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La majorité des victimes sont des travailleurs qui allaient au boulot , des militants chavistes ou des membres des forces de l’ordre

Comment « Le Monde » invente la « répression » au Venezuela

Thierry DERONNE
Mettons-nous dans la peau d’un habitant de la planète qui n’aurait que les médias pour s’informer sur le Venezuela et à qui jour après jour, on parlerait de « manifestants » et de « répression ». Comment ne pas comprendre que cette personne croie que la population est dans la rue et que le gouvernement la réprime ? Mais il n’y a pas de révolte populaire au Venezuela. Malgré la guerre économique la grande majorité de la population vaque à ses occupations, travaille, étudie, survit. C’est pourquoi la droite organise ses marches au départ des quartiers riches. C’est pourquoi elle recourt à la violence et au terrorisme, dont les foyers sont localisés dans les municipalités de droite. ll y a 90% de quartiers populaires au Venezuela. On comprend l’énorme hiatus : les médias transforment les îles sociologiques des couches aisées (quelques % du territoire) en « Venezuela ». Et 2% de la population en « population ». (1) Le 12 mai l’ex-présidente argentine Cristina Fernández, après Evo Morales, a dénoncé « la violence (...) Lire la suite »

La signification historique du quinquennat Macron et les tâches des communistes et des progressistes de France

Georges GASTAUD
La triste mission historique du gouvernement Macron : enterrer les acquis du CNR et l’Etat-nation issu de la Révolution française Il ne s’en cache même pas : Macron et son gouvernement de droite ont pour but même plus dissimulé de poursuivre et d’accélérer la guerre de classe menée par l’oligarchie contre les conquêtes sociales, culturelles et politiques issues de la part progressiste notre histoire nationale. En ce sens, le nouveau chef d’Etat, qui veut cyniquement dynamiter le Code du travail, ubériser tous les rapports sociaux (guerre aux statuts et aux conventions collectives !), remplacer les retraites par répartition issues de la Résistance par la très aléatoire « retraite à points », substituer la concurrence sauvage entre établissements à l’Education nationale (donc aux diplômes et aux qualifications nationales, avec d’énormes dégâts prévisibles sur les salaires...), se situe nettement dans la continuité des Raffarin, Sarkozy et autre Hollande... pour ne pas remonter à Mitterrand-Delors et à (...) Lire la suite »

Autoritarisme au Venezuela ? Réponse à Gabriel Hetland

Lucas KOERNER

Le Venezuela domine une fois de plus l’actualité internationale alors que les manifestations violentes visant à renverser le gouvernement élu de Maduro entrent dans leur septième semaine.

Les manifestations ont coûté la vie à cette date à au moins 54 personnes depuis le 4 avril, dépassant la précédente vague de manifestations violentes anti-gouvernementales de 2014, connue comme « la Sortie ».

Toutefois, cette fois-ci les troubles coïncident avec une grave récession économique et un paysage géopolitique transformé, marqué par le retour de la droite au Brésil et en Argentine, ainsi que par un régime encore plus belliqueux à Washington. En attendant, l’indignation internationale face à ce dernier effort violent pour évincer le gouvernement chaviste a été bien plus feutrée que la dernière fois. A l’exception notable d’une lettre ouverte des membres de LASA (Latin American Studies association), d’une déclaration conjointe UNAC/BAP (United National Antiwar Coalition et Black Alliance for Peace), et d’autres actions de protestation moindres, la gauche aux Etats-Unis est restée pour l’essentiel aussi passive face à l’intervention de plus en plus ouverte de l’administration Trump contre le Venezuela, qu’à l’égard de la censure systématique des medias, préfèrant le silence à la solidarité active avec le chavisme. Dans cet environnement, certains universitaires ont publiquement rompu avec le gouvernement (...) Lire la suite »

Qu’est-ce qui a changé le 7 mai 2017 ?

Claire Verilhac

"Il faut que tout change pour que rien ne change ! " Cette célèbre réplique du "Guépard", le film de Visconti inspiré du roman posthume de l'écrivain sicilien Lampedusa, semble particulièrement adaptée à la situation d'aujourd'hui. Le prince de Salina c'est Hollande et Tancrède, son héritier désigné, c'est Macron. Et pourtant, si on y regarde de plus près, tout a changé en fait !

Comme dans la fameuse phrase prononcée par Tancrède, cette séquence du bal nous montre un monde où tout change et où tout se maintient en même temps. Car derrière les apparences fastueuses, futiles, se devinent les barrières sociales et les tensions politiques. Au loin la danse macabre continue. Le prince de Salina en prend conscience face à ce tableau de Greuze, la "Mort du Juste", qui rappelle de façon cinglante les réalités physiques de l’humanité, tout comme la séquence suivante avec ses multiples pots de chambre où les invités se sont soulagés. Dans cet univers qui vascille Tancrède a fait son choix : c'est Angelica, la roturière qui représente le pouvoir, désormais dominant, de l'argent-roi. Le prince lui est fasciné par ce neveu en marche. Mais en marche vers quoi ? Vers le fascisme, dont il annonce déjà la couleur. Car Tancrède n'est pas seulement un jeune homme ambitieux et séduisant, c'est un politicien opportuniste qui ne recule devant rien pour gravir les échelons. Les artistes, les (...) Lire la suite »
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Vautrés dans le pétainisme pour échapper au fascisme, apprêtons-nous faire front.

Le prix de la liberté

Olivier FOREAU
Thomas Hollande étant momentanément indisponible (cf. Gala, 13/04/17), c’est finalement Emmanuel Macron qui a été nommé président de la République, à notre grand soulagement car pour un peu nous replongions dans les heures les plus sombres de notre histoire. Artistes et créatifs en tous genres, porteurs d’un regard sur le monde et résolument ancrés à gauche, nous allions sans aucun doute finir parqués entre des miradors, au beau milieu d’une foule de Maghrébins, de Roms et autres victimes naturelles de la société, à cause de l’audace invétérée de nos convictions. C’est dire si nous avons eu chaud ! L’hypothèse invraisemblable « Tout le monde nous disait que c’était impossible, mais ils ne connaissaient pas la France ! », beuglait notre sauveur au Carrousel du Louvre, le soir du 7 mai dernier. En effet, tel un chien famélique à qui on aurait balancé deux gamelles de viande avariée, le peuple français vient d’exercer son choix souverain : « une hypothèse invraisemblable il y a encore un an », renchérit Le Monde (...) Lire la suite »
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Vu et entendu sur place

Venezuela. Qui sont les violents ?

Hernando CALVO OSPINA

Quelques lecteurs, assommés par la désinformation sur le Venezuela, doutent de ce que nous en écrivons : « Vous y êtes allés ? ». Une réponse négative donnerait l’avantage aux correspondants de notre « grande presse » dont certains, depuis le Mexique, rapportent sans rien vérifier, ce que dit la presse d’opposition vénézuélienne.
Or, il se trouve que, depuis des années, LGS bénéficie d’articles écrits sur place par des témoins journalistes (Romain Migus, Thierry Deronne, Ignacio Ramonet, Maurice Lemoine, Hernando Calvo Ospina) et qu’un de nos administrateurs a séjourné à deux reprises au Venezuela pour y mener une enquête sur les médias, travail qui a servi d’aliments à deux livres qu’il a publiés (1).
Laissons le temps au temps : 9 milliardaires fabriquent l’opinion chez nous, mais la vérité finit toujours par sortir du puits. Et nos lecteurs nous diront merci.
LGS

Un Il y a moins d’un an à Paris, un groupe d’hommes violents s’attaquait à la façade d’un hôpital pour enfants et quelques vitres furent brisées. A la même période, une voiture de police était incendiée avec à l’intérieur deux agents qui fort heureusement s’en sortirent sains et saufs, sans avoir à faire usage de leur arme. Ces deux actes eurent lieu en marge de manifestations pacifiques. Immédiatement le gouvernement les identifia comme des actions s’apparentant à du terrorisme et la presse reprit en chœur. La population quasi unanime attendaient des peines exemplaires contre leurs auteurs. La justice ne devait pas seulement punir les actes, mais aussi le fait que les casseurs portaient des capuches ce qui est interdit en France lors de manifestations. Au Venezuela, dans quelques régions, mais principalement à Caracas, les dernières semaines ont vu se dérouler des actes qui peuvent être catalogués comme terroristes. Par exemple, un hôpital pour enfants a dû être délogé face à la violente attaque d'un (...) Lire la suite »
30 

Edouard Philippe, impliqué dans le pillage de l’uranium du Niger par Areva et dans un conflit d’intérêt

Lecteur

Emmanuel Macron (M. Propre), Edouard Philippe (tout nouveau, tout neuf et immaculé) et Areva.
Demain sans doute nous aurons à parler ici du nouveau Premier ministre, de sa fortune, de ses déclarations de patrimoine, de ses votes de député à l’Assemblée nationale et d’autres choses encore qui feront ricaner (ou pleurer de dépit) François Fillon qui s’est trouvé bien seul pendant la grande lessive vertueuse qui a fait un président qui n’est pas lui.
LGS.

L’Observatoire du nucléaire dénonce la nomination au poste de premier ministre d'Edouard Philippe qui n’est en rien le personnage "modéré" que la communication macronienne tente de mettre en scène. Bien au contraire, Edouard Philippe a les mains très sales, ou plutôt… radioactives. En effet, lorsqu’il travaillait pour la multinationale atomique Areva, il a participé à de sombres manœuvres dans les coulisses uranifères de la Françafrique. . En octobre 2007, Edouard Philippe est nommé directeur de la communication et directeur des affaires publiques d’Areva. Son activité principale est alors de s’assurer de la collaboration de parlementaires acquis au lobby de l’atome. Il est ainsi en contact rapprochés avec Marc Vampa, député de l’Eure et président du groupe d’amitié France-Niger à l’Assemblée Nationale (Charlie Hebdo, 29 avril 2009). C’est précisément pendant cette période, le 13 janvier 2008, qu’un accord est signé entre Areva et le pouvoir du Niger concernant l’exploitation de l’uranium, accord immédiatement (...) Lire la suite »
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Il n’y a pas que la politique dans la vie, il n’y a pas de vie sans politique

Le silence d’un blog

Jean ORTIZ

« Chroniques Latines », c’est le titre du blog de Jean Ortiz dans l’Humanité, qui précise : « Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains... Toujours un oeil vif sur l’Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien... ».

Ajoutons qu’avec Jean Ortiz, c’est toujours « l’humain d’abord » et c’est pourquoi, « à cause d’un diable de scanner qui a marqué un avant et un après », alors que sa grande carcasse lui envoie de sombres signaux dont ses amis avaient consigne de ne pas parler, il livre aujourd’hui une chronique singulière où le « moi » s’avance pour mieux se masquer derrière le « nous ». Et, au passage, derrière le Che que Jean Ortiz connaît mieux que personne.

Le Grand Soir

Mes amis s’inquiètent... J’écris de moins en moins sur mon blog « humanite.fr ». Ce blog communiste était devenu un espace iconoclaste de colères, de passions, de propos et d’analyses décalés, voire d’intimités, de complicités militantes, de provocations jamais gratuites, de fidélité à une histoire, à des valeurs, celles de ma naissance et de mes classes militantes au pays de Jaurès (« qu’il » a, sans scrupules, tenté de « macroniser »), au pays des prolétaires du textile, de la sidérurgie, de la mine... La CGT, le PCF, l’Amérique « latine », mon père Enrique, la lutte des classes, l’école publique laïque, « l’ascenseur social », ont fait le reste. J’écris de moins en moins sur mon blog, soyons sincère, tout simplement à cause d’un diable de scanner qui a marqué un avant et un après. Sidérant. Un nom de code qui te glace. L’ennemi s’est infiltré en toi. Il voudrait te voiler le soleil, celui qui allume le courage, celui qui refuse de n’éclairer que lui. Il prétend t’encrasser la tronche, te filer le blues de la défaite. (...) Lire la suite »

Lors de l’intronisation du roitelet, trois pelés et un tondu !

Bernard GENSANE
Les grands médias qui mouillent, que dis-je, qui font des flaques, devant notre banquier national se sont bien gardés de nous dire que les foules étaient très clairsemées au passage du mari de Bri-Bri d'amour. Et, bien sûr, ils n'ont nullement tenté de donner un sens à ce manque de soutien ou, tout simplement, d'intérêt populaire. Daniel Schneiderman expliqua combien le vide des trottoirs insultait le “ nouveau Kennedy ” cher à Ruth Elkrief, ce prodige qui, selon l'impayable spécialiste de BFM-TV, “ savait prendre la pluie ” : “ Bruine ou éclaircies, les trottoirs restèrent désespérément vides. Vide la place Charles de Gaulle. Vide la place de l'Hôtel de ville, que montraient les impitoyables plans aériens. Mais la machine semblait ne pas les voir, ces trottoirs vides, qui criaient pourtant l'indifférence populaire à cette journée de Sacre. Toute une machine tournait à vide, et se voyait tourner à vide, car la machine a des yeux, et ces yeux voyaient comme les nôtres ces trottoirs vides. C'est un vrai (...) Lire la suite »
L’enfumage sur l’Amérique latine à la rescousse contre un candidat français à la présidentielle et aux législatives

Guerre sournoise en Equateur, guerre totale au Venezuela

Maurice LEMOINE

La place prise dans nos médias par les événements en Amérique latine, et notamment au Venezuela ne témoignent pas d’un intérêt soudain pour l’information (ils mentent, déforment, tronquent), mais de la forte présence de Jean-Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles, puis du rôle qu’il entend jouer dans les élections législatives où il compte faire fructifier les voix obtenues le 23 avril, jusqu’à se faire élire lui-même député.
Comprenez ce qu’on nous prie de comprendre : Mélenchon= Chavez=Maduro= chaos, violence et désastre économique.

Il nous a donc semblé utile de publier (plus bas) l’article de Bernard Tornare : « Venezuela : ce que l’on ne vous dit pas sur les manifestations » et d’y ajouter celui-ci, écrit par un grand connaisseur du Venezuela (où il se trouve d’ailleurs en ce moment).
LGS.

Equateur, 2 avril 2017 : au second tour de l’élection présidentielle, le candidat de la « révolution citoyenne » Lenín Moreno (Alliance Pays ; AP) affronte l’ex-ministre de l’économie (1999) et banquier multimillionnaire Guillermo Lasso (Créons des Opportunités ; CREO) qu’il a devancé au premier tour (39,36 % des voix contre 28,11 %). Rafael Correa qui, depuis 2007, a rendu sa stabilité au pays grâce à d’incontestables avancées sociales, ne se représentait pas [1]. Il n’est pas encore 17 heures et les bureaux de vote ne sont pas fermés quand Rafael Cuesta, ancien député social-chrétien (PSC, droite) devenu « vice-président de l’information » de la chaîne de télévision Canal Uno, annonce à l’écran, avec une évidente satisfaction : « Nous avons un président de la République et c’est Guillermo Lasso. » A 18 h 30, sur la base du même sondage « sortie des urnes » effectué par l’Institut Cedatos, étroitement lié à la Banque de Guayaquil (dont le principal actionnaire s’appelle… Guillermo Lasso), le journaliste vedette (...) Lire la suite »

Venezuela : ce que l’on ne vous dit pas sur les manifestations

Bernard TORNARE

L’une des choses qui se répètent des milliers de fois dans les médias et les réseaux sociaux, consiste à dire que le gouvernement de Maduro "réprime brutalement" les manifestations supposément pacifiques de l’opposition. Cependant la réalité est tout à l’opposé, le gouvernement vénézuélien depuis l’arrivée de Hugo Chávez a diminué les méthodes répressives (1) antérieurement utilisés dans la lV ème République, au point qu’actuellement les seules armes utilisées par les forces de l’ordre pendant les manifestations sont l’eau et les gaz lacrymogènes. Et seulement en cas de manifestations violentes.

Les armes meurtrières, Taser et autres gadgets communs dans la majorité des pays qui critiquent le Venezuela, ne sont pas autorisés aux policiers et à l'armée vénézuélienne qui contrôlent l'ordre public. Le gaz lacrymogène s'emploie seulement dans des cas extrêmes, puisque la constitution, créée par le gouvernement de Chavez, interdit d'utiliser du gaz et des armes à feu dans des manifestations pacifiques (Article 68). De plus, la loi exige l'utilisation progressive et différenciée de la force. Et pas seulement ça. La même constitution oblige les responsables de l'application des lois, de désobéir et même de dénoncer des ordres contraires aux droits de l'homme, comme par exemple, d'effectuer la disparition forcée de personnes (Article 45). Pratiquement tous les médias internationaux nous parlent chaque jour des morts qui se sont produits au Venezuela, très peu nous disent la vraie raison (2) de ces décès, certains contournent simplement ces informations, tandis que d'autres, sans vergogne, accusent le (...) Lire la suite »
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Israël-Arabie Saoudite : une alliance solide

Stefano MAURO

L’alliance entre Israël et l’Arabie Saoudite au Moyen-Orient continue d’évoluer rapidement au niveau de convergences géopolitiques, militaires et économiques.

Si, il y a seulement quelques mois, les premiers médias du Moyen Orient et de l’Europe ont commencé à évoquer des relations et des contacts entre les deux Etats, il est clair qu’il s’agit maintenant d’une véritable normalisation des relations entre Israël et les Saoudiens, mais aussi d’une alliance politique et militaires avec des réunions et des contacts plus fréquents. La preuve de ce rapprochement entre les deux pays est liée, par exemple, à l’annonce du début des travaux de construction de l’ambassade saoudienne en Israël, probablement la plus grande et la plus importante à Tel-Aviv. Officiellement, les deux pays n’ont pas des relations diplomatiques depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948 (la Nakba) qui a entraîné l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens de leurs terres. Cependant, en 2005, par un accord formel entre le président américain George Bush (proche allié d’Israël et de sa politique coloniale) et le roi saoudien Fahd, la monarchie du Golfe s’est déclarée favorable à la (...) Lire la suite »

Le triomphe du marketing électoral ou l’indigence pour tous

Erno RENONCOURT
L'idéologie est morte, vive le marketing Si vous êtes curieux de l’évolution de l’humanité, vous devez être, comme beaucoup, intéressés aux divers événements politiques, économiques et sociaux qui surviennent un peu partout et s’entrelacent pour définir la trame, la matrice qui programme nos destinées. A ce titre, le débat de l’entre-deux-tours entres les candidats à l’élection présidentielle française ne vous a pas échappé. Et pour cause, car il livre des éléments intéressants qui nous permettent de trouver confirmation de notre thèse sur un certain modèle politique indigent en passe de devenir la norme sur tous les théâtres électoraux. En effet, le débat qui a opposé Emmanuel Macron à Marine Le Pen, dans le cadre de la présidentielle française de 2017, a offert un panorama éloquent de la médiocrité de la représentativité politique triomphante à l’échelle internationale. Au-delà de la France, face à cette évidence, il résonne un écho de colère et d’indignation que nous essayons de décoder et d’amplifier depuis (...) Lire la suite »

Après 52 ans sur son pas de tir, la fusée Lecanuet a enfin décollé…

Philippe ARNAUD

Les remarques ci-après ont déjà été présentées à de multiples reprises (par Atlantico, Le Point, Mediapart, France Inter, Les Échos, Boulevard Voltaire, etc.) lors de ces derniers jours. Néanmoins, en dehors des professeurs et étudiants d’histoire, et des férus d’histoire politique, elles ne peuvent parler qu’aux sexagénaires (et plus...). Je vais donc essayer de ne pas répéter ou recopier ces médias.

Qu'est-ce qui rapproche les deux hommes ? 1. Leur jeunesse et leur allure : Emmanuel Macron a 39 ans et Jean Lecanuet, pour la présidentielle de 1965, en avait 45. Même si 45 ans, en 2017, est vu comme un âge plus "tendre" qu'en 1965 (compte tenu de l'allongement de l'espérance vie et de l'amélioration de la santé et de la condition physique en 52 ans), il n'empêche que Lecanuet apparaissait comme "jeune" par rapport à de Gaulle (75 ans), à Mitterrand (près de 50 ans, mais une longue carrière derrière lui), à Tixier-Vignancour (58 ans), à Pierre Marcilhacy (55 ans). Dans l'allure, il s'agit d'hommes minces, élancés, au visage avenant. [Cette jeunesse et cette allure pouvait faire penser, aux Français, au souvenir tout proche du président Kennedy - récemment assassiné - et qui avait été président de son pays à 43 ans.] 2. Leur parcours de "bons élèves" : Jean Lecanuet avait été le plus jeune agrégé de philosophie à 22 ans, et, plus tard, directeur de cabinets ministériels. Emmanuel Macron a eu la mention (...) Lire la suite »
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Le lourd navire de guerre israélien écrabouille comme un oeuf une barque lourdement armée de filets.

Qui a tué le pêcheur de Gaza Mouhammad al-Hissi ?

Mersiha Gadzo
Les pêcheurs de Gaza bravent les balles et le danger dans une zone de pêche de plus en plus décimée par Israël. Ville de Gaza - Dans la soirée venteuse du 4 janvier, Mouhammad al-Hissi, un pêcheur de 33 ans a eu le pressentiment qu'il ne rentrerait pas chez lui, cette nuit-là, après la pêche. « j’ai peur. Si vous voyez mes feux s’éteindre, venez vite à mon secours. Ne m’oubliez pas. » Ce furent les dernières paroles que Mouhammad a adressées aux autres pêcheurs, au moment de prendre la mer, à la nuit tombante, a déclaré son cousin Nihad al-Hissi à Al Jazeera, depuis le port de la ville de Gaza. Mouhammad était inquiet ce soir-là. Il avait peur de la marine israélienne qui patrouille régulièrement sur la mer. Il a demandé à son jeune frère Wael de changer de barque de pêche avec lui pour pouvoir rester plus loin de la limite maritime de six miles marins imposée par Israël. À Gaza, la pêche est dangereuse. En 2016, il y a eu 126 incidents au cours desquels la marine israélienne a tiré sur des pêcheurs (...) Lire la suite »
Parlons (Inter) Net
« Cherche entrepôt pour mise en bouteilles produits toxiques » (jc.cambadelis@solferino.fr)

Des individus camouflés derrière le masque de Jean Jaurès vont changer de planque pour mieux rajeunir les emballages et réactualiser les dates des produits frelatés qu’ils espèrent vendre aux « sans dents ». En effet, leur chef Jean-Christophe Cambadélis, a annoncé sur France Inter que la célèbre bande dite « Parti socialiste » envisageait un changement de nom et de siège.

Alertée, l’Organisation Mondiale de la Santé politique met en garde contre des risques d’intoxication pouvant dégénérer en macronite, maladie atypique qui peut tuer les plus faibles et revigorer les plus forts.

Théophraste R. (Chef insoumis du service de distribution gratuite de désinfectants).







 
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