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Gaza : terre des pestiférés de notre temps

Hassan TARFAOUI
Dans l'éclat d'une déflagration fracassante,La nuit enrobe le ciel d'une robe phosphorescente,Une colombe s'élève dans l'azur déchiré,Ô messagère céleste, tant désirée,Si tes ailes n'ont point été meurtries,pourrais-tu t'envoler loin de ce lieu maudit,Échappant aux confins ensanglantés de Gaza,Tombeau de trente trois mille innocents,Portant nos cris aux oreilles sourdes, clamant notre malheur étouffant. La mort exhale son amertume,Odeur âcre, parfum de bitume,Présence glaciale qui nous dévore,Sur cette terre damnée, fumante et implore,Dans nos nuits sombres,Nos jours tourmentés,Comme une épée suspendue sur nos têtes décapitées. La famine s'invite à chacun de nos repas,L'ennemi nous traite comme des rats avec ses appâts,En nous massacrant, prétextant un soulèvement,L'odeur du pain frais nous manque cruellement. L'occupant tend ses offrandes,Séduisant les âmes charitables, aveuglées par sa propagande,Le vent ravive nos blessures, nous mine,Un malheur persistant, cruel, implacable, vif : (...) Lire la suite »
Dans de nombreux pays (y compris les Etats-unis) des intellectuels mondialement connus et reconnus dénoncent l’infaux. Aucun n’est Français

La CIA a inventé le mythe du « génocide ouïghour »

Patrick MACFARLANE*

Quand les mensonges atteignent leur but et se pétrifient en statues difficilement démontables, la vérité, qui n’a jamais cessé d’avancer, finit par arriver.
Et donc, si le livre de Maxime Vivas (https://www.legrandsoir.info/qui-est-maxime-vivas-ce-francais-qui-deno...) a pu faire (mars 2024) la démonstration que la campagne sur les Ouïghours est une création de la CIA, il ne pouvait intégrer le document suivant, publié en avril, et qui apporte bien des détails qui corroborent (et plutôt dix fois qu’une) ce qu’il a écrit et qui lui a tellement été reproché par la classe politico-médiatique française.

LGS

Le 14 mars, Reuters a publié un rapport qui fait l’effet d’une bombe (bombshell report : en 2019, la Maison Blanche de Donald Trump a lancé une campagne d’influence clandestine de la CIA pour salir la réputation internationale de la Chine. (Article publié dans AFRIQUE Asie par Patrick Macfarlane*) Selon trois anciens responsables américains ayant une connaissance directe, « la CIA a créé une petite équipe d’agents qui ont utilisé de fausses identités sur Internet pour diffuser des récits négatifs sur le gouvernement de Xi Jinping tout en divulguant des renseignements désobligeants à des organes de presse étrangers. » Les informations diffusées « ciblaient l’opinion publique » tant au niveau international qu’en Chine même. En plus d’influencer l’opinion publique, la campagne a cherché à « attiser la paranoïa chez les hauts dirigeants [chinois] » qui tentaient de retracer les informations divulguées. Le rapport précise que les agents de la CIA ont « encouragé les allégations [de corruption] » contre des (...) Lire la suite »
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Collateral Murder, vers le journalisme scientifique

Marie-France DEPREZ

Depuis le 11 avril 2019, Julian Assange, journaliste australien et fondateur de WikiLeaks est incarcéré à la prison de Belmarsh près de Londres. La raison pour laquelle ce journaliste, arbitrairement privé de liberté, se trouve à l’isolement complet depuis des années dans un quartier de haute sécurité est que les États-Unis n’acceptent pas que la population soit informée de leurs crimes de guerre.

Le 5 avril 2010, WikiLeaks publiait la vidéo « Collateral Murder » En 2010, un soldat de l'armée des EU qui, de par son travail, avait accès aux rapports d'opération rédigés par les militaires, a décidé selon sa conscience que ces informations devaient être communiquées au public et a déposé sur la plateforme WikiLeaks (1) des centaines de milliers de documents révélant des crimes de guerre perpétrés par l'armée des États-Unis et les forces de la coalition pendant les guerres d'Irak et d'Afghanistan. Parmi ces nombreux documents (2) se trouvait la vidéo « Collateral Murder ». Elle sera présentée dans une version de 17 minutes lors d'une conférence d'Assange au Press Club de Washington, le 5 avril 2010. Ce qui s'est passé le 12 juillet 2007. Cette vidéo provient d'une caméra montée sur un hélicoptère Apache et destinée à filmer les interventions. Elle montre que les soldats à bord de l’appareil demandent et obtiennent l’autorisation de tirer sur des personnes au sol sans que ces dernières n’aient été (...) Lire la suite »

Lavander : La machine d’IA qui dirige les bombardements israéliens à Gaza (972mag)

Yuval ABRAHAM

L’armée israélienne a désigné des dizaines de milliers d’habitants de Gaza comme cibles à assassiner, en utilisant un système de ciblage par IA avec peu de surveillance humaine et une politique permissive en matière de pertes, révèlent +972 et Local Call.

[NdT : cet article s'appuie sur des sources anonymes israéliennes et une lecture entre les lignes s'impose. Et entre les lignes, justement, on constate à quel point la population de Gaza est quadrillée, surveillée, suivie par Israël, alors même que les sionistes répètent sans cesse que Gaza n'est ni occupé ni contrôlé par Israël.] * * * * En 2021, un livre intitulé "The Human-Machine Team : How to Create Synergy Between Human and Artificial Intelligence That Will Revolutionize Our World" a été publié en anglais sous le pseudonyme de "Brigadier General Y.S." Dans cet ouvrage, l'auteur - un homme dont nous avons confirmé qu'il est l'actuel commandant de l'unité d'élite du renseignement israélien 8200 - plaide en faveur de la conception d'une machine spéciale capable de traiter rapidement des quantités massives de données afin de générer des milliers de "cibles" potentielles pour des frappes militaires dans le feu de l'action. Une telle technologie, écrit-il, résoudrait ce qu'il décrit comme un "goulot (...) Lire la suite »

Journal de bord de Gaza

Rami ABOU JAMOUS
« Mon beau-père a quitté cette vie pour ne plus souffrir de l’humiliation » Rami Abou Jamous écrit son journal pour Orient XXI. Ce fondateur de GazaPress, un bureau qui fournissait aide et traduction aux journalistes occidentaux, a dû quitter son appartement de la ville de Gaza avec sa femme et son fils Walid, deux ans et demi. Il partage maintenant un appartement de deux chambres avec une autre famille. Il raconte son quotidien et celui des Gazaouis de Rafah, coincés dans cette enclave miséreuse et surpeuplée. Cet espace lui est dédié. Dimanche 31 mars 2024. Aujourd’hui j’ai une mauvaise nouvelle à annoncer. Le père de mon épouse Sabah est décédé. Il est parti reposer en paix parce qu’il n’a pas résisté aux conditions de vie depuis son déplacement forcé à Rafah. Il s’appelait Souleimane, il avait 76 ans. Il était né en 1948, l’année de la Nakba. Et il est mort l’année de la deuxième Nakba, qui est en cours. Sa vie est un résumé de l’histoire contemporaine de Gaza. Il a connu la domination égyptienne puis (...) Lire la suite »

 Qui est Maxime Vivas, ce Français qui dénonce des « fake news » sur les Ouïghours et fait le bonheur de Pékin ?

Vincent MORET

« Qui est Maxime Vivas, ce Français qui dénonce des « fake news » sur les Ouïghours et fait le bonheur de Pékin ? » s’interroge Laurence Defranoux en titre d’un long article dans Libération du 30 mars 2021 (1).
En réponse dans son récent livre, (Ouïghours, l’horreur était dans nos médias, Editions Delga, mars 2024), l’interpellé soutient que Libération fait le bonheur de Washington en diffusant des “fake news”, bonheur redoublé quand sa journaliste choisit Raphaël Glucksman comme préfacier pour son propre livre (2).

Maxime Vivas ne se contente pas de répondre à ce média. Beaucoup, de droite et de gauche, l’ont férocement rossé, parfois insulté, parfois menacé pour son premier livre sur les Ouïghours (Ouïghours. Pour en finir avec les fake news, Editions La Route de la soie, Paris, décembre 2020). La tendance générale dans le PAF était de tronquer, truquer, modifier ses dires pour mieux en montrer l’inanité. On sent bien, dans ses réponses, une sourde colère (contenue) et un mépris (affiché). En fait, dans Ouïghours, l’horreur était dans nos médias, 286 pages musclées, impertinentes et souvent teintées d’humour caustique, l’auteur répond au Vivas bashing politico-médiatique dans une quatrième partie de l’ouvrage dont les trois premières sont : Où de prestigieux intellectuels démontrent méticuleusement qu’il n’y a pas de génocide (3). Comment lutter contre le terrorisme en France, en Chine, partout ailleurs ? Le constat du Haut-commissariat aux droits de l’homme de l’ONU au Xinjiang. Nos journalistes géo-stationnaires (...) Lire la suite »
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Avec l’« affaire Assange », c’est la liberté de la presse qu’on menace

Stefania MAURIZI
L’« affaire Assange », du nom de l’inventeur du site Wikileaks, emprisonné à Londres sous l’effet d’une interminable procédure et menacé de l’être à vie si les États-Unis obtenaient son extradition, s’enrichit d’un nouveau livre. La journaliste d’investigation Stefania Maurizi publie L’Affaire WikiLeaks, où elle retrace cette histoire avec le savoir d’une enquêtrice qui a connu Julian Assange à ses débuts. WikiLeaks n’avait pas encore fait irruption dans le monde avec la vidéo Collateral murder, publiée en 2010 et où l’on voit des soldats américains tuer, en 2007, des civils irakiens depuis leur hélicoptère comme des gamins aux manettes de jeux vidéo, et une flopée d’autres documents accablants pour la gouvernance des États-Unis. Selon le livre du rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Nils Melzer, paru en 2022, L’Affaire Assange. Histoire d’une persécution politique (Critiques), Julian Assange est l’objet, depuis plus de dix ans, de calomnies. Il bénéficie toutefois de nombreux soutiens, comme celui (...) Lire la suite »

La Haute Court britannique accorde un bref répit à Julian Assange mais le calvaire kafkaïen continue

Comité de soutien Assange
Julian Assange ne sera pas extradé à brève échéance mais la menace plane toujours. La Haute Cour britannique a donc rendu sa décision ce matin [26 mars - NdR] concernant la recevabilité de son ultime appel au Royaume-Uni pour empêcher l’extradition vers les États-Unis. Le jugement (de 66 pages), apparemment en demi-teinte, n’est pas facile à interpréter. Il offre un répit mais s’inscrit dans la continuation du calvaire judiciaire que subit Julian Assange depuis 14 ans. Les deux juges de la Haute Cour ont ouvert la voie à un appel mais de façon limitée, celui-ci porterait sur les trois points suivants (les avocats du fondateur de WikiLeaks en avaient présenté neuf pour motiver le rejet de l’extradition) : violation du droit à la liberté d’expression (si Assange ne bénéficie pas aux États-Unis de la protection du premier amendement de la Constitution) ; risque de préjudice en raison de la nationalité (si Assange ne bénéficie pas, en tant qu’Australien, des mêmes droits qu’un citoyen états-unien) ; les (...) Lire la suite »

France-Algérie, deux siècles d’histoire. Quand l’armée française « pacifiait » au napalm

Raphaëlle BRANCHE
Parler de l’usage du napalm par la France durant la guerre d’indépendance, c’est revenir sur un déni d’État. À l’instar d’autres armes chimiques, ce produit a été utilisé en dépit des conventions de Genève dont Paris était signataire. S’il est difficile de dresser un bilan complet aujourd’hui, les témoignages sont là pour rappeler l’étendue de cette violence. Les autorités françaises le répèteront sans trembler : « Napalm rigoureusement proscrit et jamais employé opération militaire en Algérie ». Ce mensonge clairement affirmé par le ministre résidant Robert Lacoste en 1957 est répété sous la Ve République. Au quai d’Orsay, on assure ainsi que l’armée française « n’a jamais fait usage du napalm » et que « des instructions permanentes du haut commandement militaire français en Algérie interdisent l’emploi de ce produit ». Si la France ne peut reconnaître l’usage de cette essence gélifiée utilisée dans des bombes incendiaires, c’est que cette arme est proscrite par les conventions internationales dont le pays est signataire. (...) Lire la suite »

Le ministère de la Justice des États-Unis envisage la possibilité pour Julian Assange de plaider coupable pour mettre fin à 14 ans d’une tragédie judiciaire (Wall Street Journal)

Aruna Viswanatha, Max Colchester

Le ministère de la Justice des États-Unis étudie la possibilité d’autoriser Julian Assange à plaider coupable d’une accusation réduite de mauvaise manipulation d’informations classifiées, selon des personnes qui connaissent bien le dossier, ouvrant ainsi la possibilité d’un accord qui pourrait finalement aboutir à sa libération d’une prison britannique.

Julian Assange, le fondateur controversé [par qui ? - NdT] de WikiLeaks, mène une longue bataille juridique avec le gouvernement britannique pour éviter d'être extradé vers les États-Unis afin d'y être jugé pour avoir publié des milliers de dossiers militaires et de câbles diplomatiques étasuniens confidentiels aux alentours de 2010. Un tribunal britannique examine actuellement la possibilité d'autoriser un appel de la dernière chance de la part de l'homme de 52 ans. Après avoir été inculpé par des procureurs des EU en 2019, M. Assange a été appréhendé par les forces de l'ordre britanniques et se trouve depuis lors dans une prison londonienne. Des représentants du ministère de la Justice et les avocats de Julian Assange ont eu des discussions préliminaires au cours des derniers mois sur la forme que pourrait prendre un accord de plaidoyer pour mettre fin à ce long feuilleton juridique, selon des personnes familières de l'affaire, ce qui constituerait un assouplissement potentiel dans une impasse chargée (...) Lire la suite »

Iberia empêche le journaliste Hernando Calvo Ospina de se rendre à Cuba*

Rebelion

Ce mardi 19 mars 2024, la compagnie aérienne Iberia a empêché le journaliste et écrivain Hernando Calvo Ospina d'embarquer sur le vol Madrid-Santiago de Cuba, opéré par Cubana de Aviación, à partir de l'aéroport de Madrid Barajas, à la suite d'ordres émis par l'Administration nationale étasunienne de la sécurité des transports (TSA)...

Ce n'est pas la première fois que Calvo Ospina (photo), d'origine colombienne et résidant en France depuis des années, subit la sanction arbitraire d'une interdiction de vol, car il figure depuis 2009 sur la liste des personnes interdites de vol, gérée par le Terrorist Screening Center (TSC) du gouvernement étasunien. A d'autres occasions, Air France, Air Europa et Corsair l'ont également empêché de prendre l'avion vers Cuba, en invoquant de fausses excuses avant de reconnaître que la liste des passagers est contrôlée et doit être autorisée par la TSA. Depuis mars 2012 au moins, les États-Unis obligent les compagnies aériennes européennes à leur fournir les données relatives aux passagers pour tout vol traversant l'espace aérien étasunien, sous peine de les bannir de cet espace. Cette mesure unilatérale a déjà fait l'objet de plaintes auprès du commissaire européen aux affaires intérieures, mais aujourd'hui, elle est de plus en plus abusive. Ce qui est surprenant dans la décision prise par Iberia, c'est (...) Lire la suite »

Guère épais

Xiao PIGNOUF

C'est peut-être une blessure d'orgueil que son annuel bain de gueux lui avait laissée la veille. Puisqu'il ne pouvait plus s'attarder à un endroit sans se faire insulter par des passants en colère, le service de sécurité présidentiel l'avait charrié d'un recoin à l'autre du Salon comme un vulgaire sac de topinambours pour lui éviter les jets d'oeufs frais au gré des invectives paysannes... Ou bien encore galvanisé par ses remontrances de manager de fast-food à un quarteron de bouseux qui s'est docilement laissé houspiller par ce quarantenaire aux allures de minet, pourtant copie conforme du conseiller bancaire auquel ils avaient si souvent rêvé de mettre un coup de douze, il a dû ouvrir les yeux ce matin-là avec l'envie d'en découdre. Quoiqu'il en soit, comme on avait dressé quelques étendards et tables en U dans les salons dorés de son palais, il a fait convoquer la piétaille médiatique pour l'occasion car il avait un truc important à déclarer.

Ce truc, c'était la guerre. Pas contre un petit état africain ou quelques djihadistes en sandalettes dans des 4x4. Non, non. La guerre contre la Russie, pas moins. Et soudainement nous incombe la tâche de comprendre pourquoi diantre croit-il avoir l'envergure pour une tâche sur laquelle les plus grandes armées de l'histoire se sont cassées les dents. Pas étonnant du coup qu'il ait pris tout le monde de court. C'est vrai que ces derniers temps, depuis que les Américains se retirent en catimini de leur implication en Ukraine - leurs objectifs remplis, c'est-à-dire la rupture des relations russo-européennes et le suicide économique de l'UE ; de l'Allemagne surtout - on s'est cru l'audace d'espérer, très brièvement, et Poutine aussi vraisemblablement, que l'Ouest allait enfin se résigner à écouter la Russie et obliger l'Ukraine à ouvrir la porte des négociations, en dépit des manoeuvres inutiles du VRP de Kiev. C'était sans compter quelques jusqu'au-boutistes dont nous avons aujourd'hui l'affliction de (...) Lire la suite »
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La Tempête Al-Aqsa et nous : le soutien à la résistance est un droit légitime (Partie 1)

Luk VERVAET

Y a-t-il encore une vie après Gaza ? Récemment, un ex-collègue, professeur dans les prisons, m’envoyait ce message à propos de Gaza, adressé à tous ses contacts : «  Plus jamais ça  !  et Pas en mon nom  !  Vous voyez de quoi je parle, n’est-ce pas ? Inacceptable, intolérable, insupportable, immonde, ignoble, à gerber, ces événements me rendent malade, pas vous  ? » Oui, comme beaucoup d’autres, ce qui se passe à Gaza me rend malade, moi aussi. Nie wieder, Never again, Plus jamais ça, nous l’avions écrit en grandes lettres dans les livres d’histoire après le ghetto de Varsovie, après Hiroshima, après Auschwitz. Mais, comme le disait Arundhati Roy lors d’une conférence sur Gaza, le « Nie » et le « No » sont tombés, il ne reste que « Wieder » et « Again ». Les horreurs d’il y a quatre-vingts ans ont repris vie à Gaza 2024.

On ressent le désespoir du philosophe Theodor Adorno quand il écrivait, vingt ans après la découverte de l’horreur du camp de la mort d’Auschwitz : « Écrire un poème après Auschwitz est barbare, il faut se demander si l’on peut encore vivre après Auschwitz. L’idée, qu’après cette guerre la vie pourrait continuer ‘normalement’ ou même qu’il pourrait y avoir une reconstruction de la civilisation ... est une idée stupide ». On se sent comme dans le film Zone of Interest, où les bourreaux nazis vivent une vie tout à fait normale et agréable de l’autre côté du mur du camp d’extermination d’Auschwitz. Tout comme nous à côté de Gaza. Les similitudes sont là. Avec cette différence qu’aujourd’hui, les drapeaux palestiniens sont portés par des millions de personnes dans le monde entier. Que nous avons encore la possibilité de changer le cours de ce génocide filmé. Que nous avons la possibilité de connaître et de faire connaître la vérité : non, Israël n’est pas la victime. Non, l’assaut du 7 octobre 2023 n’était pas une (...) Lire la suite »
Où il est dit qu’il vaut mieux être musulman au Xinjiang qu’en France et journaliste au Grand Soir qu’à Libération.

Ouïghours, l’horreur était dans nos médias

Maxime VIVAS

L’illustration de « Ouïghours, l’horreur était dans nos médias » n’est pas une photo de propagande du « régime » chinois. C’est moi qui l’ai prise (en 2016) lors de mon premier voyage au Xinjiang. Bien que sa qualité soit moyenne pour une couverture de livre, on l’a choisie parce qu’elle montre des femmes libres, buvant du thé (?) et mangeant des gâteaux, entre copines, coiffées et vêtues comme elles veulent.

Si l’on regarde bien, elles sont six, leurs Smartphones posés devant elles ou en charge sous une affiche de jeune beauté aguicheuse. Elles sont rieuses (gentiment moqueuses) devant l'étranger avec qui elles ont eu envie d’échanger, nonobstant l’obstacle de la langue. Et le Xinjiang, c'est ça. Au mois d’août 2023, mon éditeur, Aymeric Monville, qui venait pour la première fois au Xinjiang, a été surpris de l’ambiance dans le bazar (souk) d’Urumqi où les habitants viennent déambuler jusqu’à tard dans la nuit. Lors de ma première visite, en 2016, la visite du bazar n’était pas possible la nuit en raison des risques d’attentat. Nous ne pouvions nous y déplacer, le jour, sans être accompagnés par un policier en civil, le pistolet dissimulé sous la veste. Je raconte tout ça dans mon premier livre sur le Xinjiang (« Ouïghours, pour en finir avec les fake news », décembre 2020, éditions La Route de la Soie). C’était six mois après le carnage de la mine de Baicheng où des fanatiques islamistes avaient attaqué des (...) Lire la suite »
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Le pessimisme est une maladie sénile tandis que l’optimisme, une maladie infantile

Où va l’économie chinoise ?

YI DA

Des lecteurs malicieux nous font remarquer que nous publions souvent des articles écrits par des Etats-Uniens, mais rarement des articles écrits par des Chinois. En voici un qui nous arrive sans avoir à le traduire.
L’auteur, Yi Da, est un spécialiste en relations internationales basé à Beijing.
Il répond aux Occidentaux qui ne cessent de nous annoncer la fin de la croissance chinoise.
LGS

Trois points pour décoder les « Deux sessions » Où va l’économie chinoise ? La question est remise sous les feux de la rampe avec la tenue concomitante en Chine des sessions plénières de l’Assemblée populaire nationale (APN) et du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), connues sous le nom des « Deux sessions ». Rendez-vous politique le plus important de l’année, elles offrent l’un des points de repère les plus décisifs pour comprendre les dynamiques profondes qui sont à l’œuvre dans le pays. Encore faut-il qu’on comprenne le parler qui s’y pratique et qui peut paraître obscur à première vue. Que signifie une croissance d’environ 5% ? Qu’est-ce qu’on entend par les « forces productives de nouvelle qualité » ? Quel est le « nouveau trio » qui fait florès dans les médias ? Il n’est pas sans intérêt de répondre à ces questions pour décrypter la situation réelle de l’économie chinoise, surtout au moment où elle fait l’objet de toute sorte de spéculations allant du « plafond (...) Lire la suite »
Parlons (Inter) Net
Où l’ONU opère un transfert supersonique du « génocide »

Dans le document (45 pages) du 31 août 2022 consécutif à une enquête au Xinjiang du Haut-commissariat aux droits de l’homme (HCDH) de l’ONU, présidé par Michelle Bachelet, le mot « génocide » ne figure pas une seule fois.

Le 7 mars 2023, lors de la 52e session du Conseil des droits de l’homme, à l’ONU, Volker Türk, Haut-Commissaire qui succède à Michelle Bachelet a présenté son rapport annuel. Dans un large panorama des pays, la Chine est citée en trois phrases. Le mot « génocide » n’y figure pas.

Le 16 novembre 2023, le Haut-commissariat aux droits de l’homme de l’ONU a publié un texte sur Gaza où le mot « génocide » est employé sept fois.

Le 26 janvier 2024, la Cour Internationale de Justice (CIJ) a ordonné à Israël de « prévenir et punir » l’incitation au « génocide » dans la bande de Gaza. Si la Cour n’accuse pas formellement Israël de commettre un génocide, le mot figure plus de cent soixante fois dans le verdict (risque de…, complicité dans…, incitation à…, nécessité de prévenir..., rhétorique génocidaire des dirigeants…).

Mais, vous saviez tout ça puisque vous lisez le journal vespéral « de référence » (sic) ou l’Aberration dont on à peine à croire qu’il a été fondé par Jean-Paul Sartre.

Théophraste R. Billetiste influencé par la propagande du Grand Soir (1).

Note.
Et notamment par son incitation à lire « Ouïghours, l’horreur était dans nos médias » livre où j’ai puisé les informations ci-dessus.






 
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le 13 avril 2024
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