L’assassinat de Saif al-Islam et l’unité interdite de la Libye
Beto Cremonte (Desde Abajo)
« Les hommes peuvent disparaître, mais la Libye demeure. » C'est par ces mots que l'équipe politique de Saif al-Islam Kadhafi a annoncé son assassinat dans sa résidence de Zintan.
Le communiqué ne parlait pas d'une mort quelconque : il parlait de martyre, de trahison et d'un crime contre la patrie. Ce texte, diffusé peu après l'assassinat, n'était pas seulement un requiem ; c'était une accusation politique, un positionnement exemplaire, même dans l'adieu à son leader. L'embuscade lâche qui a coûté la vie à Saif al-Islam a mis fin à un projet proche de l'unité de la Libye, non pas comme une évocation du passé, mais comme une reconstruction future.
La scène résonne avec force dans la mémoire libyenne. Il y a quinze ans, son père, Mouammar Kadhafi, était capturé et exécuté après l'intervention militaire de l'OTAN, de l'UE et des États-Unis qui détruisit l'État libyen sous prétexte de « protéger les civils » et de renverser la prétendue tyrannie que représentait Kadhafi. Depuis (…)Lire la suite »
























