Venezuela : l’affaire Alex Saab et la doctrine de la souveraineté limitée

Geraldina COLOTTI
Au Venezuela, les faits du 3 janvier 2026 ont marqué un point de rupture sans précédent. Une incursion menée par les troupes spéciales américaines, secondées par les forces britanniques et israéliennes, contre des ports et des installations militaires a fait plus d'une centaine de victimes parmi les soldats et les civils (dont 32 militaires cubains), culminant avec l'enlèvement du président Nicolás Maduro et de la députée Cilia Flores, son épouse. Cet acte a plongé la République bolivarienne dans une situation de lourd chantage institutionnel et de mise sous tutelle de fait (pour certains analystes, un « protectorat »), accélérant les dynamiques internes visant à définir les schémas de pouvoir, la gestion des ressources stratégiques et l'interaction avec les marchés financiers occidentaux. Dans ce scénario de souveraineté mise en échec s'inscrit le cas de la soudaine extradition vers les États-Unis d'Alex Naín Saab Morán, ex-ministre des Industries et de la Production nationale. (…)Lire la suite »

Cuba condamne l’accusation digne de canailles portée contre le Leader de la Révolution

Déclaration du Gouvernement cubain à l’accusation du département étasunien de la Justice contre Raúl Castro, lue sur les médias à 15 h. Traduction de Jacques-François Bonaldi. Commentaires, précisions et éclaircissements historiques suivent au plus vite. La mafia de Miami au Congrès, on le voit, a les coudées franches et fait feu de tout bois. 20 mai 2026
Le Gouvernement révolutionnaire condamne dans les termes les plus énergiques l’accusation digne de canailles portée par le ministère de la Justice des États-Unis annoncée le 20 mai, mais annoncée depuis plusieurs semaines, contre le général d’armée Raúl Castro Ruz, leader de la Révolution cubaine. Le gouvernement étasunien n’a pas la moindre légitimité ni juridiction pour adopter cette mesure. Il s’agit là d’un acte de provocation politique méprisable et infâme, qui repose sur la manipulation malhonnête de l’incident qui a conduit au crash, dans l’espace aérien cubain, en février 1996, de deux avions opérés par l’organisation terroriste Brothers to the Rescue, basée à Miami, dont la violation répétée de l’espace aérien cubain à des fins hostiles était de notoriété absolument publique. Le gouvernement étasunien dénature par ailleurs d’autres vérités historiques sur l’événement qu’il utilise comme prétexte. Il omet, entre autres détails, les multiples dénonciations formelles que (…)Lire la suite »

L’Ombre de Thucydide : Quand le XXIe Siècle rejoue la Guerre du Péloponnèse

Mustapha STAMBOULI
Derrière la théâtralité des sommets bilatéraux et l’écume des guerres commerciales, l’affrontement entre Washington et Pékin obéit à une mécanique structurelle immuable. Popularisé par le politologue Graham Allison, le « Piège de Thucydide » rappelle que la transition de pouvoir entre une hégémonie établie et une puissance montante se solde historiquement, le plus souvent, par la guerre. En (…)
« Les hommes font leur propre histoire, mais ils ne la font pas arbitrairement, dans des conditions choisies par eux, mais dans des conditions directement données et héritées du passé. » Karl Marx, Le Dix-huit Brumaire de Louis Bonaparte (1852) Introduction : Le Spectre des Sommets Le huis clos des sommets sino-américains offre toujours le même spectacle codifié. Sous les dorures des palais d’État ou dans le secret des résidences diplomatiques, les présidents américains et chinois affichent une cordialité de façade, dictée par l’étiquette. Pourtant, derrière les sourires protocolaires, les communiqués ciselés et les querelles de tarifs douaniers, se tapit un spectre vieux de deux mille cinq cents ans. Un mécanisme invisible, structurel et implacable, pousse inexorablement deux géants l’un contre l’autre : le Piège de Thucydide. Ce concept n’est plus une simple abstraction académique. Il est devenu la grammaire secrète de la haute diplomatie mondiale, la grille de lecture (…)Lire la suite »

Evo Morales : « On ne gouverne pas en privatisant les ressources naturelles ni en mendiant auprès du FMI »

Mercedes López San Miguel y Guido Vassallo - (Página 12)
Entretien avec le leader de la gauche bolivienne. On veut l’arrêter au moment même où il y a des conflits sociaux « pour couvrir ce qu’ils ne peuvent pas résoudre ». La situation actuelle de son pays et de la région.
L’histoire de la Bolivie ces vingt dernières années a eu pour protagoniste les luttes sociales dirigées par Evo Morales. Il a été le premier président d’origine indigène à gouverner un modèle qui a réussi de 2006 à 2019, lorsqu’au milieu d’un processus électoral mis en cause sans arguments par l’OEA, un coup d’État a changé le cours des événements du pays et de sa vie. Depuis Lauca Ñ, dans le tropique de Cochabamba, Morales s’exprime virtuellement et soutient que l’actuel gouvernement de Rodrigo Paz cherche à étouffer le conflit social par sa situation judiciaire. – Comment définissez-vous votre situation juridique actuelle face à un processus que vous qualifiez d’irrégulier ? Le tribunal de Tarija a interprété votre absence à l’audience comme un acte de rébellion et a ordonné votre arrestation cette semaine. – C’est un processus purement politique. Pendant l’année du coup d’État (2019), on m’a enquêté pour corruption et on n’a rien trouvé ; on a essayé de me lier au (…)Lire la suite »
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Ne dites pas à ma mère que je suis édité à l’étranger elle me croit lécheur de bottes chez Bolloré.

Maxime VIVAS
De tous temps, la classe dominante a été impitoyable pour qui passe outre la doxa officielle. Regardez nos humoristes à la radio. Regardez comment ils sont mis au placard. A contrario, regardez comment les cautions dé-mo-kra-ti-ti-ti-ques, les faux insolents, les fous du roi, sont promus. Vous avez vu Muriel Robin chialer à la cérémonie des Molières ? Vous l’aviez vu, souriante, poser (…)
Je dis « pouvaient s’entendre » par extrapolation, par licence littéraire, par un « mentir vrai », qui suppose que les hurlements de mioches, dès lors qu’ils sont des milliers, sont audibles en n’importe quel point de la planète. Si vous habitez près d’une école maternelle, vous m’avez compris. A plus forte raison on les entend(ait) en Israël où Muriel Robin donnait un spectacle. Le producteur de Muriel Robin a révélé qu’elle a été la cible de fortes pressions de BDS (Boycott, Sanctions et Désinvestissement) mais qu’elle n’a pas cédé. Contrairement aux 18 000 mioches palestiniens qui ont été la cible de missiles et dont les corps n’ont pas résisté aux fortes pressions du béton. Depuis 2020, date de la parution de mon premier livre sur les Ouïghours (Ouïghours, pour en finir avec les fake news » (Editions La route de la soie), je suis excommunié par tous les éditeurs de romans, par tous les salons du livre. J’ai eu le bonheur de publier des essais, aux Editions Delga, mais le (…)Lire la suite »

N’y a-t-il qu’une seule façon de parler le français ?

Philippe ARNAUD
Mercredi 6 mai, à 10 h, sur France Inter, avait lieu une émission intitulée : "N'y a-t-il qu'une seule façon de parler le français ?". Les trois invités étaient Anne Abeillé, professeure de linguistique à l’université Paris Cité, Julie Neveux, maîtresse de conférences en linguistique anglaise à Sorbonne Université et Jean Pruvost, lexicologue, professeur des universités émérite. Autrement dit trois universitaires, spécialistes de la langue française, chacune et chacun dans sa partie. Le fil conducteur de l'émission était celui-ci : "Le « bon français » est-il une norme universelle ou une construction sociale ? Linguistes et lexicologues montrent que, derrière les règles des puristes, se dessinent des rapports de pouvoir et des normes souvent arbitraires, loin d’une langue vivante, variable et partagée par tous ses locuteurs." Il y a néanmoins un point que je n'ai pas vu souligner dans ce débat (qui d'ailleurs n'en était pas un, les trois invités étant peu ou prou d'accord), (…)Lire la suite »
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Le chef de la CIA s’invite à Cuba !

Jacques-François BONALDI
Décidément, on n’a pas le temps de s’ennuyer à Cuba ! Alors que le pays est en train de vivre, depuis ce matin (14 mai), 06 h 04, une nouvelle déconnexion du Système électrique national (SEN), cette fois-ci depuis la province de Ciego de Avila jusqu’à celle de Guantánamo, à l’extrémité est de l’ile, comme si le sort voulait confirmer – ironiquement – les informations fournies hier en conférence de presse par le ministre de l’Energie et des Mines), à savoir que les effets des 100 000 tonnes de pétrole apportées par le navire russe sont bel et bien révolus, et que l’île se retrouve à nouveau, pour ainsi dire, Gros-Jean comme devant en matière de production d’électricité, autrement dit ans la mouise, voilà que tombe, vers cinq heures de l’après-midi, une « information du Gouvernement révolutionnaire » (selon le libellé des grands occasions) d’une tout autre teneur : le chef de la CIA a demandé à être reçu par les autorités cubaines ! Pour une première, c’est une première ! Je ne sache (…)Lire la suite »
Deux envoyés spéciaux du Grand Soir en Russie

Fragments russes (1)

Loic RAMIREZ
Le Grand Soir (avec l’aide des lecteurs) a envoyé Loïc et Erwan, deux de ses journalistes, en Russie – à Moscou – et dans le Donbass en guerre, pour réaliser un film. En attendant celui-ci, voici la première partie du récit écrit de ce reportage.
La chose n’aura pas été facile. Cela nous aura coûté plusieurs mois d’attente, 3 modifications de billets d’avion et pas mal de stress mais au final, les autorités russes nous ont délivré les visas en tant que journalistes. « Ура ! » comme disent les Russes ! Le sésame en poche nous avons pu - avec Erwan - rejoindre Moscou en passant par Istanbul car il n’y a plus de vols directs depuis les sanctions. La ville nous a accueillis dans son plus beau manteau d’hiver avec des montagnes de neige sur les trottoirs. Un record nous dit-on, il n’avait pas neigé ainsi depuis plusieurs années. La capitale est moderne, propre, gigantesque et belle. Les magasins et les restaurants sont animés et les cafés affichent complet en fin d’après-midi. Aux heures de pointe, les couloirs du métro sont bondés, comme dans beaucoup de métropoles. D’aucuns oublieraient presque que le pays est en guerre si certains détails ne venaient pas le rappeler. Le nez sur son écran de portable, Erwan tente de repérer la (…)Lire la suite »

« Le rappel des causes profondes est toujours utile »

Sergueï Lavrov
Entretien du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec RT India, Moscou, 13 mai 2026
Question : Vous traitez avec New Delhi depuis plus de deux décennies maintenant. Ce partenariat stratégique spécial et privilégié a tous les bons atouts. Il y a les sommets, et des mots à la mode comme « pétrole » et « défense » qui font récemment la une des journaux. Quelle est la véritable substance du partenariat entre l'Inde et la Russie aujourd'hui ? Sergueï Lavrov : Ce ne sont pas seulement le pétrole et le gaz. C'est bien plus que cela. La nature des relations entre la Russie et l'Inde est beaucoup plus large, et elle n'a pas commencé il y a vingt ou même trente ans. Tout a commencé lorsque l'Inde a accédé à l'indépendance. Dès le début, les dirigeants indiens ont visité l'Union soviétique et les dirigeants soviétiques ont visité l'Inde. Cela a permis de jeter des bases solides, fondées sur des relations personnelles de confiance entre les dirigeants des deux pays, ce qui est toujours une bonne chose. Parallèlement, une base solide pour un partenariat entre l'Inde et (…)Lire la suite »
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La France mise au régime Sansal

Jacques-Marie BOURGET
Comme modèle pour écrire son épouvantable livre" 2084", Sansal s'est tout bêtement inspiré du "1984" de George Orwell. C'est malin, en plus, tout comme lui, Orwell était aussi un traitre. Ca tombe bien.
Ma femme étant pour moitié berbère, une idiote de sa connaissance crut plaisant de lui offrir un livre publié par un auteur oriental puisque Warda, née à Paris, était supposée avoir quelque chose de maghrébin. C’était comme faire cadeau d’un poudding à un Anglais. Le livre offert était signé Boualem Sansal et s’intitulait « 2084 : La fin du monde ». Couverture blanche de Gallimard, celle qui tient le plus chaud : ça sentait le sérieux mais aussi l’odeur d’Orwell avec son « 1984 », l’ouvrage préféré de la CIA. Quelques jours plus tard, alors que j’écrivais un article inutile pour un journal inutile j’ai entendu Warda pousser un vrai cri. Je passe la tête et la découvre tenant le bouquin loin d’elle comme s’il s’agissait d’un serpent. Je me saisis de la bête et lit quelques pages de ce chagrin : horrible, stupide dans l’insoutenable, cruel, menteur et content de soi. Comme lors d’un cérémonie tribale, chacun tenant une feuille du livre nous l’avons jeté religieusement -façon « dies (…)Lire la suite »

Ce qui ne peut pas être désappris : la défense de la Révolution bolivarienne

Cira Pascual Marquina
De loin, l'attention se concentre souvent sur la 'haute politique', tandis que l'on néglige le tissu dense des pratiques politiques quotidiennes de la base, qui soutiennent le processus révolutionnaire.
Je me trouvais récemment dans une assemblée à l'ouest de Caracas où des membres de communes discutaient de la manière de prioriser des ressources limitées. La discussion n'a pas été facile. Il y avait des désaccords sur le point de savoir s'il fallait investir d'abord dans un système d'approvisionnement en eau, dans une initiative productive ou dans la réparation d'un espace communal. Les voix se chevauchaient par moments, les arguments se faisaient et se refaisaient, et les décisions tardaient à venir. Vue de l'extérieur, cette réunion aurait pu sembler routinière et même ennuyeuse. Vue de l'intérieur, la question est tout autre : un effort collectif pour penser la vie matérielle sous pression. Des assemblées comme celle-ci ne sont pas exceptionnelles. Elles font partie du fonctionnement ordinaire d'une société qui, même dans des conditions de siège impérialiste, continue d'organiser sa vie matérielle et politique. Il s'agit d'une réalité qui se perd souvent dans les récits sur (…)Lire la suite »

Ponts de la jeunesse : tisser des liens à travers le Pacifique

Xu Li, CGTN Français
L’immensité du Pacifique ne peut étouffer l’élan de ceux qui aspirent à se rencontrer. Un dialogue amical transfrontalier, porté par l’énergie de la jeunesse, a déjà pris son essor. En novembre 2023, lors de sa visite aux États-Unis, le président chinois Xi Jinping a lancé une initiative historique : accueillir 50 000 jeunes Américains en Chine d’ici cinq ans, dans le cadre de programmes d'échange et d'études. Début 2026, plus de 40 000 d’entre eux ont déjà franchi l’océan, découvrant de leurs propres yeux ce pays où tradition millénaire et modernité audacieuse coexistent. Ce chiffre impressionnant révèle l’ouverture sans faille de la Chine, sa confiance inébranlable en la jeunesse, ainsi que sa volonté concrète de dissiper les préjugés et d’approfondir, grâce aux échanges culturels, la compréhension mutuelle entre les peuples. L’Initiative « 5 ans, 50 000 jeunes » a vu le jour dans un contexte marqué par des bouleversements profonds de l’ordre international. Face à un (…)Lire la suite »

Téhéran parviendra-t-il à imposer l’équation ?

Sharhabil Al Gharib
L'Iran est conscient que la récente guerre à Gaza et son extension au Liban ne sont plus seulement une confrontation localisée, mais un moment crucial pour reconfigurer l'équilibre des pouvoirs dans la région.
Le concept d'« unité des fronts » ne constitue plus un simple slogan politique adopté par les forces de l'Axe de la Résistance dans la région — que ce soit au Liban, à Gaza ou au Yémen — ni un simple cadre opérationnel visant à coordonner les pressions militaires entre les différents théâtres. Tout indique qu'il se transforme aujourd'hui en un titre stratégique par lequel l'Iran tente de retourner la table des grands entendements internationaux et d'imposer une nouvelle règle pour la gestion du conflit régional. Les fuites publiées par Yedioth Ahronoth concernant l'insistance de Téhéran à incorporer, dans tout accord négocié avec l'administration américaine, une clause explicite prévoyant la cessation de la guerre sur tous les fronts — et selon lesquelles les États-Unis auraient accepté cette exigence bien qu'elle soit moins favorable pour « Israël » — révèlent que l'Iran ne mène pas des négociations tactiques liées uniquement à une trêve temporaire, mais agit plutôt selon une (…)Lire la suite »
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« Nous nous souviendrons toujours de l’héroïsme du peuple soviétique »

Vladimir Poutine
Discours du Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, durant le défilé militaire marquant le 81e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique de 1941-1945.
À titre d'information Chers anciens combattants, Camarades soldats et marins, sergents et sergents-chefs, aspirants et officiers mariniers, Camarades officiers, généraux et amiraux, Soldats et commandants participant à l’opération militaire spéciale, invités, Je vous félicite à l’occasion du Jour de la Victoire, notre fête sacrée, inspirante et la plus importante ! Alors que nous la célébrons, nous ressentons fierté et amour pour notre pays, nous comprenons notre devoir commun de protéger les intérêts et l’avenir de notre patrie, et nous adressons nos sincères remerciements à la grande génération des vainqueurs. Nous honorons l’héritage et les valeurs impérissables des soldats de la Victoire. Le dévouement à notre patrie unit notre pays tout entier, tout le peuple russe, et préserver la mémoire de la Grande Guerre patriotique, sa véritable histoire et ses véritables héros est pour nous une question d’honneur. Nous nous souviendrons toujours de l’héroïsme du peuple (…)Lire la suite »

Mali : un autre front de la guerre de l’Occident contre le monde multipolaire

Strategic Culture Foundation
Une audacieuse tentative de coup d'État contre le gouvernement révolutionnaire du Mali, en Afrique de l'Ouest, a été déjouée par les forces armées maliennes, avec le soutien de leurs alliés russes.
Le coup d'État surprise a été lancé le week-end dernier, lorsqu'environ 12 000 extrémistes d'Al-Qaïda ont attaqué au moins cinq villes, dont la capitale, Bamako. Les combats se sont poursuivis tout au long de la semaine dernière, et la plupart des pertes – plus de 1 000 morts – ont été subies par les extrémistes, qui ont été attaqués par des tirs terrestres et aériens des forces étatiques, soutenues par des auxiliaires russes appartenant au Corps africain. Le leader malien, Assimi Goïta, a prononcé un discours télévisé à l'échelle nationale dans lequel il a appelé au calme et affirmé que la situation sécuritaire du pays était sous contrôle. Il a rendu hommage à son ministre de la Défense, le général Sadio Camara, mort au combat le premier jour de la tentative de coup d'État, le 25 avril. Le leader a également reconnu le travail de son partenaire stratégique, la Fédération de Russie, pour son aide à faire échouer le coup d'État, qu'il a condamné comme étant « parrainé par des (…)Lire la suite »