Le fascisme nuit à la santé (et à la vérité)

Saïd Outloud
Gaza avait parachevé la ruine morale et éthique des élites politiques et médiatiques françaises. L'affaire Quentin finalise leur mue fasciste.
De l’autre côté de l’Atlantique, la haine viscérale de toute idée de gauche, fut-elle modérée, s’est matérialisée dans le traitement gouvernemental et journalistique des meurtres de Renee Good et d’Alex Pretti, deux manifestants qui protestaient contre les méthodes de la police de l’immigration américaine. À peine criblés de balles par des agents de l’autorité publique, l’appareil étatique et les médias les qualifiaient de « terroristes » concluant ainsi une campagne incessante visant à diaboliser la gauche radicale et les antifas, bête noire de la renaissance fasciste à laquelle on assiste en Occident. En France, la France Insoumise, mouvement politique de rupture se disant de gauche radicale, est de toutes parts confrontée depuis plus de deux ans aux tirs de barrages mensongers visant à repeindre en antisémitisme son soutien à la cause palestinienne et sa dénonciation du génocide commis par l’état d’Israël. Quelques jours après avoir été requalifiée, sans le moindre motif ni la (…)Lire la suite »

Dites aux bellicistes de la diaspora iranienne et cubaine de la fermer.

Caitlin JOHNSTONE
Dès que vous critiquez en ligne la façon dont les États-Unis se préparent à la guerre contre l'Iran ou étranglent Cuba par un siège, vous tombez toujours sur des gens dont la famille est originaire du pays en question qui vous disent de vous taire et de soutenir la machine de guerre américaine. Leur famille a émigré parce qu'elle n'aimait pas le gouvernement, et maintenant ils passent leur temps sur les réseaux sociaux à inciter tout le monde à soutenir les opérations américaines pour renverser ce gouvernement. La bonne réponse à ces gens-là, c'est : « Fermez-la ! » Dites aux bellicistes de la diaspora iranienne de la fermer ! Dites aux fanatiques de la diaspora cubaine, partisans d'un changement de régime, de la fermer ! C'est insupportable de voir ces crétins débarquer sur les réseaux sociaux en disant : « Excusez-moi, vous n'êtes pas de ce pays, donc vous n'avez pas le droit de vous opposer aux bombardements ! » Euh, et si vous la fermiez, vous aussi ? Je m'opposerai aux (…)Lire la suite »

Lettre ouverte à la Berlinale — 17 février 2026

Nous écrivons en tant que professionnels du cinéma, tous anciens ou actuels participants à la Berlinale, qui attendons des institutions de notre secteur qu'elles refusent toute complicité dans les terribles violences qui continuent d'être perpétrées contre les Palestiniens. Nous sommes consternés par la participation de la Berlinale à la censure des artistes qui s'opposent au génocide perpétré par Israël contre les Palestiniens à Gaza et au rôle clé joué par l'État allemand dans cette situation. Comme l'a déclaré le Palestine Film Institute, le festival « surveille les cinéastes tout en continuant à collaborer avec la police fédérale dans le cadre de ses enquêtes ». L'année dernière, des cinéastes qui se sont exprimés en faveur de la vie et de la liberté des Palestiniens depuis la scène de la Berlinale ont déclaré avoir été sévèrement réprimandés par les programmateurs principaux du festival. Un cinéaste aurait fait l'objet d'une enquête policière, et la direction de la Berlinale (…)Lire la suite »

Pour la première fois, l’UE sanctionne un journaliste pour ses reportages sur Gaza (Electronic Intifada)

Ali ABUNIMAH
En janvier, un message que j'ai vu sur Twitter/X m'a choqué. « URGENT : À l'heure actuelle, je n'ai plus aucun accès à mon argent », écrivait Hüseyin Dogru. « Je ne peux plus nourrir ma famille, dont deux nouveau-nés, à cause des sanctions de l'UE. » Dogru est un journaliste allemand vivant à Berlin. Après avoir lu son message, je lui ai envoyé un message privé pour lui proposer de commander des provisions et de les faire livrer à son domicile. Sa réponse m'a encore plus choqué. « Malheureusement, je ne suis pas autorisé à accepter une aide financière ou matérielle », a écrit Dogru. Dogru est le premier citoyen européen connu à vivre au sein de l'UE à faire l'objet de sanctions extrajudiciaires imposées par Bruxelles, qui le privent de ses droits civils et humanitaires fondamentaux. Il est également la première personne à être sanctionnée spécifiquement pour ses reportages sur la Palestine. « Je n'ai plus le droit d'exister, je n'ai plus le droit de subvenir aux (…)Lire la suite »

Des confessions encore plus choquantes et honnêtes de la part des dirigeants de l’empire

Caitlin JOHNSTONE
Ces derniers jours, les dirigeants de l'empire américain ont fait des aveux étonnamment honnêtes. Le sénateur Lindsey Graham a déclaré que les guerres futures étaient planifiées en Israël et le secrétaire d'État Marco Rubio a appelé à un retour au colonialisme occidental à l'ancienne. Lors d'une conférence de presse lundi à Tel Aviv après une réunion avec Benjamin Netanyahu, Graham a déclaré : « Je viens ici toutes les deux semaines, que j'en aie besoin ou non. » Pourquoi un sénateur de Caroline du Sud se rend-il en Israël toutes les deux semaines, qu'il pleuve ou qu'il fasse beau ? Le belliciste sanguinaire répond rapidement à cette question. « Les guerres futures sont planifiées ici, en Israël », a déclaré Graham. « Car si vous n'avez pas une longueur d'avance sur l'ennemi, vous souffrez. Les forces militaires les plus intelligentes et les plus créatives de la planète se trouvent ici, en Israël. » Graham salivait à l'idée d'une guerre entre les États-Unis et l'Iran, (…)Lire la suite »

Pas de guerre américaine contre l’Iran : lettre ouverte au Conseil de sécurité des Nations unies

Jeffrey SACHS
La menace actuelle d'une attaque américaine n'est pas le résultat d'un échec des négociations de la part de l'Iran. Au contraire, elle trouve son origine dans le rejet par les États-Unis de négociations qui avaient déjà abouti.
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité, Le président des États-Unis profère de graves menaces de recours à la force contre la République islamique d'Iran si celle-ci ne se plie pas aux exigences américaines. Ses actions risquent de déclencher une guerre régionale majeure qui serait dévastatrice. Lorsqu'on lui a demandé s'il souhaitait un changement de régime, il a répondu que « cela semblait être la meilleure chose qui puisse arriver ». Lorsqu'on lui a demandé pourquoi un deuxième porte-avions américain avait été envoyé dans la région, le président Trump a répondu : « au cas où nous ne parviendrions pas à un accord, nous en aurons besoin... si nous en avons besoin, il sera prêt ». Ces menaces constituent une violation de l'article 2(4) de la Charte des Nations unies, qui stipule que « tous les Membres s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance (…)Lire la suite »

Les attaques croissantes contre Francesca Albanese présagent une nouvelle période sombre

Chris HEDGES
La campagne vicieuse et soutenue menée contre Francesca Albanese, rapporteure spéciale des Nations unies sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, par Israël et les États-Unis, inclut désormais les ministres des Affaires étrangères allemand, italien, français, autrichien et tchèque, qui exigent sa démission. Cette campagne s'inscrit dans le cadre d'un effort des nations industrialisées visant à la fois à soutenir le génocide à Gaza – près de 600 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis l'entrée en vigueur du faux cessez-le-feu – et à réduire au silence tous ceux qui exigent que la communauté internationale respecte l'état de droit. La dernière attaque contre Francesca, qui s'inscrit dans le cadre d'une campagne concertée visant à discréditer les organismes internationaux tels que l'ONU, repose sur une vidéo délibérément tronquée d'un discours prononcé par Francesca à Doha le 7 février, qui déforme et interprète de manière erronée (…)Lire la suite »

Lettre ouverte au monde : depuis Cuba, une femme du peuple dénonce le crime que l’on ne veut pas voir.

À l’humanité entière, aux mères du monde, aux médecins sans frontières, aux journalistes dignes, aux gouvernements qui croient encore en la justice : Je m’appelle comme des millions d’autres. Je n’ai ni nom célèbre ni fonction importante. Je suis une Cubaine ordinaire. Une fille, une sœur, une patriote. Et j’écris ces mots l’âme déchirée et les mains tremblantes, car ce que vit aujourd’hui mon peuple n’est pas une crise. C’est un assassinat lent, calculé, froidement exécuté depuis Washington. Et le monde regarde ailleurs. DÉNONCIATION POUR MES GRANDS-PARENTS : Je dénonce qu’à Cuba des personnes âgées meurent prématurément parce que le blocus empêche l’arrivée de médicaments pour le cœur, la tension, le diabète. Ce n’est pas un manque de ressources. C’est une interdiction délibérée. Des entreprises qui veulent vendre à Cuba sont sanctionnées, poursuivies, menacées. Leurs gouvernements se taisent. Et pendant ce temps, un grand-père cubain serre sa poitrine et attend. La mort (…)Lire la suite »

Francesca Albanese et la bassesse des puissants

Ziad Majed
La rapporteuse des Nations unies sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, se trouve une fois encore exposée à une campagne politique qui la prend pour cible. Francesca Albanese apparaît aux puissants comme un cauchemar : une femme affranchie de la peur, qui défend les droits des faibles face à l’autorité des protégés.
La rapporteuse des Nations unies sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, se trouve une fois encore exposée à une campagne politique qui la prend pour cible, à la fois comme personne, comme incarnation d’une éthique juridique, et comme position indépendante, refusant toute transaction au rabais avec le droit international et les exigences qu’il impose s’agissant des Palestiniens et des crimes israéliens perpétrés à leur encontre. Cette nouvelle offensive contre l’avocate italienne - devenue, depuis le début de la guerre génocidaire à Gaza, l’une des voix les plus audibles dans la documentation des violations et l’imputation des responsabilités - s’édifie sur la falsification d’une intervention enregistrée qu’elle avait adressée au Forum Al Jazeera, récemment tenu à Doha. Elle y participait (par vidéo préenregistrée) à une séance intitulée « La question palestinienne : défis et opportunités de la mise en cause des responsabilités et (…)Lire la suite »
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Quand ils sont venus chercher LFI, je n’ai rien dit...

Viktor DEDAJ
Un jeune homme entre la vie et la mort à Lyon. "Ce que l'on sait" titre la presse, sans vraiment savoir grand chose. Tout ceci en marge - très en marge - d’une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan. L'imparable macroniste Aurore Bergé - qui n'est pas juge - promet des "condamnations lourdes". Et comme il ne faut jamais laisser passer une occasion pour enfoncer son petit clou, elle évoque un contexte « de recrudescence de l'antisémitisme où personne ne peut ignorer aujourd'hui le rôle joué par la France insoumise dans le réenracinement de l'antisémitisme ». Allons. On voit bien vers quoi ils se dirigent. Si on est un tantinet attentif. Cette sémantique déjantée, ces "cercles d'accusations" qui s'élargissent lentement mais sûrement en englobant de plus en plus de territoires idéologiques. Ces inversions accusatoires. Cette défense d'un génocide. Du déjà vu. Vous vous attendez à quoi, exactement, de leur part ? Une future reconnaissance ? Une carte de membre du club ? (…)Lire la suite »

La pétrification civilisationnelle : de Cuba à Gaza

Boaventura de Sousa Santos
Il y a des périodes dans l'histoire où le concept de civilisation retient l'attention des historiens et des spécialistes en sciences sociales. Il y a environ un siècle, Owald Spengler, Arnold Toynbee et Pitirin Sorokin étaient les noms les plus éminents dans ce domaine. À la fin du siècle dernier, les études postcoloniales et Samuel Huntington, avec son ouvrage Le choc des civilisations, ont marqué un regain d'intérêt pour l'idée de civilisation, bien qu'avec des objectifs opposés : les études postcoloniales critiquaient l'eurocentrisme, tandis que Huntington le défendait contre les menaces chinoises et islamiques. Malgré toutes leurs différences, ces études partageaient une idée centrale : la concurrence, la rivalité et la succession entre les civilisations. Et l'Occident était toujours au centre de l'attention. Plus récemment, le thème de la civilisation a émergé dans un nouveau contexte : la manière dont la civilisation, quelle qu'elle soit, définit sa relation avec la nature. (…)Lire la suite »

Blocus des Etats-Unis contre Cuba : Que cherchent-ils à obtenir ?

Jason Hickle
Pour comprendre à quel point le blocus américain contre Cuba est monstrueux, réfléchissez à l'issue finale. Que cherchent-ils à obtenir ? L'objectif est clairement d'affamer la population jusqu'à ce qu'elle soit trop faible pour résister à une invasion, ou tellement désespérée qu'elle accepte le contrôle américain. Pour y parvenir, les États-Unis doivent prévoir une famine très grave dans le pays. Car n'oubliez pas que les Cubains ont mené une révolution contre une dictature soutenue par les États-Unis et qu'ils luttent pour survivre sous le blocus américain depuis un demi-siècle. Ils n'abandonneront pas facilement leur souveraineté, ils se battront jusqu'au bout, et les États-Unis le savent. Les États-Unis se préparent à commettre des crimes génocidaires. Ils ont soutenu le génocide à Gaza précisément afin de créer un précédent qui leur permettrait de faire de même. C'est de la barbarie pure et gratuite. Toute personne décente ayant un minimum de valeurs humaines doit (…)Lire la suite »

La flottille « Notre Amérique » annonce son intention d’acheminer de l’aide humanitaire à Cuba sous blocus américain.

Reynaldo HENQUEN
« Lorsque les gouvernements imposent des sanctions collectives, les citoyens ont le devoir d’agir », a déclaré David Adler de Progressive International, l’un des organisateurs de la flottille « Our America » à destination de Cuba. Les organisateurs soulignent que l’administration Trump a intensifié le blocus de Cuba par des mesures punitives et défendent « le droit de chaque nation à vivre, se développer et décider de son propre avenir, libre de toute intimidation ». L’annonce de cette flottille intervient le jour même de l’arrivée à La Havane de deux navires transportant de l’aide humanitaire en provenance du Mexique, et alors que d’autres pays ont également annoncé leur soutien. Une coalition internationale regroupant des mouvements sociaux, des syndicats et des organisations humanitaires a annoncé le lancement d’une mission maritime baptisée « Our America » (Notre Amérique) visant à transporter de la nourriture, des médicaments et des produits de première nécessité aux (…)Lire la suite »

« Pourquoi ne critiquez-vous que l’impérialisme occidental ? »

Sony Thăng
Vous posez la mauvaise question à la mauvaise personne. Vous vous adressez à quelqu'un qui a grandi sous l'emprise de la puissance occidentale, pas à quelqu'un qui a appris la géopolitique sur Netflix. Je n'ai aucun problème à condamner l'impérialisme « de tous bords ». J'ai un problème à prétendre que tous les « bords » sont égaux alors qu'un bloc : A construit plus de 800 bases militaires à l'étranger. Contrôle la monnaie de réserve mondiale. Contrôle le principal mécanisme de sanctions. A renversé des dizaines de gouvernements sur tous les continents. Et soutient le dernier camp de concentration à ciel ouvert à Gaza tout en qualifiant cela d'« autodéfense ». Ce bloc n'est pas la Russie. Ce bloc n'est pas la Chine. Ce bloc, ce sont les États-Unis, leurs vassaux européens et leur petit chien d'attaque colonisateur en Asie occidentale. Soyons donc précis. Lorsque la Russie intervient en Ukraine, l'Occident parle d'« impérialisme pur et simple ». Lorsque l'OTAN s'étend vers (…)Lire la suite »

Comment le blocus frappe-t-il les enfants cubains ?

Carmen Maturell Senon (Granma)
Pour cette « espérance du monde », nous continuerons à nous battre, malgré toutes les difficultés
Le constat est simple : pour répondre aux besoins des enfants en situation de handicap moteur, le pays a besoin de 538 fauteuils roulants électriques et manuels. Or, le blocus étasunien contre Cuba empêche leur acquisition. Beaucoup de ces enfants, qui souffrent de paralysie cérébrale ou de dystrophie musculaire progressive, ont cessé de marcher car il leur est impossible de recevoir de médicaments importés de pays lointains. Le constat est simple, mais il n’en est pas moins scandaleux de savoir que l'ensemble des lois imposées par le blocus économique, commercial et financier du gouvernement étasunien à l'Île empêche le plein développement des enfants et des adolescents cubains. C’est triste à dire, mais cette politique inhumaine frappe directement les 331 écoles d'enseignement spécialisé à Cuba, en limitant leur accès aux fournitures essentielles. Ainsi, le jeudi 5 février, trois bus n'ont pas pu se rendre à l'école et, de ce fait, une centaine d'enfants de La Havane ont (…)Lire la suite »