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Mort imminente de l’école. On ne peut plus attendre pour agir

Les unes après les autres, les enquê­tes sta­tis­ti­ques sur le niveau des élèves fran­çais confir­ment l’effroya­ble dégra­da­tion de l’ins­truc­tion dans notre pays. Que l’on com­pare les élèves fran­çais d’aujourd’hui à ceux d’hier (comme la der­nière enquête sur l’ortho­gra­phe en CM2) ou qu’on les com­pare aux élèves d’autres pays, comme dans les sta­tis­ti­ques PISA, par exem­ple, tous les chif­fres vont dans le même sens.

Les consé­quen­ces en sont connues : la majo­rité des étudiants dans l’ensei­gne­ment supé­rieur sont inca­pa­bles d’écrire dans un fran­çais cor­rect. Même dans le sanc­tuaire de l’ensei­gne­ment qu’est l’École nor­male supé­rieure, on voit se mul­ti­plier les fautes de gram­maire, de syn­taxe et sim­ple­ment de voca­bu­laire. Le niveau en mathé­ma­ti­ques ne vaut pas mieux. Les pro­fes­seurs des clas­ses pré­pa­ra­toi­res qui le savent ont dû sérieu­se­ment revoir à la baisse leurs ambi­tions, ce qui se réper­cute sur les écoles d’ingé­nieurs.

Cette situa­tion cala­mi­teuse résulte de la conjonc­tion de très nom­breu­ses causes qui toutes vont dans le même sens. La pre­mière de ces causes est une orien­ta­tion poli­ti­que déjà ancienne, mais rare­ment avouée, camou­flée sous les expres­sions trom­peu­ses d’école de la réus­site et d’économie de la connais­sance et autres calem­bre­dai­nes de la même farine. On a décidé de par­quer les jeunes dans des études lon­gues dont on sait par ailleurs qu’elles sont par­fai­te­ment inu­ti­les. Les rap­ports de l’OCDE de la fin des années 1990 le disaient déjà. Dans le Manifeste de la Sociale, publié en 2016, nous écrivions :

Les réfor­mes suc­ces­si­ves qui ont été impo­sées à l’école, au col­lège pour arri­ver au lycée, les réfor­mes de l’ensei­gne­ment supé­rieur vont à l’opposé des objec­tifs que nous déga­geons ici. Un grand net­toyage s’impose qui remette en cause tous les effets nocifs de ces réfor­mes suc­ces­si­ves. Toutes s’ins­cri­vent en effet dans la tra­jec­toire indi­quée par l’OCDE à la fin des années 90 et au début des années 2000, ou encore par l’Union euro­péenne ou la Commission : modi­fier l’école et l’ensei­gne­ment pour le plus grand nombre des­tiné à des « petits bou­lots » (que les experts de l’OCDE sur la base d’un rap­port issu des USA lis­tent sans ver­go­gne, « ven­deurs », « gar­dien­nage », « agents d’entre­tien », « assis­tants sani­tai­res », « conduc­teurs de camions », « rem­plis­seurs de dis­tri­bu­teurs de bois­sons ou d’ali­ments »), prôner « l’adap­ta­tion au marché de l’emploi et à sa pré­ca­rité », pro­mou­voir « la for­ma­tion sur le tas » ou encore « l’adap­ta­bi­lité de la main-d’œuvre », faire ainsi des économies sub­stan­tiel­les et déve­lop­per les com­pé­ten­ces du petit nombre (notam­ment dans des for­ma­tions pri­vées) qui sera chargé d’enca­drer et de faire mar­cher au pas les plus nom­breux ! Cela est aussi écrit clai­re­ment dans Centre de déve­lop­pe­ment de l’OCDE — cahier de poli­ti­que économique n° 13-1996 :

« Si l’on dimi­nue les dépen­ses de fonc­tion­ne­ment, il faut veiller à ne pas dimi­nuer la quan­tité de ser­vice, quitte à ce que la qua­lité baisse. On peut réduire, par exem­ple, les cré­dits de fonc­tion­ne­ment aux écoles ou aux uni­ver­si­tés, mais il serait dan­ge­reux de res­trein­dre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les famil­les réa­gi­ront vio­lem­ment à un refus d’ins­crip­tion de leurs enfants, mais non à une baisse gra­duelle de la qua­lité de l’ensei­gne­ment. »

Ce pro­gramme se réa­lise gra­duel­le­ment à tra­vers toutes les réfor­mes de l’éducation. »

Rien ne s’est arrangé au cours des six der­niè­res années. Bien au contraire. De Blanquer en N’Diaye, des dis­cours idéo­lo­gi­que­ment dif­fé­rents condui­sent aux mêmes résul­tats. Toujours pire ! Ce qui s’est ajouté au cons­tat que l’on pou­vait faire voici quel­ques années, c’est la péné­tra­tion de l’idéo­lo­gie « woke » et l’inva­sion dès l’école pri­maire du dis­cours pro-trans.

Il y a là une affaire d’une extrême impor­tance puisqu’il s’agit de rien moins que l’avenir de la nation. On devrait voir les prin­ci­paux partis poli­ti­que s’en saisir. Mais il n’en est rien. De LFI aux LR, tous ont par­ti­cipé, lors que leur pas­sage « aux affai­res » à cette entre­prise de démo­li­tion de l’école et tous par­ti­ci­pent peu ou prou de l’idéo­lo­gie délé­tère qui ins­pire les « réfor­mes » qui se suc­cè­dent à un rythme infer­nal. Voici donc quel­ques pro­po­si­tions pour res­tau­rer l’école.

1. Avoir le cou­rage de regar­der la réa­lité en face. Pas un jour qui n’apporte de nou­vel­les preu­ves de cette dégra­da­tion. Donc le dire, le redire, sonner le tocsin sans relâ­che !

2. Quand on s’est trompé de voie, il est sou­vent bon de faire marche arrière pour en emprun­ter une autre. Toutes les réfor­mes depuis 1968 (pour fixer les idées) ont été de mau­vai­ses réfor­mes. Y com­pris le fameux col­lège unique de M. Haby et la loi Jospin de 1989.

3. Il faut bâtir une école de l’exi­gence pour tous ! Définir les prio­ri­tés : lire et écrire. L’ensei­gne­ment de l’his­toire par exem­ple est une bonne occa­sion de lire (pas seu­le­ment regar­der des images !) et d’écrire (la leçon que le maître dicte, par exem­ple). Les mathé­ma­ti­ques sont aussi une occa­sion de faire du fran­çais (voir les livres déjà anciens de Stella Baruk). Etc. Revaloriser aussi la mémo­ri­sa­tion : réci­ta­tion, règles de gram­maire, etc. L’école n’a qu’une tâche : ins­truire, en trans­met­tant des savoirs objec­tifs, en trans­met­tant les règles de la gram­maire ou des mathé­ma­ti­ques.

4. Cesser de faire des maî­tres des pro­fes­seurs de morale « bien­veillante », de phobie des pho­bies ; de théo­rie du genre et d’accueil des trans, des petits ani­maux et des robots. La morale à l’école est rudi­men­taire : hon­nê­teté, rigueur, tra­vail, res­pect. Le reste, ça regarde les parents. Nettoyer les pro­gram­mes de toutes les pré­ten­dues heures d’éveil à ceci ou cela pour en reve­nir aux fon­da­men­taux : la langue mater­nelle, celle de la répu­bli­que, et des lan­gues étrangères à partir du col­lège, les mathé­ma­ti­ques, l’his­toire, la géo­gra­phie (for­cé­ment rudi­men­taire à l’école élémentaire) et les « scien­ces natu­rel­les (avant de saou­ler les élèves avec la défense de l’envi­ron­ne­ment, appren­dre à reconnaî­tre les choses de la nature).

5. Pour que tout cela marche, il faut chan­ger un cer­tain nombre de mau­vai­ses habi­tu­des : virer les gad­gets (tablet­tes, cal­cu­let­tes, etc.) de l’école. Tant pis pour les mar­chands de quin­caille­rie. Rétablir la dis­tance élèves/maî­tres. La maî­tresse s’appelle « madame » ou « maî­tresse » mais pas « Carole » ou « Léa » comme la copine. On vou­voie les maî­tres. Il fau­drait aussi, sinon un uni­forme, du moins un code ves­ti­men­taire, même si c’est sur­tout à partir du col­lège que les pro­blè­mes se posent : pas de ventre à l’air, pas de jeans dépe­naillés et fort coû­teux cepen­dant, pas de tennis (sauf pour sport), pas de sur­vê­te­ment (sauf pour le sport, l’hiver), pas de cla­quet­tes ou de tongs (on n’est pas à la plage)...

Un mot d’ordre : res­tau­ra­tion de l’école de la répu­bli­que. 

Si on ne veut pas de tout cela parce que ce n’est pas « cool », alors il ne faudra pas se plain­dre. Dieu se rit des hommes qui déplo­rent les effets dont ils ché­ris­sent les causes, disait à peu près Bossuet.

Denis COLLIN

Un texte repris du blog d’El Diablo.

 http://www.communcommune.com/2022/12/mort-imminente-de-l-ecole.on-ne-peut-plus-attendre-pour-agir-par-denis-collin.html

COMMENTAIRES  

17/12/2022 10:11 par irae

Produire des générations d’ignares est le carburant dont s’alimente la chaudière à cash des riches (je plagie) c’est ce que je martelais avec un succès limité à ma fille pour l’inciter à étudier.
Oui ceux qui nous dominent ont toutes les raisons du monde de maintenir les peuples dans l’ignorance et l’obscurantisme. Au risque de faire face à ces fameux gaulois réfractaires à qui en connaisseur un crétin comme macron préfère les illettrées de Gad.
En substance tout ce qui peut être privatisé et surtout restreindre les capacités d’action des populations c’est doublement gagnant pour les vampires neolibéraux. Je privatise et je m’enrichis davantage et je fragilise et vous neutralise au mieux.

17/12/2022 10:21 par Xiao Pignouf

Ce à quoi j’assiste, moi, c’est à la mort lente du Grand Soir, infesté d’obsessions crypto-chrétiennes de plus en plus difficiles à contenir. Plus d’un article sur deux accuse les moulins du wokisme, stigmatise une communauté et à chaque fois, tombe à côté.

Dans l’article, rien sur le recrutement des profs, rien sur les conditions de travail des profs qui sont les vraies raisons de la baisse de niveau. (le classement PISA est en lui-même discutable d’ailleurs)

Non, le problème, c’est le programme. Le problème, c’est l’autre. À croire que les profs passent leur temps en classe à enseigner la théorie du genre et à inviter des drag-queens... Quel fantasme !

La photo utilisée ici, c’est celle d’un groupe de Stylos Rouges de Nantes protestant effectivement contre l’agonie de l’école, mais parmi leurs revendications, rien sur celles citées par ce « philosophe » de gauche, rien contre la théorie du genre, rien sur les trans, rien sur le wokisme, juste de banales revendications salariales et d’inintéressantes protestations contre des conditions de travail déplorables... Pas très vendeur tout ça. Et surtout, ils doivent certainement moins bien connaître leur boulot que ce prof retraité.

Ce n’est pas l’école qui patauge dans le « wokisme », c’est la gauche.

J’imagine que vous laisserez toutes les grenouilles de bénitier qui traînent sur ce site m’insulter en réponse à ce commentaire. Et à censurer tout discours alternatif.

PS :

De LFI aux LR, tous ont par­ti­cipé, lors que leur pas­sage « aux affai­res » à cette entre­prise de démo­li­tion de l’école

À quel moment, pour ce monsieur, la FI est-elle « passée aux affaires » ?

17/12/2022 11:03 par Assimbonanga

Le bandeau bleu m’indique que j’ai assez parlé. Je lance quand même ce petit message pour rejoindre Xiao dans ses inquiétudes. LGS se laisse pénétrer par des interventions qui ne sont pas au niveau. Je ne sais pas pourquoi il se laisse envahir... Compte-t-il sur les anciens pour tenir la tranchée ? Croit-il que les mal-comprenant qui croient avoir tout compris, les tordus, les vicieux, les haineux, vont peut-être entendre le langage de la logique matérialiste ? La langue de CNEWS nous infiltre, le blanquérisme nous contamine, le vocabulaire pestilentiel diffuse.
PS, je n’ai pas retrouvé le message que act avait adressé en soutien à Xiao qui était talentueusement tourné mais je déclare que j’y souscris pleinement.
Les fantassins du Grand Soir sont fatigués.

17/12/2022 11:05 par legrandsoir

LGS est preneur d’articles différents.

17/12/2022 11:33 par burlesque

@legrandsoir

Preneurs d’articles différents ? Je pensais que le grand soir s’était donné la mission de proposer des opinions différentes des journaux mainstream, ce n’est pas du tout le cas avec ce genre de discours qu’on peut retrouver au mot près chez cnews, l’express, Marianne, le point, figaro et j’en passe...

Cette entrisme droitière dans les journaux de gauche (au sens large) est très inquiétant, on les laisse s’exprimer sans retenue chez nous alors que l’inverse est loin d’être vrai, essayez donc d’exprimer une opinion vaguement de gauche dans les journaux que je viens de citer et il est fort probable qu’on invitera votre génitrice à faire des choses pas très catholiques...

17/12/2022 11:53 par Assimbonanga

moi je parlais des commentaires en dessous, pas des articles,
mais il est vrai que c’est les lecteurs qui envoient des articles
s’il n’y en a pas assez de bons, tant pis
mieux vaut en avoir peu que des toxiques

17/12/2022 13:59 par lou lou la pétroleuse

Pour info : c’est depuis l’antiquité grecque que les enseignants se plaignent de la baisse du niveau de leurs élèves. Mais aujourd’hui on peut la démontrer par des enquêtes statistiques. Bon, c’est peut être vrai.

A par ça, comme Xiao et Assi, je m’inquiète moi aussi de la prolifération de commentaires d’extrême droite sur le GS, alors que les lecteurs de gauche sont périodiquement appelés à renoncer aux leurs, y compris quand ils tentent de publier leur premier commentaire de la journée.

Jusqu’il y a peu, je venais sur ce site principalement pour avoir des infos inédites sur l’Amérique latine. Aujourd’hui, rien sur la Colombie, le Mexique ou le Pérou. Sur le Brésil, il y a eu quelque chose, mais j’ai été sidérée par les commentaires hostiles à Lula... qui m’ont paru favorisés par le GS.

Que penser de cette évolution ?
Y aurait-il un mouton noir parmi les modérateurs ?
En tout état de cause les commentateurs d’extrême droite ne manquent pas d’autres tribunes et je n’ai pas besoin du GS pour prendre connaissance de leur prose. A moins qu’il s’agisse d’entreprendre un débat avec eux... Encore faudrait-il qu’il soient désireux de débattre et de bonne foi...

17/12/2022 15:19 par Safiya

D’accord avec ce billet à 100%. Merci à M. Denis COLLIN de dire les choses sans langue de bois.

17/12/2022 15:44 par BQ

Petit message de soutien à Xiao et Assibonanga. LGS, malgré l’immense qualité de leurs administrateurs dans beaucoup de domaines, donne tribune à du gros beauf de comptoir qui palabre sans source, sans étude du sujet, sans contraste, sans chiffres, sans bonne foi et honnêteté. En réalité ces quelques auteurs pourrissent le gage de qualité qu’est LGS, et ça fait des années qu’on le dit. On s’interroge sur les critères de publication, entre un p.ex. Maurice Lemoine qui bosse tous ces sujets à fond, va sur le terrain, et ce genre de trucs caricaturaux et réacs à crever.

17/12/2022 18:49 par michel

Je partage aussi à 100% l’article de Denis Collin .
Je suis contre l’écriture inclusive qui n’apporte rien et qui détruit plutôt notre façon d’écrire.
Les profs doivent appliquer les programmes établis par les gouvernants avec leur idéologie , que les français ont mis au pouvoir par leurs votes.
Les médias actuels nous disent ":ce qu’il faut retenir "de telle ou telle "information."c’est leur façon bien à eux de rabâcher à longueur d’antenne des infos complètement nulles pour tenir les gens dans l’ignorance et les élèves en particulier.

18/12/2022 00:29 par taliondachille

Un mot d’ordre : res­tau­ra­tion de l’école de la répu­bli­que

La république de Thiers, de Giscard, de Macron ?
Mes 40 ans passés à l’Educ Nat, ma bibliothèque pédagogique et moi-même ont conclu tous les 3 à l’indigence indigeste de cet article qui est du niveau de ce qu’il dénonce.
Merci à LGS de nous balancer de temps en temps des brouillons de cuistres pour vérifier que nous sommes encore attentifs...

18/12/2022 05:45 par babelouest

@ Taliondachille , l’école de la République n’est pas le président de la République. Pour les moins jeune d’entre nous, nous avons connu et apprécié à leur juste valeur les Hussards Noirs de la République, dont les élèves firent le Front Populaire, et ce n’est pas un mince mérite. Je repense entre autres à cet Ernest Pérochon, qui fut instituteur dans l’école que jeune garçon, il avait fréquentée, et qui tout de même eut l’honneur du Goncourt. C’était il y a un siècle.

Il faut dire qu’à l’époque existaient les robustes écoles normales : aujourd’hui un titulaire de licence se retrouve devant les élèves après trois JOURS de formation : une honte. Les tout meilleurs s’en sortent, pour les autres moins affûtés c’est souvent la catastrophe. C’est aussi aberrant que de voir les hauts fonctionnaires empilés dans un panier d’où, au gré du Prince, sortiront vaille que vaille des "diplomates", des "préfets" ou des hauts magistrats. Le Vieux parlerait de chienlit, et il n’aurait pas tort.

18/12/2022 09:25 par calame julia

Le niveau baisse ? Compliquons le avec des points pour bien marquer
le genre... Comprendre n’est plus de saison ! c’est "faire comme" qui l’est.

18/12/2022 09:29 par Xiao Pignouf

@Babelouest

Salut,

aujourd’hui un titulaire de licence se retrouve devant les élèves après trois JOURS de formation : une honte.

Et tu as parfaitement raison. Mais à quel moment de l’article trouve-t-on évoquée cette aberration ?

Non, entre fantasme wokiste et « discours pro-trans » (décidément, les trans sont devenus le bouc émissaire de tous nos problèmes... ce qui est totalement ridicule), rien de ce qui sont pourtant les vrais problèmes que les profs rencontrent.

C’est juste un texte réac de plus.

18/12/2022 10:59 par J.J.

@Babelouest "Il faut dire qu’à l’époque existaient les robustes écoles normales..."

Et il faut dire que si elles ont été progressivement supprimées, ainsi que les écoles annexes et écoles d’application, ce n’est pas seulement pour faire des économies budgétaires(bienvenues quand même pour financer l’enseignement confessionnel).
Il fallait absolument mettre fin à l’existence de ces "séminaires laïcs"(sic).
Et ça a commencé les lois scélérates Marie et Barangé (1951), puis à l’arrivée de mon général avec les lois du 31 décembre 1959.Et depuis ça n’a fait que s’aggraver.

Je ne sais ce que deviennent les locaux de feu l’École Normale de la Charente, il fut un temps où le conseil départemental qui en a la gestion envisageait de les vendre(après avoir vidé le personnel du machin qui tient lieu de structure de formation des enseignants) à une école "élitiste" étasunienne, avec tout ce que cela comporte de dérives en tout genre(resic). Mais l’affaire n’a pas marché. Je crains que les locaux ne soient abandonnés à leur triste sort de ruines potentielles, ou affectés à quelque usage déshonorant pour son passé.
Je ne me souviens plus quel ministre de l’Éducation Nationale de mon général avait déclaré : "La FEN, une féodalité à abattre." Tout un programme.

18/12/2022 11:18 par lou lou la pétroleuse

A babeloust,
Dans les années 60, titulaire d’un bac philo mention passable, j’ai été propulsée, sans autre formation, dans une classe de fin d’étude proche d’un bidonville, dont la moitié des élèves arrivaient directement du cours préparatoire après de multiples redoublements.

Heureusement pour moi mes élèves étaient adorables, mais je me sentais tellement coupable de les envoyer sur la voie de garage dont mes collègues expérimentées m’expliquaient que de toute façon elle était la seule possible pour ces filles qui dans le meilleur des cas ne pourraient que travailler en usine jusqu’à leur mariage, puis faire des enfants, j’ai fini par démissionner.

Je n’étais pas un cas isolé : toutes mes copines trop modeste pour poursuivre leurs études sans travailler, sont devenues instit avec pour seul diplôme le baccalauréat ; avec ou sans mention, elles n’étaient pas mieux formées que moi.

18/12/2022 12:14 par babelouest

@ lou lou la pétroleuse
Dans les années 60, titulaire d’un bac philo mention passable, j’ai été propulsée, sans autre formation, dans une classe de fin d’étude proche d’un bidonville, dont la moitié des élèves arrivaient directement du cours préparatoire après de multiples redoublements.
Tu sais, mon bac Philo je l’ai passé en 67 : c’était solide ! Il ne manquait que le côté pédagogie.

En revanche, il y a une dizaine d’années un copain qui avait bourlingué un peu partout sur la planète dont 20 ans aux States s’est vu proposer le poste (en tant que vacataire) de prof d’anglais dans un collège perdu dans la forêt vierge de la Guyane, aux confins du Brésil, et à 3 jours de marche de Saint Laurent du Maroni (à condition de marcher le long du fleuve, car il n’existait même pas de pistes ; et encore 3 jours c’était par temps sec, sinon il fallait compter le double). Il a vite compris : ceux de je ne sais plus quelle tribu parlaient fort mal le français, alors l’anglais, youpi ; et dès que le moindre reproche leur était fait, ils ne parlaient plus. Quant à ceux de l’autre tribu du coin ils ne parlaient pas du tout le français. Autant dire qu’il a très vite démissionné. Déjà le climat là-bas est "un peu" pénible (c’est presque sous l’équateur). Je pense que les profs devaient défiler à toute allure. Certes, "c’est la France", mais à quel prix !

18/12/2022 12:33 par babelouest

@ Xiao Pignouf
Pourquoi je soulève la formation actuelle des nouveaux profs ? L’une de mes filles a connu ça, maintenant elle commence à surnager. Histoire de rire, elle était étudiante en psycho, titulaire d’un master. Pour le doctorat est est tombée pour le pilote de thèse sur un PROFESSEUR dingue, ne connaissant strictement que son boulot, travaillant pratiquement 148 heures par semaine, et n’hésitant pas à téléphoner à 2 heures du matin pour lui demander un travail.. Elle a tenu 6 mois, la plupart en moyenne lâchaient prise au bout d’un mois ou deux. d’où sa reclassification en professeur des écoles. Son premier poste ? Des gamins de 3 ans, voire moins, rarement capables de "se tenir", d’où l’obligation très fréquente de "nettoyer les dégâts". Pour une thésarde, c’est limite. Autant dire qu’elle est armée pour le pire. Mais quel gaspillage de compétences ! Il y a deux ans je lui ai offert pour les fêtes Le Grand Livre de Jung : elle a apprécié.

18/12/2022 14:29 par vauclin marcei

Pas d’études longues qui ne servent à rien( contrairement aux études courtes), SAUF, SAUF pour mes proches

18/12/2022 14:48 par 2Ni

L’écran, la place qu’on lui donne avec la mémoire déportée, l’effet miraculeux qu’on lui prête : tout cela a aussi un rôle dévastateur dans l’efficacité, voire la pertinence, de l’enseignement…

18/12/2022 16:59 par BENOIT MLOU

Je ne vois pas ce qu’apporte ce texte ! Heureusement il existe des gens qui depuis longtemps ont fait des propositions nettement plus sérieuses. Nous vivons dans une école de la sélection qui s’adapte au fil des réformes aux besoins économiques. En d’autres temps FREINET le démontrait, des enseignants travaillent à développer des méthodes non sélectives. Des centaines d’heures d’enseignement ont été supprimées notamment dans l’étude du français mais pas que. Les enfants des milieux plus défavorisés ne bénéficient plus du temps d’étude nécessaire pour progresser. Voila une première raison à la ""baisse du niveau"". L’école sert à apprendre et à développer l’analyse et la réflexion, à former un futur citoyen, et pas seulement un "travailleur". Je ne développerais pas NICO HIRT et l’APED ont fait des propositions de programmes scolaires approfondis, je vous y renvoie.

18/12/2022 22:28 par chb

Cette diatribe pèche (à mon avis), non seulement par son côté passéiste et par l’imputation à la seule école de folies qui traversent toute la société, mais aussi par son ignorance de la teneur des "réformes" successives accompagnant l’assèchement du service public.
La caporalisation de l’éducation nationale, la place grandissante de "l’entreprise" et de l’auto-formation, la surcharge de travail imposée aux enseignants, le mépris pour le futur citoyen, sont plus délétères que le tutoiement du prof !

18/12/2022 23:38 par Auguste Vannier

J’ai rarement lu un article qui rassemble autant des poncifs "réactionnaires" sur l’enseignement et l’éducation (en tant que chercheur je fais une veille documentaire sur ces objets depuis presque 50 ans).
La destruction méthodique et patiente du système public éducatif y est à juste titre dénoncée, mais c’est pour proposer le retour à une tradition dont l’inefficacité est totalement avérée.
On fait ainsi du sur place pour laisser libre cours aux stratégies des idéologues qui veulent la généralisation du marché : faire imploser, mercatiser, marchandiser, privatiser.

19/12/2022 11:38 par cunégonde godot

Un bon article. Qui rehausse le niveau du "Grand Soir"...

19/12/2022 13:56 par Nick Talope

Le pouvoir ne veut plus d’une école garante de l’ascenseur social, mais d’une école à deux vitesses, l’une privée pour les riches qui peuvent se le permettre et l’autre au rabais pour les gueux, où les profs seront bientôt remplacés par l’IA qui distillera une instruction minimaliste, d’un niveau inférieur au certificat d’études de jadis.

C’est tout bénef : moins de dépenses de la part de l’État, avec tout l’intérêt de régner sur des citoyens lobotomisés.
La bouffonnerie de la crise sanitaire est un cas d’école et nous voyons, aujourd’hui encore, des *** (comment les nommer ?) qui croient que le vaccin les protège, que l’hydroxychloroquine et l’Ivermectne ne soignent pas et arborent avec conviction leur masque 24h/24.
(Visionner la dernière interview du Prof. Perronne, blanchi par la Justice, c’est une bombe sur les mensonges du pouvoir, mais vous ne la trouverez évidemment pas sur Youtube)

Mais il ne faut pas occulter le pouvoir de nuisance des trotskistes qui ont infiltré l’éducation nationale après 68 et cette fois vous ne pourrez incriminer l’affreux macho, car les femmes sont majoritaires dans l’institution et occupent bien des postes clés.

19/12/2022 16:28 par Fald

Il y a à boire et à manger dans cet article, mais attention, ceux qui le rejettent en bloc vers la droite !
On a fini par complexer la gauche dès qu’il s’agit de parler de certains problèmes, qu’on laisse récupérer par la droite et son extrême. C’est dangereusement bête.
Oui, les différentes réformes, en particulier depuis Haby, ont été mauvaises.
Mais elles n’ont pas fait baisser le niveau, elles ont creusé les écarts. Tout en se donnant des airs d’égalitarisme !
On a une école où les gosses de 3 ans arrivent en maternelles, les uns en construisant déjà de vraies phrases, les autres en émettant quelques monosyllabes. Les uns à qui on a lu des histoires, les autres à qui on a à peine adressé la parole. Les uns qui connaissent déjà quelques lettres de l’alphabet, les autres qui n’ont jamais vu un bouquin, même avec seulement des images.
Et que fait-on ? On les traite avec "égalité" jusqu’à l’âge de 16 ans.
Un instit de CP peut déjà vous dire qui aura le bac avec mention très bien, et qui ratera lamentablement le brevet des collèges. Et il ne peut déjà plus faire grand-chose pour rectifier le tir.
Et surtout, s’il essaye, il se fera engueuler par des inspecteurs qui préconisent pour les gosses de la masse une instruction dont ils ne voudraient surtout pas pour les leurs.
J’ai eu des élèves de terminale qui me demandaient des éclaircissements en grammaire, les derniers qui m’avaient posé ce genre de questions étaient les profs de fac pour vérifier si je le savais.
En même temps, j’avais des secondes qui avaient commencé l’anglais en primaire et l’allemand en 5ème ou en 4ème selon le collège d’où ils venaient, et qui n’avaient jamais entendu le mot "prétérit".
Je disais que ces réformes elles n’ont pas fait baisser le niveau mais qu’elles ont creusé les écarts. Oui, et ce n’était pas des erreurs, car c’étaient des réformes de droite menées par des gens de droite et des fraudeurs à l’étiquette de gauche.
Et leur intérêt, c’est que ceux qui sont destinés à rester en bas de l’échelle sociale en sachent le moins possible.
Je suis passé pour un cynique (que j’étais un peu !) en 2005 lors des émeutes de la fin de l’année. Je rappelais la (fausse ?) citation de 1789 : "C’est une révolte ?" "Non Sire, c’est une révolution." Je disais autour de moi : "Dormez tranquille, Sire, c’est juste une révolte d’illettrés." Et c’est ce qui s’est produit. La révolte n’a mené à rien.
On n’était pas en 68, quand des gosses de bourgeois jouaient à dépaver les rues pour y découvrir la plage. Ces jeunes étaient des défavorisés qui auraient eu vraiment intérêt à faire une révolution. Que se serait-il passé si ces révoltés avaient été massivement capables de lire des éditoriaux et de rédiger des tracts ? on ne le saura pas, il n’en étaient pas capables.
J’ai lu quelque part que pour les milliardaires qui possèdent désormais le monde, 40% de l’humanité ne sert à rien. Il est important que ces 40% soient incapables de comprendre le film. Et ça passe par l’illettrisme et l’inculture.
Et là où l’article a tort, à mon avis, c’est quand il parle de la place de la France comme si ce problème ne concernait que nous.
En réalité, c’est pareil dans tous les grands pays capitalistes.
En France, on a juste en plus le handicap d’une orthographe qui n’a pas été réformée sérieusement depuis trop longtemps, et qui est devenue quasiment idéogrammatique. Ça n’aide pas par rapport à l’allemand où tout a une certaine logique, ou par rapport à l’espagnol et l’italien qui ont une écriture presque entièrement phonétique.

19/12/2022 22:50 par Auguste Vannier

Un article qui n’apporte rien qu’on ne sache déjà, et un de plus qui abaisse le niveau des débats sur les multiples problèmes d’une éducation quasi exclusivement scolaire pour les enfants dont les familles n’ont pas les moyens de faire autrement...
Nous connaissons le "modèle" qui sous tend la démolition du système éducatif public, il donne les résultats attendus par la ploutocratie qui sévit aux US, et comme d’habitude nous y courrons...

20/12/2022 09:12 par Nick Talope

Qu’est-ce qui donne la niaque à une équipe de foot et la mène vers la victoire ?

La sélection, l’esprit d’équipe, l’effort, la persévérance, l’émulation, la fierté nationale et la volonté d’être soutenue par tout un peuple, puis la récompense : la coupe, les primes et le salaire qui va avec.

Mais ces valeurs exclusives, ringardes et réactionnaires ne peuvent s’appliquer à l’école, où l’autiste et le dyslexique doivent s’assoir au premier rang et mobiliser toutes les attentions, pendant que tous les autres regardent le plafond.
Bonnes "fêtes de fin d’année" à tous, mais que ceux qui se sentent morveux se mouchent !

20/12/2022 17:57 par Xiao Pignouf

à l’école, où l’autiste et le dyslexique doivent s’assoir au premier rang et mobiliser toutes les attentions

Mais dans quel monde vis-tu ?

22/12/2022 11:55 par Nick Talope

Mais dans quel monde vis-tu ?

Et ?
Je suis un peu déçu, je comptais sur vous et vos coreligionnaires pour enrichir le débat.

Sinon je vis dans le même monde pourri que vous, cruel et injuste, mais ce n’est certainement pas en prônant un égalitarisme stupide que l’on pourra améliorer notre sombre condition.

22/12/2022 17:08 par Xiao Pignouf

Sinon je vis dans le même monde pourri que vous, cruel et injuste

Je ne vais pas m’attarder avec toi, tes raisonnements sont aberrants.

Tu reproches au monde d’être cruel et injuste, mais est-ce que tu penses le rendre meilleur en excluant les dyslexiques et les autistes des classes, croyant qu’ils empêchent les autres d’apprendre normalement ?

NT, ce n’est pas ça le problème. Le problème, ce sont les réductions budgétaires qui interdisent d’embaucher une personne qui puisse assister l’enseignant(e) si celle/celui-ci a des élèves en situation de handicap (léger) ou souffrant de dyslexie.

Le handicap lourd est pris en charge dans des étabissements spécialisés.

Dans tous les cas, c’est un parcours du combattant pour les parents. Mais ça, ça n’a pas l’air de te concerner. Tu voudrais plus de place pour tes enfants, qui sont sains, eux. Ça te rappelle rien, ça ?

23/12/2022 08:14 par Michèle

des études lon­gues dont on sait par ailleurs qu’elles sont par­fai­te­ment inu­ti­les
Justement, rendons les utiles avec un enseignement plus ambitieux !
Je ne vois pas où est le problème d’appeler son prof par le prénom, le manque de respect s’applique aussi aux profs qu’on appelle Madame ou Monsieur... Virer toutes les machines ? Peut être au début mais au collège ou au lycée, cela revient à priver les plus démunis de l’accès à l’informatique...

Attention, ce programme pour l’enseignement va dans le sens de plus d’inégalités ! Les plus nantis accèderont aux nombreux savoirs par la culture des parents et les moyens financiers, les autres seront laissés au bord du chemin...
Pour avoir des livreurs et ramasseurs de poubelles polis et corvéables ?

23/12/2022 11:14 par pierre ancelin

"Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut surtout pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes archaïques comme celles d’Hitler sont nettement dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif en réduisant de manière drastique le niveau & la qualité de l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle."

1956 !!!!!

23/12/2022 13:41 par act

@NT,
Votre cas est symptomatique, il y a peu vous défendiez la liberté d’expression de l’extrême droite, qui est pourtant des plus, sinon la plus restrictive à ce niveau quand elle est au pouvoir ; à présent vous voudriez que le "football" serve de modèle à l’éducation publique.

Il est aussi possible que vous soyez une forme de gag particulièrement retors.

Si ce n’est le cas, peut-être pourrez-vous toutefois convenir que dans l’absolu, le football ajd = fric, coupe du monde, Qatar et ce genre de choses, tandis qu’éducation = investissent humain, avenir, création, etc. (ce qui n’empêche pas les enfants d’adorer jouer au foot, à juste titre). Cela écrit j’apprécie votre franchise et lucidité quand vous qualifiez vos valeurs d’"exclusives, ringardes et réactionnaires". Cette sombre période a au moins ce mérite, les réactionnaires s’assument enfin, l’effet de groupe ?

@LGS,
Il est rassurant de lire que la plupart des commentateurs s’étonnent ou critiquent cette publication
et moins rassurant de vous lire persister à publier de tels textes réactionnaires, particulièrement d’aussi mauvais sur le fond que la forme. Pourtant, je pense comme vous qu’il existe des textes réactionnaires mais intéressants, ce n’est, une fois de plus, pas le cas ici. Quand j’écris à Talope qu’il est "symptomatique", il est manifeste que de tels choix de publication le confortent.
(pour vous devancer : je vous ai proposé des textes ces derniers temps, un seul est passé)
BàV

23/12/2022 14:10 par act

@NT,
...j’oubliais : pas l’"égalitarisme" mais tendre à l’égalité des chances, puisque ce monde est cruel et injuste, ce qui est une des missions à laquelle devrait œuvrer l’éducation publique, comme la responsabilisation ou l’épanouissement.
Vouloir bannir toute compétition est un leurre mais la solidarité doit aussi, sinon plus, être enseignée.
L’entr’aide...

23/12/2022 18:55 par Nick Talope

Votre cas est symptomatique, il y a peu vous défendiez la liberté d’expression de l’extrême droite, ... à présent vous voudriez que le "football" serve de modèle à l’éducation publique.

La liberté d’expression n’a aucune couleur politique, on la défend ou on ne la défend pas.
Pour info je ne m’intéresse pas au foot, qui véhicule trop de valeurs négatives et machistes, mais mieux vaut s’inspirer des recettes qui donnent de bons résultats, plutôt que de s’entêter à défendre une idéologie qui cumule les échecs depuis un demi-siècle.

pas l’"égalitarisme" mais tendre à l’égalité des chances,

Parce qu’un paralytique ou un déficient mental ont les mêmes chances de réussites dans la vie, selon vous ?
Si être réac c’est penser que non, alors vous avez raison, je suis réac.

24/12/2022 10:02 par Assimbonanga

@Nick Talope, une petite curiosité : est-ce toi qui as envoyé ce texte au Grand Soir ? Il te ressemble assez...

24/12/2022 10:15 par Xiao Pignouf

Parce qu’un paralytique ou un déficient mental ont les mêmes chances de réussites dans la vie, selon vous ?

J’ai vraiment le sentiment que tu ne sais pas de quoi tu parles, et que tu cherches juste à remettre une pièce dans la machine à provoquer.

D’abord, tu parles de dyslexie et d’autisme. La dyslexie n’est pas une déficience mentale, c’est un trouble de la lecture, assez fréquent, pour lequel le contact avec le reste de la classe est essentiel dans la résolution de ce trouble. Les formes de l’autisme sont variables, il y en a des légères et des plus lourdes. Pour les formes les plus légères, c’est la même chose. Elles sont gérables en situation de classe, mais c’est plus simple pour l’enseignant(e) avec une assistance, celles et ceux qu’on appelle les AESH. La question est celle-là : est-ce qu’on exclut ces élèves « particuliers » ou est-ce qu’on crée des postes d’AESH ? Répondre à cette question, c’est se déterminer en tant qu’humaniste ou en tant qu’ordure ultra-libérale et fasciste.

Quant aux « déficients mentaux » (je suppose que tu veux dire les enfants souffrant d’une forme sévère d’autisme) et aux « paralytiques »... Honnêtement, il est très difficile de lire ta rhétorique sans que vienne à l’esprit certaines images peu ragoûtantes du passé, mais tu vas encore revenir pour pleurnicher parce qu’on te compare à un médecin zélé du IIIème Reich... Bref, ces enfants dont l’existence semble te gêner aux entournures, ils ne sont pas scolarisés dans des établissements classiques, rassure-toi. Du coup, j’imagine que ça te fait ni chaud ni froid de savoir que même ainsi, être parent d’un enfant en situation de handicap est très compliqué lorsqu’il s’agit de lui trouver une chtite place pas trop loin de la maison dans un lieu qui saura prendre soin de lui ou d’elle...

24/12/2022 10:20 par Assimbonanga

C’est cocasse de voir que les gens qui prônent l’identité française tiennent à tout prix à affubler les élèves d’un uniforme alors que l’uniforme scolaire est une tradition anglo-saxonne qui s’est répandue dans tous les pays qui ont passé un temps sous domination anglaise.

Ceci dit, la play-mobilation du monde est en cours : il n’y a plus d’individus, on reconnaît des types en fonction de leur tenue vestimentaire. Chaque catégorie a son play-mobil ou son émoji. Karl MARX a cédé la place à Thierry Marx, le chef cuistot. Ce dernier étend son emprise sur la banlieue, il crée des écoles. On prend des potentiels délinquants ou désœuvrés qu’on transmute en larbins de l’hôtellerie-restauration . Génial, la reconversion ! C’est là l’ambition éducative de cet idéologue. Au niveau de l’enseignement supérieur, il supervise une association de redirection des stocks de nourriture : linkee. Il fidélise des étudiants, soit à faire la queue pour obtenir un sac de produits alimentaires soit à entrer en bénévolat pour distribuer ladite nourriture. Les bénévoles, selon le principe du play-mobil, arborent le tee-shirt bleu du système linkee... Tout cela se fait dans la discrétion jusqu’au jour où ça apparaît à la télévision. Au JT de France 2, déjà trois fois des reportages sur les distributions alimentaires de linkee mais pas une fois une indication sur la provenance, l’obédience et la genèse de cette asso. Thierry Marx a l’oreille du pouvoir. Thierry Marx se diffuse petit à petit sur les plateaux de télévision. Il prend de l’influence, du pouvoir. A-t-il la bénédiction de dame Brigitte, Blanquer, Vidal and co, tout le microcosme de l’élévation de la jeunesse par le retour à l’ordre et à l’uniformisation ?

24/12/2022 10:47 par Xiao Pignouf

Voilà bien, à lire les commentaires du sieur Nick Talope ci-dessus, les réactions approbatrices que devait susciter ce texte pour lequel le problème c’est la théorie du genre, le « wokimse » (pas de coquille, c’est pour me moquer) et la technologie...

Tout ça écrit par un communiste...

Comme beaucoup d’autres textes publiés récemment sur le GS, il sent la naphtaline... et le sapin.

Oui, désolé de le dire, ça sent le sapin, ce rêve d’un retour à une époque rêvée mais révolue, d’un temps où on écrivait à la craie sur un tableau noir, ce sont des rêves en noir et blanc, mélange de Pagnol et de Petit Nicolas, une époque idéalisée et pourtant si pleine de défauts.

Alors, je le dis quitte à déplaire, tant que la gauche, la vraie, celle que devrait représenter le PCF, continuera à rêver dans le passé et à rejeter tous les changements de société, elle n’attirera jamais la jeunesse de gauche et la jeunesse de droite qui est celle dont les valeurs correspondent le plus à l’image donnée par ce texte s’amusera avec elle comme un chat avec une souris. Et de deux choses l’une, soit elle mourra avec ses derniers militants, soit, elle se métamorphosera en parti réactionnaire, à l’image du PCF dont on ne sait déjà plus s’il est vraiment de gauche.

24/12/2022 12:08 par Xiao Pignouf

Désolé de monopoliser la parole, mais j’ai encore un ou deux trucs à dire sur le dernier com de NT dont on peut dire qu’il foisonne de sottises.

NT, tu invoques constamment la liberté d’expression afin de faire accroire l’idée que tu ne pourrais t’exprimer librement sans qu’on t’attaque... Or, tu confonds, ou fait mine de confondre, « liberté d’expression » et « débat contradictoire ».

La liberté d’expression, c’est le fait que tu puisses t’exprimer librement sans te mettre en danger. Tu peux étaler tes idées sur un forum d’extrême-droite ou sur ton propre blog, et même sur le GS, sans que ta vie ne soit mise en danger. C’est ça la liberté d’expression, et pas l’excuse que tu prends dans un commentaire sur deux dès qu’on te contrarie. Alors, j’avoue bien sûr que je me porterais mieux si je n’avais pas à lire tes fadaises, mais tu as de la chance, je ne suis pas modérateur ici. Si je l’étais, il y aurais effectivement de grandes chances pour que je t’envoie aller librement t’exprimer ailleurs...

Toi, tu choisis de venir faire étalage de tes opinions sur un site notoirement gauchiste. En sachant très bien ce qui va se passer (ou alors c’est que tu n’as pas la lumière à tous les étages). Comme on en a vu d’autres avant toi, on se doute bien que là est la source probable de ton plaisir. Ne nions pas non plus le fait que tu trouveras du soutien en nombre puisque les profils dans ton genre tendent à se multiplier ces temps-ci. Cela dit, la contradiction existe, malgré ton désir de la voir disparaître (on devine du coup que la liberté d’expression, c’est surtout pour toi, et que si les tiens reviennent au pouvoir un jour, la liberté d’expression des nôtres devra compte ses abattis) enfin, ici, hélas pour toi, le propre du débat contradictoire, c’est qu’il est rugueux et sans pincettes. Imagine bien que si j’allais, suivant ton exemple, sur un forum d’extrême-droite m’épancher sur la cruauté des fachos, je ne serais pas reçu à bras ouverts. Ces fosses septiques de la pensée ouvrent grand leurs vannes ordurières à la moindre incursion de gauche.

Profite de la relative courtoisie avec laquelle on te traite ici, les tiens ne sont pas réputés pour en déployer beaucoup. Pas assez virile, la courtoisie.

Ensuite, tu évoques l’égalité des chances en croyant qu’elle concerne les élèves en situation de handicap. Ce qui est complètement faux, pour ne pas dire complètement con. Comme si sur un 100 m haies, un unijambiste pouvait être à égalité de chances avec un athlète qui a ses deux guiboles.

Accueillir des élèves autistes dans les écoles de la République relève d’abord et avant tout du refus d’exclure, de mettre à l’écart, quand cela est possible, ce que souhaite tout parent pour son enfant.

L’égalité des chances, c’est celle qui devrait permettre à un élève dont les parents sont prolétaires d’avoir les mêmes moyens, les mêmes outils pour étudier, pour s’épanouir, pour réussir qu’un élève dont les parents sont bourgeois. Rien de plus, rien de moins. Ce qui te fait mal au siège, dis-le, c’est qu’un jeune français issu des quartiers populaires mais un peu trop bronzé à ton goût, puisse avoir les mêmes chances qu’un blancos... À lire ta philo de PMU, on devine aussi que ceux-là, comme les paralytiques, on devrait les parquer entre eux, histoire de mieux respirer... avant de les renvoyer « chez eux ».

24/12/2022 14:45 par babelouest

Merci Xiao Pignouf, pour cette mise au point.
Quant à Nick Talope (quelle chance de voir la nuit (je n’ai pas dit voir dans la nuit, faut pas rêver) c’est très poétique) je pense qu’il n’a pas réfléchi au fait pourtant très remarqué que ceux qui ont un handicap (quel que soit celui-ci) développent une compensation mettant en œuvre d’autres sens ou d’autres formes d’intelligence. Je l’ai remarqué pour moi : affligé de diverses difficultés oculaires, j’ai acquis une sensibilité audible exacerbée — au risque d’ailleurs de subir les sons violents. Mais cela peut se reporter sous de nombreuses formes. C’est pourquoi je mets en avant constamment cet adage TOUS ÉGAUX, TOUS DIFFÉRENTS. Beaucoup ne veulent pas l’admettre, parce que ce n’est pas LA DOXA. Un copain qui a des idées fort proches des miennes ne cesse d’exhorter : ayons une vision (intellectuelle) la plus large possible, en quelque sorte "la vision de la mouche". Il semble que ce ne soit pas si simple, parce que souvent cela bouscule des partis pris très anciens. Même parmi de vrais scientifiques, qui normalement se basent sur le doute perpétuel. Trop souvent, par paresse peut-être, ils vont se reposer sur un"acquis" qui pourtant, dans leur partie, peut voler en éclats à chaque seconde.

Pour cette propension des scientifiques à soudain se reposer sur l’acquis, je repense à James Watson, co-inventeur de la structure de l’ADN, et qui plus tard s’est révélé extrêmement bloqué dans "une doxa" bien commode. Quel dommage ! Pour donner une autre façon de voir les choses, pensons à Pasteur, qui enfin sur son lit de mort a OUI, a admis que la thématique de Dechamps était le bon véhicule. Se sachant condamné, peu lui importait désormais de démolir ce qu’il avait défendu violemment.
.
La médecine ’"officielle" française (mais aussi dans d ’autres pays) en est restée au "pasteurisme". Quelle pitié ! Cela a abouti, dans notre pays largement en avance en vraie science sur la recherche mondiale, à un NÉANT total.

II est vrai que sauf des ajouts de quelques sommités qui resteront l’apport des éclairs malgré l’horreur de l’OFFICIEL, il ne faut surtout pas considérer quoi que ce soit comme acquis. La grande loi de la science est l’humilité.

24/12/2022 14:52 par act

Parce qu’un paralytique ou un déficient mental ont les mêmes chances de réussites dans la vie, selon vous ?
Si être réac c’est penser que non, alors vous avez raison, je suis réac

Vous êtes surtout obtus, ce qui est souvent le cas des réacs, ça fait partie du kit, vous ne voulez ou ne pouvez comprendre le principe comme tant d’autres qui dénoncent l’"égalitarisme" sans le comprendre.

Défendre l’égalité des chances n’est pas prétendre que tous les enfants seraient égaux ou vouloir que toutes et tous soient égaux (ce sont nos différences qui font l’intérêt des rencontres),
c’est précisément être conscient du contraire et œuvrer à corriger autant que possible ces inégalités, qu’elles soient sociales, physiques ou autres...

24/12/2022 15:19 par Chklakla

Le mérite de cet article est de rappeler que c’est l’organisation internationale de l’OCDE qui décide du programme politique (ici pour l’éducation nationale) appliqué par les pays membres, lesquels adoptent ses recommandations sans consulter leurs citoyens. L’OCDE produit des rapports basés sur des enquêtes et études comparatives, utilise des dispositifs (PISA )ou instrumentalise des palmarès douteux (Shanghai pour l’enseignement supérieur). Ces gadgets médiatiques photogéniques prétendument scientifiques sont destinés à introduire dans les esprits des citoyens l’idéologie libérale de l’OCDE.

Il est dommage que l’article n’ait pas mis en parallèle l’abandon d’une instruction exigeante dans nos pays européens avec leur désindustrialisation. A partir du moment où les traités atlantiques suppriment les barrières douanières, subventionnent le coût des transports et autorisent le dumping fiscal : l’usine devient le monde entier. Les ingénieurs, techniciens et ouvriers spécialisés se recruteront dans les pays aux coûts salariaux inférieurs et lorsque cette main-d’œuvre protestera : le capitalisme mondialisé investira ailleurs.

A quoi bon éduquer, former et instruire des citoyens qui risqueraient de réfléchir plutôt que d’obéir et des travailleurs qualifiés dans des secteurs économiques abandonnés ?

Enfin, pour jeter un sort à la figure du "hussard noir" qui a permis à Ernest Perruchon d’obtenir un Goncourt, j’invite les curieux à écouter la conférence d’Henri Guillemin " l’Autre avant-guerre". Dans un épisode il décrit comment Jules Ferry a substitué à la fable chrétienne du paradis dans l’au-delà promis aux pauvres, victimes de l’injustice sociale, celle de la " méritocratie". Un moyen efficace de faire reposer l’injustice sociale sur la seule responsabilité individuelle. Tant il faut rappeler que l’école des hussards noirs de Jules Ferry comme celle de Pap N’Dyae est une infrastructure de cette société bourgeoise dirigeante : son rôle a toujours été de sélectionner les élèves. Elle sert toujours à justifier l’inégalité, la seule différence c’est que désormais elle concerne les enfants de la classe moyenne du fait de la pénurie de poste liée à la désindustrialisation.

Rappelons -nous avec Gramsci que TOUT travail est intellectuel : un soudeur dans la filière nucléaire doit faire des choix techniques qui engagent sa responsabilité. La dichotomie entre lycée général et lycée professionnel est aussi une erreur dont on commence à mesurer les dégâts.

24/12/2022 21:32 par Nick Talope

"c’est précisément être conscient du contraire et œuvrer à corriger autant que possible ces inégalités, qu’elles soient sociales, physiques ou autres…"

L’obtus que je suis n’a pas dit qu’il fallait laisser tomber ceux qui partent dans la vie avec un handicap, qu’il soit physique, mental ou relevant du social.
Je prétends seulement qu’il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes, sans mépris aucun pour les torchons, qui ont bien entendu leur raison d’être.

Il est pourtant impératif de regrouper les élèves selon leur niveau, ainsi les meilleurs pourront parvenir à l’excellence, si ils en ont la volonté, tandis que pour les autres ce sera presque mission impossible, mais au moins ils pourront acquérir un bagage suffisant pour s’insérer dans la société.
Cela peut vous paraître insatisfaisant, mais il est vain de croire que vous allez pouvoir venir à bout de toutes les injustices et vous devez raisonner sur plusieurs générations, comme le font les Chinois, notamment pour les classes sociales défavorisées.

Après m’avoir accusé de pleurnicher, ne me dites pas à présent que je me dégonfle parce que je ne vais pas me justifier vis à vis de vos délires respectifs : cela ne ferait qu’embrouiller vos idées déjà bien confuses.
Aussi, je me contenterais de quelques remarques : alors que je n’ai insulté ni agressé qui que ce soit ici, voilà que l’on me compare à Mengele (les nazis vous obsèdent, c’est pathologique chez vous), que l’on me juge, me méprise comme si j’étais un sous-homme et me soupçonne de vouloir pratiquer l’eugénisme... si, si, c’est écrit plus haut, les tartes à la crème volent, n’en jetez plus.

Puis, encore une fois, vous exposez au grand jour votre dissonance cognitive puisque vous prétendez inclure tout le monde dans votre société idéale, exceptés ceux que vous rangez dans la fachosphère. Et bien sûr, il suffit de ne pas se couler dans la bienpensance pour faire partie du club.
Dieu que cela doit être jubilatoire de chasser en meute comme vous le faites, avec la ferme conviction d’appartenir au Camp du Bien ! Je ne connaîtrai jamais cette félicité, pourtant je ne vous envie pas.

25/12/2022 00:43 par Nick Talope

La question est celle-là : est-ce qu’on exclut ces élèves « particuliers » ou est-ce qu’on crée des postes d’AESH ? Répondre à cette question, c’est se déterminer en tant qu’humaniste ou en tant qu’ordure ultra-libérale et fasciste.

Merci pour l’ordure, cela vous permettra de nouveau d’assurer la main sur le cœur que vous n’insultez jamais personne, parce que vous, vous êtes un humaniste.

Est-ce que vous avez pensé une seconde à la souffrance d’un enfant "différent" parachuté dans une classe d’enfants normaux ?
Vous pensez peut-être que ces malheureux ne ressentent pas cette différence leur exploser à la figure, en voyant les autres courir, jouer, échanger et apprendre avec facilité.

Non, évidemment, et vous ignorez également que les enfants et adolescents peuvent être particulièrement cruels : le harcèlement entre ados sur les réseaux sociaux, aboutissant parfois à des suicides, cela vous parle ?
Et là il s’agit d’enfants normaux, pas de "débiles" - restez cool, je ne fais qu’emprunter le terme utilisé par ces adorables ados.

25/12/2022 09:54 par Xiao Pignouf

@Nick Talope

Ce débat tourne en rond et tes arguments sont de plus en plus fallacieux...

Donc, selon toi, pour éviter au dyslexiques et aux enfants autistes légers, qui au passage peuvent encore courir, s’amuser, rire, échanger et apprendre (à condition qu’on leur en donne les conditions) de se confronter à la cruauté du monde extérieur, c’est-à-dire de leurs camarades, mieux vaudrait les écarter.

Ainsi, nous écarterons aussi les gros, les moches, les efféminés, les binoclards, les boîteux, les bossus et pourquoi pas les lents, les pauvres, les mal sapés, les bizarres... ne resteront donc que les belles personnes, blanches de préférence et là, Nick Talope, tu seras satisfait, tes enfants pourront enfin apprendre et s’épanouir dans un environnement débarrassé de ses « impuretés »... et tous deviendront adorables les uns envers les autres.

Ce qui est particulièrement grave dans ta vision, c’est que tu interdirais même à un enfant handicapé moteur de pouvoir apprendre au milieu des autres sous le simple prétexte qu’il ou elle n’est pas en mesure de courir avec ses camarades, de s’amuser comme eux... Ma parole, tu t’écoutes parler parfois ? Tu sais comment ça s’appelle ? Il y a chez toi l’ombre d’un eugéniste, ce premier stade avant le transhumanisme que tu vénères tant...

Peu importe que les enfants soient cruels les uns envers les autres et ce n’est pas en extrayant les motifs de leur cruauté que celle-ci disparaîtra. Elle se transférera ailleurs. Et savoir faire face à la cruauté est un apprentissage de la vie. L’autre versant, c’est apprendre la tolérance.

Et je te le répète puisque tu ne sembles pas le comprendre : les dyslexiques et les autistes légers peuvent parfaitement s’intégrer à une classe normale, ils peuvent apprendre, évoluer... Einstein était dyslexique et autiste, Darwin était dyslexique, Edison était dyslexique, Pasteur était dyslexique, Marie Curie était autiste, De Vinci et Mozart étaient dyslexiques...

vous ignorez également que les enfants et adolescents peuvent être particulièrement cruels : le harcèlement entre ados sur les réseaux sociaux, aboutissant parfois à des suicides, cela vous parle ?

Non, je ne l’ignore pas. Et je te l’annonce, il y a une solution : l’autorité parentale. C’est simple et efficace, quoiqu’un brin fasciste. Primo, mon enfant a eu son premier téléphone à 15 ans seulement, quand la majorité de ses camarades en avaient déjà un en sixième, voire avant, ce qui est aberrant selon moi. Deuxio, à ce jour, nous lui interdisons strictement toute présence sur les réseaux sociaux qui sont comme tu le dis une source d’emmerdes pour les jeunes mais surtout une immense perte de temps et d’intelligence. Ça frustre parfois notre enfant, mais au fond, elle sait que nous avons raison.

Je ne suis pas contre les écrans et la technologie en général, mais je suis farouchement opposé à cette extension de la main qu’est devenu le téléphone. C’est selon moi une des principales raisons de l’abandon d’autorité parentale, le téléphone devenant de fait la « baby-sitter » des jeunes enfants quand les parents sont trop « crevés » pour s’occuper d’eux, et plus tard du rejet de la lecture littéraire en raison d’une chute de la capacité de concentration. La première mesure que je prendrais si j’étais ministre de l’éducation, c’est d’interdire ces machins dans l’enceinte d’un établissement scolaire, et même de les interdire pour les mineurs.

Je conseille aussi le visionnage, avec un regard critique, du docu The Social Dilemma, très instructif à propos des dégâts sur les jeunes que font les réseaux sociaux.

25/12/2022 20:53 par Nick Talope

Pour Xiao en particulier :

Inutile de solliciter votre moteur de recherche pour faire le savant, je sais que certains psychiatres sont pour l’intégration en milieu scolaire, mais j’ai connu une certaine Françoise Dolto qui prétendait qu’une petite fille qui subissait l’inceste de la part de son père était toujours consentante, car amoureuse.
Alors l’avis de cette engeance qui ne guérit aucun patient et ne sait que soulager que leur compte en banque…

Einstein était dyslexique et autiste, Darwin était dyslexique, Edison était dyslexique, Pasteur était dyslexique, Marie Curie était autiste, De Vinci et Mozart étaient dyslexiques…

Mauvaise pioche, ceux-là avaient au contraire un esprit beaucoup plus délié que la normale et ont suivi un enseignement adapté : mais que n’auraient-ils pas fait si ils avaient eu la chance d’être immergé dans une classe de 40 élèves au Lycée Denis Papin de Saint-Denis !
Mais bien sûr, le mammouth n’est pas encore assez gras, c’est comme l’Europe, cela ne fonctionne pas parce qu’il n’y en a pas assez.
Et pour finir, ce n’est pas parce que vous n’êtes pas d’accord avec moi que cela vous donne le droit de me fasciser, avec la grâce qui vous caractérise.

Pour tous les autres :

Ce forum a le mérite de donner la parole à des intervenants dubitatifs vis à vis du catéchisme de la FI mais, à cause de l’agressivité maladive des gardiens du Temple, il est impossible d’y établir un échange constructif.
Tels Harpagon obsédé par le contenu de sa cassette, ils ne supportent pas l’idée que l’on puisse remettre en cause les belles valeurs humanistes affichées dans leurs programme et professions de foi.

Si au moins ils chassaient les intrus avec originalité et talent, mais ce sont toujours les mêmes méthodes éculées qui sont utilisées, à savoir discréditer l’importun en lui prêtant des propos et intentions qu’il n’a nullement exprimés.
Avec le recours obligatoire à l’arme de destruction massive que constitue la nazification, accompagnée de toute la panoplie indispensable pour clouer l’adversaire au pilori : l’antisémitisme, le racisme, l’eugénisme, le suprémacisme blanc, l’effacement de la femme dans la société, l’homophobie… inutile d’allonger la liste, vous la connaissez par cœur.

Et si, à cause des lois scélérates qui ont été prises, il est plus qu’hasardeux de répliquer sur le fond à ces attaques déloyales, ces pratiques mettent en évidence que la FI et ses alliés de circonstance sont plus que jamais aux abois.
Comme beaucoup l’avaient prédit, la stratégie électorale de la FI lui a permis d’engranger un nombre non négligeable de députés, mais ces derniers n’ont pu acquérir aucun pouvoir décisionnel ; de plus les fractures et divisions de la NUPES démontrent la vanité de l’entreprise, d’autant plus qu’à présent de plus en plus de Français détestent le mouvement.

Merci, M. Mélenchon, beau travail !
Surtout n’écoutez rien et persévérez : pourquoi vouloir changer une équipe qui perd ?

25/12/2022 22:39 par legrandsoir

Un tel article qui se termine par la désignation de Mélenchon comme coupable plonge le modérateur dans un dilemme : Publier ou éviter aux lecteurs de perdre du temps ?

25/12/2022 22:52 par Xiao Pignouf

ce n’est pas parce que vous n’êtes pas d’accord avec moi que cela vous donne le droit de me fasciser

Oh pour ça, mon bon Talope, tu n’as vraiment pas besoin de moi. Tu y arrives bien tout seul.

25/12/2022 23:23 par Xiao Pignouf

@Nick Talope

Mauvaise pioche, ceux-là avaient au contraire un esprit beaucoup plus délié que la normale et ont suivi un enseignement adapté

Einstein, jusqu’à 15 ans, a suivi sa scolarité au Luitpold Gymnasium (collège - lycée) de Munich. Son esprit rebelle et son indiscipline l’en ont exclu. À 16 ans, il tente d’intégrer l’École polytechnique fédérale de Zurich, échoue puis entre à l’école cantonale d’Aarau en Suisse où il trouve une ambiance favorable à son apprentissage. Il retente le concours pour l’EPFZ et réussit.

Marie Curie, compte-tenu de la situation à son époque et de la difficulté pour une femme de faire des études longues, obtient quand même son diplôme de fin d’études secondaires avec la médaille d’or en 1883. À Paris, elle s’inscrit en fac de sciences.

Tu m’excuseras, je ne suis pas remonté jusqu’à Mozart et De Vinci.

Aucun n’a suivi le moindre enseignement adapté, comme si ça existait à leur époque d’ailleurs...

Comme je l’ai dit, tu ne sais pas de quoi tu parles, tu déblatères pour déblatérer.

Je me fous que tu ne votes pas pour la FI, tu n’es pas une exception ici, donc n’essaie pas de transférer un débat que tu ne maîtrises pas sur un sujet que tu crois maîtriser mieux : Méluche. Au lieu de répondre aux arguments que je donne en réponse à tes inepties dont tout le monde ici est témoin, tu essaies (encore) de te faire passer pour un martyre de la cause anti-Méluche. Ce bon Mélenchon sert souvent de bouée de sauvetage aux crétins dans ton genre, on a l’habitude.

Je le redis : puisses-tu te lasser ou apprendre en silence.

Reviens me voir quand tu auras quelque chose d’intelligent à dire.

25/12/2022 23:59 par Xiao Pignouf

mais que n’auraient-ils pas fait si ils avaient eu la chance d’être immergé dans une classe de 40 élèves au Lycée Denis Papin de Saint-Denis !
Mais bien sûr, le mammouth n’est pas encore assez gras

C’est rare cette faculté à dire en une seule phrase une chose et son exact inverse... est-ce que tu t’en rends compte ?

D’abord, tu mets le doigt sur un problème réel : la surpopulation des classes.

Puis, tu ironises, dans un français alambiqué, sur le fait que, certainement pour la gauche dépensière et permissive, le mammouth n’est « pas encore assez gras »... faisant ainsi référence, probablement sans le savoir, au fameux « dégraissage de mammouth » d’Allègre, qui est métaphoriquement réduire les effectifs de l’EN... et donc augmenter les charges de classe... que tu déplores...

En résumé, NT, tu te plains d’une situation et te félicites des causes qui y conduisent...

Quand je dis que tu ne sais pas de quoi tu parles...

26/12/2022 10:01 par Xiao Pignouf

À l’instar de ce que le bandeau bleu me dit, on pourra s’agacer de mes nombreuses interventions suite aux posts de Nick Talope.

C’est hélas l’illustration parfaite de la loi de Brandolini : « La quantité d’énergie nécessaire pour réfuter des idioties est supérieure d’un ordre de grandeur à celle nécessaire pour les produire »

26/12/2022 16:58 par Assimbonanga

Xiao, tu es vaillant de toujours recommencer à zéro, quelle patience ! Je crains que ça ne serve à rien, c’est un collège de psychiatres qu’il faudrait. Ce type est un grand malade pervers qui utilise tout son talent verbal à déformer toute chose. Regarde comme il est capable de déformer l’esprit de Françoise Dolto sur une simple phrase tout à fait facile à comprendre au premier degré. Il pourrit tout. C’est un vicieux comme il en existe finalement beaucoup à l’instar de Zemmour. On n’en vient pas à bout, c’est comme de nettoyer les écuries d’Augias.

26/12/2022 18:12 par Nick Talope

Désolé de ne pas échanger sur le fond, mais messire Xiao m’entraîne sur le véritable terrain qu’il maîtrise, l’attaque personnelle.

Oh pour ça, mon bon Talope, tu n’as vraiment pas besoin de moi. Tu y arrives bien tout seul.

Mais encore, quels sont mes propos qui vous vont dire que je suis un facho. Et qu’entendez vous par fascisme, en deux mots, je ne vous demande pas un cours.

Einstein, jusqu’à 15 ans, a suivi sa scolarité au Luitpold Gymnasium (collège - lycée) de Munich. Son esprit rebelle et son indiscipline l’en ont exclu.

C’est un truisme, les autistes ont du mal à s’intégrer dans un groupe, mais dans son cas c’est lui qui se faisait chi… en cours parce que les autres n’arrivaient pas à suivre.
Alors imaginez les 30 élèves qui se font chi… parce qu’un autiste ne parvient pas à comprendre.
Dans un cas comme dans l’autre c’est la démotivation assurée de tout le groupe, ce qui aboutit à un nivellement par le bas.

Reviens me voir quand tu auras quelque chose d’intelligent à dire.

dans un français alambiqué

Ah, cet empressement à rabaisser l’autre, avec le ton condescendant et le tutoiement qui va bien, c’est typique des humanistes, ça.

Ce bon Mélenchon sert souvent de bouée de sauvetage aux crétins dans ton genre, on a l’habitude.

En bon crétin de base, quand un navire s’échoue je demande des comptes au capitaine. Je ne veux pas savoir si l’officier de quart s’est assoupi ou si le timonier faisait le joli cœur avec une passagère.

26/12/2022 19:39 par Xiao Pignouf

@Nick Talope

(soupir)

Tu me fatigues.

Mais encore, quels sont mes propos qui vous vont dire que je suis un facho. Et qu’entendez vous par fascisme, en deux mots, je ne vous demande pas un cours.

Relis nos échanges et retrouve le moment où je considère que le choix de société que tu fais te détermines ou pas comme fasciste.

Quant à la définition du fascisme, la mienne est celle-là : l’emploi de tous les moyens, et en premier lieu la force et la sélection par l’élimination des plus faibles pour atteindre un idéal supérieur. En bref, le fascisme, c’est la loi du plus fort.

Dans un cas comme dans l’autre c’est la démotivation assurée de tout le groupe, ce qui aboutit à un nivellement par le bas.

Dis-moi, as-tu, de près ou de loin la moindre expérience, la moindre expertise en matière de pédagogie ?

27/12/2022 06:45 par koursk

En 1945, la jet set des ford, rockfeller... avait échoué une deuxième fois d’abattre le communisme, tout comme en 1920 *** Au risque d’être renversée, et ruinée même là où elle domine, elle met en place le keynésianisme pour se réconcilier avec les habitants du globe tentés par le communisme *** Pendant 30 ans, l’argent coule à flot, même pour le social et l’éducation et la santé *** L’enseignement y gagne en qualité *** La jet set cède un peu de terrain à la revendication, tout en sachant que l’instruction des masses peut lui ramener une forte contestation comme en 68 *** A la fin des années 70, la jet set n’a plus peur du communisme, sachant l’URSS moribonde et que la république populaire de Chine finirait bien par tomber *** Et au moment où tout le monde pensait que le progrès économique et social allait de soi, qu’on allait immanquablement vers le socialisme, la jet set signe la fin de la récréation, en imposant un ultralibéralisme pur et dur dans toute l’otaneuro zone, pour reprendre tout ce qu’elle a cédé pendant les 30 glorieuses *** Les mouvements sociaux qui avaient abouti à des acquis pendant 30 ans, n’empêchent plus, depuis les années 80, le recul social *** Depuis le retour à l’ultralibéralisme, la jet set s’est considérablement enrichie, en soumettant toujours plus les gouvernements et les médias de l’otaneuro zone *** L’argent public des pays de la zone disparait encore plus, en optimisation, évasion et fraude fiscale, ou alloué en subventions vers les groupes appartenant aux grandes holdings *** Fini les dépenses pour une santé et une éducation de qualité *** Le gouvernement français vient de se payer pour 40 millions en équipements, grenades, fumigènes, lacrymos... rien que pour faire face aux risques d’émeutes après l’annonce de la réforme des retraites *** Si une forte mobilisation s’impose en janvier contre la réforme des retraite, pour déjà marquer un désaccord, les banderoles et pancartes ne suffiront cependant pas pour s’y opposer *** Sans armes, l’Armée rouge n’aurait jamais fait plier les nazis à Stalingrad *** Si la jet set et ses paillassons gouvernementaux font encore ce qu’ils veulent à l’intérieur de l’otaneuro zone, ils perdent pieds partout ailleurs, face à la coopération des états russe et chinois en afrique, asie et amérique latine.

27/12/2022 13:43 par Nick Talope

Dis-moi, as-tu, de près ou de loin la moindre expérience, la moindre expertise en matière de pédagogie ?

Non, mais je peux surmonter ma pudeur et parler de mon cas, car l’enseignement général ne me convenait pas.
Les programmes d’abord, superficiels, étriqués et rigides, et puis surtout j’avais du mal à trouver mes marques en société.
Je n’étais pas autiste, ne souffrais d’aucun trouble psychotique, mais de troubles du comportement avérés : j’étais rebelle, révolté et même violent, comme tous les passionnés, et puis je dois dire que la vie ne m’a pas fait beaucoup de cadeaux.

Je peux donc témoigner que le contact avec mes congénères ne m’a aidé en rien, au contraire cela n’a fait qu’aggraver une situation déjà bien difficile.
Et l’attitude des enseignants, comme celle des personnels administratifs des établissements scolaires, n’a vraiment pas été à la hauteur, ce qui explique sans doute pourquoi j’ai gardé une dent envers eux.

27/12/2022 13:55 par Nick Talope

Regarde comme il est capable de déformer l’esprit de Françoise Dolto sur une simple phrase tout à fait facile à comprendre au premier degré.

Dans la famille FRAPPADINGUE, je demande la psychanalyste :

Question - Vous parlez de l’inceste entre frère et sœur, mais entre parents et enfants ?

Réponse - Dans l’inceste père-fille, la fille adore son père et est très contente de pouvoir narguer sa mère !

Q. - Et la responsabilité du père ?

R. - C’est sa fille, elle est à lui. Il ne fait aucune différence entre sa femme et sa fille, ou même entre être l’enfant de sa femme ou bien le père de sa femme. La plupart des hommes sont de petits enfants. Il y a tellement d’hommes qui recherchent dans leur femme une « nounou ». Et des femmes qui les confortent dans cette idée-là ! Alors la responsabilité de père, à ce niveau...

Q. - Dans l’acte incestueux, il y a bien un traumatisme pour la fille, non ?

R. - Évidemment, qu’il y a traumatisme ! Nous ne vivons pas dans une Société où ces choses sont permises. Résultat, la fille ne peut pas se développer normalement, car ses pulsions sont occupées à un lieu où elles ne devraient pas l’être encore. Il se produit un blocage dans l’évolution de l’intelligence.

Quant aux enfants incestueux, il vaut mieux leur dire la manière dont ils ont été conçus.

Q. - Donc, la petite fille est toujours consentante ?

R. - Tout-à-fait.

Q. - Mais enfin, il y a bien des cas de viol ?

R. - Il n’y a pas viol du tout. Elles sont consentantes.

Q. - Quand une fille vient vous voir et qu’elle vous raconte que dans son enfance, son père a coïté avec elle, et qu’elle a ressenti cela comme un viol, que lui répondez-vous ?

R. - Elle ne l’a pas ressenti comme un viol. Elle a simplement compris que son père l’aimait et qu’il se consolait avec elle, parce que sa femme ne voulait pas faire l’amour avec lui.

Extrait d’une interview de Françoise Dolto par la revue Choisir, en 1979.

Y a-t-il une féministe dans la salle ? Act, peut-être ?
« Ah, mais non, là c’est pas pareil, c’est sorti du contexte et Dolto est encore une icône pour une certaine gauche. »

En tout cas, voilà qui a dû déculpabiliser les Daniel Cohn-Bendit, Gabriel Matzneff, David Hamilton, Roman Polanski, Djack Lang…

Ce n’était pas encore la Force Tranquille de Mitterrand, mais déjà la farce tranquille des Bobos en pleine déconstruction morale et intellectuelle.
Et par ici la chair fraîche, youpi !

28/12/2022 00:17 par lou lou la pétroleuse

A propos de Dolto (j’avais pourtant dit quelque part que je n’interviendrais plus !)

L’interview citée par Nick Talope, est bien réelle. Les féministes n’y sont pour rien. Elles ont été nombreuses à protester à l’époque contre les articles vantant la pédophilie qui paraissaient dans Libé, signés et approuvés par un certain nombre de vedettes des médias genre Cohn Bendit, qui s’est d’ailleurs excusé depuis. Pour ma part j’ai cessé de lire ce torchon cette année-là.
Nous les femmes, nous nous sommes fait insulter à l’époque par tous ces abrutis célèbres qui nous traitaient de mal baisées (je cite), des mecs tellement imbus d’eux-mêmes qu’ils ne se rendaient même pas compte que leur insulte pouvait être entendue comme une auto-accusation.

Dolto était une arriviste prête à tout pour s’imposer dans le petit monde hyper machiste de la psychanalyse. Jusqu’à décrire l’orgasme féminin tel que le fantasmait un homme nommé Freud : selon la description de Dolto, publiée doctement dans je ne sais plus lequel de ses ouvrages, le seul orgasme valable, pour une femme, était l’orgasme qu’elle désignait comme vaginal, par opposition à l’orgasme clitoridien.
Sachez, chers camarades grandsoiriens qui avez peu-être commis l’erreur de la croire, qu’une femme peut jouir à partir de l’excitation de n’importe lequel de ses organes érogènes, cerveau compris : on peut même jouir en dormant, toute seule sans se toucher et se réveiller en plein orgasme. Les délicieuses contractions de l’utérus démontrent qu’il y participe dans tous les cas.
Soit Dolto était frigide et ne s’en est pas aperçue, soit c’était une fieffée menteuse.

28/12/2022 00:50 par lou lou la pétroleuse

L’article complet cité par Nick Talope peut être lu ici :
https://archive.org/stream/FranoiseDOLTOInterviewRevueChoisir1979/Fran%C3%A7oise-DOLTO-Interview-revue-Choisir-1979_djvu.txt

Il a été publié dans la revue Choisir la cause des femmes en 1979 ; il est commenté par l’une des enquêtrices : Béatrice Jade.

28/12/2022 02:10 par Xiao Pignouf

@Nick Talope

Bien que je ne sache pas vraiment pour quelle foutue raison tu as mis Dolto sur le tapis, je te suggère de lire cela, ça te changera des obsessions propres à la fréquentation excessive des égouts de l’extrême-droite qui voit des pédos à tous les carrefours. Déjà que tu vois des satanistes partout...

La psychiatrie n’a rien à voir avec la dyslexie, et inversement.

28/12/2022 09:29 par Assimbonanga

L’amour rend consentant. Les proxénètes savent très bien utiliser ce ressort pour recruter de nouvelles filles. Le problème n’est plus alors le consentement de la victime. Le problème est l’abus de pouvoir du père ou du proxénète sur une victime rendue docile par l’amour qu’elle éprouve pour lui. Faut-il lire dix mille pages de sources pour comprendre cette chose basique ? Talope est un tordu, c’est tout. @Xiao, raisonne-t-on un fou ? Crois-tu pouvoir le convaincre par tes démonstrations de plus en plus pertinentes au demeurant ? Tu peux t’y échiner pendant des jours, il reviendra toujours à son point de départ par un autre bout ou alors il t’entrainera vers une autre de ses obsessions mentales.
Des tordus comme ça, malheureusement, on en rencontre énormément sur "les rézos"... On ne les convaincra de rien. Il faudrait surtout se prémunir du danger qu’ils représentent avec leur idéologie

28/12/2022 18:26 par Nick Talope

Le problème est l’abus de pouvoir du père ou du proxénète sur une victime rendue docile par l’amour qu’elle éprouve pour lui.

Le cas du proxénète est plus complexe, mais je ne développerai pas car ce n’est pas le sujet.

Bien sûr que l’enfant n’est pas coupable et ce n’est même pas une question d’amour, jusqu’à un certain âge il fait confiance à l’adulte et croit que cela est normal.
Et certaines personnalités, par leur notoriété, leur pouvoir, leur fortune ou autre, peuvent exercer un pouvoir de fascination sur des adolescents, voire des adultes.
Voir les cas de PPDA et de Claude François, pour ne citer que ces deux-là.

Alors où est le problème ?
Et bien le problème c’est Dolto et tous ceux qui disent qu’au fond ce n’est pas si grave : j’ai même entendu un abruti, dont je n’ai pas retenu le nom, dire qu’un père apprend à marcher à sa fille, lui donne le bain et qu’il peut tout aussi bien lui apprendre à faire l’amour.

Bon, le molosse et Assim, qu’est-ce que vous allez encore me sortir comme argument spécieux pour me classer parmi les fachos ?

28/12/2022 20:11 par Lou lou la pétroleuse

a assim,

Malheureusement que les petites filles soient consentantes ou pas, leurs organes sexuels ne sont pas adaptés au gros zizi de leur papa. Dans bien des cas, ce n’est pas seulement leur psychisme qui en reste traumatisé.
Il peut aussi arriver qu’une petite fille, bien trop petite pour ça, soit fécondée. C’est assez exceptionnel mais c’est arrivé.

28/12/2022 22:55 par act

@NT : féministe, oui, quand il rime avec des Louise Michel, Voltairine De Cleyre, Rosa Luxemburg, Angela Davis, entre autres.
Parce que parmi les exploités, les défavorisés, les dénigrés, les femmes le sont encore trop souvent doublement, voire plus, vu que la pigmentation de la peau, les convictions, l’origine, peuvent encore aggraver l’injustice.

Pour revenir à vos derniers commentaires, la pédophilie est inacceptable, injustifiable, elle me révulse, en l’évoquant, je sens déjà la colère poindre en moi. Une colère qui, je le sens plus que je ne le pense, pourrait m’amener à être violent, en parole comme en acte et éventuellement faire de moi un assassin, "légitime"...mais là n’est pas le problème dans ce fil.

Il est que c’est précisément pour cette raison que les populistes, dont l’extrême droite, usent de cette thématique. Il ne sont pas les seuls, je vous l’accorde. Cette thématique permet de torpiller, détourner (comme ici) ou clore tout débat, une technique symptomatique, on y reviens.
C’est comme cette rengaine classique mais pathétique, qui voudrait que les problèmes que rencontrent l’enseignement aujourd’hui serait les conséquences de la permissivité des enseignants, etc. etc... ce qui en néonazi donne à peu près : enseignement/enseignants = gauchistes/68 = pédophiles (et pendant ce temps pas d’actions "identitaires" devant les églises).
Voyez-vous ?

29/12/2022 10:30 par Assimbonanga

@Nick Talope, tu n’aurais pas aussi décelé dans les ABC de l’égalité de Najat Vallaud-Belcacem une étrange rumeur malsaine ? Et tu n’aurais pas approuvé l’interrogatoire de Sonia Mabrouk sur Mélanie Luce sur Europe 1 pour obtenir l’aveu qu’elle organise des réunions interdites aux blancs  ?
Tout est question de centres d’intérêt et de tournure d’esprit. Bravo d’avoir "enrichi" le texte sur l’instruction scolaire d’un petit supplément sordide et de l’avoir fait dériver vers tes obsessions personnelles. C’est tout toi.

29/12/2022 10:53 par Nick Talope

Voyez-vous ?

Non, je ne vois rien et c’est vous qui tournez autour du pot.
Il n’y a certainement pas un violeur type, mais je vois deux tendances qui se dégagent : le sadique qui ne trouve son plaisir que dans la domination et la souffrance de l’autre, puis l’égoïste narcissique pour qui "ce n’est rien qu’un petit coup de bite et puis cette salope va y trouver son plaisir", or c’est bien à ce dernier cas de figure que s’intéresse Dolto dans son article.
De plus il s’agit d’enfants et on ne touche pas aux enfants.

Et que vient faire l’extrême droite en l’espèce ?
PS : Désolé je croyais que vous êtiez une femme, mais cela me rassure car les hommes qui se réclament du féminisme me font toujours rigoler, comme un gynécologue homme.

29/12/2022 12:03 par legrandsoir

les hommes qui se réclament du féminisme me font toujours rigoler, comme un gynécologue homme.

Craignez de faire rigoler des hommes en parlant de femmes au volant (exemple, pour nous mettre au niveau). Vous vous êtes relue ? Vous connaissez le mot misandrie ? Savez-vous qu’il désigne un racisme ?
MV

29/12/2022 12:38 par Xiao Pignouf

Je m’interroge, NT.

Tu t’entêtes à vouloir débattre des rapports entre psychiatrie et pédophilie sous un article dont ce n’est absolument pas le sujet, ce qui te permet (du moins le crois-tu) d’y associer une soit-disant gauche et de faire passer tes contradicteurs pour des graines de pédophiles.

Par contre, quand il est fait mention des viols systémiques d’enfants au sein de l’église catholique, on ne t’entend pas.

Maxime,

Pourquoi tant de méchancetés ? Tu vas nous le briser, le biquet.

29/12/2022 13:08 par Nick Talope

Savez-vous qu’il désigne un racisme ?

Vous voyez du racisme partout, c’est obsessionnel : une femme gynécologue est évidemment bien plus à même de comprendre ce que ressent une femme et cette dernière sera bien plus à l’aise pour parler de son intimité.

Et on parle d’enrichir le débat, ici ?

29/12/2022 13:39 par lou lou la pétroleuse

Juste pour dire que tout n’est pas raciste, sexiste, fasciste dans les inquiétudes/interrogations de Nick Talope. L’allusion à Dolto n’est pas aussi aberrante que le dénoncent les habitués du GS : Dolto continue à faire illusion dans certains milieux éducatifs. Tous les enseignants ne sont certes pas des pédophiles, mais des pédophiles peuvent s’y insérer et y sévir pendant des années.

La question de l’insertion des enfants handicapés, en grandes difficultés scolaires, ou dits "caractériels" ou "handicapés sociaux", dans les écoles de la République, n’est pas une question simple, à balayer d’un revers de main.
Autant l’insertion d’un enfant handicapé, même lourdement, dans une classe "normale" peut être enrichissante pour tous et un grand bonheur pour l’enfant handicapé (qui souvent a déjà une lourde expérience de la ségrégation sociale) quand l’enseignant a reçu une formation adéquate, que la classe est peu nombreuse et que des dispositifs d’assistance efficaces ont été mis en place, autant ça peut être un enfer pour le "bénéficiaire", pour les autres élèves (un enfant autiste peut être très agressif et dangereux pour les autres enfants, un enfant en grande difficulté, avec ou sans handicap reconnu, peut le devenir aussi ) et pour l’enseignant mis en échec.
L’encadrement idéal coûte plus cher financièrement qu’une insertion faite en dépit du bons sens pour répondre à des effets d’annonce, c’est une évidence. Une classe spécialisée, où l’enfant peut trouver un environnement attentif à ses besoins et possibilités, sans être infériorisé (au moins dans le cadre de sa classe), peut être préférable à certaines insertions mal encadrées et mal préparées. Certains ex-enfants en ont fait l’expérience. En termes financiers, ça peut couter moins cher qu’une insertion de qualité en milieu dit normal, mais plus qu’une mauvaise insertion...

29/12/2022 18:16 par Nick Talope

lou lou, merci.

Autant l’insertion d’un enfant handicapé, même lourdement, dans une classe "normale" peut être enrichissante pour tous et un grand bonheur pour l’enfant handicapé...

Je ne prétends pas avoir raison, mais je n’y crois pas une minute : que l’éducation nationale s’occupe d’abord d’instruire correctement les enfants non handicapés et c’est loin d’être gagné.

La digression sur Dolto est venue car je l’ai citée en exemple pour dire que je n’accordais que très peu de crédit à l’avis des psychiatres, psychanalystes, psychologues, etc. : après le meurtre de Sarah Halimi, ces charlots n’ont rien trouvé de mieux que de parler de bouffée délirante !

Bon j’arrête, chacun garde son opinion, la mienne en vaut bien d’autres et ceux qui m’agressent n’opposent aucun argument solide.

29/12/2022 20:41 par Xiao Pignouf

ceux qui m’agressent n’opposent aucun argument solide.

Tu n’as pas lu ces arguments, nuance.

29/12/2022 20:43 par lou lou la pétroleuse

A Nick Talope,

Est-ce que tu connais/as travaillé avec des enfants handicapés ? Ceux qui n’ont jamais l’occasion de rencontrer des enfants de leur âge, qui sont tenus loin de l’école à cause de leur handicap, ne rêvent que d’y aller, d’être comme tous les autres enfants.
Je ne veux pas dire que tout leur y soit facile, mais s’ils sont accueillis dans de bonnes conditions c’est plus qu’un rêve qui se réalise.

Malheureusement on ne prend pas le chemin d’une amélioration de l’accompagnement, qui était déjà très insatisfaisant :
https://www.vie-publique.fr/eclairage/21890-quelle-inclusion-scolaire-pour-les-eleves-et-etudiants-handicapes

Ce n’est pas une raison pour revenir en arrière, c’est une raison de lutter pour améliorer l’accueil et l’accompagnement de ces enfants.

Les lois de 1975 ont été obtenues suite aux luttes d’handicapés qui s’étaient organisés pour ça : les handicapés méchants, qui ne voulaient plus être des objets de compassion charitable mais des citoyens à part entière.
Ce serait intéressant que des lecteurs handicapés ayant eu la chance d’être insérés dans des cursus qui leur ont permis de faire des études, témoignent de leur expérience.

30/12/2022 11:53 par Assimbonanga

Fantastique ! Nick Talope marque, sur une passe de loulou la pétroleuse. Les bolosses assim et pignouf n’ont plus qu’à regagner les vestiaires en se demandant s’ils n’ont pas un peu méjugé ce pauvre Talope qui, tout compte-fait, est peut-être un saint (communiste) sous des aspects rugueux. A suivre ! Comment se comportera-t-il dans ses prochains commentaires ? Va-t-il démentir sa mauvaise réputation et remonter en top du classement des idées sur Le Grand soir ? Vous le saurez en ne manquant pas un épisode du fabuleux journal !

PS : @NickTalope, je t’avais demandé si c’était toi qui avais posté cet article sur l’école. Tu n’as peut-être pas vu mon com. Il était tout petit noyé au milieu des grands commentaires. Du coup, je te pose à nouveau la question : est-ce toi qui as envoyé au Grand Soir cet article sur la présumée mort imminente de l’école ?

02/01/2023 14:11 par Nick Talope

Du coup, je te pose à nouveau la question : est-ce toi qui as envoyé au Grand Soir cet article sur la présumée mort imminente de l’école ?

Restez Zen, M. le Modo, je n’y suis pour rien : non ce n’est pas moi, mais je partage une bonne partie de ce qui est exprimé.

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