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Thème : Pacifisme/Non Violence

La coexistence pacifique plutôt que l’interventionnisme de l’OTAN

Capitaine Martin

À l’approche de la commémoration du soixante-dixième anniversaire de la création de l’Organisation des Nations Unies, un vif débat met en avant deux conceptions opposées de l’avenir des relations internationales.

D’un côté, l’ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Samantha Power, répète à l’envi que le respect des droits de l’homme est un préalable à la paix ; de l’autre, Wang Yi, le ministre chinois des affaires étrangères qui a présidé le débat du 23 février dernier au conseil de sécurité, est persuadé qu’une nouvelle vitalité de la Charte des Nations Unies ne peut être garantie qu’en respectant l’indépendance et l’intégrité territoriale de chaque pays. En clair, la souveraineté comme fondement de l’ordre international. La logique de l’interventionnisme humanitaire, animé de la mission de vouloir protéger les peuples d’actions génocidaires accomplis par des « Hitler de service » (mais à la discrétion, cela va de soi, des puissances hégémoniques et de leurs alliés...) a donc encore ses thuriféraires. « Assumez le fardeau de l’Homme blanc », écrivait Rudyard Kipling, le poète de l’impérialisme britannique à la fin du XIXème siècle. Il lançait ainsi un appel aux États-Unis afin qu’ils viennent soutenir la France et l’Angleterre dans (...) Lire la suite »

Une France qui n’a pas toujours aimé la guerre

Michel J. CUNY

Depuis les règnes de Sarkozy et de Hollande, la France est vouée à la guerre, à toutes les guerres, et peut-être à celle qui sera décidément belle et massacrante : elle ferait repartir le taux de croissance vers les sommets anciens... Qu'espérer d'autre de la vie en société capitaliste, colonialiste et impérialiste ?

La guerre sera donc fraîche, et belle à voir... à la télévision. Déjà que celle de 1914-1918 l'est bien devenue, à son tour, en cette année du centenaire de son déclenchement. Dans son ouvrage, remarquable de finesse et de lucidité : Héroïsme politique et désir de pouvoir, publié en 2013 chez Colonna Edition, Francis Arzalier nous offre, par son travail d'analyse de sept destins militants parallèles et contrastés qui ont pour élément commun d'entretenir un rapport plus ou moins affirmé avec la diaspora corse, et de se déployer, pour l'essentiel, dans la première moitié du XXème siècle, une occasion rare de faire le point sur certaines des raisons qui ont conduit le peuple de France au marasme politique actuel. Dans ce livre, tout se joue en liaison étroite avec l'histoire même du Parti communiste français... Or, nous allons découvrir, grâce à Francis Arzalier, ce que nous avions peut-être totalement perdu de vue, à moins que nous ne l'ayons jamais su. Évoquant l'image de la révolution russe dans l'opinion (...) Lire la suite »

Les Britanniques protestent contre les drones

divers

Les pacifistes du Royaume-Uni ont exigé de retirer les drones de service militaire, après qu’un contrôle d’un drone, qui était dans le ciel de l’Afghanistan, ait été effectué la première fois depuis le territoire de la GB.

Des centaines de personnes ont participé à une manifestation près de la base aérienne de RAF Waddington, depuis laquelle l'appareil sans pilote a été contrôlé. Auparavant, les experts britanniques ont contrôlé leurs drones des États-Unis. « Nous croyons que le gouvernement britannique n'a pas le droit de tuer sans procès des gens, qui se trouvent à une distance des milliers de miles de notre pays », a déclaré l'un des participants de la manifestation. [1] Lire la suite »
L’humanité ne se divise pas en petits casiers d’où chacun regarde les autres comme des ennemis

L’idée de Patrie

Jean-Pierre DUBOIS
Le 14 juin dernier, aux obsèques des quatre soldats tués en Afghanistan, Hollande a prononcé un discours dans lequel on a eu droit à tous les poncifs qui ont cours en de telles occasions : « sens du devoir », « esprit de sacrifice », « amour de la Patrie », etc. Familles des soldats tués en Afghanistan Cette inflation verbale apparaît évidemment bien suspecte quand on connaît les intérêts qu'elle dissimule. A la fin du XIXème siècle, Jean Grave (photo en logo de l'article) en donnait déjà une critique qui reste bien pertinente. [1] Il écrivait : « c'est en 89 que l'idée de Patrie - avec celle de la loi - se révéla toute puissante. Ce fut l'idée géniale de la bourgeoisie de substituer l'autorité de la nation à celle de droit de divin ». Il notait, toutefois, qu'à l'époque de la Révolution, « l'idée de Patrie, la Nation comme on disait, résumait plutôt l'ensemble du peuple, de ses droits, de ses institutions que le sol lui-même ». Ce n'est « que peu à peu et sous l'influence de causes ultérieures que l'idée de (...) Lire la suite »

Le pacifisme révolutionnaire peut-il engendrer la paix ?

Noam CHOMSKY

Transcription complète de l’intervention de Noam Chomsky le 2 novembre 2011 à la conférence de Sydney Peace Prize, «  Pacifisme Révolutionnaire : Choix et Perspectives », devant 2000 personnes qui lui ont réservé un «  standing ovation ».

Comme nous le savons tous, les Nations Unies ont été fondées « pour épargner aux générations futures les affres de la guerre ». Ces mots ne peuvent susciter qu'une profonde tristesse lorsque l'on voit ce qu'il en est advenu, même s'il y a eu quelques améliorations notables, notamment en Europe. Pendant des siècles, l'Europe a été l'endroit le plus violent de la planète, avec des conflits internes meurtriers et destructeurs qui ont forgé une culture de guerre qui a permis à l'Europe de conquérir une bonne partie du reste du monde, en choquant y compris leurs victimes qui n'étaient pas vraiment des pacifistes, mais qui pourtant « étaient épouvantés par la fureur destructrice de l'art de la guerre européen, » selon les termes d'un historien militaire britannique Geoffrey Parker. Ce qui a aussi permis à l'Europe d'imposer à ses conquêtes ce qu'Adam Smith a appelé « l'injustice sauvage des Européens », avec l'Angleterre en tête, ce qu'il n'a pas manqué de souligner. La conquête globale a pris une tournure (...) Lire la suite »

De l’Action Directe contre la résignation.

Activista

Près d’un siècle après la fameuse conférence de Voltairine nous avons beau nous répéter le mantra : "ça pourrait être pire : je ne suis ni Japonais, ni Libyenne", nous sentons bien que là , comment dire…

Les lecteurs de la sûreté seront déçus en réalisant qu'il ne s'agira pas ici de promouvoir M. Rouillan et ses camarades mais bien de revenir sur un texte écrit par Voltairine de Cleyre en 1912 et pourtant d'une actualité en fusion ! Une conférence qui étudie la légitimité d'un type d'action politique qui renaît chaque fois que sont menacées « les forces de la vie ». Contrant ceux qui tirent argument de la violence pour discréditer tout mouvement social, Voltairine puise dans l'histoire contestataire, souligne l'inventivité des formes d'action directe et soutient la nécessité d'agir quand les droits les plus élémentaires sont bafoués. (1) Nous voilà presque cent ans plus tard et Naomi (2) a beau nous avoir prévenus, la stratégie du choc en action ça tétanise, ça désoriente et ça démotive ! Et c'est bien là son but. Abasourdis nous voyons une nouvelle guerre de circonstance balayer les catastrophes en cours des unes. Il est clair que le nucléaire ne fait pas partie des thèmes de campagne de Sarkozy et ses amis, (...) Lire la suite »

Du ciment pour l’Europe ?

Eva CANTAVENERA

Nous sommes au Nord de l’Inde, dans le Gujarat où l’influence spirituelle de Gandhi se fait encore largement sentir : en hommage au grand homme, tout l’état se veut pacifiste, végétarien, non-fumeur et sans alcool. L’industrialisation est toutefois très présente et, comme ailleurs, les problèmes liés à la mondialisation se posent avec difficulté voire, parfois, violence. Mais tandis qu’en France, nous manifestons, que les syndicats soutiennent toutes les causes et qu’un relais publique est toujours possible (média alternatif, internet, pétitions...) pour que chaque voix puisse se faire entendre, qu’en est-il là -bas et comment font ces gens pour se mobiliser ? L’exemple de la résistance villageoise de Mahuva à la construction d’une cimenterie nous a semblé passionnant.

Etat des lieux Une des particularités de l'Inde est qu'en dépit de l'empreinte coloniale anglaise et d'une classe dirigeante continuellement formée depuis l'indépendance de 1947 dans les meilleures écoles du monde anglo-saxons, le pays a su rester proche de son identité profonde, notamment dans la vie campagnarde. Ce trait de caractère, Gandhi l'avait parfaitement compris et ne dissociait pas l'Indépendance de l'autonomie des villages. A sa mort, c'est son plus cher disciple, Vinobha Bhave (1895-1982), qui continua son oeuvre en se lançant dans une longue marche (yatra) à travers le pays pour parler avec les paysans. Ce Land gift movment, non-violent et basé sur la coopération, a consisté en une distribution et une collectivisation volontaires des terres agricoles. En Inde, la terre appartient au village et à ceux qui la cultivent et entre 1951 et 1975, le mouvement distribua sans heurts l'équivalent de la superficie de la France. Dans l'état du Gujarat, le parti du BJP (Parti du peuple (...) Lire la suite »

La Désobéissance éthique, par Élisabeth Weissman

Bernard GENSANE
Le livre d'Élisabeth Weissman fait partie de ces ouvrages dont on redoute de poursuivre la lecture : chaque page annonce une horreur, une bonne raison de désespérer, même si, de ci delà , l'auteur nous concède une ou deux flammèches d'espoir. Un livre de plus qui nous explique magistralement, avec rigueur et humanité, pourquoi et comment la classe dominante française met à mort l'État, les valeurs républicaines, la citoyenneté, la solidarité, la société au sens classique du terme. Préfacé par ce grand résistant que fut, et demeure, Stéphane Hessel, La Désobéissance éthique nous introduit d'emblée dans le drame que connaissent trop de travailleurs français aujourd'hui : le suicide d'hommes et de femmes qui retournent contre eux la violence de leur existence en entreprise ou en usine. L'auteur rappelle la réaction spontanée des autorités face à ces actes, comme le mépris de Didier Lombard, P-DG de France Télécom, évoquant une « vague suicidaire ». Il ne leur suffit pas d'éviscérer les services publics : il (...) Lire la suite »

Discours d’ouverture du Congrès de la Paix - 21 août 1849

Victor HUGO

Ce discours est sans doute à lire en rêvant qu’un élu français, un écrivain français, le prononce devant des instances internationales.

On le lira aussi en pensant à quel point il serait insupportable aux oreilles des dirigeants des principales puissances mondiales d’aujourd’hui. Il suffirait qu’Obama en dise le dixième pour que le Pentagone l’invite à faire un tour en voiture décapotable à Dallas.

Par contre, nombre de dirigeants latino-américains que détestent nos médias s’inscrivent dans cette verve humaniste qui traverse les siècles sans vieillir.

Et c’est ainsi qu’Hugo est grand.

LGS.

Messieurs, beaucoup d'entre vous viennent des points du globe les plus éloignés, le coeur plein d'une pensée religieuse et sainte ; vous comptez dans vos rangs des publicistes, des philosophes, des ministres des cultes chrétiens, des écrivains éminents, plusieurs de ces hommes considérables, de ces hommes publics et populaires qui sont les lumières de leur nation. Vous avez voulu dater de Paris les déclarations de cette réunion d'esprits convaincus et graves, qui ne veulent pas seulement le bien d'un peuple, mais qui veulent le bien de tous les peuples. (Applaudissements.) Vous venez ajouter aux principes qui dirigent aujourd'hui les hommes d'état, les gouvernants, les législateurs, un principe supérieur. Vous venez tourner en quelque sorte le dernier et le plus auguste feuillet de l'Evangile, celui qui impose la paix aux enfants du même Dieu, et, dans cette ville qui n'a encore décrété que la fraternité des citoyens, vous venez proclamer la fraternité des hommes. Soyez les bienvenus ! (Long (...) Lire la suite »

Jeff Knaebel, un homme libre

Eva CANTAVENERA

En ce début d’année, un ami entrepreneur en Inde du Nord nous informait que Jeff Knaebel, un homme qui tente de réveiller les consciences en diffusant la leçon de Gandhi, était menacé de prison. Après une marche épuisante dans les villages de l’Himalaya, il rédigeait seul, à la lumière de la bougie, sa défense pour demander asile à l’état indien... Voici son histoire.

Jeff est un Américain complètement dans le système comme on dit, c'est-à -dire un gars gentil, vivant dans un pays riche, sans souci, cherchant à gagner son pain et y réussissant très bien, avec femme et enfants, moi, vous, nous. Enfin presque. Jeune soldat, il partit se battre et défendre l'Amérique avec conviction au Vietnam. Sur le moment, cette guerre il l'a faite avec un mélange de répugnance humaine et de conviction patriotique, comme tant d'autres. Toutefois, son écho douloureux se réveilla en lui quelques décennies plus tard durant les guerres d'Irak et d'Afghanistan. Il s'est formé à l'université de Cornell et à la Colorado School of Mines, et devenu un riche ingénieur, géologue, propriétaire de mines et consultant, il continue à servir son pays, son gouvernement et ses industries. Il a grandi dans ce monde où gagner sa vie en travaillant dur est le mythe dominant la réalité ambiante. Mais depuis quelques temps, sa foi en ce que lui disent les hommes politiques comme les médias vacille. Peu à (...) Lire la suite »
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