Quantcast
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

21 

2017 = 2012+5 ?

En 2012, j'ai beaucoup "campagné" pour Mélenchon. Si bien qu'au soir du 1° tour il était 3° dans mon département, avec plus de 14%. En 2017, si rien n'évolue, je ne "campagnerais" pas pour lui, n'y ne voterais, sans doute pas, pour lui. Que s'est-il passé pour qu'une telle crise de désamour s'installe entre lui et moi ?

 En 2012, il était tellement unitaire, et pour moi qui sais, depuis que j’ai lu Thorez, que le drapeau de l’unité est l’étendard politique principal du prolétariat (ceux qui doivent travailler pour vivre), je me délectais de ses paroles. Parfois, pourtant, une interrogation traversait mon esprit : comment peut-il parler comme cela en étant resté 30 ans au PS ? Juste le temps de me raser et je fonçais vers d’autres pensées.

Comment remplir les 10 cars que notre Fd-PCF avait prévu pour le meeting de Toulouse ? Et on les a rempli, avec le PG, les 10 cars et même payés !
Puis la vie reprit ses droits, tout juste si je remarquais les diverses scissions qui parcouraient les rangs étroits du PG départemental, notre allié toujours privilégié. Arrivèrent en 2014 les municipales. Chez nous, les principales municipalités sont socialistes avec participation communistes et leur gestion vise rarement autre chose que la satisfaction des besoins basiques des habitants. Voilà que le PG, famélique pourtant, débarque avec ses propositions qui sont des exigences sine qua non : Ok pour des listes FDG mais pas de fusion au 2° tour avec les listes PS. A notre remarque qui note la possible disparition des municipalité FdG (communistes pour la plupart), il est répondu : "On s’en fout c’est des élus pourris qui font la politique du PS".

L’échec clôt les discussions, au chef lieu une liste Pgiste, avec quelques dissidents du PCF, est présentée. Elle capte presque la moitié des voix FdG, mais le grand gagnant est le....PS qui, divine surprise, voit sa liste élue dés le 1° tour, une première depuis toujours. Comme quoi la division porte aussi des fruits, sauf qu’au palais, ils sont plus amers que ceux de l’union.... Et le PG s’enfonce encore dans ses divisions, il sera en 2015, incapable d’entraîner les Verts dans une autre opération anti-PCF lequel parvient à faire élire une conseillère régionale sur une liste estampillée ELV-FdG.

Nous en sommes là lorsque, en janvier 2016 j’apprends que Mélenchon a décidé de se présenter à la présidentielle de 2017 en indépendant, comme De Gaulle (c’est lui qui le dit), au dessus des partis. Ce n’est plus le candidat du FdG, c’est celui des "insoumis", une caste que neuf mois après, personne n’a encore pu définir autrement que par : "fanclub de Mélenchon". Il accepte tout le monde, communistes compris (ils ont des bras, un peu de tune, et les quelques parrainages qui ont été sauvés des bérézinas de 2014-2015), mais SVP pas de socialistes, même pas ceux qui ont voté contre la loi travail. Au temps de l’anticommunisme primaire du PS d’antan, succède, chez la Méluche, le temps de l’antisocialisme primaire, comme s’il n’avait pas remarqué que le second serait, pour la gauche et les intérêts des prolos, aussi mortifère que le premier.

En fait Mélenchon constate que son parti, le PG, because acrobaties ratées, n’existe pratiquement plus, et il table sur sa notoriété perso, acquise en 2012, dans l’électorat communiste, qu’il croit suffisante pour éviter toute négociation avec l’appareil PCF (sclérosé, bureaucratique, ignare...etc). Lequel sera bien obligé, bon gré, malgré, de se rallier, avec tous ses attributs (bras, tune et signatures) En fait certains (les stals...) remarquent qu’il vise à clore sur le PC l’opération « entriste » de type OCI, qu’il n’a pu réaliser sur le PS en 30 ans.

Sauf que si les sondages sont toujours au dessus de 10, et même doublent parfois Hollande, aucun ne donne une place à Mélenchon au 2° tour. Or, à quoi peut bien servir une place figurative pour un candidat "individuel" de 65 balais sinon à alimenter ses conversations avec ses petits enfants ? Et, dans le PC, cette question parcourt toutes les réunions de rentrée de la structure, laquelle répond par une autre question : Quel intérêt peut-il y avoir à soutenir une candidature sans avenir et sans contenu de classe, qui au bout du bout ne peut qu’aboutir au maintien de la totalité des prolos socialistes sur le candidat PS,100% social-libéral ?

C’est de ce raisonnement qu’est en train de germer la candidature du Député Chassaigne dans le PCF qui ne s’effacerait, éventuellement, que devant une autre candidature anti-loi El Khomri sans exclusive. Avec ou sans candidat, le PCF ferait alors entendre une ligne néo-communiste susceptible de rassembler, sur la base de leurs intérêts, l’essentiel des prolos de ce pays.

Mais cette option n’est pas la plus probable. Cette élection va, c’est sûr, déboucher sur un chamboulement au PS. Si Mélenchon, de son fait, n’y a plus aucun point d’appui, il n’en est pas de même du PCF qui, de l’extérieur, peut, en appuyant un « frondeur » du genre Montebourg, entraver la « blairisation » que visent les hollandistes, et qui aboutirait à envoyer, pour un bon bout de temps (voir la GB...), sur une voie de garage, l’essentiel de « peuple socialiste ». Avec à la clef un long purgatoire pour toute la gauche française.

C’est aussi cela que les « jeunes apparachiks cocos » ont dans leur tête. En politique, au départ prématuré, il peut être préférable de se réserver pour jouer, plus tard, un coup d’avance. Tant il est évident, sauf pour Mélenchon semble-t-il, que 2017 sera tout autre chose que 2012.

URL de cet article 31053
   
Même Thème
Roms de France, Roms en France - Jean-Pierre Dacheux, Bernard Delemotte
Population méconnue, la plus nombreuse des minorités culturelles, présente en Europe depuis des siècles, les Roms comptent plus de dix millions de personnes. Ils ont subi partout l’exclusion et les persécutions : l’esclavage en Roumanie du XIVe au XIXe siècle, l’extermination dans les camps nazis… Peuple à l’identité multiple, son unité se trouve dans son histoire, sa langue et son appartenance à une "nation sans territoire" . La loi Besson de juillet 2000 a reconnu les responsabilités de (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

A la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis.

Martin Luther King


Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
51 
La crise européenne et l’Empire du Capital : leçons à partir de l’expérience latinoaméricaine
Je vous transmets le bonjour très affectueux de plus de 15 millions d’Équatoriennes et d’Équatoriens et une accolade aussi chaleureuse que la lumière du soleil équinoxial dont les rayons nous inondent là où nous vivons, à la Moitié du monde. Nos liens avec la France sont historiques et étroits : depuis les grandes idées libertaires qui se sont propagées à travers le monde portant en elles des fruits décisifs, jusqu’aux accords signés aujourd’hui par le Gouvernement de la Révolution Citoyenne d’Équateur (...)
L’UNESCO et le «  symposium international sur la liberté d’expression » : entre instrumentalisation et nouvelle croisade (il fallait le voir pour le croire)
Le 26 janvier 2011, la presse Cubaine a annoncé l’homologation du premier vaccin thérapeutique au monde contre les stades avancés du cancer du poumon. Vous n’en avez pas entendu parler. Soit la presse cubaine ment, soit notre presse, jouissant de sa liberté d’expression légendaire, a décidé de ne pas vous en parler. (1) Le même jour, à l’initiative de la délégation suédoise à l’UNESCO, s’est tenu au siège de l’organisation à Paris un colloque international intitulé « Symposium international sur la liberté (...)
18 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.