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Thème : Parti travailliste anglais

Royaume-Uni : la base du Parti travailliste éjecte l’animatrice du lobby israélien

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Alors qu’une campagne de chantage à l’antisémitisme sans précédent se déchaîne tous azimuts contre le leader de l’opposition travailliste Jeremy Corbin, les militants de base de ce parti ont infligé un camouflet retentissant à Joan Ryan, une sorte de Manuel Valls locale, présidente du lobby « Labour Friends of Israel » (Les Travaillistes Amis d’Israël, LFI). Le rôle du LFI en tant qu’agent du gouvernement israélien au sein du Parti travailliste avait été mis au jour par la chaîne al-Jazeera, dont le documentaire, The Lobby, illustrait, entre autres, les contacts quotidiens entretenus par Joan Ryan et son officier traitant à l’ambassade, un nommé Shai Masot. A la suite de la diffusion du reportage, réalisé grâce à des enregistrements en caméra caché, Shai Masot avait été précipitamment rappelé en Israël, mais Joan Ryan a continué de sévir en qualité de député au parlement britannique. Sauf que ... Les membres du parti de la circonscription électorale de Ryan (Enfield North, dans la périphérie londonienne) n’ont (...) Lire la suite »

Ken Loach appelle les travaillistes à ne pas “trahir la Palestine” en cédant aux ennemis de Jeremy Corbyn (Morning Star)

Ben CHACKO
Le réalisateur Ken Loach appelle le Parti travailliste à ne pas céder à la pression de la droite ni « trahir les Palestiniens » dans une vaine tentative pour apaiser les ennemis de Corbyn. S’adressant exclusivement au Morning Star, le légendaire réalisateur de Kes, Cathy Reviens, et Moi, Daniel Blake a averti qu’adopter une série d’exemples liés à la définition de l’antisémitisme par l’Alliance Internationale de la Mémoire de l’Holocauste (IHRA) n’apaiserait pas les critiques dont le véritable enjeu était d’étouffer la renaissance du parti socialiste. « La définition de l’IHRA est un dispositif, pas une fin », a-t-il dit. « Elle va permettre de nouvelles attaques contre la gauche. » Une déclaration des membres en ligne de l’association "Grassroots for Jeremy," qui a demandé au parti de rester fidèle à son Code de Conduite actuel sur l’antisémitisme, a mis en avant qu’une « stratégie d’excuses et d’apaisement ne marche pas » face à une attaque destinée à détruire Jeremy Corbyn, ni n‘arrive à un accord avec lui. (...) Lire la suite »

Avec Jeremy Corbyn, un Parti travailliste au confluent des mouvements sociaux ?

Bernard CASSEN

L’élection, le 12 septembre dernier, de Jeremy Corbyn à la tête du Parti travailliste britannique a secoué toute la social-démocratie européenne, tant pour la façon de faire de la politique que dans la définition de son contenu.

En préalable, pour disposer d’une vision globale du paysage politique d’outre-Manche, il faut rappeler une caractéristique du système électoral en vigueur : le scrutin uninominal majoritaire à un tour – est élu député le candidat qui a obtenu le plus de voix, même si elles ne représentent pas la majorité absolue – entraîne généralement une forte distorsion entre le score d’un parti et le nombre de sièges dont il disposera. Ce mode de scrutin favorise outrancièrement les deux partis dominants et désavantage les autres qui, malgré une moyenne nationale importante, sortent rarement vainqueurs dans une circonscription donnée. Ainsi, lors des élections législatives de mai 2015, le Parti conservateur a obtenu 331 sièges (sur les 650 de la Chambre des Communes) avec 36,9 % des voix, alors que le Parti travailliste n’en obtenait que 232 avec 30,4 % des suffrages. Soit une différence de 99 sièges pour un écart de 6,5 % ! En fait, les Tories n’ont progressé que de 0,8 % par rapport aux élections précédentes en 2010. (...) Lire la suite »