RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

65 

De l’« objectivIté » du Grand Soir

Ah la la, les gens sont parfois drôles.

Il paraît que le Grand Soir n’est pas "objectif". Il paraît qu’il faudrait donner la parole aux deux côtés de la barricade.

Comme si tous les grands médias ne faisaient que ça, donner la parole aux deux côtés. Comme si cette absence de parole d’un des côtés n’était pas la raison même de notre existence.

Mais voilà, donner la voix aux sans voix ne serait pas "objectif" car il manquerait la voix des omniprésents.

Leur raisonnement, il est le suivant :

Il faudrait que ceux qui représentent, disons, 0,1% de la presse donnent aussi la parole à ceux qui s’épanchent déjà dans les 99,9% restants. Moitié-moitié. Genre, si tu donnes du temps de parole à un Irakien (qu’on entend déjà partout, n’est-ce pas ?) il faudrait donner le même temps de parole à un Général américain (qu’on aimerait quand même parfois entendre, n’est-ce pas ?).

Là, on redeviendrait "objectifs". D’une objectivité qui ferait qu’au final les omniprésents occuperaient désormais 99,95 % de l’espace médiatique, et les sans voix plus que 0,05%. Bref, en nous demandant d’être "objectifs", ils ne font que nous demander de diviser par deux le temps de parole de ceux qui n’en ont déjà pas.

Au lieu d’exiger des grands médias qu’ils fassent leur travail, c’est autour de nous qu’ils viennent faire les marioles. Peut-être parce que nous sommes plus accessibles, moins intimidants. Et oui, on engueule une barque et on pousse un soupir devant un paquebot. Un minimum de dignité exigerait peut-être le contraire, non ? Mais c’est apparemment sur nos frêles épaules de média alternatif que repose l’honneur de la presse toute entière.

Ben voyons.

C’est pour ça que nous disons, et répétons : Les « autres » auront un droit de réponse chez nous lorsque nous aurons enfin un droit de parole chez eux. Au moins, ça a le mérite d’être clair, non ?

Viktor Dedaj
 « je crois que vais me contenter de l’honnêteté »

URL de cet article 35769
   

Même Auteur
Cuba est une île
Danielle BLEITRACH, Jacques-François BONALDI, Viktor DEDAJ
Présentation de l’éditeur " Cuba est une île. Comment l’aborder ? S’agit-il de procéder à des sondages dans ses eaux alentours de La Havane, là où gisent toujours les épaves des galions naufragés ? Ou encore, aux côtés de l’apôtre José Marti, tirerons-nous une barque sur la petite plage d’Oriente, et de là le suivrons -nous dans la guerre d’indépendance ? Alors, est-ce qu’il l’a gagnée ? C’est compliqué ! L’écriture hésite, se veut pédagogique pour exposer les conséquences de la nomenclature sucrière. L’épopée (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

« Citoyens,

Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre vie, souffrant des mêmes maux. Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus ; les uns comme les autres ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables. Défiez-vous également des parleurs, incapables de passer à l’action ; ils sacrifieront tout à un beau discours, à un effet oratoire ou à mot spirituel. Evitez également ceux que la fortune a trop favorisés, car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé à regarder le travailleur comme un frère. Enfin, cherchez des hommes aux convictions sincères, des hommes du peuple, résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue. Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste, et c’est aux électeurs à choisir leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter. Citoyens, Nous sommes convaincus que si vous tenez compte de ces observations, vous aurez enfin inauguré la véritable représentation populaire, vous aurez trouvé des mandataires qui ne se considèrent jamais comme vos maîtres.

Le Comité Central de la Garde Nationale »

Texte de l’affiche apposée avant l’élection de la Commune de Paris, 25 mars 1871.

Cuba - Tchernobyl : Lettre à Maria.
24 août 2006. Chère Maria, Je ne sais pas si mon nom vous dira quelque chose. A vrai dire, je ne crois pas vous avoir laissé un souvenir impérissable. C’est pourtant vous qui m’avez donné, au détour d’une seule phrase, une des plus belles leçons d’humanité qu’un homme puisse recevoir. Il y a déjà quelques années de cela mais, comme vous pouvez le constater, je n’ai pas oublié. Vous souvenez-vous, Maria, de cet occidental en visite sur votre île qui voulait vous poser quelques questions ? En réalité, et (...)
Le fascisme reviendra sous couvert d’antifascisme - ou de Charlie Hebdo, ça dépend.
Le 8 août 2012, nous avons eu la surprise de découvrir dans Charlie Hebdo, sous la signature d’un de ses journalistes réguliers traitant de l’international, un article signalé en « une » sous le titre « Cette extrême droite qui soutient Damas », dans lequel (page 11) Le Grand Soir et deux de ses administrateurs sont qualifiés de « bruns » et « rouges bruns ». Pour qui connaît l’histoire des sinistres SA hitlériennes (« les chemises brunes »), c’est une accusation de nazisme et d’antisémitisme qui est ainsi (...)
120 
Ces villes gérées par l’extrême-droite.
(L’article est suivi d’un « Complément » : « Le FN et les droits des travailleurs » avec une belle photo du beau château des Le Pen). LGS Des électeurs : « On va voter Front National. Ce sont les seuls qu’on n’a jamais essayés ». Faux ! Sans aller chercher dans un passé lointain, voyons comment le FN a géré les villes que les électeurs français lui ont confiées ces dernières années pour en faire ce qu’il appelait fièrement « des laboratoires du FN ». Arrêtons-nous à ce qu’il advint à Vitrolles, (...)
31 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.