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Thème : Socialisme

La nécessité de la socialisation des moyens de production (1) : la démocratie en entreprise

Thibaud
Nous ouvrons ici une série d’articles visant à expliquer certains aspects qui rendent nécessaire la socialisation des moyens de production. Mais qu’est-ce au juste que la socialisation des moyens de production ? Un bref rappel s’impose. En régime capitaliste, les moyens de production (terres, machines, bâtiments d’usines, bureaux, etc) sont la propriété quasi-exclusive (disons monopolistique) d’une infime minorité d’individus, la classe capitaliste. C’est sur le droit à cette propriété lucrative que se construit l’ossature de la société capitaliste. La socialisation des moyens de production n’est pas la nationalisation, au sens où l’on peut, au sein d’un régime capitaliste, nationaliser certaines entreprises, c’est-à-dire les faire devenir propriété de l’état, comme ce fut un temps le cas pour la quasi totalité des compagnies ferroviaires d’Europe. La nationalisation en régime capitaliste ne remet pas en cause le caractère capitaliste du mode de production dominant, même si elle fait passer dans le domaine (...) Lire la suite »

La nécessité de la socialisation des moyens de production (5) : réorganiser la production pour la satisfaction des besoins humains

Thibaud
Les gens, l’argent, le travail et le capital Dans ce dernier article nous allons expliquer les possibilités ouvertes par la socialisation des moyens de production en termes de remise de l’économie au service de l’humain. “Au service des gens, pas de l’argent”, la formule peut sembler convenue et naïve mais nous allons voir qu’elle peut être féconde, à condition de la prendre dans un sens marxiste. Cela passe par le fait de montrer qu’elle est contradictoire avec une analyse scientifique du réel tout en montrant que ce qu’elle exprime - mal - peut être formulé intelligemment. Qui sont les gens ? Qu'est-ce que l’argent ? Voilà ce qu’il faut se demander avant tout, car formulée ainsi la question se pose en termes de rapports sociaux, c’est une question politique avant tout, loin du fantasme anarchisant qui voudrait que l’argent soit en lui-même la cause de tous les maux - peut-être y a-t-il une part de vérité là-dedans mais il serait abscons de renverser l’ordre des priorités, la première question sur (...) Lire la suite »

La nécessité de la socialisation des moyens de production (2) : le temps de la politique

Thibaud
Nous avons vu dans un article précédent en quoi la démocratie en entreprise était rendue possible par le mode de production socialiste, contrairement au mode de production capitaliste qui consacre la dictature des intérêts d’une minorité d’actionnaires. Nous allons maintenant raisonner à l’échelle de la société dans son ensemble pour voir en quoi la socialisation des moyens de production rend possible une participation égalitaire des masses à la prise de décision à l’échelle de toute la société. Le mouvement des gilets jaunes a fait part, à travers sa revendication phare du référendum d’initiative citoyenne (le RIC) d’une plus grande participation des travailleurs à la prise de décision politique, dans l’esprit d’une réelle démocratie. Le PRCF a inclus dans son programme le référendum d’initiative populaire depuis 2012, en articulant cette mesure de démocratisation à un contenu de classe qui est le socle véritable de la démocratie. Rappelons qu’un Etat, tout démocratique qu’il soit, n’est jamais autre chose que la (...) Lire la suite »

“Venezuela” : le mot unique qui sert aux médias états-uniens à contrer la menace socialiste (FAIR)

Alan MACLEOD
Le socialisme — quel que soit le sens qu’on lui donne — revient à la mode. Un récent sondage de la firme Gallup (13/8/18) montre qu’une majorité de l’actuelle génération états-unienne y est favorable, et le préfère au capitalisme. Le leader du Socialisme démocratique Bernie Sanders est l’homme politique le plus populaire aux Etats-Unis, et les politiques de la nouvelle députée de gauche Alexandria Ocasio-Cortez d’imposer les grandes fortunes, de rendre gratuits les frais de santé et de scolarité dans les collèges publics, sont hautement populaires – même chez les électeurs républicains (FAIR.org,23/1/19). Inquiet face à la menace croissante de politiques progressistes à l’intérieur des Etats-Unis, l’establishment a découvert une arme faite d’un seul mot pour stopper la marée montante : Venezuela. Le jeu consiste à attaquer toute figure ou mouvement politique même vaguement orientées à gauche en les accusant de vouloir transformer le pays en un “champ de ruines socialiste” (Fox News, 2/2/19) dirigé par une (...) Lire la suite »
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Retour critique sur les "voies pacifiques au socialisme"

Georges GASTAUD
« C’est nous, l’institution, qui fixons le niveau de violence de départ. Plus la nôtre est haute, plus celle des manifestants l’est aussi ». (Un « haut responsable du maintien de l’ordre » cité par Le Monde Diplomatique de janvier 2019, p. 13). L’intensification de la violence d’Etat contre les forces populaires remet à l’ordre du jour la question des formes de la révolution socialiste à venir. Les pics de violence toujours plus élevés qui, à l’initiative des gouvernements maastrichtiens successifs, émaillent les affrontements de classes en France (luttes contre la loi El Khomri, 2016, batailles contre les contre-réformes Macron de 2017, crise des « gilets jaunes », décembre 2018) reposent objectivement la question du degré de violence qui marquerait la transition révolutionnaire menant du capitalisme au socialisme dans notre pays. En outre, l’actualité latino-américaine qui, du Brésil au Nicaragua en passant par le Venezuela, balaie l’illusion petite-bourgeoise d’un « socialisme du XXIème siècle » faisant (...) Lire la suite »

Monnaie, monnaie ! Capitalisme ou Socialisme ?

LUNITERRE
« Notre société est fondamentalement absurde et profondément injuste à cause d’un système monétaire qui est, de fait, une énorme supercherie. » C’est ce que nous dit Marc Jutier en présentation de son fort intéressant livre sur le sujet : « La monnaie pour les nuls »... Que le système monétaire actuel repose sur une escroquerie à grande échelle, on n’en doute pas, mais est-ce bien la cause fondamentale des maux que nous inflige le capitalisme ? Il réduit à très peu l’indépendance des nations et des États, nous explique-t-il, ce qui parait être une évidence à l’heure de la « mondialisation », mais est-ce là encore le bon fil de la réflexion ? Prenons le déjà par ce bout... Il est évident qu’un état ne peut être indépendant que s’il contrôle complètement sa propre monnaie. Même si ce n’est pas non plus le seul critère d’indépendance, tout aussi évidemment. Le contrôle de la création monétaire implique de contrôler les banques, c’est à dire, en pratique, de les nationaliser. Mais cela ne suffit encore pas à déterminer la (...) Lire la suite »
Pourquoi et comment Cuba a gagné la guerre contre les pesticides, insecticides, engrais chimiques.

Socialisme cubain et agroécologie : Le renforcement mutuel

Guillaume SUING

Il ne s’agit pas d’évaluer l’inclination naturelle ou spontanée du socialisme pour l’écologie, mais de mesurer, en matérialiste, en quoi tout pousse ce mode de production, quand même il ne le voudrait pas en première instance, sur cette voie. Ainsi c’est bien l’embargo imposé à Cuba en raison de son modèle social et économique qui l’a privé d’alternatives immédiates à l’importation d’engrais et pesticides lorsque le bloc socialiste s’est effondré en 1990-1991, dont la cause est bien l’hostilité de la chaîne impérialiste contre le socialisme

Celui-ci se fonde d’ailleurs depuis ses origines, avec la jeune Russie révolutionnaire, sur une souveraineté nationale solide... ce que d’aucuns appelaient alors le « socialisme dans un seul pays ». Une telle nécessité ponctuelle de « survivre » a déclenché la réalisation du modèle agroécologique cubain tel que nous le connaissons aujourd’hui. L’argument selon lequel ce serait à « l’obligation de changer » hors du giron soviétique et non le modèle cubain lui-même que Cuba devrait son succès actuel dans ce domaine, ne tient pas de ce point de vue. La réussite de sa politique agricole doit tout à la révolution cubaine, mais la renforce également en retour, à tel point que l’île poursuit aujourd’hui cette voie en rejetant la possibilité d’un retour aux vieilles pratiques par l’importation d’engrais chinois par exemple. Pour autant il faut noter que même à l’heure de son alignement sur le modèle agricole khrouchtchévien (lui-même aligné sur le modèle américain à l’époque), Cuba avait préparé, inconsciemment peut être, (...) Lire la suite »
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Est-il possible d’allier le meilleur du capitalisme et du socialisme ?

José Raúl Concepción

Enrique Ubieta, directeur des revues Cuba Socialista et La Calle del medio, s’est entretenu avec le site Cubadebate au sujet de questions comme le centrisme politique, le néo-annexionnisme et l’affrontement permanent entre socialisme et capitalisme, en tant que systèmes antagoniques, des sujets d’intérêt dans le cadre de la lutte idéologique à laquelle le monde est aujourd’hui confronté

À l’époque où le monde était bipolaire, quelqu’un énonça une idée qui semblait évidente : « Regroupons le meilleur du capitalisme et du socialisme en un seul système. » Chacun ayant ses défauts et ses vertus, pourquoi ne pas se débarrasser de ce qui est inutile. L’idée est attirante. Ce serait une sorte de société idyllique. Mais qu’est-ce qui empêche de la réaliser ? Pourquoi continue-t-on de parler de capitalisme et de socialisme. Derrière cette évidence se cache une autre évidence : il est impossible d’extraire le meilleur du capitalisme comme s’il s’agissait d’un fruit qui s’est abîmé en tombant de l’arbre. Les vertus de ce système sont ancrées sur ses défauts. Il semble que l’idée n’apportait pas ce qu’elle promettait et nous nous retrouvons confrontés aux mêmes options : soit maintenir le mode de vie qui nuit à chaque recoin de la planète, soit chercher une alternative qui apporte une solution aux problèmes à sa racine. En politique, comme dans la vie, être au centre se révèle compliqué. Mais il existe le (...) Lire la suite »

Frexit, classe ouvrière et socialisme

Georges GASTAUD

La candidature de François Asselineau aux présidentielles a relancé le débat : faut-il « seulement » sortir de l’UE et se fixer cet objectif limité, « raisonnable » et « réaliste », sans se soucier d’engager la rupture avec le capitalisme ? Faut-il au contraire viser « d’abord » la rupture avec le capitalisme, la sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN intervenant chemin faisant et par-dessus le marché (si du reste elle intervient : car cela ne figure pas au menu des « Etats-Unis socialistes d’Europe » chers aux héritiers de Trotski…) ? Ou bien encore, faut-il, comme le propose le PRCF, articuler une stratégie de « Frexit progressiste » d’emblée articulée sur la rupture avec le capitalisme, c’est-à-dire en clair, orientée vers la révolution socialiste ? Et pour cela promouvoir à la fois l’objectif minimal d’une sortie de l’euro/UE/OTAN et l’objectif stratégique de la transformation socialiste de la France en les associant l’un à l’autre par le truchement d’un programme de transition révolutionnaire axé sur la défense de la paix, l’antifascisme, la nationalisation démocratique des secteurs-clés de l’économie, l’élargissement de la démocratie populaire et la recherche de coopérations internationales élargie à tous les continents ?

Sortir de l’UE sans rompre avec le capitalisme ? Il est clair que la première réponse ne peut convenir à des révolutionnaires : le Brexit de droite promu par le parti UKIP et assumé par Theresa May ne peut évidemment améliorer durablement le sort des ouvriers britanniques, pas plus que le protectionnisme retors affiché par Donald Trump ou par son admiratrice Marine Le Pen n’est susceptible de remettre en selle les millions de cols bleus déclassés par les délocalisations... A moins bien sûr que la classe ouvrière anglaise, dans laquelle les thèmes anticapitalistes refont surface au grand dam des caciques travaillistes, ne réoriente le Brexit dans la bonne direction en retrouvant ses fières traditions combatives : mais dans ce cas, il faut modifier l’hypothèse examinée, car il ne s’agirait plus dès lors d’un Frexit de droite et que l’horizon d’une transformation socialiste de la Grande-Bretagne se dessinerait de nouveau... Mais surtout, la situation française est telle que le Frexit ne peut être mené (...) Lire la suite »
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« La gauche doit apprendre à communiquer autrement »

Owen JONES, Peter MERTENS

Avec son espièglerie et son visage juvénile, on n’imaginerait pas d’emblée qu’Owen Jones est un intellectuel très écouté dans toute la gauche européenne. A 31 ans, il a déjà écrit deux best-sellers (Chavs et The Establishment, tous deux sur la société de classes britannique), est un des chroniqueurs les plus lus au Royaume-Uni et en outre conseiller de Jeremy Corbyn, l’homme de la gauche au sein du Labour qui, de manière surprenante, a été élu à la tête du parti social-démocrate britannique.

Peter Mertens. Après la crise de 2008, cela a pris pas mal de temps avant qu’en Europe, des forces de gauche conséquente se lèvent à nouveau pour remettre le système en question. Pourquoi cela a-t-il duré si longtemps ? Owen Jones. En 2008, une partie de la gauche pensait que la situation entraînerait automatiquement un effondrement du capitalisme, ce qui revitaliserait la gauche. Vu dans une perspective historique, c’était naïf. La crise économique des années 1930, par exemple, a finalement mené au fascisme en Europe. La crise économique des années 1970 a mené à la montée du néolibéralisme. La gauche ne profite donc pas automatiquement d’une crise économique. Mais cela ne signifie évidemment pas que la gauche doive baisser les bras. En effet, après la Deuxième Guerre mondiale, les néolibéraux étaient tout à fait isolés. A cette époque, leurs idées constituaient un courant marginal. Et ils en étaient conscients. Mais Milton Friedman, un de leurs leaders, disait : « Seule une crise – véritable ou supposée – (...) Lire la suite »
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