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Thème : Lenine

L’importance théorique de L’Impérialisme, stade suprême du capitalisme de Lénine

Prabhat PATNAIK

L'importance de L’Impérialisme, stade suprême du capitalisme de Lénine réside dans le fait qu'il a totalement révolutionné la perception de la révolution. Marx et Engels avaient déjà envisagé la possibilité que les pays coloniaux et dépendants connaissent leur propre révolution avant même la révolution prolétarienne dans la métropole, mais ces deux séries de révolutions étaient considérées comme disjointes ; la trajectoire de la révolution dans la périphérie et sa relation avec la révolution socialiste dans la métropole restaient floues. L'impérialisme de Lénine a non seulement établi un lien entre les deux séries de révolutions, mais a également fait de la révolution dans les pays périphériques un élément du processus de transition de l'humanité vers le socialisme.

Il considérait donc le processus révolutionnaire comme un tout intégré ; il imaginait un processus révolutionnaire mondial unique qui, à partir de la rupture du maillon le plus faible de la chaîne, où qu'il se trouve, renverserait l'ensemble du système. Il affirmait également que le temps d'une telle révolution mondiale était venu, car le capitalisme avait atteint un stade où il allait désormais entraîner l'humanité dans des guerres catastrophiques : il avait "recouvert" le monde entier sans laisser d'"espaces vides", le divisant complètement en sphères d'influence de différentes puissances métropolitaines, de sorte que seul un repartage du monde pouvait désormais avoir lieu ; et ce repartage ne pouvait avoir lieu que par le biais de guerres inter-impérialistes, dont la première guerre mondiale était un exemple classique. La position théorique sur laquelle repose l'impérialisme a élargi le marxisme d'au moins cinq manières majeures. Premièrement, elle a fait entrer les "régions périphériques" du monde, (...) Lire la suite »

Cent ans après la disparition du camarade Lénine

Vijay PRASHAD

Que nous dit Lénine dans le monde post-soviétique d'aujourd'hui et quel est son héritage ?

Vladimir Ilitch Oulianov(1870-1924) était connu sous le pseudonyme de Lénine. Comme ses frères et sœurs, il était un révolutionnaire, ce qui, dans le contexte de la Russie tsariste, signifiait qu'il passa de longues années en prison et en exil. Lénine a contribué à la construction du parti travailliste social-démocrate russe, tant par son travail intellectuel que par son travail d'organisation. Les écrits de Lénine ne sont pas seulement ses propres mots, mais le résumé de l'activité et des pensées des milliers de militants dont le chemin a croisé le sien. C'est la remarquable capacité de Lénine à développer les expériences des militants dans le domaine théorique qui a façonné ce que nous appelons le léninisme. Il n'est pas étonnant que le marxiste hongrois Gyorgy Lukacs ait qualifié Lénine de "seul théoricien égal à Marx encore produit par la lutte pour la libération du prolétariat". La construction d'une révolution En 1896, lorsque des grèves spontanées éclatent dans les usines de Saint-Pétersbourg, les (...) Lire la suite »
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Le monde de Lénine. Passage à l’Orient

Luca CANGEMI

Le discours de Lénine sur l'Orient est aussi le discours d'une relation nouvelle, nécessaire, entre le mouvement ouvrier des pays capitalistes de l'Ouest et les peuples qui luttent pour se libérer du joug colonial. La révolution russe est considérée comme le pont entre ces deux réalités. La défaite du mouvement ouvrier et du marxisme en Occident pose aujourd'hui d'énormes problèmes.

Lénine est de retour, ou peut-être n'est-il jamais parti depuis un siècle qu'il est mort, même si depuis trente ans l'arrachage de ses statues est un sport assez répandu. Aujourd'hui, ici et là, quelques statues sont restaurées, mais surtout, tout à coup (surtout pour les plus distraits), la valeur fondatrice de la rupture politique et, disons-le, épistémologique, opérée par Vladimir Ilitch refait surface. Si la figure de nos années convulsives est la tendance à renverser la recolonisation (étasunienne) du monde, plus connue sous le nom de globalisation, voire l'extinction de la domination occidentale sur le globe (issue loin d'être certaine mais possible), alors il faut revenir en arrière et étudier l'initiative léniniste qui s'est alors développée sur des chemins très tortueux bien au-delà de la fin du Siècle Court (qui semble vouloir devenir très long) qui est, sans conteste, la matrice de ces bouleversements. Tout se passe comme si, à travers la faille léniniste, éclatait une nouvelle vague de (...) Lire la suite »

La révolution selon Lénine

Bruno GUIGUE

Vladimir Illich Oulianov, dit Lénine, est mort il y a un siècle. Si son empreinte dans l'histoire fut aussi décisive, c'est parce qu'il a su démêler l'écheveau d'une situation historique inédite, riche de promesses révolutionnaires.

Voir loin, très loin, n’est pas donné à tout le monde. Au lendemain de la révolution de 1905, Lénine comprend que la période de réaction politique qui a suivi l’écrasement de la Commune arrive à son terme. Conscient de l’inéluctabilité de la guerre impérialiste, il est l’un des rares à voir clair dans une brume crépusculaire : celle de l’époque où se consument les derniers feux de la civilisation bourgeoise. Il a la conviction que le grand carnage va ruiner le prestige d’une Europe qui a renié ses valeurs. Théoricien de l’impérialisme, il procure son intelligibilité à un processus qui est toujours à l’œuvre dans le monde qui est le nôtre. Ses analyses sur « la domination de l’oligarchie financière », sur « l’asphyxie financière » que subissent les pays pauvres de la part des créanciers internationaux, sur la « prépondérance croissante du capital financier dans l’économie mondiale », sur la formation de ces « puissants trusts internationaux ignorant les frontières », sur la division fondamentale de l’espace mondial entre (...) Lire la suite »

Losurdo : un comparaison entre Lénine et Gandhi

Emilio ALESSANDRONI

Emiliano Alessandroni est un jeune philosophe italien, élève de Domenico Losurdo, et militant communiste du PCI. Il enseigne à l'université d'Urbino comme son maître. Alessandroni a repris les principales catégories de Losurdo (sur le libéralisme, la démocratie, l'impérialisme et la lutte des classes) et continue à les développer dans la lignée de Losurdo. Il est l'auteur d'ouvrages très intéressants sur Hegel, Lukacs et Gramsci.

Il y a aujourd'hui 150 ans que Lénine est né. Et comme d'habitude, toute la presse libérale se lance dans une campagne de diabolisation et de criminalisation du leader révolutionnaire. Une campagne qui prend facilement racine même à gauche, où le léninisme devient souvent synonyme de violence et de penchant autoritaire, à opposer à la pureté du pacifisme gandhien. Un schéma qui ne convainc toutefois pas Losurdo et qui, dans "La non-violenza. Una storia fuori dal mito" est largement remis en question. Nous ne reprendrons ici qu'un extrait de ce qui est dit dans ce volume et la grande comparaison faite entre "le parti de Lénine" et "le parti de Gandhi". Au début de la guerre, bien que partant de positions très différentes, Lénine rend hommage aux milieux du "pacifisme anglais" et en particulier à Edmund Dene Morel, un "bourgeois exceptionnellement honnête et courageux", membre de l'Association contre la conscription et auteur d'un essai démasquant l'idéologie "démocratique" de la guerre agitée par (...) Lire la suite »

Les drapeaux rouges et les monuments à Lénine reviennent en Ukraine avec les troupes russes

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C'est ce que dit un reportage du journal britannique The Guardian : les troupes russes transportent des drapeaux rouges et des monuments à Lénine en Ukraine, ce qui est la pire chose à laquelle on puisse s'attendre de la guerre. La Russie, c'est plus que l'impérialisme et l'expansionnisme : c'est un colonialisme qui a supplanté la dénazification que Poutine avait proposée.

Ici, nos "experts" disent que la guerre a renforcé l'OTAN, et il semble que de l'autre côté de la tranchée, ce qui se renforce, c'est... l'URSS. Il est possible que nous voyions renaître le Pacte de Varsovie et le mur de Berlin. Selon les experts, l'histoire est en train de revenir en arrière. Cela s'est déjà produit en 2015 après l'annexion de la Crimée. La population a commencé à garder les monuments à Lénine jour et nuit afin que personne ne puisse les démolir. Comme maintenant, il ne s'agissait pas des maires, ni de l'armée, ni de la police, ni d'aucun agent public, mais des voisins des quartiers, attachés aux symboles qu'ils considèrent comme les leurs. Il y a des villes qui ont une mémoire historique, et très fraîche, d'ailleurs. Le reportage du Guardian fait référence à la ville côtière de Henichesk, où Lénine retournait sur son piédestal avec sa tête chauve et sa barbichette caractéristique devant le bâtiment principal de l'hôtel de ville. Des drapeaux soviétiques et russes flottaient sur le toit. (...) Lire la suite »

Communisme : un Sève et çà repart !...

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Le vieux philosophe (92 ans), sur la table, a remis l'ouvrage. Près de 700 pages pour décrire les ballotements d'un gros bouchon sur les eaux agitées des 19 et 20°siècles. Ca se lit facilement, même si le guide nous amène dans des profondeurs jusque là bien peu visitées. Quelques historiens patentés, qu'on ne plaindra pas, en gros ceux qui ont cru pouvoir tirer quelques profits des évènements moscovites de 1991 en s'alignant hostensiblement sur la musique bourgeoise soudain exclusive, devront soigner quelques échymoses.Les autres, nous les cocos et ceux qui ne chérissent pas le capitalisme vont y apprendre que si la révolution peut, comme en 71 à Paris, et 17 à Pétrograd, être facile, l'abolition des classes est autrement plus complexe.

Je ne reviens pas sur Lénine qui est, ici, traité comme il n'aurait jamais dû cesser de l'être par des communistes français. Après avoir consacré 300 pages pour distinguer la "visée marxienne du communisme" des divers socialismes du XIXe siècle, et démontré que pour Marx, le communisme n'est pas un projet, mais un mouvement dialectique qui "dépasse l'état des choses existant". Donc que, pour lui, le communisme est la mesure de toute politique, Lucien Sève attaque, sur 350 pages, le procès de Staline. La charge est à la hauteur des fautes, et du bilan de celui qui a manœuvré dans le dos de Lénine, malade, pour accaparer un pouvoir, sur la Révolution, dont Lénine ne disposait qu'avec parcimonie, et en fonction des états de services, reconnus de tous, qui étaient les siens en ce début 1923. C'est la capacité de travail du géorgien, qui avait amené Lénine à le proposer pour le poste de secrétaire général, c'est la ruse, et l'intelligence, qui vont lui permettre d'échapper à la dernière décision de Lénine, celle (...) Lire la suite »
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Lénine, le porte-drapeau des opprimés et des exploités

Mohamed BELAALI
« Sa volonté était uniquement inébranlablement tendue, comme une force irrésistible de la nature, vers un seul but : la Révolution ». Clara Zetkin. Cent ans après la Révolution d'octobre, il est utile et nécessaire, surtout en cette sombre période, de rappeler quelques idées d'un homme qui a, qu'on le veuille ou non, profondément marqué l'histoire contemporaine. Parler de Lénine, c'est en quelque sorte lui redonner la parole, citer ses écrits et souligner son rôle décisif dans la glorieuse Révolution d'octobre 1917. La révolution que la bourgeoisie hait de toute ses forces, Lénine lui a consacré et sacrifié toute sa vie. Seule la révolution socialiste mondiale peut sauver l'humanité du capitalisme et de ses ravages qui deviennent aujourd'hui de plus en plus évidents et de plus en plus insupportables. Pour faire triompher la révolution, Lénine s'appuyait sur la doctrine de Marx et d'Engels, inconciliable avec le charlatanisme et la superstition. C'est lui qui disait « sans théorie révolutionnaire, pas de (...) Lire la suite »

Lénine, une autre histoire de la révolution russe (documentaire Arte)

arte
a voir absolument, si on excepte qques instant c'est pas trop mal, surtout pour arte. http://www.arte.tv/guide/fr/065312-000-A/lenine-une-autre-histoire-de-... Présentation Arte : En faisant revivre pas à pas la, ou plutôt les révolutions de 1917, de février à octobre, ce documentaire tissé d'archives exceptionnelles montre un Lénine ballotté par la puissance des événements, bien loin de sa légende. Le 23 février 1917 (8 mars dans le calendrier grégorien), à Petrograd, capitale de l'Empire russe, c'est une manifestation féminine qui amorce la chute du régime. Au lendemain de grandes grèves ouvrières, l'annonce de rationnements supplémentaires dus à la guerre, mais aussi à l'incurie des autorités, jette dans la rue les femmes des faubourgs, qui, au terme d'une marche de six kilomètres, fusionnent avec un convoi de suffragettes réclamant le droit de vote dans une atmosphère de "jour de fête". Le lendemain, 24 février, des masses d'ouvriers en grève chantant "la Marseillaise" envahissent le centre-ville (...) Lire la suite »

Lénine, un siècle après… « ringard » ou « visionnaire » ?

Luniterre
Écrit en 1916, un an avant les bouleversements révolutionnaires en Russie, et au cœur de la tourmente guerrière mondiale déclenchée en 1914, l'essai de Lénine sur le thème de l'impérialisme (*), pour bref qu'il soit, n'en continue pas moins de soulever des controverses, un siècle après... Alors, "ringard" ou "visionnaire" ? De quoi s'agit-il ? En 1914-1916, il est clair que la 1ère guerre mondiale, comme à la suite la seconde, parait avoir pour but, à première vue, l'expansion territoriale à grande échelle... Pourtant Lénine, en allant aux racines de ce phénomène impérialiste utilisant désormais les moyens militaires produits par la grande industrie, nous met rapidement en garde contre cette lecture simpliste, et, progressivement, nous amène à comprendre les mécanismes financiers et économiques qui y président, en sous main. Sur ce seul thème, l'histoire nous montre donc, malgré son décès prématuré en Janvier 1924, qu'il avait déjà plusieurs longueurs d'avance... Lorsque cette guerre éclate, en 1914, (...) Lire la suite »
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