auteur Denis COLLIN

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Mort imminente de l’école. On ne peut plus attendre pour agir

Denis COLLIN

Les unes après les autres, les enquê­tes sta­tis­ti­ques sur le niveau des élèves fran­çais confir­ment l’effroya­ble dégra­da­tion de l’ins­truc­tion dans notre pays. Que l’on com­pare les élèves fran­çais d’aujourd’hui à ceux d’hier (comme la der­nière enquête sur l’ortho­gra­phe en CM2) ou qu’on les com­pare aux élèves d’autres pays, comme dans les sta­tis­ti­ques PISA, par exem­ple, tous les chif­fres vont dans le même sens.

Les consé­quen­ces en sont connues : la majo­rité des étudiants dans l’ensei­gne­ment supé­rieur sont inca­pa­bles d’écrire dans un fran­çais cor­rect. Même dans le sanc­tuaire de l’ensei­gne­ment qu’est l’École nor­male supé­rieure, on voit se mul­ti­plier les fautes de gram­maire, de syn­taxe et sim­ple­ment de voca­bu­laire. Le niveau en mathé­ma­ti­ques ne vaut pas mieux. Les pro­fes­seurs des clas­ses pré­pa­ra­toi­res qui le savent ont dû sérieu­se­ment revoir à la baisse leurs ambi­tions, ce qui se réper­cute sur les écoles d’ingé­nieurs. Cette situa­tion cala­mi­teuse résulte de la conjonc­tion de très nom­breu­ses causes qui toutes vont dans le même sens. La pre­mière de ces causes est une orien­ta­tion poli­ti­que déjà ancienne, mais rare­ment avouée, camou­flée sous les expres­sions trom­peu­ses d’école de la réus­site et d’économie de la connais­sance et autres calem­bre­dai­nes de la même farine. On a décidé de par­quer les jeunes dans des études lon­gues dont on (…)

Attaques en règle de Sarkozy, Traité Européen : les imposteurs de la rue de Solferino, par Denis Collin.

Denis COLLIN
Mercredi 9 janvier 2008. Le parti socialiste se présente comme un parti d'opposition. Julien Dray fustige « l'impuissance » et « l'absence de résultats » de Sarkozy. Le parti socialiste condamne le projet de réforme de la constitution, auquel pourtant deux des siens, Jack Lang et l'ancien député européen Olivier Duhamel, ont participé. Le parti socialiste va tenter de capter le mécontentement croissant à l'égard de la politique du chanoine Sarkozy, notre Poutine à nous, à l'occasion des prochaines élections municipales et cantonales et il pourra sûrement obtenir dans cette voie quelques succès, les citoyens en étant réduit à prendre l'un pour taper sur l'autre. Mais tout cela n'est qu'un théâtre d'ombres. La réalité, brutale, vient d'être rappelée par les parlementaires socialistes, réunis sous la direction de Jean-Marc Ayrault. Les députés socialistes voteront le traité simplifié européen mais n'iront pas au Congrès du Parlement à Versailles pour adopter le projet de loi (…)

Sarkozy, municipales, Traité Européen, référendum, trahison, Hollande, Royale, Versailles, Fabius, Emmanuelli, et CONSTRUCTION d’ une nouvelle force politique à Gauche : TOUT SE TIENT, par Denis Collin.

Denis COLLIN
(Lire : Le PS votera le traité UE mais n'ira pas à Versailles, Reuters, 8 janvier 2008. N.d.l.r.) Lundi 7 janvier 2008. A quelques semaines des élections municipales, les états-majors s'activent fébrilement. On annonce un engagement actif du président qui devrait, une première, participer à des meetings électoraux pour soutenir les candidats de l'UMP. La « poutinisation » du régime se poursuit donc à rythme accéléré et avec une orientation affirmée : un gouvernement fantoche aux ordres du secrétaire général de l'Élysée, un parlement plus que jamais réduit au rôle de chambre d'enregistrement. Et une opposition disloquée, absorbée dans le parti dominant ou transformée en opposition de sa majesté. Les trois pouvoirs fusionnés sous la direction du chef suprême - avec la mise au pas de la justice par Mme Dati - et le « quatrième pouvoir », la presse, entièrement occupée à photographier les amours de Carla et Nicolas n'a évidemment plus une seule colonne pour parler des (…)

Guerre des riches contre les pauvres, union sacrée contre le peuple, par Denis Collin.

Denis COLLIN
Porté ou offert c'est le succès assuré ! Tee shirt vendu au profit du comité de soutien à Denis Robert. Samedi 1er décembre 2007. Le menu des prochains plans contre les salariés a été annoncé par le président de la république lors de son intervention télévisée du jeudi 29 novembre. Travail du dimanche, détricotage de la limitation légale de la durée de travail, nouvelles privatisations, tels sont les points les plus saillants d'une stratégie marquée au sceau de la guerre sociale. La guerre des riches contre les pauvres, la guerre contre les ouvriers menée par la ploutocratie repue, gavée aux « stocks options », si bien incarnée par la morgue de Mme Parisot ou de sa consoeur gouvernementale, l'inénarrable Lagarde. Pendant ce temps, les négociations sur la réforme des régimes spéciaux font rentrer par la petite porte le principe des retraites par capitalisation. En effet, dans les négociations tripartites (la soi-disant « victoire » de Thibaud), le gouvernement et les (…)

Politique et mouvement social (il n’y a plus une minute à perdre), par Denis Collin.

Denis COLLIN
Dessin : Christian Pigeon www.sudptt.fr Jeudi 22 novembre 2007. Pendant que la cote de popularité des responsables de l'État fléchit sérieusement, les mouvements sociaux, catégoriels se multiplient dans le désordre. La mécanique sarkozyste commence à s'enrayer. Incertain de l'issue, le président s'est bien gardé de se montrer à la foule. Ce n'est pas « le grand soir », ni même la réédition de 1995, contrairement aux spéculations de certains, mais c'est un signe sérieux que la « gauche réelle », le mouvement ouvrier, existent toujours dans ce pays et que l'élection de Sarkozy n'a été très largement due qu'à la nullité absolue de la « candidate de gauche » qui lui a été opposée par suite d'une incroyable campagne médiatique (initiée par le Nouvel Obs) et des magouilles de l'appareil corrompu jusqu'à la moelle du parti dit par antiphrase « socialiste ». La situation reste encore instable et peut soit pourrir soit devenir très chaotique dans les semaines qui viennent. C'est (…)