvrir un certain nombre de vieilles sottises. Comme le vin, en prenant de l’âge les mensonges capitaux deviennent capiteux. C’est-à-dire ronds, doux, acceptables : faciles à avaler. Le pompon de l’éventaire est un article qui entend revenir sur l’affaire Greenpeace, celle du Rainbow Warrior. Il est signé Jean-Michel Caradec, vieux laboureur de lieux communs qui s’est illustré jadis en collaborant au magazine VSD, alors entre les mains d’un certain Marc Francelet comme rédacteur en (...) Lire la suite »

Loi sur les « fake news » : du monopole de la vérité au règne du mensonge

Bruno GUIGUE
Cette histoire commence comme un conte de fées. Dans notre merveilleuse démocratie, tout allait pour le mieux. La presse était libre, le citoyen informé et le pouvoir impartial. Mais c’était trop beau. Imprudente, la démocratie n’a pas senti venir l’ennemi. Tapi dans l’ombre, il était prêt à fondre sur sa proie. Qui ? Le Russe, bien sûr. Il a fallu que ce barbare vienne gâcher la fête en propageant ses odieux mensonges. Heureusement, montant son blanc destrier, notre héroïque ministre de la culture a donné l’alerte : “La manipulation de l’information, dit-elle, est un poison lent qui abîme notre vie démocratique. L’attitude liberticide, face aux dangers actuels, c’est la passivité”. Réagir, oui, mais comment ? Présentant le projet de loi “contre les fake news”, rebaptisé projet de loi “contre la manipulation de l’information”, Françoise Nyssen a employé un argument de poids : “La capacité de discernement des citoyens ne suffit plus”. On avait pourtant pris toutes les précautions possibles, dans les hautes (...) Lire la suite »
18 
Après le traquenard de France 2 et bien d’autres

Mélenchon lance une pétition pour la création d’un Conseil de déontologie du journalisme

legrandsoir

La pétition sera adressée au ministère de la culture.
Nous soutenons cette initiative qui va dans le sens de notre démarche journalistique.

Le Grand Soir

TEXTE : Les médias et la presse jouent un rôle majeur dans la vie démocratique d'un pays. Mais ils ont aussi le pouvoir de façonner le débat public. Ce pouvoir peut donner lieu à des abus. D'autant plus qu'ils dépendent de 9 milliardaires pour 90% d'entre eux et du gouvernement pour le service public. L'émission politique de France 2 du 30 novembre 2017 est un modèle du genre. Contradicteurs dont l'engagement politique est caché, mensonges présentés comme des faits par le journaliste économique : tout était fait pour piéger l'invité et non permettre au public de connaître son point de vue. Ces fautes déontologiques sont récurrentes dans cette émission mais, d'une façon générale, elles restent sans recours en France. Les citoyens n'ont aucun moyen d'obtenir une rectification publique en cas de mensonge ou de duperie médiatique. Cela ne fait pas partie des missions du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA). C'est un manque en République. L'accès à une information sincère, indépendante et honnête est (...) Lire la suite »
11 

L’Affaire Bugingo ou les dérives du journalisme « mainstream »

Ahmed BENSAADA
Alors que la bien-pensance s’acharne sur le journalisme alternatif, citoyen et engagé, que des listes de « dangereux sites complotistes » sont arbitrairement établies et que des gouvernements cherchent à museler les voix qui ne répètent pas à l’unisson des « vérités » suintant d’un unanimisme primaire, le journalisme « mainstream » connaît un scandale retentissant qui révèle une fois de plus ses dérives professionnelles, son manque de probité et ses carences déontologiques. En effet, François Bugingo, un journaliste vedette québécois (d’origine rwandaise mais né au Congo) s’est fait épingler par une consœur qui a disséqué son parcours professionnel [1]. Et toute la panoplie du journaliste véreux y passe : des reportages inventés de toutes pièces, des entrevues fictives, des missions de libération d’otages imaginaires, etc. C’est à se demander comment cet énorme ramassis de mensonges n’a pas pu être détecté plus tôt. Et, apparemment, Isabelle Hachey, l’auteure de l’article incriminant n’était pas la seule dans le (...) Lire la suite »
Les discrets liens familiaux qui rapprochent l’IFOP du FN

Les ascenseurs de Marine

Yann FIEVET

Nous le savons depuis longtemps, la conquête du pouvoir politique est le résultat de la patiente fabrication d’images faciles que les citoyens les moins regardants aimeront sans vergogne. Dans ces conditions affligeantes du rabougrissement politique c’est peu dire que la médiacratie – et en son sein la pitoyable télécratie – a pris inexorablement le pas sur la démocratie. Le débat d’idées véritable a cédé sa place dans tous les lieux vulgaires de la médiasphère à de pseudo débats mis en scène au cordeau par des « communicants » grassement rétribués et béatement adulés pour leur art consommé du raccourci et de l’artifice. Pour faire bonne mesure, il convient de ne pas oublier – du reste comment le pourrions-nous ? – l’omniprésence étouffante des sondages d’opinion(s). Oui, nous savons ces choses. Et nous acceptons implicitement cet état de fait en faisant mine de croire que la démocratie existe encore.

Nous savons tout cela et, à l’heure de la progression des partis européens d’extrême droite, nous devrions nous en méfier comme de la peste. Nous savons que les fractures sociales exacerbées par les politiques d’austérité et la mise en cause coupable de boucs émissaires commodes ne font jamais qu’alimenter des discours simplistes. Nous savons que dans leur course vers le pouvoir convoité certaines organisations politiques jouent avec brio des simplifications « populaires ». Nous savons que dès lors les coupables désignés à la vindicte ne restent pas toujours coupables uniquement dans la bouche des tribuns. Des paroles accusatrices aux actes irréparables la distance est parfois courte, notre Histoire nous l’a maintes fois enseigné. Nous savons tout cela et « les professionnels » de l’information autant que nous. Alors, pourquoi « l’obs » ne résiste-t-il pas à l’air du temps nauséabond qui doucement envahit notre société ? Dans son numéro de la mi-octobre, le Nouvel Observateur a publié les résultats d’un (...) Lire la suite »

Règles de déontologie journalistique applicables dans le cas de la Syrie

MOUNADIL AL DJAZAàRI
Le règlement politique de la crise syrienne semble avancer et c'est sans doute la meilleure solution aussi bien pour la population que pour le pouvoir en place ou pour la coalition d'opposition dont l'influence est sûrement plus grande du côté turc de la frontière que du côté syrien. Et qui a surtout une existence médiatique. Justement, As'ad AbuKhalil, alias Angry Arab, nous explique ce qu'est la déontologie journalistique quand il s'agit de couvrir les troubles qui secouent la Syrie. Des principes qu'il expose ici, découle une pratique du journalisme qui prétend nous renvoyer une image des événements correspondant peu ou prou à la réalité alors que cette image est surtout faite de faux semblants. Sur le plan militaire d'abord, avec ces annonces régulières de prises « décisives » de routes, d'aérodromes et même d'un barrage. Des victoires qui s'avèrent sans lendemain, voire même purement imaginaires. Sur le plan politique ensuite, avec une opposition en exil qui s'avère être de plus en plus une (...) Lire la suite »

Cuba : Les Etats-Unis ont payé 10 journalistes pour faire des articles anticastristes (New York Times)

Abby Goodnough
New York Times, Miami, 8 septembre 2006. Le Bureau des Emissions Cubaines de l'administration Bush a payé 10 journalistes aux Etats-Unis pour fournir des articles à Radio et TV Marti, qui transmettent vers Cuba des articles gouvernementaux critiques de Fidel Castro, a déclaré vendredi un porte-parole du Bureau. Parmi les dix on trouve trois journalistes du Nuevo Herald, l'édition hispanophone du Miami Herald, qui les a licencié jeudi après avoir découvert leurs liens. Pablo Alfonso, qui travaillait sur Cuba pour El Nuevo Herald, a touché la plus grosse somme, soit près de 175.000 dollars depuis 2001. Il a été découvert que d'autres journalistes acceptaient de l'argent de l'administration Bush, dont Armstrong Williams, un commentateur et animateur d'un talk-show, qui a touché prés de 240.000 dollars pour promouvoir les initiatives du gouvernement dans l'éducation. Le gouvernement Castro affirme depuis longtemps que certains journalistes cubano-américains sont payés par le gouvernement des (...) Lire la suite »