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Thème : Noam Chomsky

“La caravane des migrants fuit la misère et les horreurs provoquées par les Etats-Unis" (RT)

Noam CHOMSKY

Dans un entretien accordé au média Democracy Now, le linguiste, philosophe et militant souligne que les migrants fuient la violence et la pauvreté qui minent trois pays « dominés des Etats-Unis depuis de longues années ».

Les membres de la caravane de migrants centre-américains qui se dirige vers les Etats-Unis « fuient la misère et les horreurs » dont Washington est responsable, signale le philosophe, linguiste et reconnu activiste étatsunien Noam Chomsky. Dans un entretien accordé au média Democracy Now, l’intellectuel souligne que cette caravane « de personnes pauvres et misérables » fuit « l’oppression, la violence, la terreur et la pauvreté extrême » au Honduras, au Guatemala et au Salvador, trois pays dominés par les Etats-Unis depuis de longues années, et tout particulièrement depuis les années 80 », quand les terribles guerres de Ronald Reagan « ont dévasté tout d’abord le Salvador et le Guatemala, puis le Honduras ». “Une incroyable farce” Au sujet du Honduras, « d’où proviennent la plus grande partie des migrants aujourd’hui », Chomsky rappelle que, bien qu’il ait toujours été opprimé, en 2009 ce pays était dirigé par « un président modérément réformiste », Manuel Zelaya, qui s’est fait éjecter par un coup d’Etat (...) Lire la suite »

Le gouvernement de Hollande encense des criminels et rejette Chomsky

ANTICONS - Observatoire du néo-conservatisme
« Quand l’Assemblée nationale remballe Noam Chomsky » titrait le 30 novembre 2016 le journal en ligne Philosophie magazine. Le journal précise dans le préambule : « Le philosophe Noam Chomsky, figure mondialement réputée de la linguistique et intellectuel engagé, devait recevoir, ce mercredi, une distinction scientifique à l’Assemblée nationale, à Paris. L’International Society of Philology (« société internationale de philologie ») qui honore tous les cinq ans un grand grammairien ou un grand critique littéraire devait lui remettre, après Roman Jakobson ou Umberto Eco, une médaille d’or spéciale. Avant que le philosophe américain n’assiste à la séance hebdomadaire de questions au gouvernement ». Et rajoute : « Est-ce parce que la prestigieuse institution craignait de recevoir un hôte qui a l’habitude d’être très critique avec le monde politique ? L’Assemblée nationale n’a donné aucune explication pour son annulation de dernière minute ». Au fond, tout est dit. En substance la France ne veut pas recevoir celui (...) Lire la suite »
Militant politique de gauche, linguiste de droite ?

Le paradoxe Chomsky

Bernard GENSANE
Dès les années soixante, à l’occasion de la guerre du Vietnam, Noam Chomsky a dénoncé et combattu sans relâche l’impérialisme des Etats-Unis dans le monde. Dans L’Amérique et ses nouveaux mandarins, publié en 1969, il démontrait que la politique étrangère des Etats-Unis, exclusivement axée sur le développement hégémonique de l’Empire, ne pouvait accepter les luttes démocratiques dans les pays du tiers monde sous sa coupe. Pendant plus de cinquante ans, sa dénonciation de l’impérialisme sera constante et très courageuse. Comme Bertrand Russell, Chomsky a toujours pensé qu'il était plus méritant de dénoncer les crimes de son propre camp que ceux de l'adversaire. Moraliste, il expliquera ainsi que l’étiquette « terroriste » accolée par son pays à tel ou tel régime servait à masquer la violence de ses propres menées « terrifiantes » de par le monde. Mais Chomsky n'est pas qu’un militant politique. Il est d’abord un linguiste, l’un des plus influents, pour ne pas dire le plus influent, au monde (le fait que les (...) Lire la suite »

La solitude de Noam Chomsky

Arundhati ROY
« Je ne m’excuserai jamais pour les États-Unis d’Amérique — quels que soient les faits, je m’en moque ». [Président George Bush Sr] Assise chez moi à New Delhi, en regardant une chaîne d’informations américaine faire sa propre promotion (« Nous rapportons, Vous décidez »), j’imagine le sourire amusé aux dents abîmées de Noam Chomsky. Tout le monde sait que les régimes autoritaires, indépendamment de leurs idéologies, utilisent les mass-médias pour leur propagande. Mais qu’en est-il des régimes démocratiquement élus du « monde libre » ? Aujourd’hui, grâce à Noam Chomsky et à ses compagnons analystes des médias, il est presque évident pour des milliers, voire des millions d’entre nous que l’opinion publique dans les démocraties« d’économie de marché » est fabriquée comme n’importe quel autre produit du marché de masse — savon, interrupteurs ou pain en tranches. Nous savons qu’alors que, légalement et conformément à la constitution, la parole peut être libre, l’espace dans lequel cette liberté peut être exercée nous a été (...) Lire la suite »
Le drapeau cubain flotte sur washington

Isolé dans sa propre arrière-cour, Washington n’avait pas d’autre choix que de changer de politique envers Cuba : Noam Chomsky

David BROOKS

Puisque les politiques de terreurs et d’asphyxie économique ont échoué, depuis 2014 Obama a essayé d’employer d’autres moyens pour « instaurer la démocratie », affirme le linguiste.

Le changement dans la politique extérieure des Etats-Unis envers Cuba est dû au fait que, avec les changements notables survenus en Amérique latine ces dernières années, Washington s’est retrouvé de plus en plus isolé dans sa propre « arrière-cour » et s’est vu obligé de changer de position par rapport à l’île, a affirmé Noam Chomsky. Durant un entretien accordé à La Jornada dans le cadre de l’inauguration des nouvelles ambassades de Cuba à Washington et étatsunienne à La Havane ce lundi, nous avons demandé l’opinion de Noam Chomsky au sujet de la décision des Etats-Unis de rétablir des relations diplomatiques après plus d’un demi-siècle. « Les raisons du changement dans la politique étatsunienne [envers Cuba] sont assez claires. Depuis plusieurs décennies, les sondages révèlent que la population étatsunienne est favorable à une normalisation des relations. Néanmoins, l’opinion publique est toujours ignorée, c’est une règle. Plus intéressant encore : des secteurs importants du grand capital étatsunien sont pour (...) Lire la suite »
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Noam Chomsky : l’Amérique latine à l’avant-garde contre le néolibéralisme (Pagina12)

Javier LORCA

Lors de sa conférence magistrale au Forum pour l’émancipation et l’égalité qui s’est tenu à Buenos Aires du 12 au 14 mars dernier, le philosophe et activiste étasunien a analysé l’évolution géopolitique globale 70 ans après la Seconde Guerre Mondiale, avec l’ascension puis le déclin des Etats-Unis en tant qu’axe principal. « L’Amérique latine a fait des pas significatifs vers sa libération de la domination impérialiste », a-t-il signalé.

Loin de se laisser déstabiliser par les nombreux applaudissements qui ont accompagné son arrivée à la tribune du Théâtre Cervantes, Noam Chomsky, sérieux et concentré, a commencé à lire le discours de sa conférence magistrale dans le cadre du Forum pour l’Emancipation et l’Egalité. Dans une rhétorique classique, il a débuté en présentant son thème : un état des lieux du point de vue historique et géopolitique 70 ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. « C’est en Amérique latine qu’a eu lieu un des développements les plus spectaculaires durant cette période. Pour la première fois en 500 ans, l’Amérique latine a fait des pas significatifs vers sa libération de la domination impérialiste », a signalé l’intellectuel et militant de gauche étatsunien (...). « Ce sont des évènements qui ont une portée historique très profonde, qui incluent des pas importants vers l’intégration et dans le but de faire face à des problèmes internes extrêmement graves qui avaient empêché le développement salutaire de celle qui devrait (...) Lire la suite »

Lorsque Chomsky pleura

Fred BRANFMAN
Il y a quarante-deux ans j'ai vécu quelque chose d'inhabituel : je suis devenu ami avec Noam Chomsky. Je l'ai connu comme homme avant d'être tout à fait conscient de sa réputation et de l'importance de son travail. Depuis lors j'ai souvent repensé à cette expérience - d'une part en raison de la chance que j'ai de le connaître de près et d'autre part, le plus important, en raison de la grave crise qui aujourd'hui touche notre pays et le monde. Il a avec entêtement contribué à la dénonciation des dirigeants états-uniens qui traitent tant de peuples du monde comme des « non personnes », soit en les exploitant économiquement, soit en leur imposant des guerres, provoquant des morts, des mutilés, des sans-abris, plus de 20 millions de personnes depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale - plus de 5 millions en Irak et 16 millions en Indochine, selon les chiffres officiels du gouvernement états-unien. Notre amitié s'est nouée, alors que nous portions la même attention au sort de ces « non personnes », (...) Lire la suite »

Réflexion sur Noam Chomsky, la liberté d’expression et les impostures intellectuelles (attendez, vous allez comprendre)

Viktor DEDAJ
On trouve de tout, mais alors vraiment de tout sur Internet. En lisant cela, vous pensez immédiatement à vidéos bizarres, théories du complot, photos étranges, ragots, que sais-je encore. On pense moins aux intellectualoïdes faussaires du mois, aux journalistes à la petite semaine et aux faux-nez et pseudos du jour. Je suis toujours étonné de constater l'efficacité (relative) d'une logorrhée parsemée de quelques mots qui se veulent « savants », de références obscures que personne n'ira vérifier et d'un jargon progressiste dont la familiarité et les souvenirs qui s'y rattachent vous font l'effet d'un verre de lait chaud. A croire qu'il suffit d'étirer la forme pour compenser l'absence de fond. La dernière imbécillité en date sur laquelle je suis tombé, c'est l'accusation portée contre Noam Chomsky d'être un « confusionniste » (et ne me demandez surtout pas la définition de ce terme). Et de ressortir une histoire vieille de trente ans pour laquelle Chomsky s'est déjà expliqué et de lui reprocher ceci ou (...) Lire la suite »
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Trois intellectuels américains jugent la « démocratie réellement existante » dans leur pays.

La démocratie américaine : Une coquille vide

Jean-Pierre DUBOIS

« La convention qui rédigea la Constitution des Etats-Unis était composée de 55 membres. Une majorité d’entre eux étaient des avocats - pas un seul fermier, ouvrier ou paysan. 40 possédaient du Revolutionary Scrip [monnaie émise pour contrer la monnaie coloniale]. 14 étaient des spéculateurs de terrains. 24 étaient des prêteurs. 11 étaient des marchands. 15 possédaient des esclaves. Ils ont crée une Constitution qui protège les droits de propriété, pas les droits de l’homme ».

Senateur Richard Pettigrew. (In : « 200 CITATIONS POUR COMPRENDRE LE MONDE passé, présent et à venir ». Viktor Dedaj, Maxime Vivas. Editions la Brochure).

LGS

DOUG MORRIS [1] Aux États-Unis, « la notion de démocratie se résume à l'aspect le plus élémentaire, le plus rudimentaire et la forme la moins développée de la démocratie : la démocratie électorale [...] forme de compétition limitée à deux grands partis financés par l'élite fortunée et les milieux d'affaires ». Il arrive que l'intérêt du public se réveille lorsqu'on lui présente les hyper-spectacles des campagnes électorales, ou lorsqu'il est soumis à la répétition incessante de slogans creux qui parlent d'« espoir », de « changement ». Mais, « le résultat final est que pratiquement rien ne change en ce qui concerne les besoins ou les préoccupations de la population, ou l'approfondissement de la démocratie ». Dans les « démocraties électorales, les électeurs votent tous les deux ou quatre ans et n'ont pratiquement aucune influence sur les politiques ou les programmes ». Ce qui signifie que « cette démocratie-là n'est qu'une coquille formelle et pratiquement vide, un arbre qui cache la forêt des véritables centres de (...) Lire la suite »
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"Extrême malhonnêteté" : Le Guardian, Noam Chomsky et le Venezuela (Dissident Voice)

MEDIALENS
Le titre de l'article de l'Observer de dimanche donnait le ton de l'article "d'information" politique biaisé et opportuniste qu'il introduisait : " Noam Chomsky accuse son vieil ami Hugo Chávez "d'attaquer" la démocratie". La phrase d'ouverture qui suivait était un chef d'oeuvre d'insinuations perfides : " Hugo Chávez a longtemps considéré Noam Chomsky comme l'un de ses meilleurs amis en occident. Il s'est repu des éloges du célèbre intellectuel sur la révolution socialiste vénézuélienne et a fait écho à ses dénonciations de l'impérialisme étasunien." Le ricanement ironique suscité par le spectacle du président du Venezuela se repaissant des "éloges" de Chomsky ainsi que l'insinuation perfide selon laquelle Chavez est un robot qui "fait écho" aux diatribes de son copain, préparent les partis pris, les mensonges et les omissions qui vont suivre. Le reporter Rory Carroll, le correspondant du Guardian en Amérique du sud, a interviewé Chomsky puis il s'est employé à transformer la conversation en un (...) Lire la suite »
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