auteur Maxime VIVAS

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De mai 68 à la maladie sénile de la classe politique

Maxime VIVAS

Dans les années 60, je triais des lettres dans le centre de tri Paris Brune, dans le 14ème arrondissement de Paris. Mes camarades avaient eu l’idée saugrenue de m’élire secrétaire de la section syndicale CGT qui comptait plus de 400 adhérents. Après avoir oublié d’être présent à quelques réunions que j’avais moi-même convoquées et à des délégations auprès du chef de Centre, que j’avais sollicitées par des lettres dans lesquelles j’avais pesé chaque mot, j’en vins à la conclusion que je n’étais pas the right man in the right place, comme auraient dit les chanteurs de l’époque, parfaitement anglophones puisqu’ils portaient volontiers des noms yankees.

Quand j’émis l’idée d’une démission de mon poste, mes camarades convinrent, avec une spontanéité qui me soulagea (et me vexa un peu), qu’on avait fait une mauvaise distribution de rôle. Me fut confiée alors la responsabilité du journal de section, tâche où je sus démontrer par une certaine aisance de plume que j’étais syndicalement récupérable pour la cause. Mieux : l’Humanité avait créé un réseau de correspondants de presse chargés d’écrire des articles sur les luttes sociales qu’ils vivaient. Je postulai. C’est ainsi que je me suis retrouvé en formation avec une dizaine de bénévoles dans les locaux du journal situé alors sur les grands boulevards, rue du Faubourg-Poissonnière, non loin du Grand Rex, cinéma où des cendriers étaient encastrés dans les accoudoirs des sièges et l’écran malencontreusement placé derrière un brouillard de volutes de fumée. Je vous parle d’un temps où il était interdit d’interdire et où l’on pouvait allumer une clope sans que quelqu’un se mette (…)

Les gamelles d’Amnesty International

Maxime VIVAS

Comme suite à l’article publié par Le Grand Soir « Amnesty International n’appelle pas à la libération de Nicolas Maduro », je voudrais ajouter ce qui suit, en partie extrait de mon livre « Ouïghours, l’horreur était dans nos médias » (Editions Delga, 2024).

Le Haut commissariat aux droits de l'homme de l'ONU a enquêté au Xinjiang au mois de mai 2022. Avant de quitter la Chine, la Haut commissaire qui dirigeait l'équipe, Michelle Bachelet, a tenu à faire une déclaration que je publie intégralement dans mon livre. Ne cherchez pas dans les archives des médias mainstreams, elle n'y est pas. La déclaration de Michelle Bachelet a déclenché une colère noire de l’organisation Amnesty International qui s’est fendue le 13 juin 2022 d’un communiqué fustigeant son « refus » de « dénoncer les crimes contre l’humanité perpétrés par le gouvernement chinois au Xinjiang et son bilan lamentable en matière de droits , refus par lequel elle a « trahi les innombrables victimes ». Amnesty l’invite « à terminer son mandat en agissant avec le courage et les principes qu’exige la fonction de haut commissaire ». Lisons qu’elle a été traître, lâche et sans principe. Puis, perdant son sang-froid et tout sens de la bienséance, Amnesty International prie « (…)

Macron, la culture, Airbus et le salon du livre de Montgiscard (31)

Maxime VIVAS

Au mois de juillet 2025, Irina Bokova (Bulgarie) ex-directrice de l’UNESCO et l’Orchestre symphonique de Philadelphie (Etats-Unis) n’avaient pas tiqué en me côtoyant à Pékin, pour recevoir avec moi un des trois premiers « Orchid awards » qui récompensent des organisations ou personnes étrangères qui ont oeuvré pour le rapprochement culturel entre les peuples. Cet événement international était connu jusqu’à Montgiscard, petit village au sud de Toulouse, l’édition locale de La Dépêche du Midi lui ayant consacré un article.

Au mois de décembre 2025, le président français Emmanuel Macron s'est rendu en Chine pour une visite d'Etat. Il était accompagné de six ministres dont la ministre de la culture, ainsi que de 35 dirigeants de grandes entreprises telles qu'Airbus (26 000 emplois dans notre région, 1100 Airbus qui volent en Chine, 500 commandes en cours, deux usines d'assemblage en Chine). Le président français a été accueilli par le ministre des Affaires étrangères Wang Yi qui avait, le 21 mars 2021 en conférence de presse internationale, recommandé la lecture du livre qui me vaut d'être refusé au salon du livre 2026 de Montgiscard. (Ci-dessous, en espéranto, une de ses nombreuses traductions). Depuis mon premier livre, un roman "Paris Brune", (éditions Le Temps des Cerises, prix Roger Vailland 1997), j'étais régulièrement invité dans des salons du livre à travers notre pays. Depuis mon livre "Ouïghours, pour en finir avec les fake news" (décembre 2020, éditions La Route de la soie), je suis (…)

Raphaël Enthoven : « Plutôt Le Pen... »

Maxime VIVAS

On cherchera chez Raphaël Enthoven, l’amorce de commencement d’un embryon d’une pensée philosophique. Pourtant, ce professeur de philosophie, est présenté comme « philosophe  ».

Le 21 septembre 1996, il a épousé Justine Lévy, fille de Bernard-Henri Lévy (l'un des meilleurs amis de son père, Jean-Paul Enthoven). Puis, il a séduit Carla Bruni, la compagne de son père et il a partagé quelques années sa vie avec elle. En 2017, il a dénoncé les abstentionnistes comme des « fainéants et des ingrats ». Mais en juin 2021, il a dit préférer Marine Le Pen en cas de duel avec Jean-Luc Mélenchon au second tour de la présidentielle 2022. Puis, il a dû rectifier prudemment le tir une semaine plus tard en se prononçant plutôt pour l'abstention. En 2021 il a reproché à Jean-Luc Mélenchon d’avoir préfacé « le livre d’un négationniste du génocide ouïghour, Maxime Vivas ». C’était un livre de citations écrit avec Viktor Deda et paru en... 2011, à une époque où les États-Unis n’avaient pas décidé qu’il fallait parler du Xinjiang, région inconnue dont Bernard Kouchner, ministre socialo-sarkozyste, croyait qu’elle était peuplée de… Yoghourts. Le 4 avril 2022, sur Europe (…)

Wikipédia, Libé, les Ouïghours et moi

Maxime VIVAS

Depuis de longs mois, un encadré en haut de ma fiche Wikipédia m’exécute en une phrase et dissuade d’aller plus loin ceux qui veulent savoir qui je suis.
Dans mes contacts avec les politiques, les journalistes, les organisateurs de salons du livre, les éditeurs, etc. ces mensonges affichés d’emblée comme un panneau « Danger, défense d’entrer » me portent préjudice.

Je ne sais pas qui écrit ma fiche Wikipédia, par qui elle a été créé. Elle n'est pas trop mal documentée, malveillante sans excès sur le fond, accueillante pour mes adversaires, discrète sur la bienveillance des critiques littéraires. Mais je ne m'en préoccupe pas habituellement. Je ne peux être sur tous les fronts du dénigrement. Si quelques lecteurs savent intervenir et corriger ou ajouter, je leur en saurai gré. Cependant, j'ai décidé aujourd'hui de semer mon grain de sel. Wikiépédia. Lors du festival du livre jeunesse de Saint-Orens, le 24 janvier 2014. "WIKIPEDIA Maxime Vivas Extrait de l'encadré en haut à droite de la première page : « … écrivain, essayiste et cyber-journaliste français. Il est controversé pour son soutien de la politique de la Chine et du Kremlin, ainsi que sa négation du génocide culturel des Ouïghours » . J'ai modifié ainsi : « … écrivain, essayiste et cyber-journaliste français. Il est controversé pour sa négation du génocide des Ouïghours ». (…)