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Thème : Désinformation & Propagande

Le quotidien The Guardian monte d’un cran ses diffamations contre Julian Assange.

Jonathan COOK
Tant mieux qu'il y ait eu une petite réaction, y compris de la part des principaux journalistes, sur la diffamation constante de Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, par [le quotidien britannique] The Guardian. Le dernier article du journaliste Luke Harding, qui affirme que l'ancien directeur de campagne déchu de Donald Trump, Paul Manafort, a visité secrètement Assange à trois reprises à l'ambassade de l'Equateur à Londres, est tellement plein d'incohérences que même les opposants les plus aguerris à Assange dans les grands médias ont du mal à le défendre. Confronté à ce un retour de manivelle, The Guardian a rapidement - et très discrètement – effectué une marche arrière sur sa prétention initiale que son article était basé sur des faits vérifiés. Au lieu de cela, il a modifié le texte, sans reconnaître qu'il l'avait fait, pour attribuer les allégations à des "sources" non identifiées et incontrôlables. La fonction de propagande de l'article est évidente. Il est destiné à apporter la preuve (...) Lire la suite »

HOLLYWOOD PROPAGANDA

MATTHEW ALFORD
Examinant le fonctionnement interne de l’industrie hollywoodienne, cet ouvrage révèle les liens étroits entre le cinéma et les forces politiques américaines les plus réactionnaires. Ses analyses détaillées de nombreux films démontrent qu’Hollywood, loin d’être le lieu d’expression de la gauche américaine, n’est que le versant culturel d’une politique impérialiste. Alors que des films comme Transformers, Terminator ou La Chute du faucon noir, ouvertement financés par l’armée, glorifient l’hégémonie américaine dans le monde, des films prétendument critiques comme Les Rois du désert, Hôtel Rwanda ou Avatar, n’en remplissent pas moins la même fonction. Au-delà des tendances progressistes affichées par certaines célébrités, Alford met en évidence leur totale intégration à un système encourageant la suprématie mondiale américaine et le recours à la violence. 304 pages 20 euros ISBN : (...) Lire la suite »

Quotidien : entre rires et parodies, un travail de fourmi très réfléchi dans la désinformation

Paulo CORREIA

Après l’élection du nouvel astre/désastre politique – Jupiter, roi Soleil…nous ne savons plus – à la tête de l’État français, les batteries médiatiques se sont focalisées sur « La France Insoumise » et sur son fer de lance, Jean-Luc Mélenchon. Oui, depuis Georges Marchais, aucune figure politique française, avec un vrai discours social et progressiste, n’avait réussi à fédérer autour d’elle une telle ferveur et à obtenir de tels résultats électoraux – à moins de 2% de décrocher une présence au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2017. Cela s’appelle avoir du charisme !

Les médias « mainstream », à cette époque-là, ont du se demander « comment ça se fait, qu’on l’avait pas vu venir ? Nous avons failli laisser élire démocratiquement, un vrai gars de gauche !? ». Alors, à la veille de l’élection, « Le Figaro » sort sa belle une de propagande – photo à l’appui, avec des manœuvres militaires américaines en Corée du Sud – où, par association de titres et d’images, le lecteur de droite, démobilisé par l’affaire Fillon, était conduit à imaginer un « danger rouge » et que les USA pourraient envahir l’hexagone en cas de victoire du Mouvement Insoumis. « En même temps », la baronne du débat politique, Ruth Elkrief, affirmait sur son plateau BFM : « Mélenchon n’a pas de projet politique ». Nous ne sommes pas tous d’accord avec toutes les idées des Insoumis, mais de là à dire une ignominie pareille, il fallait la sortir…la phrase ! Entre rires et parodies, un travail de fourmi très réfléchi dans la désinformation C’est ici que l’émission télévisée « Quotidien » [1] de la chaîne TMC – groupe (...) Lire la suite »

« Hollywood propaganda » : la fabrication du consentement au cinéma

Laurent DAURÉ
« La politique étrangère américaine est ignoble car non seulement les États-Unis viennent dans votre pays et tuent tous vos proches, mais ce qui est pire, je trouve, c’est qu’ils reviennent vingt ans plus tard et font un film pour montrer que tuer vos proches a rendu leurs soldats tristes. » - Frankie Boyle, humoriste écossais La publication d’Hollywood propaganda de Matthew Alford est assurément la bienvenue, tant les travaux récents sur le pouvoir idéologique du cinéma américain sont rares en français, a fortiori quand il est question de la politique étrangère des États-Unis et des guerres qui lui sont consubstantielles. Pour la première fois un ouvrage analyse de façon approfondie et documentée ce soft power au service de l’hégémonie américaine, passant en revue des dizaines de films sortis depuis le début des années 1990. C’est en 2010 que l’universitaire britannique Matthew Alford publie Reel Power : Hollywood Cinema and American Supremacy (Pluto Press), qui paraît aujourd’hui – enfin ! pourrait-on (...) Lire la suite »
Le témoignage de l’ancien président équatorien

Gouverner sous les bombes... médiatiques

Rafael Correa

Au pouvoir en Équateur de janvier 2007 à mai 2017, M. Rafael Correa a décidé de ne pas se représenter. La rupture avec son successeur et ancien collaborateur l’a néanmoins conduit à reprendre le combat. Au-delà de cet affrontement singulier, il témoigne ici des conquêtes et des reflux de la gauche en Amérique latine. Et il relève à quel point les grands médias sont devenus une arme politique au service de la contre-offensive des partis conservateurs.

À la suite de la longue nuit néolibérale des années 1990, et à partir de l’élection d’Hugo Chávez au Venezuela en 1998, les bastions de la droite latino-américaine se sont effondrés comme des châteaux de cartes. À l’apogée du phénomène, en 2009, huit des dix principaux pays d’Amérique du Sud étaient gouvernés par la gauche. Sans parler du Salvador, du Nicaragua, du Honduras, de la République dominicaine ou du Guatemala. Dans ce dernier pays, comme au Paraguay, c’était la première fois que les progressistes parvenaient au pouvoir. Les premières années du XXIe siècle ont été marquées par de grandes avancées économiques, sociales et politiques, dans un contexte de souveraineté, de dignité et d’autonomie géopolitique. Ces réussites furent facilitées par la hausse du prix des matières premières, mais encore fallait-il que ces richesses soient investies dans le « bien-vivre » de nos peuples (lire le reportage de Loïc Ramirez, « Difficile construction de la santé publique en Équateur ») (1). C’est ce qui fut fait. L’Amérique (...) Lire la suite »

Rainbow Warrior : Paris Match re-coule l’histoire.

Richard LABÉVIÈRE

Si nous osions, à propos du Rainbow Warrior, nous écririons que certaines histoires sont elles, insubmersibles. Ainsi Mai 68, le Temple Solaire, le petit Grégory, l'Année sécheresse, le Yéyé sont de bon clients. On peut sortir les plats du frigo, les servir ainsi ou les réchauffer. C'est le choix fait par les concepteurs d'un supplément "vintage" de Paris-Match. Comme les degrés de l'atmosphère grimpent et dilatent la mer qui recouvre alors les terres, Match efface l'histoire.

Vous me direz : « quel besoin avais-je d’acheter un supplément de Paris-Match ? » Sinon, par rapport au magazine hebdomadaire, de m’infliger une double peine. En réalité, comme je suis très fortuné et que, passant devant la gare Saint Lazare, je n’avais en poche qu’un billet de 50 euros pour acheter L’Equipe, ne voulant pas vexer le kiosquier, j’ai aussi pris un coûteux machin, une édition spéciale de Match qui nous ramène en 1980, et aux alentours. Voilà donc pourquoi je me suis usé la cornée sur cette publication : pour y découvrir un certain nombre de vieilles sottises. Comme le vin, en prenant de l’âge les mensonges capitaux deviennent capiteux. C’est-à-dire ronds, doux, acceptables : faciles à avaler. Le pompon de l’éventaire est un article qui entend revenir sur l’affaire Greenpeace, celle du Rainbow Warrior. Il est signé Jean-Michel Caradec, vieux laboureur de lieux communs qui s’est illustré jadis en collaborant au magazine VSD, alors entre les mains d’un certain Marc Francelet comme rédacteur en (...) Lire la suite »

L’OTAN, les faux sourcils de Justin Trudeau et l’ingérence russe

Claude Jacqueline HERDHUIN
En regardant l’épisode du jeudi 27 septembre de l’émission Enquête (Ici Radio-Canada), je me suis dit que ma foi, cela pourrait être un bon outil de propagande. Réalisée avec tout le sérieux de « vrais » journalistes, cette émission qui « n’est pas un faux reportage » a déclenché un questionnement quasi existentiel chez moi. Serai-je à ce point stupide pour ne pas voir que les méchants sont partout pour me manipuler ? Comment ai-je pu ignorer depuis 2001 que j’ai vendu mon âme à Satan, en collaborant au site Mondialisation.ca (le Centre de recherche sur la mondialisation) ? Pourquoi me suis-je éloignée du troupeau des détenteurs de la vérité en refusant de rester les yeux rivés au petit écran ? La télévision, cette gentille nounou qui m’endort au sens propre et figuré. Je collabore au site Mondialisation.ca depuis ses débuts. J’ai rencontré Michel Chossudovsky lors d’une manifestation, à la fin des guerres de Yougoslavie. Une de ces manifestations qui, qu’on me pardonne, voulait apporter un peu de vérité. Ou, (...) Lire la suite »

C’est caché sous nos yeux : pourquoi nous ne pouvons pas voir le système nous détruire (Counterpunch)

Jonathan COOK
Je dis rarement aux lecteurs ce qu'ils doivent croire. J'essaie plutôt de les avertir qu'il serait sage de ne pas croire, du moins lorsqu'il n'y a pas de véritable preuve, ce que ceux qui sont au pouvoir nous demandent de croire. Nous avons tous des adages bien connus à propos du pouvoir : « le savoir, c'est la pouvoir », et « le pouvoir tend à corrompre alors que le pouvoir absolu tend à corrompre absolument. » Ces maximes nous touchent car elle parlent avec vérité de notre expérience du monde. Les gens qui ont le pouvoir – même un pouvoir très limité, détiennent une autorisation d'autrui – ont tendance à en abuser, parfois de façon subtile et inconsciente et parfois ouvertement et délibérément. Si nous sommes raisonnablement conscients de nous-mêmes, nous pouvons ressentir en notre for intérieur, cette tendance à exploiter à notre avantage un quelconque pouvoir dont nous jouissons, que ce soit dans nos relations avec un conjoint, nos enfants, un ami, un employé, ou juste par l'usage courant de notre (...) Lire la suite »

La disparition du journalisme (Consortium News)

John PILGER
Le décès de Robert Parry, survenu plus tôt cette année, fut un adieu à l'ère du journalisme. Parry était 'un pionnier du journalisme indépendant', selon Seymour Hersh, avec qui il avait beaucoup en commun. Hersh a révélé le massacre de My Lai au Vietnam et le bombardement secret du Cambodge, Parry a exposé Iran-Contra, un complot de trafic de drogue et d'armes dont les ramifications s'étendaient jusqu'à la Maison-Blanche. En 2016, ils ont produit séparément des preuves convaincantes que le gouvernement Assad en Syrie n'avait pas utilisé d'armes chimiques. Ils n'ont pas été pardonnés. Rejeté par le 'mainstream', Hersh doit publier son travail à l'extérieur des Etats-Unis. Parry a créé son propre site d'information indépendant, Consortium News, où, dans un dernier article à la suite d'un accident vasculaire cérébral, il a fait référence à la vénération du journalisme pour les 'opinions approuvées' alors que 'les preuves non approuvées sont écartées ou dénigrées quelle que soit leur qualité'. Bien que le (...) Lire la suite »

Yémen : les "fake news" des médias étasuniens (Counter Currents)

Eric Zuesse
Vendredi 10 août, CNN a titré : 'La frappe menée par les Saoudiens tue des dizaines d'enfants en voyage scolaire au Yémen' et a décrit la tragédie comme si les Etats-Unis ne jouaient pas un rôle important dans le ciblage et dans la fourniture de bombes et de missiles à ce que l’article appelle 'la coalition dirigée par les Saoudiens'. Il est dit à la 15ième minute de la vidéo : 'L'Arabie Saoudite, à travers des frappes aériennes, dirige une coalition qui comprend les Etats arabes unis, le Bahreïn, l'Egypte et le Soudan'. Il n’y a aucune mention de l’acteur principal, en dehors de la famille royale Saoud, à savoir le gouvernement américain lui-même, qui fournit non seulement des renseignements détaillée sur chaque cible mais aussi les armes, et la formation nécessaire à leur utilisation. L'article de CNN qui accompagne la vidéo ne parle pas de la participation du gouvernement américain avant la toute fin de l'article, où il cite les paroles d’un propagandiste américain : Après la frappe, les États-Unis, (...) Lire la suite »
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