Sahara, plus rien ne sert, tout est permis
Joseba Santamaria
Le meurtre de Lahbib Mohamed Abdelaziz et de deux membres de l'Armée sahraouie par la dictature marocaine n'est pas un hasard et coïncide avec l'arrivée de l'envoyé de l'ONU dans les territoires libérés.
Le meurtre par drone de trois membres de l'Armée sahraouie par le Maroc, dont Lahbib Mohamed Abdelaziz, fils du fondateur du Front Polisario en 1976 et président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) pendant 24 ans jusqu'à son décès, date à laquelle il a été remplacé par Brahim Ghali, attire à nouveau l'attention internationale sur le conflit et la guerre oubliée du peuple sahraoui.
Un autre peuple abandonné à son sort depuis cinq décennies, après la trahison du gouvernement franquiste, dans ses derniers jours, envers le peuple sahraoui, alors citoyens espagnols, et envers ses obligations internationales de contrôler le processus de décolonisation du Sahara occidental. Une obligation qui pèse encore sur l'État espagnol.
Depuis lors, des dizaines de milliers de Sahraouis nés dans les territoires libérés du désert sont, dès leur premier jour de vie, des personnes réfugiées. Parmi eux, Lahbib Mohamed Abdelaziz lui-même, assassiné lors d'une attaque ciblée par un (…)Lire la suite »























