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A nos lecteurs : je tourne la page du Grand Soir.

Viktor DEDAJ
C'est à la fin de 2007 que j’ai reçu un courriel d’un expéditeur (un pseudo) qui m’expliquait que Le Grand Soir (journal alternatif d’information militante, fondé en 2002) allait cesser son activité sauf si j’acceptais de le reprendre. J’étais la seule personne, m’expliquait-il, à qui ils faisaient confiance. Diantre. Moi qui envisageait justement à la même époque de prendre du recul par rapport au militantisme cybernétique. Ça faisait déjà pas mal d’années que j’animais (depuis les années (…)

Où sont les alliés et les amis de l’Iran ? Et ceux de Cuba ? (The Floutist)

Patrick LAWRENCE
26 MARS – Veuillez considérer les passages suivants d’un texte désormais inscrit officiellement au compte rendu des travaux de l’ONU. Je me réfère à la résolution 2817 du Conseil de sécurité, adoptée par les 15 membres le 11 mars. Le vote ayant abouti à l’adoption de ce document portait sur la présence ou non des principes de l’internationalisme : parité, souveraineté, solidarité, bien commun et justice mondiale. Dans un autre contexte, que j’aborderai prochainement, la même question se pose, le régime Trump imposant un blocus de facto à Cuba, au point de menacer le pays de son effondrement. Le Conseil de sécurité a agi en réponse à la demande du Bahreïn de tenir une session extraordinaire sur la guerre israélo-américaine contre l’Iran et les attaques de représailles menées par ce dernier contre diverses cibles au Bahreïn et ailleurs dans la région du Golfe persique. Les articles suivants exposent la décision du Conseil. Je réorganise les verbes et rien de plus : Déplorer le (…)Lire la suite »

La gauche à la godille dans le détroit d’Ormuz (suite)

Jean-Pierre PAGE
Le texte ci-dessous est inspiré d’une contribution sous la forme d’un article sur la « gauche » que j’avais rédigé à la demande du Club Valdaï puis d’un débat à partir de celui-ci organisé le 16 février 2026 par le même Club Valdaï de Moscou.
La discussion a eu lieu à Moscou. Y étaient invités : Jean-Pierre Page : syndicaliste. Oleg Barabanov, directeur de programme, Valdai Discussion Club Alexis Chikhachev : docteur en sciences politiques, expert du Centre d’études stratégiques, Université d’état de St Péterbourg. Radhika Desai : professeure au département d’études politiques , directrice du Groupe de recherche en économie géopolitique de l’Université Manitoba, Winnipeg, Canada. Etaient invités également Vijay Prashad, Directeur National Sea Fondation. Augusto Soto : Directeur du projet dialogue avec la Chine. Anton Bespalov : modérateur Comment la gauche en est arrivée là ? En France, ou en sont, les deux grands partis politiques incarnant la gauche après la seconde guerre mondiale : le Parti Socialiste (PS) et le Parti Communiste Français (PCF) ? Mais également, qu’en est-il aujourd’hui de ces forces politiques issues pour la plupart des classes moyennes urbaines qui sont apparues en France ces trente (…)Lire la suite »

La gauche à la godille dans le détroit d’Ormuz (1) (Première partie)

Jean-Pierre PAGE
« L’Empire n’est stable que s’il parvient à vendre ses mensonges ! En prenant conscience de cela, nous avons une chance de résister à la main meurtrière de la ploutocratie, du marché libre, une meilleure chance de construire une démocratie réelle et viable au milieu d’une famille de nations dans un monde pacifique et durable ». Michael Parenti. (2)
C’est quoi la gauche ? Où est-elle ? Où va-t-elle ? Au fond, à quoi sert-elle ? Les circonstances historiques que nous vivons invite à se poser ces questions ! Surtout, si l’on tient compte de l’ampleur de la crise systémique du libéralisme, conjugué au déclin occidental. (3) L’agression dont l’Iran fait l’objet de la part d’Israël et des États-Unis en est une nouvelle illustration. En fait, la résistance politique et militaire de l’Iran confirme surtout que nous vivons dorénavant dans « un monde qui n’est plus dominé par une seule puissance ou un seul bloc : nous sommes entrés dans un monde multipolaire. Et cela personne ne pourra l’arrêter » (4). Le bouleversement des repères que cela entraîne n’est pas sans laisser sans voix bien des experts autoproclamés. Que n’avions-nous pas entendu des semaines auparavant, l’or des manifestations de Téhéran en forme de révolutions de couleurs sur le « régime des mollahs », « l’opposition quasi unanime de tout un peuple à cette (…)Lire la suite »

Quand Benjamin Duhamel et France Inter nient le massacre de Sabra et Chatila.

Jacques-Marie BOURGET
Le 16 septembre 1982, après avoir la planifié l'éradication des Palestiniens des camps de Beyrouth, les Israéliens passent à l'acte et lancent leurs mercenaires Phalangistes dans leur oeuvre d'extermination. Le massacre qui va faire disparaitre 4 000 vies, pour l'essentiel des femmes et des enfants a été reconnu acte de génocide par l'ONU. Aujourd'hui alors que (…)
Benjamin Duhamel est comme une machine à sous qui sortirait le jack pot à tous les coups. Ayez le courage de l’écouter quelques minutes et voilà une sottise qui tombe, un mensonge qui sort, comme les euros du ventre d’un bandit manchot. Duhamel ne déçoit jamais les amateurs d’Histoire et de vérité. Il les enrage. Sa constance dans la certitude erronée est son label, comme il en existe pour la volaille ou le fromage. En plus, formidable, le robot ment avec la force d’une certitude absolue : Duhamel dit toujours le vrai, il l’oblitère. Un exemple qui m’indigne. Mardi matin 24 mars sur France Inter, en uniforme de cachemire beige, le bambin reçoit David Guiraud, député Insoumis et nouveau maire de Roubaix. Chez les Duhamel on aime si peu les insoumis que la mère du petit journaliste, Nathalie Saint Cricq, s’est fait un jour pincer à l’antenne en brandissant une feuille de papier donnant l’ordre de flinguer Mélenchon. Cette haine est peut être un maladie génétique ? Face à Guiraud, (…)Lire la suite »

Torture et génocide : Rapport de la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 (en français)

Francesca Albanese
Résumé Dans le présent rapport, la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 examine le recours systématique à la torture par Israël à l’encontre des Palestiniens des territoires palestiniens occupés depuis le 7 octobre 2023, y compris les pratiques en milieu carcéral et hors milieu carcéral qui répondent aux critères constitutifs du génocide au sens de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. Elle documente la manière dont la torture est devenue partie intégrante de la domination et des punitions infligées aux hommes, aux femmes et aux enfants, tant par le biais d’abus en détention que par une campagne implacable de déplacements forcés, de massacres, de privations et de destruction de tous les moyens de subsistance, visant à infliger une douleur et des souffrances collectives à long terme. Un régime de terreur psychologique continu et omniprésent sur le territoire est imposé, (…)Lire la suite »
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Washington accède à la toute-puissance énergétique — et personne n’a l’air de percuter

BettBeat Media & Richard Medhurst
Ce n’est pas à une guerre que vous assistez. Ce que vous voyez, ce sont les États-Unis en train de réduire les nations de la planète à l’asservissement énergétique. Analyse de la thèse du “Petro-Gas Dollar” de Richard Medhurst et de la “perspective” qu’il a négligée.
Peu importe la guerre menée par les États-Unis, c'est toujours la même rengaine. Les mêmes voix ânonnent les mêmes propos : les États-Unis sont en pleine débâcle. La guerre est un échec. L'Amérique n'a jamais gagné de guerre. Toujours la même analyse figée dans les schémas de pensée du XXe siècle, selon laquelle "gagner" suppose un drapeau blanc, une capitulation en règle, une nation vaincue reconstruite à l'image de l'Amérique. Sans surprise, la plupart des commentateurs concernés sont ceux qui évaluent encore la victoire aux critères de 1945. J'ai déjà dit, et je répète que les États-Unis ne perdent pas de guerres. S'ils en perdaient, ils n'en déclencheraient plus. L'Afghanistan, la Syrie, l'Irak ou la Libye, les États défaillants ne sont pas des échecs de l'Empire. Ils sont ses victoires. Et l'Empire a le vent en poupe. Aujourd'hui, c'est l'Iran qui est dans le collimateur. À gauche comme à droite, le refrain est le même : ce sera un désastre, l'Amérique va trop loin et (…)Lire la suite »

Voir Trump clairement

Craig MURRAY
Et si le raisonnement apparemment chaotique et les décisions apparemment intuitives de Trump n'étaient qu'une mascarade ? Et si, au Moyen-Orient et plus largement, nous assistions en réalité à un plan minutieusement élaboré, aux objectifs très précis ? Trump aurait-il en fait « planifié chaque étape, chaque mouvement », tout en masquant le chaos apparent ? Je sais que cela ne paraît pas évident, mais laissez-moi vous expliquer… Ce qui a déclenché ma réflexion, c'est la révélation de Lockheed Martin : l'entreprise avait reçu pour instruction de Trump, des mois avant l'attaque contre l'Iran, d'augmenter massivement la production de missiles intercepteurs, avec pour objectif à court terme de quadrupler la capacité du THAAD. En janvier, avant même le début du conflit actuel, Fox News faisait déjà état de divers accords, notamment un triplement des livraisons d'intercepteurs PAC3 MSE, finalisé entre Lockheed et le Département de la Guerre. Bien que des contraintes (…)Lire la suite »

L’armée israélienne menace d’« éliminer » les dirigeants russes qui « souhaitent du mal à Israël » (The Grayzone)

Wyatt REED
La menace voilée d’Israël à l’encontre de Moscou est intervenue juste après que les médias russes ont averti que les caméras de circulation à Moscou étaient vulnérables aux mêmes exploits qu’Israël aurait utilisés pour surveiller la résidence de l’ayatollah Khamenei avant de l’assassiner.
La porte-parole militaire israélienne Anna Ukolova a suscité l'indignation à Moscou après avoir menacé d'« éliminer » les autorités russes qui « souhaitent du mal à Israël », tout en suggérant qu'Israël pourrait pirater les caméras de vidéosurveillance russes pour identifier et suivre des cibles. Interrogée par un journaliste de la radio russe RBC sur l'accès d'Israël aux caméras de circulation russes, Ukolova a refusé de répondre directement, mais a averti que « l'élimination de Khamenei prouve que nos capacités sont sérieuses » et que « quiconque nous veut du mal ne sera pas épargné ». Elle a ajouté, d'un ton menaçant : « J'espère que Moscou ne souhaite pas de mal à Israël en ce moment – ​​j'aimerais le croire. » En réponse à un message du philosophe russe Alexandre Douguine, qui affirmait que la porte-parole de Tsahal avait menacé de tuer les « autorités russes qui adopteraient une position anti-israélienne », Ukolova a accusé Douguine de diffuser de fausses informations. (…)Lire la suite »
Bally Bagayoko, maire d’une ville avec ses 150 nationalités.

La ville des rois morts et du peuple vivant

Daniel MERMET
Le racisme rend sourd. Quand vous dites la « ville des rois », le raciste comprend la « ville des Noirs ». Et le lynchage démarre. Le déchaînement raciste gagne la fachosphère jusqu’aux médias mainstream qui courent derrière le buzz.
Le 15 mars, au premier tour des élections municipales, le candidat de La France insoumise est élu au premier tour à Saint-Denis (93). Explosion de joie mais pas partout. Sur les plateaux télé, les mines sont un peu chiffonnées et le camp des perdants bouillonne de rage. La diabolisation acharnée de Mélenchon ne ferait pas peur à ces imbéciles ? https://www.youtube.com/shorts/JFQIDIxihtA?feature=share Il faut préciser que le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, est d’origine malienne. Il a grandi en HLM, dans la banlieue parisienne. Études à Paris-VIII, basketteur, engagé dans l’associatif, cadre à la RATP, père de quatre enfants. Et à 52 ans, le voilà maire de cette de cette ville avec ses 150 nationalités. De quoi avoir depuis longtemps appris à riposter à la ségrégation ordinaire, raciale et sociale. « Nous sommes tout ce que l’extrême droite en fin de compte déteste », dit-il. À peine élu, le nouveau maire est en direct sur LCI. Dans le brouhaha qui l’entoure, il (…)Lire la suite »
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Pourquoi l’Iran est en train de gagner la guerre.

Alastair CROOKE
L’Iran mène une guerre asymétrique presque parfaite : il absorbe les frappes, désactive les bases, détruit les radars et garde le contrôle d’Ormuz sans perdre sa capacité de lancement de missiles.
Le modèle de guerre basé sur des frappes aériennes de confrontation entre les États-Unis et Israël est mis à l’épreuve par une guerre asymétrique stratégique très différente, planifiée pour la première fois par l’Iran il y a plus de vingt ans. Il est important de comprendre cela lorsqu’on tente d’évaluer le véritable équilibre de la guerre. C’est comme comparer des pommes et des oranges ; ils sont essentiellement différents par nature. Les États-Unis et Israël lancent d’énormes quantités de munitions à longue portée contre l’Iran et, à l’exception des armes nucléaires, ils ont déjà déployé pratiquement toute leur panoplie d’armement. Mais dans quel but et avec quel effet ? Nous l’ignorons. En revanche, nous savons que l’Iran dispose d’un plan de guerre asymétrique. Et il ne fait que commencer, progressant graduellement vers sa pleine mise en œuvre. L’intégralité de l’arsenal de missiles iraniens n’a pas encore été dévoilée, ni ses missiles les plus récents, ni ses drones (…)Lire la suite »
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Le décret présidentiel de Trump et les options de Cuba

Pedro Monzón Barata
Une menace nouvelle et plus directe pèse désormais sur Cuba, imposée par la force brutale de l’empire. Le 5 mars 2026, alors que le monde entier était rivé sur l’agression impériale en cours contre l’Iran, le président Donald Trump a fait une déclaration glaçante et arrogante : après l’Iran, ce sera au tour de Cuba. Dans un entretien téléphonique avec Politico, il a affirmé sans ambages que « (…)
Le lendemain, lors d'un événement à la Maison-Blanche, il a réitéré que l'action contre Cuba n'était « qu'une question de temps » une fois le conflit avec l'Iran terminé. Il ne s'agit pas de simples paroles en l'air ; c'est l'annonce publique d'un plan prémédité visant à rayer notre nation de la carte. Ses plans incluent de plus en plus une agression militaire finale, mais le renforcement du blocus énergétique est l'arme de prédilection de cet assaut ultime. Washington cherche à paralyser les centrales électriques, les stations de pompage d'eau, les hôpitaux, les ambulances et les transports, gelant ainsi l'économie du pays. Cette tragédie, œuvre du gouvernement des États-Unis, représente un acte de cynisme historique sans précédent au XXIe siècle, franchissant le seuil ultime de la guerre non conventionnelle pour infliger des souffrances massives à une population pacifique. Les coupures d'électricité de 12, 16 et 20 heures que nous subissons ne sont ni un accident géopolitique (…)Lire la suite »
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Mes ennemis ne sont pas en Iran

Caitlin JOHNSTONE
Mes ennemis ne sont pas en Iran. Mes ennemis sont à Washington et à Tel Aviv. À Londres et à Canberra. Mes ennemis sont les oligarques occidentaux et les gestionnaires d'empire qui empoisonnent ma société et rendent tout infernal, tout en massacrant des êtres humains grâce à mes impôts. Mes ennemis sont les tyrans qui transforment notre civilisation en une dystopie sous contrôle mental où il est de plus en plus illégal de critiquer les abus de mon gouvernement et de ses alliés, et de plus en plus difficile de trouver des informations qui contredisent le discours impérial. Mes ennemis sont les apologistes de l'empire et les partisans de la propagande. Les propagandistes et les manipulateurs. Ceux qui prennent parti pour Israël et les États-Unis contre les intérêts humains fondamentaux. Les lèche-bottes de l'empire m'accusent toujours d'écrire de la « propagande » pour « l'ennemi », par « ennemi » désignant quiconque l'empire centré sur les États-Unis attaque ou s'apprête à (…)Lire la suite »

Le kidnapping de Nicolas Maduro, l’assassinat d’Ali Khamenei, une longue tradition coloniale

Nadine ROSA-ROSSO
Le kidnapping de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores relève d’une longue tradition coloniale : l’élimination par tous les moyens possibles de tout dirigeant qui engage son pays dans la voie de la résistance à la domination impérialiste. La question du droit international ne se pose même pas. Il n’est jamais respecté. Pas plus que celle de la démocratie : que ce dirigeant ait été élu (…)
Pour commencer en balayant devant notre porte, la Belgique. Il est aujourd’hui prouvé et documenté que la Belgique est totalement impliquée dans l’assassinat de Patrice Lumumba (oui, il faut toujours « prouver » et « documenter » car généralement le sale boulot est exécuté par des mercenaires locaux, et cela prend toujours un temps fou). En 1961, il était impensable qu’un dirigeant africain, non formé à l’école occidentale, refuse d’obéir et dise tout haut ce que son peuple pense tout bas, et cela face à sa majesté le roi des Belges. Une telle arrogance menaçait des intérêts économiques énormes et prouvait qu’un Africain pouvait gouverner sans la tutelle des colonisateurs. Permettre cela dans un des pays du monde recelant le plus de ressources naturelles indispensables au développement des multinationales occidentales était proprement intolérable. L’élimination d’un dirigeant nationaliste démocratiquement élu ouvre la porte à la mise en place d’un dictateur, généralement le (…)Lire la suite »

Minab : Quand le missile le plus précis au monde a choisi une salle de classe

Ali Bahreini
Le fait de cibler une école et le massacre d’enfants constituent des crimes de guerre, et les responsables doivent rendre des comptes.
Supprimé : On dit souvent que les pires atrocités ne sont pas commises par des monstres ou des sadiques, mais par des gens d'une banalité effrayante. Le secrétaire à la Guerre des États-Unis, Pete Hegseth, a récemment déclaré avec un calme désarmant lors d'une interview : « Les seuls qui devraient s'inquiéter en ce moment sont les Iraniens qui pensent pouvoir survivre. » Des paroles prononcées sans hésitation, comme si la perspective de la mort pour des millions de personnes n'était qu'un simple calcul stratégique. Dans le sud de l'Iran, avant même que le soleil ne se lève sur la côte, un son familier résonne doucement à travers les villages : le bruit des lenj, ces pirogues qui se préparent à prendre la mer. Leurs coques de bois patinées craquent sous l'effet du courant, les voiles se déploient lentement et les pêcheurs tirent sur leurs cordages dans le calme de l'aube. Dans le sud, un proverbe dit : « Une lenj qui ne connaît pas la mer sera brisée par la première vague. » (…)Lire la suite »

Cuba : Conférence de presse de Miguel Diaz-Canel du 13 mars 2026 - Transcription intégrale

Miguel Diaz-Canel
Comme promis dans mon envoi d’avant-hier, ci-après la transcription intégrale de la conférence de presse de Miguel Díaz-Canel le 13 mars 2026. La lecture en vaut la peine, parce qu’elle permet de comprendre dans quelle situation réelle se trouve Cuba aujourd’hui, de saisir à quel point la Révolution cubaine doit faire des miracles d’ingéniosité pour se maintenir à flot, pour survivre ; Diaz-Canel donne de très nombreux détails sur les politiques mises en place pour faire face à la grave crise énergétique découlant des sanctions et représailles, bref de la guerre, de vous savez qui. C’est de la Révolution au jour le jour, c’est le quotidien vécu, pas de grandes envolées idéologiques. Le cambouis, quoi ! Tiré de CubaDebate. La traduction est de Microsoft. Je n’ai rien retouché. Jacques-François Bonaldi (La Havane), 15 mars 2026 Vidéo : (…)Lire la suite »