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Il est de cette trempe d’artistes, peu nombreux, qui ne craignent pas de troquer leur habit de lumière contre celui d’artistes maudits, Roger Waters, le bassiste de légende du cultissimes Pink Floyd, porte son attachement à la Palestine à la boutonnière et ne perd pas une occasion de briser l’omerta qui muselle la saine critique d’Israël, mais aussi de son plus généreux mécène, les Etats-Unis.
Dans sa diatribe intitulée "Pourquoi la perversité morale de la position des Etats-Unis à Gaza est stupéfiante", son ode à l’enclave palestinienne a les accents de l’indignation contre un génocide insoutenable qui a bénéficié, une fois de plus, une fois de trop, de l’odieuse complicité de Washington. Face à l’horreur indicible du massacre de masse des Gazaouis, Roger Waters a néanmoins trouvé une source inestimable de jubilation : les liaisons dangereuses qui font des Etats-Unis le premier partenaire et comparse des criminels de guerre israéliens ont été exposées au grand jour comme jamais auparavant, quant à l’argument imparable, "le droit d'Israël à se défendre", derrière lequel Obama, comme Bush avant lui, s’est abrité pour cautionner l’innommable, il n’est plus audible.
Ce véritable "mantra ad nauseam", tel que le décrit Roger Waters dans un article qui fustige l’insupportable duplicité américaine, ne tient effectivement plus, comme n’est plus recevable l’accusation, facile (…)
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Avec des artistes de la trempe de Roger Waters, membre fondateur du cultissime groupe Pink Floyd et, en l’occurrence, de Danny Glover, l’acteur, réalisateur et producteur de cinéma étasunien, devenu célèbre pour son rôle de co-équipier de Mel Gibson dans L’Arme fatale, la défense de la cause palestinienne a trouvé deux avocats de poids, dont la notoriété planétaire offre une formidable caisse de résonance à leurs ardents playdoyers qui retentissent de leurs appels vibrants au boycott d’Israël.
Très remonté contre le Festival DocAviv qui bat actuellement son plein à la cinémathèque de Tel Aviv, Danny Glover ne décolère pas depuis qu’il a appris que le documentaire intitulé American Revolutionary : The Evolution of Grace Lee Boggs, retraçant la vie de la philosophe et féministe Grace Lee Boggs, et auquel il a participé aux côtés de nombreuses autres personnalités, a été projeté à l’insu de toute l’équipe de réalisation, y compris de la star du film âgée de 98 ans et de lui-même.
Devant ce manque cruel de déontologie de la part des organisateurs israéliens de l’événement, qui se sont autorisés à prendre des libertés avec la diffusion d’une œuvre sans le consentement de ses auteurs, Danny Glover a pris la tête de la fronde, après avoir été estomaqué par le refus clair et net d’annuler la projection que ces derniers ont opposé avec le même aplomb phénoménal aux producteurs du documentaire.
Faisant bloc derrière Danny Glover et Grace Lee Boggs qui, malgré son grand âge, a (…)
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Il fait boule de neige à l’échelle internationale, ralliant à sa cause tous les êtres épris de justice qui ne s’en laissent pas conter par la langue de bois de la communauté internationale, ce langage universel de la couardise et de la complicité généralisées, le boycott d’Israël et de ses entreprises qui font des profits dans les colonies illégales a fait son chemin dans la sphère académique, jusqu’à s’imposer comme un impératif absolu au plus grand syndicat des enseignants en Europe.
C’est depuis la Grande-Bretagne où il rayonne, fort de plus de 300 000 membres, que le Syndicat National des Enseignants du Royaume-Uni (NUT) vient de s’illustrer par un coup d’éclat qui s’inscrit dans la droite ligne de sa promotion incessante de la paix dans le monde : l’adoption à l’unanimité d’une résolution "La motion sur la Palestine", soutenant de manière inconditionnelle le boycott des sociétés israéliennes qui prospèrent sur le dos des Palestiniens et grâce à l'Occupation scandaleuse de la (…)
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Que serait la France plurielle et bigarrée sans sa légion de Cassandre, réactionnaires et islamophobes, qui ne décèlent dans le ciel que de funestes présages, forcément annonciateurs d’un péril vert qu’ils ont l’art de prédire telle l’apocalypse, quand ils n’en sont pas à espérer secrètement la défaite des Bleus au Mondial pour célébrer la faillite de l’intégration ?
C’est l’un d’entre eux, et non des moindres, qui va rejoindre les vénérables sages de la prestigieuse Académie Française, Alain Finkielkraut, le philosophe qui a une haute idée de la France, mais aussi et surtout une très haute idée de lui-même, le polémiste exalté qui croise le fer avec toute la fougue de l’homme qui déteste la contradiction, l’intellectuel emphatique et défenseur inconditionnel d’Israël qui prophétise le chaos social en important le conflit israélo-palestinien en France, a été élu au fauteuil de Félicien Marceau, à l’issue de joutes houleuses.
Il a divisé ses pairs avant même de pénétrer dans le (…)
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Au-dessus des lois, hors du temps, au-delà de l’humainement tolérable, et aux confins méridionaux de Cuba, l’enfer pénitentiaire de Guantanamo, sur lequel flotte la bannière étoilée à jamais entachée par des emprisonnements arbitraires et la promesse Obamanienne de fermeture maintes fois trahie, est rattrapé par ses exactions terrifiantes commises au nom d’une lutte contre le terrorisme qui a bon dos.
Si l’auréole miraculeuse du renouveau qui entourait Barack Obama a cessé d’irradier en brisant les espoirs placés en lui, son sinistre prédécesseur, le va-t-en-guerre George W. Bush, va-t-il enfin devoir rendre des comptes à la face du monde pour les crimes perpétrés à l’ombre des barreaux, dans l’épaisseur d’une omerta insoutenable ?
Ce sont deux anciens détenus marocains, deux sans-voix rescapés de l’horreur après avoir été acquittés, l’un natif de Ceuta, l’autre d’El Houceima, qui veulent rompre avec l’impunité intolérable dont jouit l’ancien président étasunien, semeur de chaos en Irak et en Afghanistan entre autres. Hier, réduits à des numéros de matricule, déshumanisés et broyés par une détention militaire illimitée, injuste et cruelle, les deux hommes relèvent aujourd’hui la tête, avec courage et détermination, pour traîner sur le banc des accusés leur bourreau de Washington et ses complices de l’époque, à savoir l'ex vice-président, Dick Cheney, et l'ancien ministre de la (…)