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Thème : Japon

Le retour contraint et forcé des réfugiés de Fukushima

Émilie Massemin

Six ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daiichi, les réfugiés de la radioactivité se voient contraints de rentrer dans leurs villages contaminés. Une aberration dénoncée par le chercheur indépendant japonais Shinzô Kimura.

« Les habitants du département de Fukushima ne sont que des pions dans la politique du gouvernement, qui souhaite remobiliser au plus vite la population en faveur du nucléaire. » Cette conclusion amère, le professeur Shinzô Kimura, associé à l’université de médecine Dokkyô, l’a tirée de six années à arpenter le département de Fukushima. Après le tremblement de terre et le tsunami qui ont provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima-Daiichi, le 11 mars 2011, ce fonctionnaire spécialiste de la radioprotection a démissionné de son poste au ministère de la Santé et du Travail après qu’on lui a refusé d’enquêter dans les communes situées à proximité de la centrale ravagée. De passage à Paris, mardi 7 mars, il a alerté les étudiants de l’Inalco (l’Institut national des langues et civilisations orientales) sur le sort des réfugiés de Fukushima. Au prétexte que le programme de décontamination a bien avancé, le gouvernement a fixé au 31 mars 2017 la fin des aides financières au logement pour quelque 26.600 personnes parties (...) Lire la suite »

Avec le président Trump aux commandes, le Japon se sent abandonné.

Andre VLTCHEK

Avec Trump, Tokyo risque de perdre sa position de samouraï embauché par les Américains mais il s'oppose toujours à Pékin et à Moscou. Cela ressemble à « un film kitch sur les arts martiaux », estime Andre Vitchek, journaliste américain.

Le Japon déplore votre départ, Barack Obama ! Vous étiez un gouvernant prévisible et un impérialiste réellement traditionnel. Vous parliez si bien et vous tourmentiez ces colonies rebelles avec efficacité et un zèle admirable ! Ce qui arrive est tout nouveau et donc effrayant. Le Japon, docile et discipliné, déteste historiquement l’imprévisibilité. Le fait de se prostituer ne le dérange pas, mais seulement si cela apporte des avantages tangibles et significatifs, et aussi longtemps que le protocole strict et le décorum sont pleinement respectés. Le scénario à venir pourrait donc être redoutable : ce nouveau type, de l’autre côté de la mer, pourrait bientôt détruire toute l’étiquette, en appelant les prostituées et les profiteurs par leur véritables noms. Maintenant, le gouvernement japonais et les grandes entreprises tremblent de peur, jour et nuit. Quels changements sont à venir ? Comment plaire au nouveau seigneur qui parle grossièrement ? « Le Japon était exactement là, où il est censé être : dos au (...) Lire la suite »

Lanceurs d’alerte à Minamisōma

Pierre FETET
J’ai pris connaissance il y a quelques jours d’une carte qui m’a tout de suite interpellé. Elle affiche des mesures de la radioactivité à la fois précises et inquiétantes. Ne connaissant pas le japonais, j’ai demandé à Kurumi Sugita, présidente de l’association Nos voisins lointains 3.11, de me traduire le texte. Elle a tout de suite accepté et m’a expliqué de quoi il s’agissait : « Le Projet de mesure de la radioactivité environnementale autour de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi (Fukuichi shûhen kankyôhôshasen monitoring project) est mené par une équipe de bénévoles relativement âgés (qui sont moins radiosensibles que les jeunes) pour réaliser des mesures de radioactivité avec un maillage serré de 75 x 100 m pour la radioactivité dans l'air et 375 x 500 m pour la contamination du sol. Les mesures de radioactivité ambiante et du sol sont réalisées principalement dans la ville de Minamisōma et aux alentours. Ils essaient de réaliser des mesures détaillées afin de montrer aux habitants les conditions (...) Lire la suite »

Les États-Unis et le Japon partenaires dans la falsification de l’histoire

Capitaine Martin

L’État que Martin Luther King décrivait comme « le plus grand avocat de la violence dans le monde » continue de remplacer la diplomatie par la force en s’accrochant à la conviction que la puissance produit le droit.

Qui ne connaît pas Oliver Stone ? Douze fois nominé aux Academy awards, ce célèbre producteur, volontaire durant la guerre du Vietnam avant de se lancer dans le cinéma, a notamment remporté l’Oscar du meilleur scénario adapté (Midnight Express), les Oscars du meilleur film et celui du meilleur réalisateur (Platoon) et l’Oscar du meilleur réalisateur (Né un 4 juillet). Il s’est aussi engagé depuis 2008 avec l'historien Peter J. Kuznick dans la réalisation de « the Untold History of the Unites States » (l'histoire cachée des États-Unis), une série documentaire pour la télévision en dix épisodes sur les événements de l’histoire américaine au XXème siècle, qui raconte la seconde guerre mondiale, les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, la guerre froide, la guerre du Vietnam et la lutte contre le terrorisme. Tout comme la série, le livre éponyme de 750 pages est disponible dans le commerce depuis peu. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux hommes, qui ont signé, au retour d’une conférence de douze (...) Lire la suite »

Le Japon, d’Hiroshima à Fukushima

lanvert

Le Japon qui a connu deux fois l’explosion d’une bombe atomique sur son territoire, en garde une marque indélébile dans la conscience collective.

Pourtant le pays s'est tourné il y a quelques dizaines d'années vers l'énergie nucléaire pour assurer une grande partie de son approvisionnement en énergie électrique. Cette utilisation pacifique du nucléaire ne semblait pas poser de problèmes, dans ce pays très développé et possédant la maîtrise des hautes technologies. On peut alors imaginer le traumatisme considérable causé par l'accident de Fukushima. Sous la pression de la population, la totalité des centrales nucléaires a stoppé sa production. Actuellement seules deux centrales ont repris une production, alors que 50 unités étaient en service avant la tragédie de Fukushima. Les Japonais continuent à s'opposer très nombreux au retour du nucléaire civil, et des manifestations importantes ont eu lieu pour le deuxième anniversaire de Fukushima. En voici un compte-rendu repris du site de radio canada : Près de deux ans après la catastrophe de Fukushima au Japon, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Tokyo samedi pour exiger (...) Lire la suite »

Fukushima : provocation de l’ONU et des médias

Pierre FETET
Alors que le nombre de cancers de la thyroïde des enfants de Fukushima augmente (12 cancers confirmés et 15 suspectés), une nouvelle étape de désinformation massive a été franchie le 31 mai 2013 : la diffusion en masse de dépêches de l’AFP ou de REUTERS intitulée « Fukushima : pas de risque pour la santé après les émissions radioactives ». Ça me rappelle la mi-décembre 2011 quand le gouvernement japonais avait décidé que la centrale de Fukushima était en « arrêt à froid », et que les médias du monde entier avaient repris cette information en chœur. On se souvient, suite à cet « arrêt à froid de l’information », que la centrale crachait en fait toujours de la vapeur radioactive en 2012… On sait maintenant ce que vaut ce genre de dépêche expéditive. Le titre est trompeur, mais tout le monde le reprend ! Cherchez l’erreur. Honneur aux publications et aux journalistes qui reviendront sur ce sujet majeur qu’est la santé des populations, car tout est fait pour taire la vérité. Quand je tape le titre de cette dépêche, mon (...) Lire la suite »

Le dernier homme de Fukushima

Pierre FETET
Antonio Pagnotta vient d’écrire et de publier un livre remarquable sur Fukushima, « Le dernier homme de Fukushima » où il raconte comment il a réussi à rencontrer un homme hors du commun, Naoto Matsumura : cet agriculteur a refusé d’évacuer la zone interdite en mars 2011 pour rester sur sa terre natale et nourrir les animaux abandonnés des hommes. L’histoire de Naoto Matsumura est loin d’être banale. Plutôt que de subir une vie déracinée, d’un centre d’hébergement provisoire à un autre, plutôt que de supporter le regard discriminatoire de ceux qui ont eu la chance de ne pas être contaminés, il a choisi de retourner vivre dans sa terre natale, à Tomioka, à quelques kilomètres des centrales nucléaires de Fukushima Daiichi et Daini. Il vit désormais seul dans sa ferme, tel un ermite, et s’est donné pour mission de venir en aide aux animaux domestiques, les siens mais aussi ceux de ses compatriotes évacués. Mais il connaît le prix du sacrifice : « Je suis un homme césium. Je le sais depuis que j’ai fait une (...) Lire la suite »

Entre Fukushima et missiles Patriot : Une journée normale à Tokyo. Témoignage

Denis THOMAS

Tokyo est une ville que j’adore. Je n’y vais pas aussi souvent que j’aimerais mais un ami de toujours y réside et, via la nouvelle technologie, j’en ai des nouvelles quotidiennes. La vie Tokyoïte est traditionnellement unique, hors du temps. Mais son ambiance déjà si particulière est devenue ces dernières semaines, sous l’impulsion des sinistres soubresauts de Fukushima et l’ombre des missiles Patriot, presque celle d’une sorte de fin du monde. Irréelle.

« Tu sais, il réparent tout ici avec des bouts de scotch et c'est pareil pour les centrales : du provisoire et en perpétuelle urgence », m'écrit ce mercredi mon ami. Il vit depuis plus de 20 ans dans la capitale nipponne. Un tel constat remet sérieusement en cause l'image, déjà sérieusement écornée avec le Tsunami de 2011, selon laquelle l'Archipel est le paradis du « zéro défaut » peuplé d'innombrables anges immaculés équipés dernier cri pour assurer une harmonie zen parfumée à l'ozone. « Ca fuit de partout et les pannes de courant n'arrangent rien ! », rapporte mon camarade. Officiellement, il y aurait plus que deux centrales nucléaires en service sur les 54 d'avant la catastrophe de Fukushima (et deux en construction). En recueillant des bribes d'informations « à la japonaise » ici et là : il n'y en aurait de fait encore cinq importantes en fonctionnement. Il faut dire que les besoins en électricité du pays sont tout aussi énormes. Si le surnom de « ville lumière » a été attribué à Paris, en son temps, (...) Lire la suite »

Était-il nécessaire de lancer des bombes atomiques sur le Japon ? (Common Dreams)

Robert FREEMAN
Il n'y a pas beaucoup de sujets dans l'histoire des Etats-Unis - à part, peut-être, l'esclavagisme - aussi chargés que celui des bombes atomiques sur le Japon. Était-ce nécessaire ? Le simple fait de poser la question provoque indignation et même colère. Prenez l'exemple des cris d'hystérie qui ont provoqué la fermeture de l'exhibition au (musée) Smithsonian en 1995 qui avait simplement osé poser la question, cinquante ans après les faits. Aujourd'hui, onze ans plus tard, les états-uniens ont encore des problèmes pour faire face à la réalité. Mais la colère n'est pas un argument. L'hystérie ne se substitue pas à l'Histoire. La décision de lancer la bombe a été passée au filtre de l'appareil à fabriquer des mythes états-unien et a été transformée en tout et n'importe quoi, y compris en une sorte d'acte de préservation des Japonais de la part des Etats-Unis, comme si l'incinération de 200 000 êtres humains en une fraction de seconde pouvait constituer en quelque sorte un acte de bonté. Et pourtant la question (...) Lire la suite »
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Quatre mois plus tard, Fukushima : un premier bilan ?

babelouest

Cet état des lieux s’est aidé des dépêches de la NHK (en anglais) jusqu’à ce matin 16 juillet, et traduites au fur et à mesure par nos soins. Merci pour votre indulgence.

Rappel des faits. Le 11 mars 2011, un déplacement de plus d'un mètre de la plaque supportant le Japon, sur une largeur de 400 kilomètres, a provoqué à la fois le séisme le plus violent de l'histoire du Japon (au moins 9 de magnitude), et un très violent tsunami atteignant parfois 14 mètres de hauteur, et ravageant les terres du nord-est sur une profondeur de plusieurs dizaines de kilomètres. Un autre séisme moins violent, le 9 mars, avait déjà fragilisé la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Le 11 mars les défenses automatiques ont très mal fonctionné, et envahies par l'eau de mer n'ont plus permis de refroidir les réacteurs 1 à 3. Dans ceux-ci, en raison de la rapide élévation de température les barres contenant les pastilles de carburant nucléaire se sont mises à fondre complètement, constituant un corium qui s'est accumulé au fond des cuves. On ne sait pas exactement quel est l'état de ce corium, ni combien de barrières il a réussi à traverser, ni ce qui advient du plutonium qu'il contient (...) Lire la suite »
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