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Thème : Droits de l’Homme/Droits humains

La désobéissance, première des vertus

PERSONNE

« Sous un gouvernement qui emprisonne quiconque injustement, la véritable place pour un homme juste est en prison. »

Il n’est pas souhaitable de cultiver le même respect pour la loi et pour le juste. Les lois, qui sont toujours plus nombreuses et amenuisent toujours plus le champ des droits naturels, ne rendent nullement les individus un brin plus justes, et, par l’effet du respect qu’ils leurs témoignent, les gens les mieux intentionnés se font chaque jour les commis de l’injustice, les complices des inégalités sociales. Notre unique ambition devrait être de faire le juste, car nous y gagnerions collectivement et, par voie de conséquence, individuellement. On a dit assez justement qu’un groupement d’individus n’a pas forcément de conscience collective. Par contre, un groupement de personnes consciencieuses devient un groupement doué de conscience. La masse des individus sert l’État, non point en humains, mais en machines avec leur corps. La plupart du temps, ils exécutent leur tâche sans exercer du tout leur libre jugement ou leur sens moral ; au contraire, ils se ravalent au niveau du bois, de la terre et des (...) Lire la suite »
Le Venezuela entre au Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Appuyé par 105 pays, Maduro choque gravement Le Monde

Vladimir MARCIAC

Vous n’êtes pas de l’espèce des poissons rouges qui auraient oublié que Maduro était condamné naguère par la « communauté internationale » ?

Celle-ci reconnaissait, nous disait-on, le putschiste Juan Guaido comme le président légitime du Venezuela. Vous ne pouvez pas l’avoir oublié car les médias l’ont martelé. Même Manon Aubry, chef de file de LFI aux européennes en fut un instant ébranlée. En vérité (mais ça, vous pouviez l’ignorer si vous ne nous lisiez pas) pour l’Assemblée générale des Nations unies, Nicolas Maduro a toujours été le président légitime du Venezuela. Dans un article que LGS a publié en mars 2019, on lisait : « Si on prend la communauté internationale dans son ensemble, des pays comme la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud ou l’Union africaine lui ont envoyé [à Maduro] un message de sympathie. Sur 194 pays qui composent l’assemblée générale de l’ONU, il n’y en a qu’une quarantaine qui a reconnu Guaido ». Et voici qu’en octobre 2019, le Venezuela entre au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. « C’est un choc », geint le Monde, KO debout : « Malgré les critiques d’ONG et de pays latino-américains, le Venezuela a obtenu avec (...) Lire la suite »

"Droits-de-l’homme-au-Venezuela" : aux "sources" de la désinformation

Maurice LEMOINE
Journaliste et ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique, Maurice Lemoine (ici au Paraguay) couvre l’Amérique Latine depuis plus de quarante ans. Derniers ouvrages parus : “Chávez Presidente”, « Sur les eaux noires du fleuve », “Cinq cubains á Miami”, “Les enfants cachés du général Pinochet” et « Venezuela, chronique d’une déstabilisation« Copie à (entre autres) : médiateur du Monde mediateur@lemonde.fr médiatrice de Radio France http://mediateur.radiofrance.fr/mediateur/ Quelle discrétion d’un seul coup… A croire que le Venezuela avait disparu ! Depuis le 23 janvier, un babil incessant et plutôt enthousiaste accompagnait « les aventures de Juan Guaido », le « président » élu par Donald Trump et censé renverser Nicolás Maduro en (au grand maximum) deux temps, trois mouvements. « Juan Guaido et l’aide humanitaire « Juan Guaido et ses copains (de l’Organisation des Etats américains) », « Juan Guaido et ses super-amis du Groupe de Lima », « Juan Guaido et son gouvernement de transition », « Juan Guaido et (...) Lire la suite »

A Montpellier le maire se fout du sort des assassinés de Palestine.

Jacques-Marie BOURGET

Un citoyen de Montpellier, se croyant dans un pays libre et démocratique, veut, dans les rues, faire entendre la sauvagerie réservée aux Palestiniens. Pas de chance il froisse des tympans et trouble le macadam. Alors le maire et ses flics en font un gibier.

,A Montpellier la Septimanie est morte avec George Frêche, le mégalo qui l’avait promue, ne reste plus que la Septi-sale manie. Celle par exemple de pourchasser José-Louis Moraguès, un militant qui ne supporte pas la torture faite au peuple palestinien. Et qui l’affiche en réclamant le boycott de l’État d’Israël. Ce Moraguès, vous allez voir, va bientôt sortir avec sur le dos le poids de l’infamie, pour aimer la justice et le droit, mais ni Netanyahou et ses clones, il sera vite déclaré « antisémite ». Cet entêté persiste à convaincre les habitants de Montpellier de la nécessité de ce boycott. Une démarche légale pour qui n’exige pas de claironner le refus des produits sortis de l’État d’Israël. En effet l’innocent qui hurle devant un « Super U » « n’achetez pas les oranges de Jaffa », il est mort. Sa supplique entre dans un dispositif « d’atteinte à la liberté du commerce ». Ce qui est bien plus grave qu’une bombe qui pleut sur des gosses de Gaza. Vous aurez noté que la sublime Taubira, qui a naguère fait du vélo (...) Lire la suite »

Une juge britannique condamne Assange à la prison indéfiniment, en dépit de la fin de sa peine de prison

Oscar GRENFELL

Lors d’une audience au tribunal de première instance de Westminster vendredi matin, la juge de district britannique Vanessa Baraitser a décidé que Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, restera en prison. Ceci, malgré le fait que sa peine d’emprisonnement pour s’être « soustrait à la justice » expire le 22 septembre.

Cette décision est la dernière d’une série d’atteintes aux droits juridiques et démocratiques d’Assange par le pouvoir judiciaire britannique. Cela signifie que l’éditeur et journaliste sera détenu jusqu’au mois de février prochain pour son extradition vers les États-Unis, où il risque 175 ans de prison pour avoir dénoncé des crimes de guerre américains. Étant donné que la procédure d’extradition entraînera probablement une longue bataille juridique, la décision de Baraitser confine potentiellement Assange à la prison de haute sécurité de Belmarsh pour les années à venir. L’affaire a été largement présentée dans les médias bourgeois comme une audience sur le cautionnement d’Assange. Un communiqué publié par le compte Twitter officiel de WikiLeaks ce vendredi a rejeté ces affirmations, expliquant que : « L’audience de ce matin n’était pas pour la liberté sous caution, c’était une audience technique. Malgré cela, le magistrat a refusé à titre préventif la libération sous caution avant que la défense ne la demande. » (...) Lire la suite »

Russie : Comment ont été recrutés les manifestants du 10 août par l’opposition

Karine BECHET-GOLOVKO

Les dernières manifestations de l’opposition à Moscou le 10 août ont réuni une masse importante de personnes, 20 000 selon la police, 50 000 selon les organisateurs. Un retournement de situation assez surprenant après l’échec relatif de la radicalisation opérée par le groupe Navalny-Sobol, la nouvelle figure devant attirer les caméras des médias occidentaux indépendants, indépendants puisque occidentaux et soutenant l’opposition russe. Surprenant ? Pas tant que ça. Un journaliste de News.ru s’est infiltré dans la mécanique de recrutement des manifestants.

La dernière manifestation à Moscou était prévue en deux étapes : une autorisée sur l’avenue Sakharov, qui devait être suivie d’une autre baptisée « Promenade » pour ne pas dire manifestation, non autorisée. Ainsi, les journalistes et bobos de tous les pays ont pu dire qu’il n’était plus possible de se promener librement à Moscou. Jouer sur les mots pour faire de la propagande, ce n’est pas nouveau, mais autant le rappeler. Pourtant, après le peu de monde présent à la deuxième manifestation, trop radicale, il fallut pour l’opposition renverser la vapeur. Les chancelleries occidentales ont mis le paquet, comme nous l’avions déjà écrit ici, comme partout les « zartistes » ont été mis à contribution, tout comme les médias étrangers diffusant en russe. Par exemple, la Voix de l’Amérique, le 10 août appelait à manifester à Moscou, puis a retiré sa publication, une fois qu’elle n’était plus nécessaire (voir ici, la page n’existe plus sur twitter). Malgré tout cela, il y eut une impression assez bizarre : certes, il y (...) Lire la suite »

Recul des Droits Humains en France : La République en Marche arrière

Rémy HERRERA

Article (écrit par l’auteur en janvier 2019) ayant servi de base à un rapport sur les violations des droits humains en France déposé par le Centre Europe - Tiers Monde de Genève (CETIM, organisation non gouvernementale dotée du statut consultatif général) au Conseil des Droits de l’Homme de l’Organisation des Nations unies pour sa quarantième session des 25 février – 22 mars 2019, point 4 de l’ordre du jour « Situations relatives aux droits de l’homme qui requièrent l’attention du Conseil ». Distribution le 15 février 2019 par le Secrétariat général conformément à la résolution 1996/31 [rapport final disponible sur le site de l’ONU sous la cote : A/HRC/40/NGO/56

1. Depuis plusieurs mois maintenant, la France est entrée dans une zone de fortes turbulences. La virulence des conflits sociaux est, de longue date, une caractéristique majeure et marquante de la vie politique de ce pays, une donnée historique d’une nation qui s’est construite, aussi et surtout, après 1789, sur la base d’une révolution de portée universelle et dont les traces – avec celles des conquis sociaux de 1936, 1945 ou 1968 –, restent encore aujourd’hui prégnantes dans la mémoire collective et dans les institutions, quels qu’aient été les tentatives pour les effacer. Voilà pourtant bientôt 40 années que la France – et avec elle les autres économies capitalistes du Nord, sans exception – se trouve enserrée dans le carcan mortifère de politiques néolibérales déprédatrices. Ces dernières ne peuvent s’interpréter autrement que comme une extraordinaire violence sociale dirigée contre le monde du travail. Leurs effets de destruction – des individus, de la société, mais encore de l’environnement – sont propagés (...) Lire la suite »

L’accès aux soins médicaux, un droit humain, doit également être garanti à Julian Assange (BJM)

Sean Love

Sean Love, un médecin qui a rencontré Julian Assange à plusieurs reprises, demande qu’on lui donne accès aux soins de santé.

[juin 2018] Cette semaine marque le sixième anniversaire de l'entrée de Julian Assange à l'ambassade de l'Equateur à Londres et près de trois ans depuis que l'ONU a déclaré que sa situation constituait une "privation arbitraire de liberté" [1] Au cours de cette période, la santé d'Assange s'est nettement dégradée, comme nos collègues et moi-même l'avons rapporté en janvier dernier après l'avoir examiné [2]. En mars, les conditions de son incarcération sont devenues plus sévères, augmentant les risques de ce qui était déjà une situation sanitaire dangereuse. L'Equateur, qui en 2012 a accordé l'asile politique à Assange, a restreint ses visites et ses communications et a annoncé une politique indéfinie pour l'empêcher de "parler de politique" [3] En réponse, le conseiller général de Human Rights Watch, Dinah PoKempner, a déclaré : "son refuge à l'ambassade ressemble de plus en plus à un isolement" [4]. Dans ces circonstances, il semblerait que les efforts de diplomatie internationale pour préserver sa santé et (...) Lire la suite »

C’est à ce prix

PERSONNE
« C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe » (Voltaire) En approchant de la ville, ils rencontrèrent un pauvre hère étendu à terre, n’ayant plus sur le dos que la moitié d’un san-benito, cette casaque jaune des condamnés ; il manquait à ce pauvre bougre et l’œil gauche et la main droite. Eh, mon Dieu ! lui dit Candide, que fais-tu là, mon ami, dans l’horrible état où je te vois ? J’attends mon bon président, répondit le hère. Est-ce ce monsieur de chez Rothschild, dit Candide, qui t’a traité ainsi ? Oui, monsieur, dit le hère ; c’est l’usage, c’est ainsi que l’on maintient l’ordre. On nous laisse juste le minimum vital ; quand nous manifestons notre désapprobation et que nous n’obéissons pas à l’arbitraire, on nous vise avec des balles en caoutchouc pour nous faire taire ; quand nous voulons résister à cette violence aveugle, on nous envoie des bombes de toutes sortes ; je me suis trouvé dans ces deux cas, la première fois, j’y ai laissé un œil et la seconde une main ; c’est à ce prix que le statu (...) Lire la suite »

Faut-il que les gilets jaunes, la police ou l’armée tirent sur Luc Ferry ?

Maxime VIVAS

Luc Ferry est agrégé de philosophie, docteur d’État en sciences politiques, ancien ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche. Rien que ça ! Il est l’auteur de nombreux ouvrages philosophiques et chroniqueur au Figaro et à Radio Classique.

Ce n’est donc pas un sous-développé du bulbe comme Aurore Bergé, Eric Brunet, ou Pierre Haski (j’en ai d’autres, mais…). Sur Radio Classique, il a déclaré, le 7 janvier 2019, que les policiers devaient se servir « de leurs armes, une bonne fois » contre les « salopards d’extrême gauche et d’extrême droite ou des quartiers ». Et comme il a eu peur que cela ne suffise pas, il a appuyé : « On a la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ces saloperies. » Sans même avoir fait une année de philo et un mois à Sciences po, chacun comprend qu’il demande que les policiers, épaulés par l’armée, tirent sur la foule des gilets jaunes. Car, il est évidemment impossible, avant de tirer, de trier entre les idées des manifestants et leur lieu de vie. Impossible de distinguer les gilets jaunes venus pour casser (une infime minorité) et ceux qui s’enragent soudain (comme le boxeur Cristophe Dettinger) au spectacle d’une violence aveugle, déclenchée délibérément par les forces du désordre. Pour avoir (...) Lire la suite »
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