Venezuela : l’affaire Alex Saab et la doctrine de la souveraineté limitée
Geraldina COLOTTI
Au Venezuela, les faits du 3 janvier 2026 ont marqué un point de rupture sans précédent. Une incursion menée par les troupes spéciales américaines, secondées par les forces britanniques et israéliennes, contre des ports et des installations militaires a fait plus d'une centaine de victimes parmi les soldats et les civils (dont 32 militaires cubains), culminant avec l'enlèvement du président Nicolás Maduro et de la députée Cilia Flores, son épouse. Cet acte a plongé la République bolivarienne dans une situation de lourd chantage institutionnel et de mise sous tutelle de fait (pour certains analystes, un « protectorat »), accélérant les dynamiques internes visant à définir les schémas de pouvoir, la gestion des ressources stratégiques et l'interaction avec les marchés financiers occidentaux.
Dans ce scénario de souveraineté mise en échec s'inscrit le cas de la soudaine extradition vers les États-Unis d'Alex Naín Saab Morán, ex-ministre des Industries et de la Production nationale. (…)Lire la suite »
























