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Thème : Energie Nucléaire
« Notre Maison brûle et nous regardons ailleurs » (Jacques Chirac)

De sagesse, nous manquons

PERSONNE
‘‘ J’aime à prendre à partie quelqu’un dans la foule des gens âgés : « Nous te voyons parvenu à l’extrême limite de la vie humaine ; cent ans ou plus s’amoncellent sur ta tête : allons, reviens en arrière, fais le compte de ton existence. Calcule combien de ce temps-là t’a pris un créancier, combien une maîtresse, combien un roi, combien un client, combien les querelles conjugales, combien le châtiment des esclaves, combien les allées et venues à travers la ville pour les devoirs mondains ; ajoute les maladies que nous nous sommes données, ajoute encore le temps inemployé : tu verras que tu as moins d’années que tu n’en comptes. Rappelle-toi [...] combien de gens ont gaspillé ta vie sans que tu t’aperçoives du dommage, tout ce que t’ont soustrait de vaines contrariétés, une sotte allégresse, une avide cupidité, un entretien flatteur, combien peu de ton bien t’est resté : tu comprendras que tu meurs prématurément. » Quelle en est la raison ? Vous vivez comme si vous alliez vivre toujours, jamais vous ne songez à (...) Lire la suite »
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Le gouvernement recule sur la réduction de la part du nucléaire

Réseau Sortir du Nucéaire

En reportant l’échéance de 2025 pour réduire la part du nucléaire, Nicolas Hulot a abdiqué avant même d’avoir mené bataille. Sous couvert de protéger le climat, ce renoncement dangereux et irréaliste du gouvernement illustre l’absence de volonté de s’imposer face à EDF. Analyse des enjeux.

Après des annonces ambitieuses, le gouvernement recule Le 7 novembre dernier, coup de tonnerre à la sortie du conseil des ministres : Nicolas Hulot annonce qu’il sera « difficile » de tenir l’objectif de réduction à 50% de la part de l’électricité d’origine nucléaire d’ici 2025 et que, par conséquent, le gouvernement y renonce. Cette échéance, votée en 2015 dans la loi de transition énergétique, figurait pourtant dans le programme de campagne d’Emmanuel Macron. Sa mise en œuvre aurait pu impliquer la fermeture d’ici 2025 d’une quinzaine, voire d’une vingtaine de réacteurs. En juillet, Nicolas Hulot lui-même s’était livré à un chiffrage des réacteurs à fermer (jusqu’à 17, puis jusqu’à 25), laissant entrevoir des actions concrètes... Motivé par un prétendu « réalisme », ce renoncement s’appuie sur une lecture hâtive sur des éléments de scénarios énergétiques publiés par RTE, gestionnaire du réseau de transport d’électricité. Selon Nicolas Hulot et Emmanuel Macron, concilier une baisse du nucléaire et les objectifs (...) Lire la suite »

Ukraine : l’absence de sûreté nucléaire menace l’Europe

Gabriella Lima
Alors que la France envisage de fermer 17 réacteurs nucléaires pour réduire le risque d'accident et investir dans le nouveau système énergétique renouvelable, les centrales nucléaires ukrainiennes, dont l'état actuel laisse à désirer, constituent une menace éventuelle pour l'Europe. Les incidents qui risquent provoquer un accident Trente et un an après la catastrophe de Tchernobyl, le pire accident nucléaire de l'Histoire, le risque nucléaire en Ukraine reste « très préoccupant », estime Michel Chouha, spécialiste de l’Europe de l’Est à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), l’établissement public français chargé de la recherche et de l’expertise dans ce domaine. Depuis le début du XXIe siècle, une série des incidents graves s'est produite aux centrales nucléaires en Belgique, en France, en Autriche et aussi, en Ukraine. Le 10 juin 2008, une fuite d’eau radioactive a provoqué l’arrêt d’un réacteur à la centrale nucléaire de Rivné (ouest de l’Ukraine). En 2014, l’unité 4 de la centrale (...) Lire la suite »

Le retour contraint et forcé des réfugiés de Fukushima

Émilie Massemin

Six ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daiichi, les réfugiés de la radioactivité se voient contraints de rentrer dans leurs villages contaminés. Une aberration dénoncée par le chercheur indépendant japonais Shinzô Kimura.

« Les habitants du département de Fukushima ne sont que des pions dans la politique du gouvernement, qui souhaite remobiliser au plus vite la population en faveur du nucléaire. » Cette conclusion amère, le professeur Shinzô Kimura, associé à l’université de médecine Dokkyô, l’a tirée de six années à arpenter le département de Fukushima. Après le tremblement de terre et le tsunami qui ont provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daiichi, le 11 mars 2011, ce fonctionnaire spécialiste de la radioprotection a démissionné de son poste au ministère de la Santé et du Travail après qu’on lui a refusé d’enquêter dans les communes situées à proximité de la centrale ravagée. De passage à Paris, mardi 7 mars, il a alerté les étudiants de l’Inalco (l’Institut national des langues et civilisations orientales) sur le sort des réfugiés de Fukushima. Au prétexte que le programme de décontamination a bien avancé, le gouvernement a fixé au 31 mars 2017 la fin des aides financières au logement pour quelque 26.600 personnes parties (...) Lire la suite »

Cela devient un peu Longuet cette histoire de poubelle nucléaire

Bure VMC CAMP

Analyse de l’interview de Gérard Longuet sur France 3 Lorraine le 19 février 2017.

« Ces manifestants sont complètement décalés avec la réalité » « Le stockage en couche profonde est une nécessité absolue pour la France » Ah que c’est réconfortant quand une figure placide et grisonnante engoncée dans son costard nous rappelle à la raison. À écouter Gérard Longuet sur France 3 Lorraine ce 19 février, la manifestation qui a eu lieu à Bure, la veille , semble bien futile et inconséquente au regard de ce grand projet d’utilité publique qu’est l’enfouissement des déchets nucléaires. Oui c’est vrai que le stockage souterrain est une nécessité absolue, mais il l’est pour une industrie nucléaire acculée à qui il ne reste pas d’autre solution de survie, après des années passées à jeter les fûts radioactifs dans l’océan en Somalie et les entreposer en Sibérie, que de les enterrer bien profond, loin des yeux et du coeur des générations suivantes. « C’est un projet qui mûrit lentement, depuis 1993, cela fait 24 ans que nous avançons sur ce projet en respectant à la fois les études scientifiques, les débats (...) Lire la suite »

Mélenchon et la question atomique

Marcel DUGENOUX

On pourrait discuter des heures, échanger toutes sortes d'arguments sur les mérites des uns et les hontes des autres, décrire à l'envi les posture de tel ou tel et dénoncer l'hypocrisie commune aux politiciens de carrière, ça ne servirait à rien. Aujourd'hui, une fois de plus, le débat politique est miné par les compétitions de personnalités, et piétine devant l'impasse économique et sociale sans accepter de la reconnaître. Mais où nous conduisent tous ces VRP en sparadrap ? où, sinon nulle part, étant donné que des solutions nous n'en ayons pas encore, et qu'elles attendent que nous nous mettions au travail pour tenter de les définir, ce que tous nous savons impossible en recourant au langage et aux catégories d'une société moribonde. Croissance ? Emploi ? Pouvoir d'achat ? Revenus ? Transition écologique ? Vraiment ?

Jusqu'où sommes-nous prêts à laisser faire la machine industrielle capitaliste dans son entreprise de destruction massive ? Désolé d'en arriver là mais c'est la seule et unique question essentielle qui nous soit posée aujourd'hui. Ce n'est quoi qu'en disent les idéalistes, malheureusement pas la question d'organisation strictement politique qui soit la plus critique à présent. Le problème le plus critique c'est celui de la divergence absolue entre la croissance financière et l'épuisement destructeur planétaire qui nous conduise à la plus irrémédiable des banqueroutes. Car la question n'est pas de savoir quand les marchés finiront par s'effondrer sur leur propre dette mais ce que ça puisse signifier concrètement pour les habitants de la planète. Il y a actuellement plus 4000 installations nucléaires de base sur la planète et dont aucune n'est préparée à être laissée à l'abandon sans énergie ni moyens pour la sécuriser. Ceci veut dire qu'en cas d'effondrement économique majeur de portée planétaire, aucune (...) Lire la suite »
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Nucléaire : une vie de sans abri

Gaëtan PELLETIER
"Il faut se méfier des ingénieurs, ça commence par la machine à coudre, ça finit par la bombe atomique." Marcel Pagnol Dans les années 60, en pleine guerre froide, les journaux affichaient des plans d'abri nucléaire pour... la famille. Poches de sable, nourriture, eau, piles, etc.Sans oublier la femme... Il fallait s'asseoir et attendre peut-être des centaines d'années que l'effet des radiations s'estompe. J'avais alors une sorte de cahier dans lequel je collais les articles et les plans. Le plus simple était constitué de sacs de sable superposés. Abri pour pauvres... Suffisant pour filtrer les radiations, du moins pour un temps. C'est ce qu'on prétendait. Je croyais à l'abri comme on certain croient en "dieu"... Quant à l'emmagasinage de nourriture, je me heurtais à un mur : nous mangions à notre faim, mais avec un menu à une variante de trois ou quatre "thèmes" : pommes de terre, pâtes, et fèves au lard. Le triptyque parfait toutefois pénible après des mois... Néanmoins, je croyais en la science (...) Lire la suite »

Lanceurs d’alerte à Minamisōma

Pierre FETET
J’ai pris connaissance il y a quelques jours d’une carte qui m’a tout de suite interpellé. Elle affiche des mesures de la radioactivité à la fois précises et inquiétantes. Ne connaissant pas le japonais, j’ai demandé à Kurumi Sugita, présidente de l’association Nos voisins lointains 3.11, de me traduire le texte. Elle a tout de suite accepté et m’a expliqué de quoi il s’agissait : « Le Projet de mesure de la radioactivité environnementale autour de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi (Fukuichi shûhen kankyôhôshasen monitoring project) est mené par une équipe de bénévoles relativement âgés (qui sont moins radiosensibles que les jeunes) pour réaliser des mesures de radioactivité avec un maillage serré de 75 x 100 m pour la radioactivité dans l'air et 375 x 500 m pour la contamination du sol. Les mesures de radioactivité ambiante et du sol sont réalisées principalement dans la ville de Minamisōma et aux alentours. Ils essaient de réaliser des mesures détaillées afin de montrer aux habitants les conditions (...) Lire la suite »

Comment la France se prépare-t-elle à l’éventualité d’un Fukushima ?

Philippe NADOUCE

L’histoire du nucléaire de ces quarante-cinq dernières années est marquée par de belles conquêtes technologiques et par cinq accidents graves dont quatre catastrophes du type Fukushima. La fonte des réacteurs d’une centrale nucléaire – en d’autres mots : Armageddon- est une éventualité que les experts et les états sous-estiment systématiquement.

Dans cet article, nous allons passer en revue cinq arguments qui nous aideront à étayer cette déclaration plutôt alarmante. Dans l’éventualité d’une catastrophe nucléaire en France, le premier argument défendu ici est que les systèmes de sécurité imaginés et mis en place par les experts ne seront pas suffisants. Le second est que les plans d’urgence, qu’ils soient envisagés pour protéger les populations ou pour limiter les effets de la catastrophe dans l’environnement seront un échec. La troisième - qui est généralement la conséquence des deux premières - est la contamination durable des nappes phréatiques ou des sources en eaux potables. La quatrième – systématiquement minimisée par le lobby du nucléaire après chaque catastrophe - est que des gens mourront des conséquences d’un empoisonnement radiologique et la dernière, nous l’avons dit précédemment, est que, tant les risques que les moyens mis en œuvre pour lutter contre une catastrophe éventuelle, sont grossièrement sous-estimés. Ces cinq points d’analyse (...) Lire la suite »

Tchernobyl, Fukushima : les aménageurs de la vie mutilée

Collectif

Proclamant qu’il faut « gérer » sa peur à la suite de catastrophes comme celles de Tchernobyl et de Fukushima, les aménageurs de la vie mutilée, relayés par des représentants d’instances étatiques ou associatives, prétendent réduire à néant toute possibilité de mise en cause de la déraison nucléaire, enjoignant à chacun d’en tirer au contraire parti, plutôt que de se hasarder à en rechercher les responsables et à rendre inhabitées des terres inhabitables.

« Si la science un jour règne seule, les hommes crédules n'auront plus que des crédulités scientifiques. » - Anatole France) Un documentaire consacré aux désastres de Tchernobyl et de Fukushima a été présenté par Arte le 26 avril dernier, lançant une pernicieuse invitation à « vivre avec » la contamination radioactive, « défi » que prétendent, en ces jours sombres, relever les missionnaires de l’accommodation à la vie en zones contaminées par la radioactivité. L’« Initiative de Dialogue pour la réhabilitation des conditions de vie après l’accident de Fukushima », présentée dans ce film, a été pilotée par de supposés, et néanmoins dangereux experts à l’œuvre à Tchernobyl hier, à Fukushima aujourd’hui, et en France demain. Puisque la France a dans ses rangs des champions de la réhabilitation post-catastrophe, tels que Jacques Lochard ou Gilles Hériard-Dubreuil, soutenus par la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR), l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), l’Autorité de Sûreté (...) Lire la suite »
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