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Voilà que maintenant ils font la gueule. Comme si la sainte apocalypse, TMI-Tchernobyl-Fukushima, s’était dégonflée comme une vulgaire baudruche. Et que, brusquement, pour le peuple des réseaux sociaux, ces catastrophes n’étaient plus que des accidents avec des bilans, certes lourds, mais limités.
Et puis, où trouver l’électricité pour remplacer le pétrole dans les moteurs de la mobilité et dans les brûleurs de nos chaudières, si non dans le nucléaire ?
Et les mouches changèrent d’âne....
Depuis quelques temps, je consulte le site “eco2mix” où en temps réel on peut suivre la production française d’électricité. J’y constate plusieurs mouvements :
1- l’importation, jusqu’à 10% certains jours, a tendance à augmenter.
2- Les exportations, quand elles existent, sont négligeables.
3- La production éolienne, 8000 machines installées, ne dépasse que rarement les 2%, mais parfois, atteint les 12% du total, preuve de l’irrégularité de cette production.
4- La production photovoltaïque est la plupart du temps insignifiante.
5- Depuis l’arrêt des réacteurs de Fessenheim, la production nucléaire ne dépasse que rarement les 65%, contre plus de 70% auparavant.
Quelques minutes plus tard, j’observe mes factures et je constate un joli +10% entre octobre 19 et octobre21, pour (…)
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Le vieux philosophe (92 ans), sur la table, a remis l'ouvrage. Près de 700 pages pour décrire les ballotements d'un gros bouchon sur les eaux agitées des 19 et 20°siècles. Ca se lit facilement, même si le guide nous amène dans des profondeurs jusque là bien peu visitées. Quelques historiens patentés, qu'on ne plaindra pas, en gros ceux qui ont cru pouvoir tirer quelques profits des évènements moscovites de 1991 en s'alignant hostensiblement sur la musique bourgeoise soudain exclusive, devront soigner quelques échymoses.Les autres, nous les cocos et ceux qui ne chérissent pas le capitalisme vont y apprendre que si la révolution peut, comme en 71 à Paris, et 17 à Pétrograd, être facile, l'abolition des classes est autrement plus complexe.
Je ne reviens pas sur Lénine qui est, ici, traité comme il n'aurait jamais dû cesser de l'être par des communistes français. Après avoir consacré 300 pages pour distinguer la "visée marxienne du communisme" des divers socialismes du XIXe siècle, et démontré que pour Marx, le communisme n'est pas un projet, mais un mouvement dialectique qui "dépasse l'état des choses existant". Donc que, pour lui, le communisme est la mesure de toute politique, Lucien Sève attaque, sur 350 pages, le procès de Staline.
La charge est à la hauteur des fautes, et du bilan de celui qui a manœuvré dans le dos de Lénine, malade, pour accaparer un pouvoir, sur la Révolution, dont Lénine ne disposait qu'avec parcimonie, et en fonction des états de services, reconnus de tous, qui étaient les siens en ce début 1923. C'est la capacité de travail du géorgien, qui avait amené Lénine à le proposer pour le poste de secrétaire général, c'est la ruse, et l'intelligence, qui vont lui permettre d'échapper à la (…)
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Hier soir c'était presque une victoire, ce matin c'est une défaite !
L'avenir s'éclaire à la lumière du passé,
En 2014, Menard est élu à Béziers grace à la division de la gauche. Depuis, les SDF ont été expulsé du centre ville vers les faubourg prolétariens, les gosses dans les cantines scolaires sont classé en fonction de la consonance, magrhebine ou non, de leur prénom et en 2015, aux régionales, le FN, grâce à cette démagogie, a fait 45% au premier tour.
Cela fait aussi parti des données que "Monsieur" Pierre Laurent, avec raison, prend en compte. Voulons nous que ce qui se passe à Béziers soit généralisé à tout le pays ?
Ceci dit, 19% + 6% = 25%, soit la première place de cette présidentielle. Cette union, dont on sait, depuis Marx (1847), qu'elle est la condition siné qua non de toute victoire des intérêts des prolos a été rendue impossible, à la fois, par la direction bourgeoise du PS et par l'égo surdimensionné du candidat des pseudo insoumis. Une entente, écolos, frondeurs, Insoumis, PCF, qui aurait pu être scellée il y a 6 mois, (…)
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En 2012, j'ai beaucoup "campagné" pour Mélenchon. Si bien qu'au soir du 1° tour il était 3° dans mon département, avec plus de 14%. En 2017, si rien n'évolue, je ne "campagnerais" pas pour lui, n'y ne voterais, sans doute pas, pour lui. Que s'est-il passé pour qu'une telle crise de désamour s'installe entre lui et moi ?
En 2012, il était tellement unitaire, et pour moi qui sais, depuis que j'ai lu Thorez, que le drapeau de l'unité est l'étendard politique principal du prolétariat (ceux qui doivent travailler pour vivre), je me délectais de ses paroles. Parfois, pourtant, une interrogation traversait mon esprit : comment peut-il parler comme cela en étant resté 30 ans au PS ? Juste le temps de me raser et je fonçais vers d'autres pensées.
Comment remplir les 10 cars que notre Fd-PCF avait prévu pour le meeting de Toulouse ? Et on les a rempli, avec le PG, les 10 cars et même payés !
Puis la vie reprit ses droits, tout juste si je remarquais les diverses scissions qui parcouraient les rangs étroits du PG départemental, notre allié toujours privilégié. Arrivèrent en 2014 les municipales. Chez nous, les principales municipalités sont socialistes avec participation communistes et leur gestion vise rarement autre chose que la satisfaction des besoins basiques des habitants. Voilà que le PG, famélique (…)
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Si Marx vivait encore, une nouvelle occasion d'ajouter une nouvelle "saison" à sa "lutte des classes en France" lui serait fournie.
Tous les ingrédients dignes de son talent sont présents. Un président socialiste dévalué par ses reniements apparents mais largement prévisibles dès sa candidature. Un parti du président, jadis populaire, doyen des partis français, en voie d'implosion entre deux minorités diamétralement hostiles et une majorité, centriste, d'intérêts particuliers voire personnels. Une droite, idéologiquement unie, mais aux prise avec des ambitions personnelles aussi multiples que massacrantes. Et une extrême droite qui est unie sur une seule candidature, appuyée sur un programme dont la véhémence attrape-tout permet, depuis des décennies une progression régulière au dessus des deux chiffres au delà des quel la crédibilité devient préoccupante pour ses adversaires. Enfin une extrême gauche minoritaire qui se partage entre ceux qui veulent refaire le Front Popu en unifiant les prolétaires de toute la gauche et ceux qui, depuis 1917, rêvent au "Grand Soir" d'octobre 17 ou de la "sociale" de 1848, (…)