La question de la gratuité des transports en commun figure dans les programmes de divers candidats de gauche. Montpellier célèbre le succès de la phase 2 de sa gratuité des transports. Orléans essaye une gratuité homéopathique les 12 et 19 décembre. Lille prévoit une gratuité réduite aux moins de 18 ans seulement. Un collectif à Sète mobilise pour la gratuité. A Chambéry également. Les élus de Clermont-Auvergne disent oui à la gratuité...mais seulement le week-end. La droite et une partie des écolos de marché crient au loup... Belle occasion de relire un extrait du livre-manifeste "Gratuité vs capitalisme". Belle occasion aussi de relire l'appel "Vers une civilisation de la gratuité !" (reproduit en bas du texte).
Sous la houlette de son président de région Didier Robert, La Réunion poursuit depuis une dizaine d’années une politique de développement de son réseau routier, au détriment de celui des transports publics. Un non-sens économique et écologique qu’entendait en partie corriger la création du Système de Transport Intelligent pour la Réunion (STIR). Las, si un appel d’offres a bien été effectué, et si une entreprise a été désignée, en 2017, pour débuter les travaux (IXXI - Parkeon, une filiale de la RATP), le projet est depuis victime d’un intense lobby porté par le tout puissant Transdev, opérateur monopolistique sur l’île.
Signez et faite signer la pétition nationale "Pour un plan B écolo et social à la SNCF !"
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Le gouvernement envisage d’accélérer la libéralisation du rail et la transformation, sinon le démantèlement, de la SNCF. Les recettes proposées sont les mêmes que celles qui ont été appliquées aux autres entreprises publiques, de France Télécom à EDF, et qui n’ont bénéficié ni aux salariés ni aux usagers. L’exemple de la libéralisation des chemins de fer britanniques, initiée dans les années 1990 et marquée par une succession de faillites et de scandales, devrait pourtant inciter à la prudence. Au Royaume-Uni, un mouvement pour la ré-appropriation de ce service public par les usagers et les salariés prend de l’ampleur.
Il est bien loin le temps où la voiture figurait en bonne place parmi les symboles de ce que l’opinion commune se représente comme un moyen d’accéder à une forme de liberté. Désormais, de la gauche institutionnelle ou écolo à la droite sécuritaire, l’automobile se voit accabler de tous les défauts : elle pollue, elle est sale, elle tue, elle est l’expression du plus pure individualisme ; bref elle est un moyen détourné d’accuser celui qui n’a pas d’autres choix que d’en conduire une afin d’assumer le principe de réalité et de faire vivre ceux qui l’en accusent.
On va donc rouler à 80 km/h sur les routes départementales et ex-nationales. Cela aura plusieurs effets très bénéfiques.
D’abord, bien sûr, le temps que tout le monde s’y habitue, les radars vont rapporter un max. C’est bien connu que cet argent sert à améliorer la sécurité routière, comme la vignette de l’ancien temps servait, promis juré, à améliorer la retraite des vieux.
Ci-dessous un article repris du blog de Bernard Gensane. Il n’est pas dans les habitudes du Grand Soir de publier ce type d’article. Bernard Gensane, qui conduit depuis 52 ans, n’a jamais eu d’accident et n’a perdu qu’un point de permis pour avoir roulé à 36 km/h dans une zone limitée à 30, estime (nous l’avons interrogé longuement) qu’il en va des radars comme des caméras de surveillance. Ils ne servent pas à protéger, à diminuer les risques, mais à surveiller, à tétaniser les foules. Ce n’est pas un hasard si le pays qui a vu naître Big Brother est le plus "protégé" au monde après Monaco.
LGS.