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Thème : Libye

« L’attaque de la Libye a été une faute stratégique majeure et un crime contre l’humanité. »

Régis Chamagne
Mohsen Abdelmoumen : Que pensez-vous des critiques du colonel Legrier concernant la tactique utilisée par l’Occident contre Daech en Syrie et que l’agence Reuters a évoquées dans un article ? Colonel Régis Chamagne : L’analyse du colonel Legrier est bonne à mon sens. Le devoir de réserve des militaires concerne entre autres les critiques de la stratégie de la France. Cela étant, dans la mesure où il présente un article dans une revue officielle de la défense et où celui-ci est accepté initialement, il est dans son droit. Ce qui est éclairant en revanche, c’est la réaction politique après coup. Elle relève d’un esprit de censure et de mépris à l’égard des militaires. Que pensez-vous du retour de 130 djihadistes en France ? Les services de renseignement français ont-ils les moyens de surveiller ces djihadistes ? Ces djihadistes sont français et il est normal que la France s’en charge. À chacun ses problèmes. Je ne sais pas s’il est prévu qu’à leur retour en France, ils passent par la case « justice ». Ce (...) Lire la suite »

Les destructeurs de la Libye maintenant "pour la Libye" (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
Un croissant de lune (symbole de l’islamisme) dessiné comme un hémisphère stylisé qui, flanqué d’une étoile et des mots “for/with Libya” (pour/avec la Libye), représente “un monde qui veut se mettre du côté de la Libye” : c’est le logo de la “Conférence pour la Libye” organisée par le gouvernement italien, comme le montre le drapeau tricolore dans la partie inférieure du croissant de lune/hémisphère. La Conférence internationale se déroule les 12-13 novembre à Palerme, dans cette Sicile qui il y a sept ans a été la principale base de lancement de la guerre par laquelle l’Otan sous commandement USA a démoli l’État libyen. Cette guerre démarrait en finançant et armant en Libye des secteurs tribaux et des groupes islamistes hostiles au gouvernement de Tripoli et en infiltrant dans le pays des forces spéciales, parmi lesquelles des milliers de commandos qatari camouflés en “rebelles libyens”. Puis était lancée, en mars 2011, l’attaque aéronavale USA/Otan qui a duré 7 mois. L’aviation effectuait 30 mille missions, dont (...) Lire la suite »

Quand l’Aide publique au développement finance les garde-côtes libyens

Jérôme DUVAL

Un programme européen de 46 millions d’euros a été lancé pour renforcer les capacités des garde-côtes et gardes-frontières en Libye, pourtant responsables de violations des droits humains.

En 2016, plus de 131 ONG avaient exprimé leurs vives inquiétudes quant à la direction que prend l’Union européenne (UE) dans ses relations avec les pays tiers, en faisant de la dissuasion et du retour des personnes migrantes son objectif principal au détriment de sa crédibilité dans la défense des valeurs fondamentales et des droits humains [1]. Ces critiques ne semblent pas avoir perturbé l’avancée des politiques mortifères de l’UE. Frontex, rebaptisée Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, a indiqué avoir aidé au retour de plus de 10 000 personnes migrantes en 2017, soit près de deux fois plus qu’en 2016 et presque trois fois plus qu’en 2015 [2]. L’Agence a fait ses premiers pas dans l’établissement d’une coopération avec Israël, pays dont les antécédents en matière de traitement des réfugiés suscitent l’indignation, et participe également à la formation des gardes-côtes libyens, connus pour leurs multiples violations des droits humains [3]. L’Europe fournit des armes à la Libye en situation (...) Lire la suite »

Libye, sept ans de malheur à cause de l’Otan

Manlio DINUCCI
Il y a sept ans, le 19 mars 2011, commençait la guerre contre la Libye, dirigée par les Etats-Unis d’abord par l’intermédiaire du Commandement Africa, puis par l’Otan sous commandement étasunien. En sept mois, étaient effectuées environ 10 000 missions d’attaque aérienne avec des dizaines de milliers de bombes et missiles. À cette guerre participait l’Italie avec des chasseurs-bombardiers et des bases aériennes, déchirant le Traité d’amitié et de coopération entre les deux pays. Avant l’attaque aéronavale déjà, avaient été financés et armés en Libye des secteurs tribaux et groupes islamistes hostiles au gouvernement, et infiltrées des forces spéciales, notamment qataries. Ainsi était démoli cet Etat qui, sur la rive sud de la Méditerranée, enregistrait “de hauts niveaux de croissance économique et des indicateurs élevés de développement humain” (comme l'analysait en 2010 la Banque Mondiale elle-même). Environ deux millions d’immigrés, le plus souvent africains, y trouvaient du travail. En même temps la Libye (...) Lire la suite »
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Libye : ces images intolérables

RÉPUBLIQUE SOCIALE

Les images, en provenance de Libye, qui ont choqué à juste titre tant de personnes étaient malheureusement prévisibles. Nous avions été nombreux à alerter sur l’état de la Libye après la chute de Kadhafi. Ces images, filmées en caméra cachée par la chaîne CNN, nous ramènent plusieurs siècles en arrière, lorsque l’esclavage était encore en vigueur et que les êtres humains était vendus comme de simples marchandises. Ces images, insupportables aux yeux du plus grand nombre doivent nous amener à nous poser les bonnes questions.

Depuis la chute de Kadhafi, quoi que l'on puisse penser de lui et de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, qu'il avait instauré, la Libye n'est plus que l'ombre d'elle même et, malheureusement, les images captées par CNN sont là pour nous ramener à cette réalité dramatique. La chute de la Libye populaire et socialiste On peut au moins s'entendre sur le fait que la prétendue, "révolution libyenne" n'était, en réalité, qu'une machination de plus orchestrée depuis les bureaux de l'impérialisme dont le but était clair : renverser un Etat souverain africain et arabe. Et il y a fort à parier que si la Libye avait accepté de brader son économie aux multinationales, elle n'aurait jamais été détruite de la sorte. C'est précisément parce que la Libye s'est posée en Etat souverain, anti-impérialiste, et dans une certaine mesure socialiste, qu'elle a été la cible de l'OTAN, organisation qui du fait de la disparition de l'URSS, donc du Pacte de Varsovie depuis 1991, ne devrait plus exister. (...) Lire la suite »

Esclavage en Libye : merci l’OTAN !

Bruno GUIGUE

Une découverte, les pratiques esclavagistes filmées par CNN ? On tombe vraiment des nues ? Certainement pas. Le 11 avril 2017, l’Office international des migrations publiait un rapport indiquant que des milliers de migrants transitant par la Libye étaient vendus comme du bétail sur des marchés aux esclaves, avant d’être soumis au travail forcé ou à l’exploitation sexuelle.

Cette réalité, tout le monde la connaissait, et personne n’a rien fait. Lorsque Emmanuel Macron a consacré son premier voyage présidentiel à la région sahélienne, on n’a pas le souvenir qu’il ait dit quelque chose. Mais on le comprend : la sécurité des approvisionnements miniers de l’ex-puissance coloniale est une affaire beaucoup plus sérieuse, et on ne va quand même pas perdre son temps avec des broutilles. C’est vraiment dommage, car la France aurait eu beaucoup à dire sur la situation en Libye. Il ne faudrait pas l’oublier : si ce pays est à la dérive, s’il est dépecé par les factions rivales, si la violence y règne, c’est parce que la France et ses alliés l’ont anéanti en 2011. Les marchands d’esclaves ne sont pas tombés du ciel : ils sont arrivés dans les bagages de l’OTAN. Sous des prétextes humanitaires fabriqués par la propagande, Paris, Londres et Washington se sont arrogé le droit de détruire un Etat souverain. Ils l’ont remplacé par la loi de la jungle et le chaos milicien. On voit le résultat. Où (...) Lire la suite »
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Macron-Libye : la Rothschild Connection (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
“Ce qui se passe aujourd’hui en Libye est en quelque sorte le noeud d’une déstabilisation à multiples visages” : a déclaré le président Macron en célébrant à l’Elysée l’accord qui “trace la feuille de route pour la paix et la réconciliation nationale”. Macron attribue la situation chaotique du pays uniquement aux mouvements terroristes, lesquels “visent à profiter de la déstabilisation politique et de la manne économique et financière qui peut exister en Libye pour prospérer”. Pour cela - conclut-il - la France aide la Libye à bloquer les terroristes. Macron renverse, de cette façon, les faits. L’artisan de la déstabilisation de la Libye a précisément été la France, avec les Etats-Unis, l’Otan et les monarchies du Golfe. En 2010, documente la Banque mondiale, la Libye enregistrait en Afrique les plus hauts indicateurs de développement humain, avec un revenu par habitant moyen-haut, l’accès universel à l’instruction primaire et secondaire et de 46% à l’enseignement supérieur. Environ 2 millions d’immigrés (...) Lire la suite »
Comment les États-Unis et le Royaume-Uni, en Libye et en Syrie, ont aidé les djihadistes comme Salem Abedi

L’attentat de Manchester est le résultat des interventions désastreuses de l’Occident (AlterNet)

Max Blumenthal
L'attentat suicide odieux commis par Salman Abedi, né britannique, dans un concert d'Arianna à Manchester n'était pas seulement le travail d'un « loser maléfique », comme l'a dit Donald Trump, mais le résultat des politiques interventionnistes qui ont été menées au nom des droits de l'homme et de la « protection des civils ». Grâce aux guerres de changement de régime et à l'armement et à la formation des groupes islamistes, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont déployé leurs illusions impériales à travers le Moyen-Orient. En Syrie et en Libye, ils ont cultivé la boite de Pétri parfaite pour une insurrection djihadiste, créant ainsi des nihilistes armés comme Abedi, déterminés à rapatrier à domicile les guerres de l'Occident. Fils d'immigrants anti-Kadhafi au Royaume-Uni, Abedi a grandi dans la communauté d'exilés libyens de Manchester. Un rapport du London Telegraph indique que quelques semaines avant son attaque, il avait voyagé en Libye où les milices Salafi-jihadistes se disputent le contrôle du (...) Lire la suite »
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L’OIM dénonce les marchés d’esclaves en Libye

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a dénoncé mardi l'existence de véritables "marchés d'esclaves" en Libye, où les migrants sont vendus entre 200 et 500 dollars.

"Vous allez au marché, et vous pouvez payer entre 200 et 500 dollars pour avoir un migrant" et l'utiliser pour "vos travaux", a déclaré aux médias le chef de la mission de l'OIM en Libye, Othman Belbeisi, de passage à Genève. "Après l'avoir achetée, vous devenez responsable de cette personne. (...) Certaines d'entre elles s'échappent, d'autres sont maintenues en servitude", a-t-il ajouté. Dans un communiqué, l'OIM, une agence liée au système des Nations unies, explique que son personnel en Libye et au Niger a pu recueillir des récits "choquants" de migrants, qui ont décrit l'existence de "marchés d'esclaves" dans lesquels des centaines d'hommes et de femmes sont vendus. Ces personnes sont notamment vendues sur des places publiques ou dans des garages. Il s'agit de "gens vendus en public, assis par terre", a expliqué à l'AFP un porte-parole de l'OIM, Leonard Doyle. Dans le communiqué, l'OIM cite le terrible témoignage d'un migrant sénégalais, dont le nom n'est pas publié. Cet homme a d'abord dû (...) Lire la suite »

Des intérêts particuliers créent les « bons », les « méchants », et l’histoire « intéressante » qui va avec.

Moon of Alabama
Amanda Taub du New York Times fait une analyse intelligente de la raison pour laquelle certaines guerres attirent plus l'attention « occidentale » que d'autres. C’est seulement lorsqu’on peut tirer des conflits un récit, une histoire convaincante et excitante, sans rapport nécessaire avec les pertes humaines, mais qui passionne le public comme les politiciens, que l’intérêt des Étasuniens pour eux ne faiblit pas. Il faut qu’ils aient un lien direct avec les intérêts étasuniens immédiats et des questions culturelles ou des débats politiques étasuniennes, et surtout, sans doute, qu’ils offrent un cadre émotionnel attractif où les bons et les méchants sont clairement identifiables. ... Le nombre de morts du Yémen est inférieur à celui de la Syrie mais, bien qu’Al-Qaïda y opère, le conflit du Yémen n'a pas eu le même impact sur les intérêts étasuniens et européens que la Syrie. Il n'y a pas d'histoire évidente du bien contre le mal à en tirer. Le pays est déchiré par différentes factions en guerre sur le (...) Lire la suite »
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