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Auteur : Viktor DEDAJ

Tu m’étonnes qu’ils s’énervent.

Viktor DEDAJ
Nous sommes en novembre 2023, et je viens de réaliser quelque chose. La quantité de gens qui aujourd'hui encore lisent "sioniste" et comprennent "juif" est impressionnante. Sans déconner, au début, je croyais que c'était juste de la mauvaise foi classique. Mais non. Leur inculture politique te submerge comme une vague traîtresse. Ils pensent que ce vocabulaire n'est qu'un langage codé. Tu m'étonnes qu'ils s'énervent. Et toi, dans ton pédalo à voguer sur les réseaux sociaux, tu ripostes avec ton ironie habituelle, en pensant avoir affaire à un concombre masqué, ce qui en retour est interprété comme du cynisme. Doux Jésus. Tu réalises qu'ils ne suivent pas l'actualité dans cette région, ne consultent jamais les médias respectifs des acteurs principaux. Ils comptent sur les médias institutionnels et semblent s'en contenter. Le résultat est leur vision qu'entre deux "pics" d'actualité, il ne règne qu'un calme plat troublé de temps en temps par quelques vaguelettes. Untel est mort, tué par une balle venue (...) Lire la suite »

Qui peut sauver Julian Assange ?

Viktor DEDAJ, Michel COLLON
« Qui peut sauver Julian Assange » demandaient Viktor Dedaj et Michel Collon dans la postface du livre « Julian Assange parle » que nous vous proposons ci-dessous. La question reste tristement brûlante alors que le fondateur de WikiLeaks est menacé d’une extradition imminente vers les États-Unis. Dans « Julian Assange parle », Karen Sharpe a réalisé un magnifique travail pour collecter la pensée du célèbre journaliste australien et nous permettre de découvrir la noblesse de son combat à travers ses propres mots. On se demande alors qui pourra sauver cet homme des forces puissantes qui s’acharnent contre lui. La Justice ? Les médias ? Difficile à croire quand on examine leur attitude jusqu’ici à travers quelques faits peu connus… Une Justice nullement impartiale Commençons par le commencement. Comment est-il possible qu’un journaliste australien, opérant en Europe, se retrouve, à cause de ses activités journalistiques, enfermé en préventive, en Angleterre, dans une prison de haute sécurité et en (...) Lire la suite »

Wikileaks, Julian Assange et notre droit de savoir.

Viktor DEDAJ
Lorsqu'un journaliste - ou n'importe qui - dit que Wikileaks n'aurait pas du, ou n'avait pas le droit, de publier tel ou tel document, ce qu'il dit en réalité est ceci : "je ne reconnais pas votre droit de savoir". En réalité, ce qu'il nous dit est ceci : "je souffre du syndrome du larbin et je lèche les bottes du pouvoir, tous les pouvoirs, et leur reconnaît le droit d'agir en secret, de mentir, sans comptes à rendre, pour le plus grand bien de tous". En réalité, ce qu'il nous dit est ceci : "vous, vous êtes trop cons pour comprendre, et vous n'êtes pas dignes de faire partie du cercle d'initiés. D'ailleurs, moi-même, je rêve d'y entrer." En réalité, ce qu'il nous dit est ceci : "moins vous savez et plus je peux vous raconter n'importe quoi en me faisant passer pour un spécialiste initié. Votre ignorance est le terreau de ma crédibilité." En réalité, ce qu'il nous dit est ceci : "plus vous découvrez la vérité, et plus vous vous rendez compte à quel point je suis un charlatan et combien je vous ai (...) Lire la suite »

Le jour où le journalisme est mort

Viktor DEDAJ
Malgré les appels de virtuellement toutes les organisations de défense des droits de l'homme, de défense de la liberté de la presse et de la liberté d'expression, d'organisations et de syndicats de journalistes, Priti Patel vient de signer l'extradition de Julian Assange. La défense a 14 jours pour faire appel. L'appel peut être refusé. Il s'agit d'une grande victoire pour la presse institutionnelle qui a tout fait pour réduire "la plus importante affaire de presse de notre existence" (dixit John Pilger) en un vulgaire faits divers. Une presse qui a relayé pendant plus de dix ans tous les mensonges, calomnies et légendes urbaines qui ont servi d'écran de fumée pour occulter les vrais tenants et aboutissants. Le résultat fut celui qui avait été prévu et planifié dès 2010 : faire disparaître le cas Assange de la conscience collective et procéder à l'élimination - médiatique si possible, physique si nécessaire - du journaliste le plus innovant, primé, efficace et dangereux (pour les pouvoirs corrompus) du (...) Lire la suite »
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Il suffirait de presque rien...

Viktor DEDAJ
A la réflexion, il suffirait de pas grand chose pour obtenir l'asile pour Assange en France... Disons un éditorial bien senti dans Le Monde, avec un titre barrant la première page. Idem, disons, avec le Figaro, et bien senti aussi. Pas grand chose, quoi. Un peu de dignité journalistique retrouvée, un texte bien léché comme ils l'ont appris à l'école, et voilà. Pas de "s'il vous plaît", pas de "ce serait bien si". Non, vraiment pas grand chose. Il suffirait de pas grand chose pour obtenir l'abandon des charges par le Département de Justice des Etats-Unis. Le New York Times, et le Washington Post, qui tous deux ont bien profité des révélations de Wikileaks, pourraient s'y mettre. Non pas avec des "appels", non pas avec des "opinions", mais avec une déclaration de casus bellum en bonne et due forme adressée à l'administration Biden. Ouvrir son ordinateur, rédiger le texte, le faire publier. Et voilà. Le lendemain, comme tous les jours, ils mèneront leur petites vies pépères de journalistes (...) Lire la suite »

Qui a tué la démocratie ?

Viktor DEDAJ
[PRESSE] "Débat de la présidentielle : le duel Macron-Le Pen a attiré 15,6 millions de téléspectateurs, moins qu'en 2017, selon Médiamétrie" (FranceTvInfo) Coup dur pour la série télévisée "Le Pen au deuxième tour", diffusée pour le première fois en 2002. Souvent critiquée pour son "absence de créativité" et l'impression d'un scénario qui tourne en rond, la série a pourtant été régulièrement reconduite par les médias qui semblent croire en son avenir. "Il faut lui donner une chance" a déclaré le responsable du département Culture, Création et Art de TF1, Jean Fildéperles, lors d'une interview accordée dans son placard à balais. "Comme pour toute bonne série, il faut le temps d'installer les personnages, de leur donner de la consistance". Véritable institution du paysage audiovisuel, la série a connu pourtant plusieurs mésaventures avec le remplacement successif des principaux rôles par de nouveaux acteurs censés assurer la continuité du récit. Jean Fildéperles reconnaît que cela peut déstabiliser les (...) Lire la suite »
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Avec certains, on se comprend.

Viktor DEDAJ
La différence fondamentale entre ceux qu'on appelle (souvent à tort) les Russophiles ou "Poutiniens" et les indignés du jour, c'est que les premiers ne découvrent ni les horreurs de la guerre, de toutes les guerres, ni les crimes qui les accompagnent. Les indignés du jour, qui se goinfrent toute l'année de malbouffe médiatique, qui sont des obèses intellectuels nourris à la mal-information, veulent maintenant jouer aux Nutritionnistes. Trop tard. Les voir grimper aux rideaux avec leurs petites jambes boudinées me fait hésiter entre "pathétique" et "mignon" Des charniers ? Je peux vous parler de charniers. Des charniers contenant près de 2000 (ce n'est pas une coquille) cadavres en Colombie ("partenaire de l'OTAN depuis 2017"). Vous en voulez d'autres ? Des crimes de guerre ? Vous avez combien de temps devant vous ? Des guerres illégales ? Donnez-moi une carte du monde, j'ai un paquet de petits drapeaux à planter. Les flux de réfugiés ? Venez, je nous emmène faire un tour en Méditerranée - (...) Lire la suite »
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Apprendre à écouter

Viktor DEDAJ
Il faut se faire à l'idée, s'en imprégner même, que nous baignons (comme ceux d'en face) dans une mélasse politico-médiatico-militaire qui a choisi son camp et qui nous est imposée. Si certains prétendent nous épargner la propagande "ennemie", notre tâche à nous - comme service rendu à nous-mêmes, à notre prochain, à l'humanité même - est de s'en protéger et de contrer la seule propagande sur laquelle nous aurions éventuellement un effet : la nôtre. Être en désaccord avec une analyse ou une opinion est une chose. Applaudir un camp belligérant, comme on applaudirait au balcon des soignants, en est une autre. Il y a ceux qui le comprennent et ceux qui ne le comprennent pas - ou qui font semblant de ne pas le comprendre. A mon poste d'observation, je n'ai pas une infinité d'options. Me désintéresser de la chose serait le plus facile, mais je laisse ça à d'autres. Accompagner le mouvement de foule autour de moi, m'indigner en choeur avec elle, comme si c'était pour moi aussi la première fois, me vaudrait (...) Lire la suite »
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Vos indignations sélectives n’ont que trop duré.

Viktor DEDAJ
Là où certains se fourrent le doigt dans l'œil jusqu'au coude : il ne s'agit pas de dédouaner les crimes des uns, mais de montrer à quel point vos indignations sont sélectives, et d'exiger le même traitement pour les mêmes crimes – quels qu'en soient les auteurs. Vous qui croyez connaître le monde à travers les médias connaissez en réalité un monde qui n’existe pas. D’où la difficulté de communiquer avec vous. Abreuvés aux médias institutionnels que vous suivez avec juste une pincée d'esprit critique - juste ce qu'il faut pour vous donner un vernis d'impartialité – vous prétendez nous impressionner alors que vous ne montrez que votre ignorance des réalités du monde. Pour chaque crime avec lequel vous tentez de nous rendre complices, nous, nous passons notre vie à en dénoncer mille que vous ignorez. Alors, oui. Vos indignations sélectives n'ont que trop duré. Viktor (...) Lire la suite »
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Une guerre ne devient pas une guerre le jour où les médias décident de vous la montrer.

Viktor DEDAJ
Être anti-guerre, ce n'est pas être simplement contre "la" guerre. Être anti-guerre, ce n'est pas exprimer des positions (plutôt futiles à notre humble niveau) une fois qu'elle a éclaté. Être anti-guerre, c'est vouloir comprendre l'enchaînement des décisions prises par chacun des acteurs qui ont mené à un tel dénouement. Être anti-guerre, ce n'est pas déclarer son opposition à sa forme la plus concrète, évidente, et spectaculaire, mais être aussi archi-critique des actions et des logiques économiques et politiques qui l'ont alimentée. C'est tenter d'évaluer la culpabilité respective des acteurs. Rejeter une telle démarche intellectuelle montre que l'on n'est nullement "anti-guerre", seulement anti cette guerre-là, en particulier. C'est aussi exposer un angle mort sur les causes et les autres formes de guerre, économiques, tels que les embargos et blocus, qui peuvent faire, et font souvent, autant de victimes, mais silencieuses (silencieuses, parce que les grands médias en ont décidé). Les centaines de (...) Lire la suite »
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