Auteur FLOREAL

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Enseignants, je ne vous ai pas compris !

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Perdant un peu de sa morgue insupportable, tant la mobilisation de la communauté scolaire était forte ce jeudi 13 janvier 2022, Monseigneur Blanquer a annoncé quelques mesurettes censées atténuer le ras-le-bol des enseignants, parents et lycéens.

Il faut dire aussi que le gouvernement – qui craint à raison de laisser des plumes électorales dans cette affaire – avait désavoué son Sinistre de l’Education de moins en moins nationale en organisant une rencontre gouvernement/syndicats présidée par Castex et supervisée par le ministre de la santé (lui-même discrédité auprès des soignants...). Toutefois, outre que les « mesures » annoncées par Blanquer sont dérisoires et qu’elles ne concernent EN RIEN les contre-réformes (casse du lycée, du bac, des séries, des disciplines scolaires, aggravation de la sélection sociale et scolaire par le dispositif Parcours sup...) orchestrées par le despote de la rue de Grenelle, les états-majors syndicaux qui se sont rendus toutes affaires cessantes à l’impérieuse convocation gouvernementale en contournant sans états d’âme le slogan dominant du jour : BLANQUER DEGAGE ! – ont-ils réellement entendu, voire écouté, la colère de leurs mandants ? On se souvient qu’en mai 2005, le peuple français (…)

"Par essence démocratique"

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« Les États-Unis d’Amérique sont une grande démocratie ! » : cet article de foi étant posé, Washington pourra bloquer, voire martyriser des pays entiers (Corée du Nord, Vietnam, Cuba, Chili, Irak, Afghanistan, Syrie… et maintenant le Venezuela), torturer à Guantanamo, fermer les yeux sur les massacres à répétition dans les écoles étasuniennes, laisser pourrir en prison des innocents comme Mumia Abu-Jamal ou Leonard Peltier, saboter l’accord mondial sur le climat, se retirer unilatéralement de l’accord de 87 sur les euromissiles, soumettre le monde entier aux caprices de Wall Street et des marchands de « subprimes », cela n’a aucune importance. Il s’agira en effet de bombes « démocratiques », d’embargos « civilisés », voire de tortures « humanitaires »… « Israël est une grande démocratie ! ». Ce dogme étant récité comme un mantra, Netanyahou et ses ministres d’extrême-droite pourront impunément violer cent résolutions de l’ONU, faire du casse-pipes forain sur les jeunes (…)
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On a tous sur soi la carte du parti

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À chacun de juger s’il a « en lui quelque chose de Tennessee », comme le chantait jadis Johnny Hallyday : ce qui est sûr en tout cas, c’est que tous les Français, y compris les anticommunistes les plus sots, portent sur eux sans s’en douter la carte du Parti communiste français !

Oh, il ne s’agit pas de celle du PCF-PGE actuel qui, sur bien des sujets (adhésion à la « construction européenne » et ralliement irréversible à l’ « eurocommunisme » obligent) tourne le dos au grand PCF ouvrier, patriote et marxiste-léniniste qui fut le fer de lance de la Résistance armée et des conquêtes de la Libération. Il s’agit, si l’on veut, de la carte du parti communiste idéal, celui dont le mot d’ordre impérissable, qui définit même d’après Marx le « mode de répartition » propre au communisme et s’énonce ainsi : « de chacun selon les moyens, à chacun selon ses besoins ». Ce mot d’ordre est en effet celui de la Sécurité sociale à la française telle que l’institua Ambroise Croizat, député communiste du Chemin de l’honneur et secrétaire national de la CGT-Métallos. Emprisonné durant la guerre, Croizat fit partie du gouvernement de la Libération et on lui doit aussi – excusez du peu ! – les retraites par répartition, le code du travail, les comités d’entreprise et la (…)

Tant qu’à défiler sur les Champs-Elysées...

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« On est en finale ! » et, l’on conçoit que notre peuple, qui a des raisons de douter de son avenir après les innombrables coups qu’il a encaissés depuis des décennies au nom de la « construction européenne », puisse s’en réjouir bruyamment.

Paradoxalement, aurions-nous tant besoin de « faire la teuf » si la société telle qu’elle va ne rudoyait pas sans trêve celles et ceux dont Monseigneur Macron prétend arrogamment qu’ils « ne sont rien » ? D’autant que d’un point de vue sportif, ils jouent plutôt bien, et plutôt collectivement les Tricolores (qu’on me permette de ne pas dire les Bleus : notre drapeau compte trois couleurs, le bleu est très connoté « droite » et « Union européenne » - souvenez-vous de la « vague bleue » sarkozyste ! – alors que le rouge, couleur du peuple ouvrier est très rarement, tiens donc, la couleur dominante du maillot national…) ; par ailleurs le jeune M’Bapé est très sympa, Griesman est solide et régulier, Lloris, infranchissable… Cela dit, il serait naïf de croire que le sport professionnel capitaliste est étranger à toute politique. Pour ne prendre qu’un seul exemple, l’équipe croate est truffée d’individus, disons pour être gentils, étranges, qui, bravant l’hôte russe, trouvent toutes (…)
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Contre la Trinité des hypocrites, Schiappa, Bachelot et El Khomri

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A défaut d’avoir, ne serait-ce que ralenti la dégradation des conditions de vie qui, depuis 1992 au moins, accable les femmes travailleuses sous la férule des gouvernements maastrichtiens successifs, Mmes Bachelot, El Khomri et Schiappa ont brûlé les planches ensemble ce 7 mars en interprétant ensemble « Les monologues du vagin » devant le Tout-Paris « féministe ».

Plus facile d’obtenir des applaudissement des bobos friqués que de mériter la gratitude des caissières de Carrefour licenciées, des enseignantes condamnées aux pensions de misère par la casse des retraites, aux femmes fonctionnaires et cheminotes qui, à l’avenir, ne bénéficieraient plus de la sécurité de l’emploi (dont tout le monde devrait jouir !), des infirmières écrasées par les réformes Bachelot de l’hôpital, des paysannes désespérées par le libre-échangisme intenable de l’UE, etc. Le pire, ce 7 mars, était de voir Mme El Khomri érigée en héroïne de la libération féminine alors qu’elle a couvert la contre-réforme scélérate qui inverse la hiérarchie des normes et qui fait du patronat le maître des contrats de travail en lieu et place de la négociation nationale (conventions collectives de branche). Bravo aussi à Marlène Schiappa qui feint de libérer les femmes alors qu’elle sert un gouvernement thatchérien qui vient de détruire le Code du travail et qui s’apprête à (…)